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4e dimanche de l’Avent : Accueillir Celui qui vient



4e dimanche de l’Avent A :
Matthieu 1, 18-24

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint »

Cette annonciation à Joseph est simple, mais ne se laisse pas facilement appréhender. On aimerait en savoir un peu plus de ce qui se passe. Que craignait Joseph ? De quoi le Seigneur a-t-il dû le rassurer dans sa prière ? Avait-il quelque soupçon à propos de Marie ? Ou bien était-il effrayé à l’idée d’accueillir chez lui Marie qui portait un enfant venant de Dieu seul ? Reculait-il devant la Loi, ou devant le Mystère de Dieu ? Au fond, quelle était sa justice : celle d’un respect du règlement, ou celle de l’obéissance au Juste ?
Joseph, parce qu’il est ajusté à son Dieu, a compris que cet enfant est de Dieu, cet enfant déjà accueilli par son épouse. S’il ne veut pas dénoncer Marie, c’est qu’il n’y a pas lieu d’agir ainsi. S’il a formé le projet de la renvoyer, c’est sans doute qu’il tremble, qu’il ne se sent pas à la hauteur de la vocation de Marie, qu’il ne se sent pas à sa place auprès d’elle, comme père de cet enfant venu d’En-haut. Il est bien conscient que la vocation de veiller sur Marie ne lui appartient pas, mais ne revient à Dieu. Et effectivement, Dieu aurait fort bien pu se passer de Joseph, et s’occuper de Marie.
Pourtant, Dieu veut avoir besoin de ce fils de David. Il veut que ce soit lui qui lui donne son nom d’homme, et qu’il se trouve responsable de veiller sur Marie et Jésus. Le Père connaît l’obéissance de son fils Joseph, et il sait qu’ainsi il sera un bon père adoptif pour accompagner l’humanité fragile de son Fils éternel.
Accueillir Celui qui vient ne va de soi pour personne. Dieu nous déboussole. Tous les acteurs qui entourent la venue du Fils de Dieu dans notre chair sont comme pris à contre-pied. Ils mettent leur foi dans la Parole de Dieu, dans cet enfant venu accomplir les Écritures. Qu’il en soit de même dans toutes nos vocations.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de l’Avent A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Joseph est appelé « fils de David » : pourquoi est-ce important ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Joseph doit-il donner le nom de Jésus, alors qu’Isaïe avait annoncé « Emmanuel » ? Que signifient ces noms pour notre foi ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je cherche à être ajusté à Dieu, et est-ce que je médite les Écritures, pour reconnaitre les appels de Dieu ?

2e dimanche de l’Avent : Qui est Celui qui vient ?



2e dimanche de l’Avent A :
Matthieu 3, 1-12

Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.

Qui est donc Celui qui vient, celui que nous attendons durant ce temps de l’Avent ? L’évangile et la première lecture de ce dimanche semblent nous en dresser deux portraits apparemment bien différents. Deux grands prophètes ont deux visions que l’on concilie difficilement. L’annonce du farouche Jean Baptiste, l’homme du désert, est pour le moins musclée. Pour pousser à la conversion, il annonce colère et jugement par le feu. Celle d’Isaïe, citadin lettré, est plus souriante. Il donne le goût de Dieu, et la nostalgie d’un royaume de justice et de paix cosmique. Alors, qu’attendons-nous, qui espérons-nous ?
Il y a tout de même un élément essentiel qui relie l’un et l’autre message : l’Esprit du Seigneur, l’Esprit Saint. Dieu vient visiter son peuple par l’intermédiaire d’un homme sur qui repose son Esprit. Et c’est la présence de cet Esprit qui est essentielle, non les mots et les représentations de celui qui prépare sa venue. Car nos lèvres humaines ne peuvent que balbutier quand il s’agit de parler de l’intervention de Dieu.
Un autre élément est commun aux deux messages : cet homme rempli de l’Esprit de Dieu vient pour un jugement, pour un discernement entre le bien et le mal. Le méchant, celui qui a refusé de porter un fruit de vie, ira à la mort qu’il a laissée se propager dans son cœur. L’homme bon vivra dans les greniers du Seigneur, sur sa montagne sainte, selon l’Esprit de Celui qui vient. Ce jugement n’a rien d’arbitraire, il ne s’oppose pas a priori à qui que ce soit. Il est le jugement du Salut, la promesse de la délivrance du mal, l’ouverture d’un chemin vers la vie éternelle.
Nous autres chrétiens avons reçu cet Esprit du Christ pour en vivre et le transmettre. Rappelons-nous en ces jours qu’il est un Esprit de conversion, qu’il nous est donné pour que nous nous détournions de tout mal et fassions le bien. C’est juste notre « oui » que Dieu vient mendier, l’ouverture de la porte de notre cœur, afin que sa Parole résonne dans nos déserts, cette Parole qui porte avec elle toute harmonie. Dieu a encore besoin de prophètes pour que les nations puissent entendre l’appel du Seigneur, y répondre, et lui rendre gloire.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de l’Avent A
PU 8 décembre Immaculée conception de Marie

