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2e dimanche : Que cherchez-vous ?

2e dimanche ordinaire :
Jean 1, 35-42

Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? »

Étonnante cette scène qui se passe quelque part, sur un chemin, près du Jourdain. Jésus reçoit de Jean Baptiste ses premiers disciples, et nous assistons au premier contact personnel : un croisement des regards, et une question un peu déroutante.
Jésus renvoie les deux hommes à leur cœur. Il les renvoie à leur choix de le suivre. Il les invite à rendre compte de ce choix.
Jésus les laisse libre, aussi. Il ne met pas la main sur eux. Il ne les enrôle pas pour son projet, mais les invite à s’engager.
Ainsi fait-il toujours, pour tous ses appels, jusqu’à aujourd’hui. Souvent nous avons commencé à suivre Jésus sur la parole d’un autre. Et puis un jour, Jésus se retourne et nous interpelle personnellement, il nous invite à choisir d’apprendre à le suivre.
Heureux ceux qui vont à sa suite, car ils voient où demeure le Christ.

Prière universelle :

PU 2e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pour quelles raisons les deux disciples suivent-ils Jésus ?

Comprendre sa foi :

Comment Jésus nous interpelle-t-il aujourd’hui ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà entendu la voix de Jésus sur mon chemin ?

Épiphanie : Ouvrir son coffret

Épiphanie :
Matthieu 2, 1-12

Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Les mages venus de l’Orient, des païens qui ne connaissaient pas le vrai Dieu, sont venus adorer l’enfant-Dieu. Ils ont été conduits vers lui par la contemplation de la nature, œuvre du Créateur. Ils avaient un cœur droit, un cœur qui cherchait, un cœur qui se laissait guider, un cœur prêt à s’ouvrir. Ils apportaient avec eux des présents précieux : de la myrrhe pour l’Homme mortel, de l’encens pour le Dieu, de l’or pour le Roi. Ils représentent toutes les nations, car toutes sont invitées à contempler et à adorer le Dieu fait homme.
Dieu se manifeste à tous les hommes, pour tous ceux qui veulent bien ouvrir leur cœur à sa venue. La contemplation de la nature créée, le service de l’homme, la quête spirituelle d’un au-delà de la mesure humaine sont autant de voies préparatoire pour marcher vers une rencontre, pour s’ouvrir à ce vrai Dieu qui parle et agit au fond des cœurs. Parfois elles peuvent se révéler être des voies mystérieusement plus sûres que la sciences des théologiens, même si ces mages n’ont sans doute pas eu conscience de la vraie et profonde identité de cet enfant qu’ils sont venus vénérer. Ils n’en ont pas moins été guidés et accueillis par le Roi des rois.
Pour nous, chrétiens, qui avons reçu la révélation de l’identité de cet enfant, qui avons reçu l’Esprit Saint témoignant en sa faveur en nos cœurs, combien plus sommes-nous invités à marcher vers lui. Non seulement à marcher, mais à devenir étoile, signe de sa présence au milieu des hommes. Suivons donc l’exemple des mages : ouvrons le coffret de notre cœur, et offrons l’or de notre adoration, l’encens de notre prière, et la myrrhe de notre compassion pour ceux qui souffrent. Alors l’Église deviendra de plus en plus l’étoile manifestant la présence du Christ.

Prière universelle :

PU Epiphanie B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment a-t-on pu savoir où était né Jésus ? Quels sont les signes de sa présence ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il important que des savants qui ne sont pas juifs viennent adorer Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Mon coeur est-il un coffret ouvert, prêt à offrir à Jésus les trésors qu’il a mis en moi ?

Noël : Dieu vient en catimini

Noël :
Lc 2, 1-14

Vous trouverez un nouveau-né emmailloté, et couché dans une mangeoire

Étonnant signe de la venue d’un sauveur ! Pas d’éclats ni de fracas, pas de puissance ni de force, pas de tambours ni de trompettes, ni de tapis rouge ni de paillettes, pas de spots ni de paparazzi, rien ni personne d’autres que de pauvres bergers qui entendent la voix des anges… seulement un nouveau-né, de la lignée royale de David, en qui repose la plénitude de la Promesse, l’Esprit Saint.
Dieu vient en catimini. Il vient en enfant, né d’une femme comme tous les fils des hommes. Il s’approche de nous dans la tendresse et la douceur. Il est couché dans une mangeoire, il se livre entre nos mains, pour être notre nourriture. Il vient en agneau, il se met à notre merci, et s’offre en sacrifice.
Qu’il soit vraiment pour nous le Pain de Vie à chaque Eucharistie !

Prière universelle :

PU Noël nuit
PU Noël jour

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi est-il important que Jésus naisse à Bethléem ?

Comprendre sa foi :

Quel est le rapport entre Noël et la messe ?

