Archives pour la catégorie Actualités

Messe chrismale à Maylis



Pour l’année de la vie consacrée :
la messe chrismale à Maylis !

C’est notre évêque, Monseigneur Hervé Gaschignard, qui a tenu à cela : grand honneur pour nous et pour tous les consacrés de notre diocèse d’Aire et Dax !
Ce fut aussi l’occasion de fêter le quarantième anniversaire de l’ordination épiscopale de Monseigneur Sarrabère, lequel fut pasteur de notre diocèse durant 27 ans, jusqu’en 2002.

Accueillir les ministres ordonnés de notre diocèse

Le lundi saint, prêtres et diacres se sont réunis autour de leur pasteur pour une journée fraternelle. Ils avaient le matin une conférence de l’évêque. Puis notre père abbé François a proposé une préparation pénitentielle qui a été suivie d’un temps de prière personnelle et de confession durant lequel la miséricorde de Dieu a laissé couler ses flots d’eau vive !

Pendant ce temps, les moines étaient plongés dans différents préparatifs pour la messe de l’après-midi, ainsi que pour la Semaine Sainte commençante. Cela ne nous empêchait pas de porter nos chers frères prêtres et diacres dans notre prière.
Nous avons fini ce temps tous ensemble en célébrant l’office du milieu du jour.

Puis est arrivée l’heure du déjeuner, auquel nous étions conviés. Nous avons donc pu partager avec tous un temps d’amitié. Les frères s’étaient répartis sur presque toutes les tables, de façon à ce qu’il y ait un peu de blanc réparti dans toute la salle du banquet !

La messe, avec bénédiction des huiles

En milieu d’après-midi, nous avons célébré la messe entourés d’un peuple de Dieu venu très nombreux. Notre église était totalement comble : joie de l’Épouse qui vient recevoir le divin parfum de son Seigneur pour en oindre ses enfants ! Bien que nous ayons déjà accueilli la messe chrismale en 2011, nous ne nous attendions pas à ce que 500 personnes accourent ainsi au sanctuaire de Maylis.

Les huit premiers rangs étaient réservés aux religieuses et moniales des Landes qui sont venues en force. Mère Françoise, abbesse émérite de la communauté de nos sœurs de l’abbaye St Eustase, est venue représenter sa communauté. Elle avait en effet particulièrement bien connu monseigneur Sarrabère qui fut évêque durant une grande partie de son abbatiat.

La chorale diocésaine a assuré la plus grande partie des chants. Il nous a été cependant demandé d’assurer deux pièces musicales et de chanter durant le renouvellement de l’obédience des prêtres entre les mains de l’évêque. Nous nous en sommes acquittés en chantant l’hymne à la charité dit de Saint François : « Seigneur, fais de nous un instrument de ta paix ».

C’est monseigneur Sarrabère qui a partagé le pain de la Parole en donnant l’homélie. Action de grâce pour son ministère d’évêque, il a partagé avec nous sa joie de servir l’Église. Il a bien sûr rappelé ses années à Dax, et en particulier le Synode diocésain. Mais il a aussi fait mention de ses nombreux voyage de par le monde lorsqu’il était au service de la Délégation Catholique pour la Coopération.

La liturgie de bénédiction des huiles des malades et des catéchumènes, ainsi que celle de la consécration du Saint Chrême étaient bien sûr très émouvante. Tout d’abord la plupart d’entre nous ne participe que rarement à la messe chrismale lorsqu’elle est célébrée à la Cathédrale. De plus cette année si Dieu nous prête vie nous aurons à Maylis la consécration d’un nouvel autel. Cette cérémonie en était donc une lointaine préparation qui manifestera bien le caractère ecclésial du rite en temps voulu.

Une « épreuve du feu »

Puisque nous parlons de notre nouvel aménagement, finissons par cela. Cette messe chrismale, avec la foule qu’elle a amené, était un peu une sorte d’épreuve du feu, même si la profession de notre cher frère Joseph en août avait déjà amené beaucoup de monde. Nous avons vécu très paisiblement cette cérémonie, et l’installation vidéo a permis aussi à la plus grande partie des participants de suivre les rites confortablement.