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels éléments rapprochent Isaïe et Jean-Baptiste ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi le message de Jean Baptiste semble-t-il si différent de celui d’Isaïe ?

Vivre avec Jésus :

Pour moi, qui est Celui qui vient ?

Dimanche de la Trinité : Dans l’intimité de Dieu



Dimanche de la Trinité C :
Jean 16, 12-15

Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

En envoyant l’Esprit Saint, Dieu invite l’Église, et donc chaque chrétien, dans son intimité. C’est cette intimité de Dieu que nous fêtons en ce dimanche de la Trinité. Tout est commun, tout est communion entre les trois personnes divines. Le Père ne garde rien pour lui, le Fils se livre totalement, l’Esprit est pur don qui ne se reçoit que pour s’offrir. C’est notre entrée dans cette intimité de Dieu que nous avons fêté à Pâques et jusqu’à la Pentecôte. Le Fils est venu pour nous montrer et nous ouvrir le chemin vers le Père ; l’Esprit a été envoyé pour y guider chacun de nos pas ; le Père nous appelle, nous désire, nous attend.
Tout cela n’est pas à comprendre. Nul ne peut saisir, même en pensée, l’infini de Dieu. C’est à connaître par l’action de l’Esprit Saint. Il faut pour cela renaître dit Jésus à Nicodème, recevoir la vie de Dieu non seulement une fois litugiquement par le Baptême, mais tout au long de sa vie. Chaque Eucharistie devrait être l’événement de notre entrée dans l’intimité et la vie de Dieu, connaissance plus profonde, renaissance à une autre vie.
Dans l’Eucharistie, source et sommet de notre vie chrétienne, mystère si familier et pourtant si méconnu, nous participons au don mutuel, à l’amour qui brûle en Dieu. L’Esprit Saint est invoqué sur les offrandes de pain et de vin, mais aussi sur chacun des fidèles rassemblés : il vient, et le Corps du Christ advient. Le Fils nous prend en lui, il nous fait participer à l’offrande totale de lui-même qu’il consacre alors au Père, cette même offrande qu’homme il a accompli sur la Croix en choisissant d’aimer jusqu’à la fin. Le Père nous reçoit, nous qui sommes le Corps du Christ, le Bien-aimé.
Cadeau étonnant. Impensable merveille. Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. Qu’en faisons-nous ?

Prière universelle :

PU Dimanche de la Trinité C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité toute entière » : quelle est cette vérité ? Et qui est ce « vous » : l’Église ou chaque chrétien ?

Comprendre sa foi :

« il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » : pourquoi ne pouvons-nous pas connaitre nous-mêmes ce que le Christ nous a dit ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que l’Esprit m’offre de connaitre mieux en ce jour ?

