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Discerner concrètement sa vocation

Discerner concrètement sa vocation

Nathanaël Pujos, Emmanuelle Borchardt, Anthony Ariniello, Éditions des Béatitudes, 76 pages, 7 €.

Voici un petit livre très utile, à l’usage des jeunes chrétiens qui veulent se mettre à l’écoute du Seigneur pour orienter leur vie. Il a été écrit par trois membres de la communauté des Béatitudes en mission aux États Unis, à Denver (Colorado), qui ont manifestement l’habitude d’accompagner des jeunes dans leur discernement.
Ce petit volume pourra être un bon compagnon de route pour mettre en place les bases d’une ouverture à la Providence de Dieu, et pour apprendre à ouvrir l’oreille à ses appels. Cela ne remplace pas un accompagnement personnalisé avec une personne sage et expérimentée dans les voies de l’Esprit. Néanmoins ce livret prépare bien le terrain.
Les personnes qui accompagnent des jeunes pourront aussi y trouver un aide-mémoire pour donner de bons conseils, ou du moins pour éviter les mauvais. Ce n’est jamais inutile. Il pourront aussi en recommander la lecture qui s’adapte à beaucoup, dès l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte.
Voici un petit aperçu de ses avantages, en 4 mots-clefs.

Court

La première qualité de l’ouvrage est d’être d’une taille très modeste. Il n’y a pas besoin d’être un grand lecteur pour lire 76 petites pages écrites assez gros. Sur le très vaste sujet de la vocation, les auteurs vont à l’essentiel sans rester superficiels. Ils font de bons choix sur ce qu’ils veulent dire à une génération souvent pressée, et le superflu est évité. La réflexion avance sans perdre de temps dans de longues explications. On voit là un certain pragmatisme américain qui ne s’oppose d’ailleurs pas au bon sens spirituel.

Concret

Le titre est juste : Discerner concrètement sa vocation. Cet aspect concret est très présent. Il y a des choses précises et pratiques à mettre en place dans sa vie. Il ne s’agit pas tant de réfléchir pour comprendre que d’agir pour avancer. Des exemples sont donnés, notamment grâce à des témoignages de jeunes ou des exemples de films. Le tout est donc très imagé, et ne manque d’ailleurs pas d’humour. On ne risque pas de se perdre, et la suite logique de la lecture est de se mettre à l’œuvre.

Clair

Il résulte de cela que tout est clair. Il n’y a pas de grands raisonnements abstraits et compliqués ; seules sont données les bases rationnelles indispensables. De même les témoignages rapportés sont synthétiques et vont à l’essentiel du point qu’ils illustrent sans se perdre dans les détails et les circonstances. La lecture est très rythmée, et le plan en 4 parties, très facile :

  1. Fonder les bases d’un bon discernement
  2. Poser le discernement lui-même, avec trois critères incontournables
  3. Protéger son discernement : les cinq pièges à éviter
  4. Incarner le discernement

Complet ?

Ce plan couvre bien la matière, du moins en son essentiel. On ne peut en effet pas tout dire. Traiter ce difficile sujet en 76 petites pages est un défi, mais il semble que cela suffise pour les grandes lignes que peut donner un livre. On ne peut bien sûr répondre par écrit à toutes les situations qui peuvent se présenter, car elles sont infinies, particulières à chaque personne. Ce livre donne une vue d’avion des principales artères d’un vaste domaine, ce qui permet de se diriger sans trop se tromper.

Un petit manque à notre avis : il ne dit peut-être pas assez que toute vocation est une histoire d’amour ! Peut-être un peu trop pragmatique et pas tout à fait assez romantique ?

Conclusion

Bref, ce livre est tout à fait recommandable. Il complétera bien les pages Vocations de notre site internet, que je vous invite aussi à consulter ! Vous le trouverez dans les bonnes librairies, et en particulier la nôtre.

En chemin vers la Vie éternelle

La Règle de Saint Benoît (RB) propose un chemin vers la Vie éternelle. Ou plutôt elle met devant le chemin étroit de l’Évangile. Ce thème biblique court le long du Prologue (Pr) de la RB, parfois en filigrane. Et l’orientation en affleure partout : le temps est orienté vers la fin du temps. C’est le chemin de la vie, le chemin du Salut, le chemin du Seigneur. On retrouve ce chemin de l’Évangile à beaucoup d’endroits dans la RB. St Benoît invite à y courir, à monter vers les sommets, à se hâter, à suivre les bonnes voies et rejeter les mauvaises, à revenir à Dieu, à y suivre le Christ, etc. Le chrétien ne marche pas sans but. Le moine cherche tellement à garder ce but devant les yeux que non seulement il marche avec persévérance, mais à la suite de St Paul, il court, pour remporter la victoire (cf Ph 3,14).
Peut-être pourrions-nous apprendre de St Benoît, nous aussi, à fixer nos yeux vers notre fin, pour être sûrs d’atteindre le but de notre vie ? Méditons ensemble le prologue de sa Règle, ainsi qu’une partie du chapitre 4 sur les instruments des bonnes œuvres. Ainsi nous glanerons quelques conseils qui pourront nous aider à marcher plus librement et légèrement vers la vraie Vie.

