Archives pour l'étiquette Esprit Saint

Trinité : au cœur du baptême



Dimanche de la Trinité :
Matthieu 28, 16-20

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé.

Nous sommes envoyés manifester au monde le Dieu Trinité. Il ne s’agit pas d’abord d’annoncer une vérité. Moins encore d’expliquer l’inexplicable de ce Dieu qui défie nos logiques mathématiques.
Baptiser au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, c’est mettre les hommes en relation avec le Dieu Amour.
Le Père qui nous a créés est présent à nous en tout ce que nous vivons. Il se réjouit de nos joies et compatit à nos détresses jusqu’à nous donner son Fils.
Le Fils est venu parmi nous, et il reste parmi nous jusqu’à la fin des temps. Il nous permet sans cesse de passer de la mort à la Vie grâce à l’Esprit qu’il nous transmet.
L’Esprit répandu dans nos cœurs vient nous faire vivre de la vie divine. Il nous transforme de l’intérieur pour nous reconduire vers le Père.
Ne cherchons pas à comprendre la Trinité.
Laissons-nous prendre par elle, comme à notre baptême
.

Prière universelle :

PU Trinité B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus nous donne une double mission : laquelle ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi chacune des deux parties de cette mission est-elle importante ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je une relation avec chacune des personnes de la Trinité ?

Pentecôte : Rayonner le Christ



Pentecôte B :
Jean 15, 26 … 16, 15

Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

Que veulent dire les langues de feu posées sur les Apôtres à la Pentecôte ? Peut-être peut-on penser qu’elles signifient simplement qu’ils sont devenus des personnes rayonnantes d’une lumière qui venait d’au-delà d’eux-mêmes ?
Qui se laisse traverser par la lumière de l’Esprit Saint laisse rayonner le Christ dans l’obscurité de ce monde. Ce n’est pas que l’on disparaisse devant Dieu, bien au contraire. En se laissant habiter par la lumière de Dieu, on devient ce pour quoi on est fait, comme un vitrail qui ne parvient à sa plénitude que lorsqu’il se laisse envahir par le soleil. On parvient à la vérité de ce que l’on est, car on se trouve envahi par la Vérité.
Nous qui sommes image de Dieu, nous ne pouvons devenir nous-mêmes qu’en laissant l’Esprit de Lumière, l’Esprit de Vérité, nous pénétrer totalement. Que cette Pentecôte fasse donc de nous des chrétiens rayonnants, des témoins rayonnants du Christ Lumière.

Prière universelle

PU Pentecôte B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

D’après ce texte, l’Esprit vient-il du Père ou du Fils ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi la réponse à la première question est-elle un peu difficile ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je laisse l’Esprit rayonner par tout mon être ?

6e semaine de Pâques : Aimez-vous !



6e dimanche de Pâques B :
Jean 15, 9-17

Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Le commandement du Christ est un cri. Il est le cri du Dieu qui veut le bonheur de l’homme. Dieu nous supplie de faire en sorte d’être heureux, car il nous a créés pour cela. Nous savons tous que l’amour est la source du bonheur : pourquoi alors avons-nous tant de peine à nous aimer les uns les autres ? Pourtant Dieu ne peut pas faire notre bonheur sans notre volonté d’aimer, car il ne veut pas violer notre liberté.
Dieu nous veut libres. Si le Christ donne ainsi un commandement pour que nous lui obéissions, ce n’est donc pas pour faire de nous des serviteurs, mais des amis. L’amour fait de nous les amis de Dieu. Il nous fait ressembler à Dieu, car il nous rend libre de donner notre vie pour rendre les autres heureux. Nous avons été créés pour cela, et nous ne parvenons à notre plénitude qu’en aimant.
Par la Résurrection, le Christ nous unit à lui. Le Ressuscité veut venir accomplir en nous ce commandement de nous aimer comme il nous a aimé. Il nous a choisi pour cela. Et il veut nous donner son Esprit d’amour.
Alors ouvrons nos cœurs : choisissons de tout faire pour aimer !

Prière universelle :

PU 6e dimanche de Pâques B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Que veut dire « demeurez dans mon amour » ? On peut le comprendre de différentes manières…

Comprendre sa foi :

Pourquoi l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont-ils inséparables  ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais ce que je peux pour accueillir l’amitié de Jésus ?