Pentecôte : Recevoir l’Esprit du Ressuscité



Pentecôte C :
Jean 14, 15-26

Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

L’autre Défenseur que le Père nous envoie, il convient de le recevoir, de le laisser parler, d’y être attentif, de le laisser agir. Parfois l’Esprit vient comme une douce bourrasque. Plus souvent il se fait très discret, comme une flamme secrète, et illumine chacun de nos pas dans la nuit, presque à notre insu. La Vérité est rarement éblouissante. Mais elle se fait très présente quand le cœur est ouvert, prêt à la recevoir, avec une force à nulle autre pareille. Elle enseigne à l’intime, elle susurre à l’oreille du cœur le souvenir des Paroles du Ressuscité.
Dieu se propose. Parce qu’il est amoureux, il ne s’impose pas. L’amour appelle la coopération de l’aimé, il ne peut et ne veut forcer la liberté. Il ne serait plus amour. Il en va de même de la vérité. Elle appelle l’adhésion de l’esprit altéré, et ne peut contraindre un « oui » qui doit être prononcé. Dieu est Amour. Dieu est Vérité. Il s’invite en notre cœur, mais reste à la porte, et frappe. À chacun d’ouvrir, de se rendre attentif à l’Esprit, de le recevoir.
Mais suffit-il de recevoir l’Esprit, passivement ? Pour qu’il puisse rappeler au bon moment les Paroles de Jésus, nous avons aussi notre part. Il nous revient d’accueillir celles-ci, de les méditer, de les savourer, de les faire siennes. Il convient surtout d’y adhérer, d’y placer sa joie et son Espérance. Alors l’Esprit illuminera, enseignera, embrasera le coeur. Il gardera l’aimé fidèle, dans ses paroles et dans ses actes, au commandement de l’Amour.

Prière universelle :

PU Pentecôte C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

L’amour et la vérité sont intimement mêlés dans cet évangile : sauriez-vous repérer ces liens ?

Comprendre sa foi :

Quelle est la mission de chaque « Défenseur » envoyé par le Père ? Quelles sont les différences entre celle du Fils et celle de l’Esprit ?

Vivre avec Jésus :

Comment l’Esprit Saint est-il présent dans ma vie spirituelle ? Est-il pour moi un « Défenseur » sur qui je m’appuie ?

7e semaine de Pâques : Invoquer l’Esprit du Ressuscité



7e dimanche de Pâques C :
Jean 17, 20-26

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux.

Nous voici dans l’attente, l’attente de l’Esprit. Même si nous avons reçu cet Esprit au Baptême et à la Confirmation, même si à chaque Eucharistie il est invoqué sur nous, et il pénètre dans tout cœur ouvert, il est bon, chaque année, de revivre l’attente des disciples du Ressuscité. Mais rien de passif en cela. Il s’agit d’Espérance, il s’agit d’invocation, il s’agit de violence spirituelle faite au Ciel afin que Dieu vienne de nouveau nous visiter, autrement.
L’Esprit qui vient, c’est l’Église qui se forme, c’est l’Église qui est fortifiée dans l’amour, c’est L’Église qui est envoyée au Nom du Ressuscité pour proclamer l’Évangile. Les hommes de tous les temps attendent la rencontre du Ressuscité, il sont soif de l’annonce de sa Parole. Serons-nous ses porte-voix dans l’Esprit ? Serons-nous signes de sa Présence et de sa sollicitude pour tous ? Serons-nous vraiment Corps du Christ par notre amour mutuel ? Car c’est cela recevoir en nous l’Esprit d’Amour dont le Père aime le Fils.
Au milieu du Jubilé de la Miséricorde, la ligne de force de notre mission pour aujourd’hui est tracée. Reste à se rendre disponible à la libre nouveauté de l’Esprit qui souffle où et comme il veut. Le Synode des évêques et le pape François nous ont conduit à la croisée de multiples chemins pour l’évangélisation de l’amour et de la famille. Lisez l’Exhortation Amoris Laetitia. Tout le monde peut lire ce texte, et nous sommes tous concernés. En lisant, laissez votre cœur être visité par l’Esprit. Allez là où il vous conduira, pour le service de L’Église, pour le service de tous les hommes. L’amour familial a besoin d’être renouvelé chez tous en ces temps où il est si maltraité, pour ne pas dire bafoué, même par les disciples du Dieu Amour.
C’est la meilleure voie pour que le monde croie que Jésus est l’envoyé de Dieu.

Prière universelle :

PU 7e dimanche de Pâques C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi une telle insistance sur l’unité dans la prière de Jésus ?