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Consécration du nouvel autel

Le 12 mars 2016 a eu lieu la consécration du nouvel autel du sanctuaire de Maylis, durant l’Eucharistie présidée par Monseigneur Gaschignard, évêque d’Aire et Dax. Cette consécration advient au terme de 4 ans de réflexion et de 4 mois de travaux de restauration du chœur de notre église. Nous espérons qu’elle sera le début d’un renouveau de la vie de prière à Maylis, tant pour notre communauté que pour des pèlerins qui viennent se recueillir auprès du Seigneur avec Notre Dame.
Voici quelques photos, accompagnées de commentaires et des textes de la messe. Elles vous permettront de revivre avec nous les différents moments de cette cérémonie très riche, et de découvrir ou redécouvrir par les rites de la liturgie certaines richesses de notre foi. Ces rites de la consécration d’un autel rappellent les étapes de l’initiation chrétienne : Baptême, Confirmation, Eucharistie. C’est ainsi que durant deux heures, nous avons revécu tous ensemble le cheminement qui nous a fait devenir pleinement membres de l’Église de Dieu.
Ces images sont donc aussi celles d’une grande étape de l’histoire du Sanctuaire et de notre communauté. Nous croyons qu’elle a été voulue par le Seigneur, et que Lui-même nous a conduits jusque là. Affermis ainsi dans la foi, nous mettons notre Espérance en sa Grâce afin qu’elle renouvelle en nous l’Amour pour Dieu et pour nos frères et sœurs. Que cette Miséricorde s’étende d’âge en âge à tous ceux qui aiment le Sanctuaire et l’Abbaye de Maylis.
L’aménagement d’ensemble est dû à Philippe Rousselot et Mickaël Martin, de TLR Architecture à Bordeaux. Le mobilier liturgique a été dessiné et réalisé par Michel Rozier, ferronnier d’art à Montaut. Nous sommes très redevable à tous de leur inspiration mais aussi de leur écoute et de leur patience à notre égard. Poursuivre la lecture

5e semaine de Carême : Devant l’Innocent

5e dimanche de Carême C :
Jean 8, 1-11

Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus.

C’est une femme déjà humiliée qu’on amène à Jésus, qu’on expose aux yeux de tous dans la réalité nue de sa vie, de sa faiblesse. Pourquoi l’homme qui était avec elle n’est-il pas là, accusé lui aussi ? Peut-être les scribes et les pharisiens sont-ils symboliquement cet homme, qu’ils pourraient bien être en réalité. En accusant la femme, ils s’accuseraient eux-mêmes. Ou peut-être n’est-ce pas tant la femme qu’ils accusent, mais celui qu’ils viennent mettre à l’épreuve. Ils reprochent à Jésus le scandale d’une Miséricorde pour le pécheur, qu’il ne comprennent pas. Ils s’avancent vers lui avec le glaive de la justice et le bouclier de leur observance à la Loi.
Nous ne savons pas qui était cette femme. Elle pourrait être tout Homme. Elle est comme l’humanité humiliée par le péché. En la méprisant, en l’attaquant, les scribes et les pharisiens disent sans doute plus sur eux-mêmes que sur elle. Ils mettent en avant la faiblesse de l’autre pour camoufler la leur propre. Ils parlent haut et fort pour couvrir le cri de leur propre adultère, de leur propre infidélité à l’amour.
Le péché et le pécheur accusent et condamnent. Jésus, lui, ne dit rien. Il n’accuse ni ne condamne. Il ne commente ni la misère de la femme, ni celle de ces théologiens et juristes zélés. Dans le silence, chacun est mis devant la vérité sur sa vie. Dieu recrée l’une et les autres par sa discrétion, par son silence, avant de le faire par sa parole. Puis il remet chacun en chemin. Les savants fervents sont mis face à leur hypocrisie, et repartent certainement un peu changés. La femme est rétablie dans sa dignité, une dignité à préserver du péché.
L’Innocent rend la liberté. Il fait refleurir l’homme comme un désert au printemps. Aux pharisiens et aux scribes, il rappelle concrètement le grand commandement de l’amour. Pour la femme, il ouvre une voie nouvelle, il trace une route dans son désert affectif.
Allons, nous aussi, et ne péchons plus.