4ème dimanche de l’Avent : Annonciation



4e dimanche de l’Avent :
Lc 1, 26-38

L’Esprit Saint viendra sur toi

Voici que Dieu visite une jeune fille. C’est une jeune fille parmi tant d’autres. C’est une jeune fille choisie entre toutes. Elle est vierge, toute fraîche de jeunesse, promise en mariage, ouverte à la vie.
Comme tout son peuple, avec tout son peuple, elle était en attente. Elle attendait le Messie, la grande visite de son Dieu. Elle désirait de tout son être la venue du Bien-Aimé qui devait séduire et ramener l’humanité à l’obéissance de la Loi de Dieu. Elle espérait la réalisation du mystère de Salut annoncé par les prophètes. Elle priait pour qu’advienne le Règne du Seigneur.
Et voilà que tout cela vient s’accomplir par elle, en elle. Voilà que Dieu frappe à la porte de son cœur, et lui demande la permission d’entrer. De cette terre, il veut façonner un corps pour l’Homme Nouveau. Dans cette chair, il insuffle son Esprit Saint.
Dans la Parole accueillie, commence la Création nouvelle.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de l’Avent
PU Noël nuit
PU Noël jour

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Marie doute-t-elle, ou hésite-t-elle, lorsqu’elle dit : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme » ?

Comprendre sa foi :

Nous avons reçu l’Esprit Saint au baptême et à la confirmation, nous le recevons à la messe : que se passe-t-il alors ?

Vivre avec Jésus :

Dieu vient encore et nous appelle à son service : quel est le mien aujourd’hui ?

La prière est une source



La prière est une source

Émission enregistrée et diffusée par RCF (27 novembre – 1er décembre 2017)
Béatrice Soltner interroge son invité fr Benoit, sur la prière.

« Prier c’est avant tout contempler dans le silence. »

Pour Frère Benoit, moine à l’abbaye de Maylis, Dieu se révèle dans l’intériorité de notre cœur. Encore faut-il y demeurer…

« Pour parler de la prière, on utilise parfois l’image du poisson qui pour vivre doit circuler dans l’eau, lui qui, hors de son milieu, n’a pas beaucoup de chance de s’en sortir. Certes notre territoire n’est pas aquatique mais cette métaphore de l’océan peut nous parler à nous humains. L’évangile de Jean utilise une autre image : celle du sarment qui, en dehors de la vigne se dessèche et finit au feu (chapitre 15). »

À l’heure où beaucoup de nos contemporains sont en quête de spiritualité(s), redire que l’enjeu de la prière c’est de demeurer dans un environnement porteur, vivifiant, dynamisant. C’est se relier à une source qui nous dépasse et en dehors de laquelle, comme dit Jésus, nous ne pouvons rien faire. Prier c’est contempler celui qui est la vie, le Christ, et qui n’a de cesse de nous rendre plus vivants.

« Il y a toujours un fond de foi chez tout le monde : si vous le mettez en acte cela vous rapproche de Dieu »

Comment prier ?

« Nous ne savons pas prier comme il faut » dit saint Paul, « l’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. » (Rm 8, 26) Et puis il y a toute une tradition de prière qui nous précède et sur laquelle on peut s’appuyer. Frère Benoît est entré à l’abbaye Notre-Dame de Maylis guidé par le désir de prier, que Dieu soit à la première place. « Alors que dans la société il est relégué à la dernière place, si on lui laisse une place. » Ses journées sont rythmées par la prière. Avec un attachement particulier aux Psaumes. « J’avais le grand désir de passer ma vie à prier avec les Psaumes », des textes où il « trouve ce qu'[il veut] dire à Dieu » mieux qu’avec ses propres mots. Parce qu’il y a des mots qui aident à prier.

Qu’est-ce que la prière ?

Prier, c’est d’abord répondre à un appel que Dieu lance inlassablement. Dans la parabole de Luc, il est question d’un ami qui dérange un autre ami au cœur de la nuit. Cet homme qui nous réveille, c’est Dieu, dit Fr Benoît.

« C’est Dieu qui essaie constamment de réveiller l’humanité ; c’est Dieu qui conduit à la prière et qui invite fortement à la prière. »

« Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : « Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir. » Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : « Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose. » Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. » (Lc 11, 5-10)

La prière, un acte de foi

« La prière c’est l’acte premier de la foi. » Si on y réfléchit, il est étonnant de constater que dans le Nouveau Testament, Jésus ne critique jamais les apôtres pour leur manque d’amour mais pour leur manque de foi !

« Le premier lien avec Dieu c’est la foi, c’est ça surtout qu’il faut protéger, après l’amour viendra. »

Faut-il avoir la foi pour prier ?

« Je crois qu’il faut avoir la foi pour prier, sinon vous parlez dans le vide. » Mais chez certains la foi est plus explicite que chez d’autres. « Si votre enfant a un accident, forcément vous allez prier, que vous soyez croyant ou incroyant », a-t-on dit un jour à Fr Benoît.