Comprendre sa foi :

Quel est le rapport entre la prière de Jésus pour l’unité des chrétiens, l’amour du Père pour Jésus, et l’attente de l’Esprit ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire vraiment me laisser déranger par l’Esprit et donner ma vie pour le bonheur de tous et pour le mien ?

6e semaine de Pâques : Rester uni au Ressuscité



6e dimanche de Pâques C :
Jean 14, 21-29

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.

Jésus commence à nous préparer à son retour vers le Père. Le temps pascal touche à sa fin, ce temps durant lequel nous célébrons les apparitions du Ressuscité. Sans nous lasser nous avons chanté « Alléluia! » Nous nous sommes laissés consoler du drame de Pâques et des douleurs de toutes nos petites ou grandes « passions », ces violences et ces morts qui parcourent ou qui croisent nos vies. Nous avons repris espoir en dépit des épreuves que le monde subit, des injustices, des larmes, des gémissements, des deuils. Nous avons appris à croire l’incroyable, à être assurés que la Vie a le dernier mot et que la mort a été engloutie par elle.
À présent le Ressuscité nous annonce qu’il s’en va vers le Père. Il nous laisse sa paix afin que nous ne soyons pas bouleversés et effrayés par un apparent abandon, par la solitude et l’angoisse des orphelins, par notre faiblesse. Sa paix n’est pas du monde, elle n’est pas passagère, elle ne s’effacera pas face à ce monde hostile auquel nous n’appartenons pas tout en y vivant, tout en étant appelé à y témoigner.
C’est pour nous que Jésus est venu du Père. C’est aussi pour nous qu’il repart vers le Père. Il veut nous emmener avec lui vers le Père. Il veut aussi venir en nous avec le Père, dans l’Esprit. C’est pour une intimité plus grande qu’il retourne au Père. C’est pour un don plus intime.
Il nous ouvre le chemin pour lui rester uni. La porte, c’est de l’aimer, de garder sa parole. Aimer le Christ n’est pas un simple sentiment. Garder sa parole n’est pas un simple acte de mémoire. Aimera qui ouvrira la porte de son cœur à l’action de l’Esprit et lui livrera sa vie. Gardera sa parole qui la mettra en pratique, qui se mettra au service de tous ses frères.

Prière universelle :

PU 6e dimanche de Pâques C
PU Ascension C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi avons-nous besoin de l’Esprit Saint ?

Comprendre sa foi :

Par quels biais le Christ ressuscité revient-il vers nous ? Comment pouvons-nous l’accueillir ?

Vivre avec Jésus :

Quelle parole privilégiée du Seigneur voudrais-je mettre en pratique pour la garder, pour qu’elle reste dans le monde et soit entendue ?

1ère semaine de Carême : Au désert



1er dimanche de Carême C :
Luc 4, 1-13

Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable.

Chaque année, le premier dimanche du Carême nous place devant un étrange contraste : Jésus est conduit par l’Esprit au désert, et il y trouve le diable et la tentation. Mais qui donc est le Christ pour quitter la luxuriance du Jourdain et la foule qui y est venue voir et écouter le Baptiste, afin de se rendre au désert ? Pourquoi l’Esprit Saint le mène-t-il ainsi ? Qui donc est Dieu pour aller vers la tentation et vers le mal ? Le Salut que le Fils de Dieu est venu apporter dans la force de l’Esprit a eu un prix. Ce prix, ce fut de prendre notre condition humaine, toute notre condition humaine, dans toutes ses conséquences. Jésus, certes, ne courait pas tant vers la tentation que vers la victoire. Pourtant la victoire est passée par la tentation. Dieu est venu nous chercher jusqu’au cœur de la tentation puis de la mort. Sa Miséricorde n’a pas été chose facile.
Nous rêvons parfois d’une vie spirituelle, d’une vie dans l’Esprit Saint, qui nous conduirait plutôt vers les eaux du repos que dans l’aridité du désert. Nous préférerions qu’elle nous mène vers la douceur de la consolation plutôt que vers la brûlure de la tentation. Et pourtant ce chemin du combat que Jésus prend aujourd’hui est aussi le nôtre. L’Esprit nous conduit aussi au désert, et heureux seront ceux qui s’y laisseront conduire ! Toute vie spirituelle qui mène à une profonde délivrance du mal passe par le désert.
Jésus ouvre pour nous la route de la victoire, mais cette victoire doit passer par l’épreuve affrontée dans la force de l’Esprit. Notre glaive sera l’obéissance de la foie en la Parole de Dieu. Notre bouclier sera l’espérance dans la victoire déjà remportée par le Christ, dans la force de son Esprit que nous avons reçu. Notre force sera l’amour de Dieu et l’amour des hommes qui nous permettra de passer au-delà de tous les pièges de l’ennemi.
Recevoir la Miséricorde de Dieu est une grande grâce, mais ce n’est pas chose facile. Le Royaume de Dieu souffre violence, et ce sont les violents qui s’en emparent. Que votre ardeur à aimer nous mette au nombre de ces saints violents durant ce Carême.