Prière universelle :

PU 5e dimanche de Carême C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

En quoi Jésus fait-il miséricorde aux scribes et aux pharisiens ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi la miséricorde de Jésus choque-t-elle les scribes et les pharisiens ?

Vivre avec Jésus :

Où en suis-je dans mon zèle à faire le bien ?

Sanctuaire : photos d’un renouveau

Après 4 ans de travail, voici que le nouvel aménagement liturgique du sanctuaire de Maylis va bientôt être opérationnel. L’autel sera consacré le 12 mars durant l’Eucharistie présidée par monseigneur Hervé Gaschignard, évêque d’Aire et Dax.

Vous avez déjà apprécié (ou vous apprécierez de consulter !) :

nous vous proposons à présent quelques photos de ces 4 mois de chantier. Les images parleront d’elles-mêmes de cette grande aventure.

Défaire et refaire : poser les fondations

La pierre : force et délicatesse

Le bois : chaleur et sobriété

Le fer : virilité et légèreté

Gaines et tuyaux : pour être au chaud, bien entendre, et bien voir

L’autel : de pierre et de fer

La progression en vue globales :<h/3>

Ne faut-il pas beaucoup d’éléments pour un aménagement liturgique réussi ?
Nous espérons que vous viendrez en profiter !

Vincent de Paul, Un saint au Grand Siècle

Marie-Joëlle GUILLAUME
Vincent de Paul, un saint au Grand Siècle

Perrin 2015, 488 p

Ce que l’on croit connaître, voire trop bien connaître, est parfois ce que l’on ne connaît finalement que peu, ou pas assez, ou fort mal. La figure de Saint Vincent de Paul nous est familière, mainte fois croisée en statue dans nos églises. On a en tête quelque image de ce personnage populaire, l’image pittoresque de cet homme au bon sourire portant des enfants dans ses bras. Mais au fond : que pourrait-on en dire au delà de quelques banalités ? Marie-Joëlle Guillaume, avec son livre Vincent de Paul, Un saint au Grand Siècle, est venue combler quelques unes des lacunes des moines de Maylis à propos du patron de leur diocèse.
Je voudrais vous donner envie de le lire aussi, en vous faisant part de quelques contrastes qui m’ont marqué. Je ne serai pas exhaustif, ce serait impossible. Et je serai partiel et subjectif dans mes choix. Ainsi faisant, j’aimerais juste faciliter une rencontre avec lui. La rencontre de cet homme de Dieu tout donné aux pauvres serait particulièrement appropriée en cette année jubilaire consacrée à la Miséricorde. Poursuivre la lecture

Bâtir l’Église en rénovant notre église

En juillet-août 2014, nous mettions en place un chœur liturgique provisoire dans le sanctuaire de notre église. Nous voulions tester une nouvelle disposition possible en vue d’affiner un projet qui commençait à prendre forme. Beaucoup de questions restaient alors, comme en témoigne l’article rédigé à ce moment-là. Nous les avons traitées les unes après les autres avec nos architectes Philippe Rousselot et Mikaël Martin, de l’agence TLR-Associés de Bordeaux, qui nous ont accompagnés avec patience, respect, et compétence. Voici qu’à présent, après 16 mois de mise à l’épreuve, d’essais, et de réflexion, c’est parti pour les travaux !
Mais souvent la vie avec Dieu vous emmène plus loin et plus profond que vous ne le pensiez au départ… Retour sur cette aventure communautaire qui ne s’est pas arrêtée à de simples considérations pratiques, et nous a conduits sur un chemin spirituel. Il s’est agi non seulement de rénover notre église, mais bien plus de bâtir l’Eglise, la petite Église formée par notre communauté et ceux qui la fréquentent.
Retrouvez-nous aussi en vidéos : Les raisons du chœur
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Messe chrismale à Maylis

Pour l’année de la vie consacrée :
la messe chrismale à Maylis !

C’est notre évêque, Monseigneur Hervé Gaschignard, qui a tenu à cela : grand honneur pour nous et pour tous les consacrés de notre diocèse d’Aire et Dax !
Ce fut aussi l’occasion de fêter le quarantième anniversaire de l’ordination épiscopale de Monseigneur Sarrabère, lequel fut pasteur de notre diocèse durant 27 ans, jusqu’en 2002.