Vivre avec Jésus :

Quand Dieu vient à nous aujourd’hui, quelles voies emprunte-t-il ?

4ème dimanche de l’Avent : Annonciation

4e dimanche de l’Avent :
Lc 1, 26-38

L’Esprit Saint viendra sur toi

Voici que Dieu visite une jeune fille. C’est une jeune fille parmi tant d’autres. C’est une jeune fille choisie entre toutes. Elle est vierge, toute fraîche de jeunesse, promise en mariage, ouverte à la vie.
Comme tout son peuple, avec tout son peuple, elle était en attente. Elle attendait le Messie, la grande visite de son Dieu. Elle désirait de tout son être la venue du Bien-Aimé qui devait séduire et ramener l’humanité à l’obéissance de la Loi de Dieu. Elle espérait la réalisation du mystère de Salut annoncé par les prophètes. Elle priait pour qu’advienne le Règne du Seigneur.
Et voilà que tout cela vient s’accomplir par elle, en elle. Voilà que Dieu frappe à la porte de son cœur, et lui demande la permission d’entrer. De cette terre, il veut façonner un corps pour l’Homme Nouveau. Dans cette chair, il insuffle son Esprit Saint.
Dans la Parole accueillie, commence la Création nouvelle.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de l’Avent
PU Noël nuit
PU Noël jour

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Marie doute-t-elle, ou hésite-t-elle, lorsqu’elle dit : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme » ?

Comprendre sa foi :

Nous avons reçu l’Esprit Saint au baptême et à la confirmation, nous le recevons à la messe : que se passe-t-il alors ?

Vivre avec Jésus :

Dieu vient encore et nous appelle à son service : quel est le mien aujourd’hui ?

COURRIER 29, 2017

Votre Irrégulomadaire préféré est arrivé !

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Irrégulomadaire 29

En voici le menu :
  • Éditorial : L’Église, comme une mère…, par P. Abbé
  • Dix bonnes raisons de lire Confession d’un jeune moine, par Fr. Oliveto
  • Plante de Maylis : trajectoire d’une conversion, par Fr. Joseph
  • Chronique 2017 : Une année écologique, par Fr. Benoit
  • Le congrès des oblats, par Fr. Vianney

Bonne lecture !

3ème dimanche de l’Avent : Celui qui vient

3e dimanche de l’Avent :
Jean 1, 6-28

Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c’est lui qui vient derrière moi

Cette parole de Jean Baptiste est encore vraie pour nous aujourd’hui. Notre Dieu est à la fois celui qui est présent et celui qui vient à nous. Et cela doit être pour nous source de joie : il est déjà là, celui dont nous attendons le retour ! Pourquoi alors ne le voyons-nous pas ? Peut-être sommes-nous absents à sa présence…
Depuis la chute d’Adam, Dieu vient chercher l’homme égaré :

  • Il est venu au jardin de la genèse
  • Il est venu appeler Abraham en Chaldée, et conduire les Patriarches en Terre Promise
  • Il est venu rassembler et libérer son peuple esclave en Égypte, par la main de Moïse
  • Il est venu vers ce Peuple au Sinaï et l’a précédé au désert puis en Terre Promise
  • Il l’a accompagné par les Juges, les rois, les Prophètes
  • Il l’a accompagné en Exil, se manifestant Présence, et l’a fait revenir de Babylone

Durant tout l’Ancien Testament, il s’est ainsi manifesté et révélé comme le Berger du Peuple de son choix. Le Peuple a attendu, il a espéré, jusqu’à Jean, le Baptiste, le plus grand des prophètes, qui a eu l’incroyable audace d’annoncer présent celui dont on attendait la venue. Il était là…

  • Il est venu en personne quand le Fils a pris chair de Marie.
  • Il vient encore, sans cesse, à notre rencontre, dans l’Eucharistie et dans nos vies.
  • Il va venir dans la gloire et mettre fin au temps.

L’Avent célèbre ces trois venues du Christ : sommes-nous attentifs à chacune d’entre elles ? Nous réjouissons-nous de chacune d’entre elles ? Elles sont objet de joie, car elles transforment le sens de notre vie. Elles l’orientent vers une Vie éternelle, vers la plénitude de la Vie avec Dieu, en Dieu.
Vivons dans cette joie, rayonnons cette joie : nous annoncerons ainsi celui qui vient derrière nous mais qui est plus grand que nous.

Prière universelle :

PU 3e dimanche de l’Avent

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jean Baptiste est-il témoin de Jésus ? Comment annonce-t-il sa venue ?

Comprendre sa foi :

« Il reviendra dans la gloire » dit le Credo : quel est le lien avec la naissance de Jésus dans la chair ?

Vivre avec Jésus :

Paul nous demande d’être toujours dans la joie, de prier sans cesse, de remercier Dieu en toutes circonstances : comment est-ce possible ?