Prière universelle : PU 1er dimanche de Carême C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus lutte-t-il contre la tentation ?

Comprendre sa foi :

Jésus affronte « toutes les formes de tentation » : que veut dire l’évangéliste, puisque apparemment Jésus a affronté seulement trois tentations ?

Vivre avec Jésus :

Contre quelle tentation est-ce que je désire porter mes efforts durant ce Carême ?

Baptême du Seigneur : Quand s’ouvre le ciel



Baptême du Seigneur C :
Luc 3, 15-22

Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.

Il est toujours bon d’être plongé dans la prière de Jésus. Saint Luc est très attentif à nous le présenter ainsi, à le contempler dans son rapport intime au Père, et il est en cela un maître. Voici la première fois qu’il nous montre Jésus en train de prier. Nous sommes après son baptême, et avant qu’il parte pour le désert. Moment très important, rapporté par les quatre évangélistes, et que certains appellent la vocation de Jésus. La prière dans laquelle nous allons être plongés avec lui, c’est l’Esprit Saint.
Jésus est homme comme tout le monde, pleinement homme, né d’une femme. Dans son humilité, il se joint au grand mouvement spirituel de conversion qui s’opère dans la mouvance de Jean, le Baptiste. Lui aussi s’avance, au milieu de tous, pour être plongé dans l’eau et dire à Dieu son désir de purification. Lui n’a pas besoin de purification. Mais nous avons besoin qu’il prie pour notre purification. Il vient accomplir sa mission de grand prêtre, d’intercesseur au milieu des hommes. C’est pourquoi le baptême le pousse à la prière. Comme Jean prenait l’eau pour la verser sur la tête de ceux qui s’avançaient vers Dieu, ainsi Jésus étend les mains afin d’implorer le Père de répandre l’Esprit sur ceux qui croiront en lui. Et il se trouve plongé le premier dans l’Esprit Saint.
Elle est belle, l’intimité de cette scène. Elle est mystérieuse, l’intimité de la prière. Nous pouvons un peu la mesurer à ses fruits : le don de l’Esprit, la Voix du Père reconnaissant et appelant son Fils, Unique entre tous. L’Esprit est donné à Jésus en vue du baptême dont il doit baptiser le monde. Il lui est donné pour lui, d’abord, pour qu’il accomplisse jusqu’au bout sa vocation de Sauveur, avant de retourner auprès du Père. Déjà sa mission est commencée : les Cieux se sont ouverts lorsqu’il s’est fait homme dans le sein de Marie à l’ombre de l’Esprit. Les Cieux viennent de s’ouvrir en réponse à sa prière, sa demande de l’Esprit. Bientôt sur la Croix il remettra cet Esprit au Père pour qu’il soit répandu sur l’Église au jour de la Pentecôte, et sur tous les baptisés, jusqu’à nous.
Laisserons-nous cette onction divine se répandre sur tous ceux qui nous côtoient ?

Prière universelle : PU-Noel-BaptêmeSgr–C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels liens unissent Jésus et le peuple dans cette histoire ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi cet épisode est-il important ? Qu’est-ce qu’il nous fait connaitre de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Et moi qui suis baptisé, est-ce que je prie comme Jésus pour que le monde entier reçoive l’Esprit Saint ?