L’impression extrêmement positive produite par ce nouvel aménagement a été confirmée durant les jours Saints du « Triduum » : nous sommes dans l’action de grâce après plusieurs années de réflexion, et nous attendons dans la joie et la sérénité la mise en place définitive, qui ne saurait tarder !

23 août : profession de notre frère Joseph



Si tu savais le don de Dieu…

Un temps fort communautaire

Le samedi 23 août, la vie de notre communauté a été marquée par la profession solennelle de Frère Joseph. Il était arrivé à Maylis pour commencer son postulat le 27 septembre 2003, et avait prononcé ses vœux simples le 3 septembre 2005. Son engagement définitif a été lentement mûri et longuement préparé par ces années vécues en communauté, comme un bon vin affiné en fût de chêne.
Si notre frère était déjà intégré et engagé avec tout son cœur et tout son enthousiasme dans la vie communautaire, ses vœux sont pas moins un signe fort pour nous tous. Durant la cérémonie, chacun des frères a pu renouveler le don qu’il a fait de lui-même à Dieu et à l’Église. C’est ainsi qu’à chaque profession nous renouvelons l’Alliance qui nous lie à Dieu et les uns aux autres.

L’homélie : l’amour, source de la vraie fécondité

Dans son homélie, le père abbé a commenté la « prière collecte » et la « prière sur les offrandes », afin de nous aider à vivre plus pleinement la liturgie de ce jour:
Dans ta bienveillance, Père Saint, affermis la volonté de son serviteur Joseph : Que la grâce de son baptême, fortifiée par les liens nouveaux de la profession, s’épanouisse dans toute sa plénitude. Ainsi sa vie pourra te rendre gloire, et sa charité au service des hommes fera grandir le règne de ton Fils.
Le choix volontaire de frère Joseph prend racine dans le don de la foi fait par le Père au baptême. La vie chrétienne n’est pas une lutte pour conquérir des grâces, elle est un don reçu que l’on doit laisser s’épanouir. Et cet épanouissement de la grâce peut advenir dans différents états de vie. La fécondité de la vie est à trouver dans la charité, l’amour pour Dieu et pour les autres.

Seigneur, accueille avec bonté le don de ton serviteur Joseph pour qu’il soit le sacrement de notre salut, et comble de ton Esprit celui que tu as appelé dans ton amour de Père à imiter parfaitement ton Fils.
Le don que fr Joseph fait de sa vie dans la communauté monastique est « sacrement », c’est-à-dire « signe et instrument de la vie divine ». Dans les richesses et les pauvretés de notre humanité, la vie divine veut rayonner. Il s’agit donc pour chaque chrétien de s’ouvrir à Dieu dans sa pauvreté, afin qu’Il vienne l’habiter et la transformer. C’est ainsi que l’on peut porter la vraie fécondité de l’Amour. La grâce de Dieu suffit.

Une fête de famille

Une profession monastique est aussi une fête de la famille élargie de la communauté. Plusieurs représentants des communautés olivétaines françaises sont venus pour l’occasion, à commencer par deux de nos sœurs de l’abbaye St Eustase. D’autres sont venus de plus loin : un frère et une sœur du Bec Hellouin, un frère du Mesnil St Loup, et deux frères de Corée parmi lesquels frère Valentino qui a passé plusieurs années dans notre communauté. Beaucoup de nos oblats sont aussi venus pour l’occasion.
La nombreuse famille de frère Joseph était aussi dignement représentée, tandis que ses sœurs contemplatives nous ont soutenues de leur prière. Beaucoup d’amis étaient là, ainsi qu’un car de la paroisse d’Ambarès (33) au sein de laquelle fr Joseph a grandi.
Les souvenirs chantés ou racontés par chacun nous ont permis de vérifier que, petit ou grand, écolier, étudiant ou moine, notre frère Joseph est bien le même !

Restructuration du Chœur de l’église



Dimanche 20 juillet : après deux ans de réflexion et une semaine de travaux, voici franchie une première étape de la restructuration du Chœur de notre église.
Nous sommes à présent entrés dans une période d’essais qui durera quelques mois. Ainsi nous pourrons affiner le projet final.
Mais de quoi s’agit-il ?