2ème dimanche de l’Avent : Dans le désert

2e dimanche de l’Avent B :
Marc 1, 1-8

Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert

Voici que s’accomplit la prophétie d’Isaïe. Dans l’Histoire des hommes, Dieu est venu pour accomplir sa promesse. Et il vient encore, il ne cesse de venir pour conduire le troupeau. Dans la célébration liturgique en particulier il prend soin de ses brebis, les nourrit, le porte, afin qu’elles puissent elles aussi aider à leur tour les hommes qui peinent, parfois sans connaître le Berger.
Tout cela nécessite un travail de terrassement pour l’accueil de Celui qui vient. Quel est ce désert, terre aride parsemée de ravins et d’escarpements, de montagnes et de collines, où nous devons tracer une route pour notre Dieu ? En quoi consistent les travaux publics que nous sommes invités à accomplir ? Que sont ces vallées, ces plaines, cette route ?
Le désert, c’est notre monde qui tourné le dos à Dieu, c’est l’humanité qui s’est éloignée des eaux vives de son amour. Il s’est coupé de la source et transformé en non-lieu, espace sans repères dans lequel le temps ne semble plus avoir de direction, dans lequel rien n’a plus de sens. Ce désert passe dans notre cœur, asséché par tant de préoccupations stériles, cabossé par tant de blessures, fermé parfois à toute vie nouvelle.
Mais Dieu a promis de venir. Il est déjà venu, et le Christ se dresse comme une balise au milieu du désert. Tout peut être mesuré par rapport à lui, les collines comme les vallées, et aussi le temps qui trouve en lui son accomplissement et son commencement. Le Seigneur désire nous consoler de toutes nos tristesses, il vient encore vers nous : traverserons-nous le désert pour aller à sa rencontre ? Entraînerons-nous ceux que nous aimons, ceux que nous côtoyons ? Construirons-nous la route du Salut ?
Remettons notre vie dans la bonne direction, celle qui va vers la Vie et non vers la mort.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de l’Avent B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jean Baptiste crie-t-il dans le désert, et pourquoi baptise-t-il ?

Comprendre sa foi :

Quelle différence y a-t-il entre le baptême pratiqué par Jean Baptiste et celui demandé aux disciples par Jésus ? Qu’y a-t-il de nouveau avec Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Avons-nous encore besoin de personnes comme Jean-Baptiste pour préparer la rencontre de Jésus ?

1er dimanche de l’Avent : Veillez !

1er dimanche de l’Avent B :
Marc 13, 33-37

Prenez garde, restez éveillés !

Voici l’Avent. Voici le temps de l’attente, du désir, de la veille. Voici le temps où l’on fait mémoire de la Promesse de Dieu, promesse d’une venue, d’un retour. Tant de fois, par le passé, il est déjà venu, il est intervenu. Tout un peuple l’a attendu. Ainsi de nous aujourd’hui, de nous chrétiens qui attendons son retour. Il vient déjà, chaque jour, à notre rencontre pour se révéler pleinement à nous.
Nous autres moines aimons particulièrement ce temps où se manifeste un sens profond de notre vie. Dans L’Église, nous sommes tout particulièrement des veilleurs. C’est pour cela que nous nous levons tôt le matin, pour veiller. Nous attendons non seulement le jour, mais le Jour, le grand, celui du retour de notre Seigneur. Nous sommes tendus vers cet accomplissement, car il est bien près d’advenir.
En fait, nous faisons déjà advenir ce Jour : par l’amour et par la prière, nous ouvrons la porte de nos cœurs au Seigneur qui, sans cesse, vient à l’improviste.
Garder son cœur à l’écoute. Garder son esprit prêt à bondir aux premiers signes de l’approche du maître de maison parti en voyage. Se tenir à la porte et guetter la présence de Dieu dans le monde. Voilà le moine. Voilà le chrétien.

Prière universelle :

PU 1er dimanche de l’Avent B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus, dans l’Évangile, nous demande-t-il de veiller ?

Comprendre sa foi :

Jésus n’est-il pas déjà venu, et n’a-t-il pas promis de rester avec nous ? Pourquoi l’attendre encore ?

Vivre avec Jésus :

Comment montrer à Jésus que nous désirons son retour ?

Christ Roi : Le Seigneur des brebis

Christ Roi A :
Matthieu 25, 31-46

Il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs.