4e Semaine de l’Avent : Tressaillir pour le Sauveur



4e semaine de l’Avent C :
Luc 1, 39-45

…l’enfant tressaillit en elle.

Une excitation toute particulière monte dans le cœur des enfants à l’approche de Noël. Un tressaillement intérieur les prend à chaque signe de préparation de la fête. Ils sont tout tendus par le désir de ce jour. Ils attendent le rassemblement de la famille. Ils attendent la paix de ces jours où tous font un effort pour qu’on soit bien ensemble. Ils attendent la fête, les lumières, promesse de bonheur simple. Ils attendent les cadeaux, signes d’amour.
Ainsi Jean, dans le ventre d’Élisabeth, est tendu par le désir de la venue du Seigneur. Il porte en lui toute la tension de l’Ancienne Alliance vers cet Avènement. Il trésaille au premier signe, et fait tressaillir aussi sa maman sous la même action de l’Esprit Saint. Le Prophète, dès le sein de sa mère, voit arriver le rassemblement des enfants de Dieu, il sent venir le Prince de la Paix, il aperçoit le premier rayon de la Lumière avant même que l’Aube se lève sur le monde, parce qu’il est en attente du grand Cadeau de Dieu, le Fils Unique qui vient pour se donner.
L’évangile nous invite à connaitre nous aussi ce tressaillement spirituel, à l’approche de Noël. L’Esprit Saint nous le fait peut-être connaitre directement, comme Jean. Il nous invite à le reconnaitre par le tressaillement de quelque chose en nous, de quelqu’un en nous, comme l’Église trésaille encore aujourd’hui avec ses prophètes qui voient poindre pour notre temps l’aurore du Salut.
Aujourd’hui encore, le Seigneur vient visiter son peuple. Heureux qui croira à l’accomplissement des paroles qui lui ont été dites de la part du Seigneur !

Prière universelle du quatrième dimanche de l’Avent : PU-dimAvent-C4

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Élisabeth est-elle remplie de l’Esprit Saint ?

Comprendre sa foi :

Qui peut être considéré comme une image de l’Église dans ce passage d’Évangile ?

Vivre avec Jésus :

Dans quel personnage puis-je me reconnaître ?

15e dimanche : Sur les chemins de Dieu



15e dimanche ordinaire B :
Marc 6, 7-13

Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.

Ce dimanche, les lectures de la messe continuent à scruter la vocation de prophète. Il ne s’agit plus de Jésus, mais des disciples, de nous. Les Douze ont eu leur « première fois » : un jour, il faut se lancer, c’est pareil pour tout. Un jour le chrétien est envoyé, et c’est le départ sur les chemins de Dieu. Ce doit être vrai pour chacun de nous.
La vocation de prophète, d’évangélisateur, est au fond assez simple : il faut suivre les chemins de Dieu. L’Esprit nous précède. Il s’agit de s’arrêter là où il est à l’œuvre, pour se mettre à son service, pour lui prêter sa voix, ses gestes. Si l’Esprit n’est pas reçu quelque part, il est inutile de se fatiguer en vain : on doit passer son chemin sans scrupules. On ne peut forcer personne à recevoir Dieu. Il suffit de laisser un signe, un témoignage : partir en secouant la poussière de ses pieds, c’est-à-dire manifester que toute communion est impossible si Dieu n’est pas accueilli. Manque de charité ? Intolérance ? Ou bien réalisme spirituel ?
Nous avons été baptisés dans l’Esprit, mettons-nous donc en quête de l’Esprit qui agit dans notre monde. Partons en chemin, comme si nous n’étions jamais parti encore. Nous avons la Bonne Nouvelle à annoncer. Laissons-nous surprendre, et certainement nous rencontrerons Dieu là où nous ne pensions pas le trouver.
Bonne Route !

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi un signe si fort envers ceux qui n’accueillent pas l’Esprit ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi ne peut-on et ne doit-on pas imposer aux autres d’accueillir l’Esprit ?

Vivre avec Jésus :

Me suis-je mis en route à l’appel de Jésus, ou est-ce que je fais la sourde oreille ?