Accueillir les ministres ordonnés de notre diocèse

Le lundi saint, prêtres et diacres se sont réunis autour de leur pasteur pour une journée fraternelle. Ils avaient le matin une conférence de l’évêque. Puis notre père abbé François a proposé une préparation pénitentielle qui a été suivie d’un temps de prière personnelle et de confession durant lequel la miséricorde de Dieu a laissé couler ses flots d’eau vive !

Pendant ce temps, les moines étaient plongés dans différents préparatifs pour la messe de l’après-midi, ainsi que pour la Semaine Sainte commençante. Cela ne nous empêchait pas de porter nos chers frères prêtres et diacres dans notre prière.
Nous avons fini ce temps tous ensemble en célébrant l’office du milieu du jour.

Puis est arrivée l’heure du déjeuner, auquel nous étions conviés. Nous avons donc pu partager avec tous un temps d’amitié. Les frères s’étaient répartis sur presque toutes les tables, de façon à ce qu’il y ait un peu de blanc réparti dans toute la salle du banquet !

La messe, avec bénédiction des huiles

En milieu d’après-midi, nous avons célébré la messe entourés d’un peuple de Dieu venu très nombreux. Notre église était totalement comble : joie de l’Épouse qui vient recevoir le divin parfum de son Seigneur pour en oindre ses enfants ! Bien que nous ayons déjà accueilli la messe chrismale en 2011, nous ne nous attendions pas à ce que 500 personnes accourent ainsi au sanctuaire de Maylis.

Les huit premiers rangs étaient réservés aux religieuses et moniales des Landes qui sont venues en force. Mère Françoise, abbesse émérite de la communauté de nos sœurs de l’abbaye St Eustase, est venue représenter sa communauté. Elle avait en effet particulièrement bien connu monseigneur Sarrabère qui fut évêque durant une grande partie de son abbatiat.

La chorale diocésaine a assuré la plus grande partie des chants. Il nous a été cependant demandé d’assurer deux pièces musicales et de chanter durant le renouvellement de l’obédience des prêtres entre les mains de l’évêque. Nous nous en sommes acquittés en chantant l’hymne à la charité dit de Saint François : « Seigneur, fais de nous un instrument de ta paix ».

C’est monseigneur Sarrabère qui a partagé le pain de la Parole en donnant l’homélie. Action de grâce pour son ministère d’évêque, il a partagé avec nous sa joie de servir l’Église. Il a bien sûr rappelé ses années à Dax, et en particulier le Synode diocésain. Mais il a aussi fait mention de ses nombreux voyage de par le monde lorsqu’il était au service de la Délégation Catholique pour la Coopération.

La liturgie de bénédiction des huiles des malades et des catéchumènes, ainsi que celle de la consécration du Saint Chrême étaient bien sûr très émouvante. Tout d’abord la plupart d’entre nous ne participe que rarement à la messe chrismale lorsqu’elle est célébrée à la Cathédrale. De plus cette année si Dieu nous prête vie nous aurons à Maylis la consécration d’un nouvel autel. Cette cérémonie en était donc une lointaine préparation qui manifestera bien le caractère ecclésial du rite en temps voulu.

Une « épreuve du feu »

Puisque nous parlons de notre nouvel aménagement, finissons par cela. Cette messe chrismale, avec la foule qu’elle a amené, était un peu une sorte d’épreuve du feu, même si la profession de notre cher frère Joseph en août avait déjà amené beaucoup de monde. Nous avons vécu très paisiblement cette cérémonie, et l’installation vidéo a permis aussi à la plus grande partie des participants de suivre les rites confortablement.

L’impression extrêmement positive produite par ce nouvel aménagement a été confirmée durant les jours Saints du « Triduum » : nous sommes dans l’action de grâce après plusieurs années de réflexion, et nous attendons dans la joie et la sérénité la mise en place définitive, qui ne saurait tarder !

L’année bénédictine : une célébration pascale

Dans la Règle de Saint Benoît, Pâques est le point cardinal de l’emploi du temps annuel du moine. Peut-être ne s’en étonnera-t-on pas, puisque cela devrait être aussi le sommet de l’année de tout chrétien. Et pourtant, il sera toujours bon de prendre ou reprendre conscience du profit possible pour la vie spirituelle.
Je vous invite donc à parcourir quelques passages de la Règle avec cet éclairage afin d’illuminer nos vies par la lumière nouvelle du Ressuscité. Je reprendrai successivement les trois domaines pratiques que touche cette expérience pascale, la prière, le travail/ou lecture et les repas, et à chaque fois je montrerai que cela rejoint une composante essentielle de l’être humain à « ressusciter » : le cœur, l’esprit, le corps.
Peut-être cela vous inspirera-t-il quelque idée concrète pour mettre le Christ au cœur de votre emploi du temps annuel… Poursuivre la lecture