Pour revenir un peu en arrière…

La dernière restructuration datait de 1975-1976. Dans la période de l’après-concile, beaucoup d’autels ont été avancés vers les nefs des églises, pour faciliter la participation consciente et active de tous à la célébration liturgique. Ce fut le cas aussi dans notre église monastique pour l’Eucharistie dominicale de la paroisse.
Au cours des années suivantes la communauté monastique a grandi, et cette situation s’est révélée inconfortable pour les moines. Diverses positions virent le jour en fonction des circonstances liturgiques et de la taille de l’assemblée, occasionnant beaucoup de déménagement, et donc d’instabilité.
Remettre en chantier un projet concernant le Chœur n’était pas une mince affaire. C’est en 2012 que nous avons pris cette décision. Après plusieurs discussions communautaires sur les travaux les plus urgents à entreprendre, on jugea la restauration du Chœur la plus urgente, car potentiellement la plus féconde.

Deux ans de maturation

Durant deux ans, nous avons mûri lentement notre projet. Au cours de diverses consultations et réunions communautaires, chacun a pu faire part de ses idées, de ses espérances et de ses craintes, de ses enthousiasmes et de ses réticences.
Un positionnement des stalles à la croisée des transepts s’est révélé le plus envisageable, au moins sur le papier. Il s’adapterait aux différentes assemblées en présence ou en l’absence des moines. Nous en avons également testé la viabilité du point de vue technique du chauffage et de l’acoustique. Nous avons bien sûr fait appel à un cabinet d’architecture (l’agence TLR de Bordeaux avec qui nous avions déjà travaillé) pour étudier ce projet. L’écoute mutuelle, l’échange des idées, le dialogue et la réflexion avec eux nous ont permis d’arriver à dresser des plans plus précis.
Avant de prendre une décision définitive, nous voulions, dans la mesure du possible, tester ce nouveau positionnement. Il fallait donc envisager de passer à une période d’essais. Cela nécessitait la déconstruction d’une partie de l’ancien dispositif. Nous avons pris cette décision à l’issue d’un vote communautaire.

L’installation du nouveau positionnement

Le travail ce cette semaine de juillet a consisté à :

  • enlever le grand autel disposé à la croisée des transepts,
  • supprimer la marche qui le soutenait
  • démolir les cloisons qui fermaient l’accès aux absidioles latérales depuis 1975
  • aménager l’espace liturgique pour quelques mois d’essais.

Quelques photos parleront d’elles-mêmes:

Et demain ?

Il reste beaucoup de questions qui demanderont de la réflexion et du travail dans les semaines et les mois qui viennent :

  • Vivre dans ce positionnement pour le tester : les différents éléments sont-ils bien à leur place ? Comment faire pour améliorer la disposition ?
  • Il est encore temps de réfléchir au nombre et à la position des stalles : certains enjeux sont en concurrence.
  • Quel type d’autel pour l’église de Maylis ? Quel ambon ? Délicate question de la rencontre du pratique et de l’artistique dans l’architecture liturgique.
  • Autres questions en suspens : comment aménager le fond de l’abside ? Où mettre la Sainte Réserve et disposer un coin accueillant à la prière ? Quel éclairage mettre ? Et pour la sono ?

Bref, il y a encore du travail !

Participer vous aussi

Si vous souhaitez participer à cette œuvre au service de la prière, ne vous privez pas :

  • Priez pour nous, afin que l’Esprit Saint éclaire nos intelligences, suscite notre créativité, permette à notre intériorité de s’exprimer dans ce projet.
  • Encouragez-nous et donnez-nous vos impressions lorsque vous passez à Maylis : l’Esprit Saint peut aussi nous parler par votre intermédiaire.
  • Et puis, bien sûr, tout cela a un prix financier. C’est aussi votre espace de prière que nous mettons en place, n’hésitez donc pas à y apporter une pierre en faisant un don !

Je fais un don

Merci, et nous vous tiendrons au courant de la suite.