La solennité du Christ Roi nous place devant la perspective du jugement dernier. Il est bon, parfois, de se remettre sous les yeux la perspective du retour du Roi, du seul Juge équitable, celui qui sonde le fond des cœurs. Lui seul discerne avec justice la vérité et surtout l’amour. Lui seul accueille chaque personne en vérité, et peut séparer les brebis des boucs.
Juger et séparer, pourtant, nous savons ce que c’est. Nous autres hommes passons une partie de notre temps à juger ceux qui nous entourent, à séparer les individus les uns des autres, à croire que nous discernons les bons des mauvais. Mais qui d’entre nous connait le fond des cœurs et discerne avec justice ? Déjà pour soi-même il est bien nécessaire de se remettre entre les mains de Dieu. Combien plus pour notre prochain.
C’est sur l’amour que nous serons jugés, et sur rien d’autre, sur le vrai amour de tous les hommes. Dans ce texte, il n’est fait mention de rien d’autre que de l’amour du prochain, spécialement du plus malheureux. Il n’y a rien sur les actes de religion, sur la prière, ni même sur la foi ou la proclamation de la vérité. C’est dans l’amour offert gratuitement à une personne, n’importe laquelle, celle qui en a besoin, que se manifeste le mieux l’ouverture à Dieu. C’est l’amour qui fera la différence entre ceux qui ont vécu dans la vérité avec eux-mêmes et avec Dieu et les autres.
Tous les hommes sont appelés à prendre part au Royaume de Dieu. Tout est déjà prêt. Il ne nous reste plus qu’à répondre à l’invitation, et cette réponse se donne aujourd’hui. Notre oui, celui de tout homme, c’est l’amour des frères, le service des pauvres, l’accueil de l’étranger, le soin des malades de toutes sortes. Le Christ Roi vient à nous à travers tous ceux que nous côtoyons, surtout les plus faibles. Nous serons jugés sur l’amour que nous leur donnons, sur l’amour que nous témoignons ainsi au corps blessé du Seigneur. Aimons donc, et nous le rencontrerons, dès aujourd’hui. Alors nous serons des brebis du Seigneur.

Prière universelle :

PU-FêtesSeigneur-ChristRoi-A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles différences et quelles ressemblances entre les deux catégories d’hommes, « brebis » et « boucs » ?

Comprendre sa foi :

Peut-on vraiment servir Dieu sans s’en rendre compte ?

Vivre avec Jésus :

De ces textes, est-ce la peur ou l’amour du Roi qui naissent en moi ?

33e dimanche : La fidélité, œuvre d’amour

33e dimanche ordinaire A :
Matthieu 25, 14-30

‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’

Voici qu’approche la fin de l’année liturgique, et, comme dimanche dernier, l’Église tourne nos yeux vers le but du voyage, vers le retour du Seigneur. Mais cette parabole ne nous parle pas tant du futur que du présent. Certes, elle ouvre la perspective d’une rencontre finale, mais ce n’est que pour nous encourager à vivre notre quotidien dans la fidélité à la mission confiée par le Maître. Notre vie éternelle se joue dans la vie présente, lieu de notre choix d’aimer la vie reçue de Dieu, et de la faire fructifier au service des autres.
Deux des serviteurs reçoivent ainsi le qualificatif de « bon et fidèle ». De quelle fidélité s’agit-il ? Le troisième serviteur est qualifié de « mauvais et paresseux ». La fidélité des premiers est donc l’opposé de la paresse du troisième. C’est une fidélité qui met en œuvre. La vraie foi est celle qui agit pour le bien, selon la Parole du Seigneur. Elle se met au service, comme cette femme vaillante de la première lecture, inventive pour le bien de tous, donnée dans l’amour à travers les choses de son quotidien. Rien peut-être qui se voie beaucoup, qui brille, dans son service de la vie. Elle prend soin, elle honore le don de Dieu. C’est tout simple.
Quelle belle perspective de faire la joie de Dieu en faisant celle de nos proches ! Il vaut bien la peine de se secouer du sommeil de ses paresses, de ses langueurs spirituelles. C’est ainsi que l’on participe à la joie de Dieu, joie de la vie qui fructifie et que l’on transmet. Que ce fruit porté soit un vrai fruit, un fruit digne de dons divins. L’œuvre de cette femme n’est pas seulement un devoir matériel accompli avec vigueur et courage. C’est une œuvre d’amour.
Aux serviteurs qui avaient reçu 5 talents ou 2 talents, il n’avait pas été demandé de les faire valoir. Ils se sont simplement laissés portés par l’amour, par la fidélité envers le Maître. La peur a été mauvaise conseillère pour celui qui avait reçu un talent. Elle a fermé son cœur. Il refuse la relation avec son Maître, et se sépare volontairement de lui. Il ne veut rien avoir en commun avec ce Maître qu’il juge dur alors qu’il se révèle si bon avec les deux autres. Mystère du refus d’aimer, qui porte en lui le malheur.

Prière universelle :

PU 33e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles différences y a-t-il entre les trois serviteurs, au début puis à la fin ?

Comprendre sa foi :

Ces différences sont-elles des inégalités ?

Vivre avec Jésus :

Quels talents ai-je reçu à faire fructifier dans l’amour ?