« Il y a toujours un fond de foi chez tout le monde : si vous le mettez en acte cela vous rapproche de Dieu. »

Car l’acte de foi qu’est la prière permet « une rencontre avec quelqu’un de vivant ».

Dimanche de la Trinité : Au cœur de l’Amour



Trinité A :
Jean 3, 16-18

Dieu a tellement aimé le monde…

Les fêtes liturgiques nous renvoient habituellement à l’Histoire du Salut, et à son déploiement dans la vie des saints. Quelques fêtes dérogent cependant à cette règle, comme par exemple la solennité de la Trinité que nous célébrons ce dimanche après la Pentecôte. Nous sommes invités à méditer sur le mystère de Dieu au-delà de toute histoire, ou au cœur de toute histoire. Dans tous les cas, il s’agit d’amour, un amour éternel, un amour offert gratuitement, inconditionnel tout en invitant à la réponse, simplement parce qu’il est bon d’aimer et de donner à aimer.
On se complique parfois la vie avec la Trinité. Le mot lui-même, inhabituel, peut faire peur. On s’arrête sur des questions mathématiques qui nous rendent difficile l’articulation de l’unique et du multiple. Mais Dieu se situe au-delà, bien au-delà de ces considérations. Dieu est union d’amour dans une relation réciproque qui intègre parfaitement toute différence. Son unité est communion et non solitude, ouverture et non repli. Dieu est vie, une vie transmise pour être partagée, et rendue pour se recueillir dans l’unité. Et cette vie s’étend jusqu’à nous.
Les fêtes pascales nous ont permis de contempler l’action du Fils unique, envoyé par le Père pour aller jusqu’au bout de l’amour pour les hommes. La Pentecôte nous a rappelé que le don de l’Esprit Créateur est venu vivifier le monde pour nous permettre de croire au Mystère de notre Salut, de l’accueillir, d’y adhérer. A présent nous nous arrêtons pour prendre un peu de recul et admirer la beauté de l’harmonie divine. Laissons-nous saisir par le mystère et façonner par l’Amour. A son image, nous avons été créés.

Prière universelle :

PU Trinité A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les liens entre les trois lectures ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il important pour les hommes que Dieu ne soit pas solitaire ?

Vivre avec Jésus :

Dans le mystère de la Trinité, qu’est-ce qui m’aide à vivre ma foi ? Qu’est-ce qui m’est difficile ?

Pentecôte : Envelopper le monde de tendresse



Pentecôte A :
Jean 20, 19-23

« La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux

Avec l’évangile de ce dimanche de la Pentecôte, nous voici retournés au jour de la Résurrection. Jésus montre ses plaies, blessures mortelles infligées par la méchanceté et la folie des hommes coupés de leur relation au Père. Et il renoue cette relation en offrant sa paix, en dépit de toute haine et de toute lâcheté. Scène d’une grande tendresse : celui qui a été blessé à mort, renié, abandonné, revient pour souhaiter tout bien à ceux qu’il aime, ceux pour qui il a tout donné. Cette paix que Jésus offre n’est-elle pas la tendresse de l’Esprit Saint qui apaise toute relation ?
Après la violence de la passion et de la mort, la douceur de l’œuvre de vie qui éclate dans la résurrection du Christ va se répandre par l’Église sur l’humanité entière. C’est le mystère de notre Salut qui continue. Le péché en sa racine est opposition, démence, éclatement, violence, division. Le mystère du Christ, qui se perpétue dans le don de l’Esprit reçu du Père, est au contraire main tendue, sagesse, réunion, amour, communion retrouvée entre Dieu et l’homme, avec l’espérance que cela s’étende à tous les hommes. Car comme le Fils de Dieu nous donne en partage l’Esprit qu’il a reçu du Père, ainsi il demande à ses disciples de le transmettre à tous les hommes.
Chaque chrétien a été recréé par le souffle de Dieu, par l’Esprit Saint reçu au baptême. Tous ensemble, nous formons le Corps du Christ. Nous sommes appelés parfois à annoncer l’amour de Dieu aux hommes qui sont loin de lui ; d’autres fois à endurer la passion en répondant à la haine par l’amour ; d’autres fois encore à témoigner de la tendresse du Père, à être les bras de Dieu qui embrassent l’humanité pour lui apporter la paix.

Prière universelle :

PU Pentecôte A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les différences et les similitudes entre les trois lectures ?

Comprendre sa foi :

Comment chaque lecture aide-t-elle à comprendre ce qu’est la Pentecôte ?

Vivre avec Jésus :

Quel aspect de la Pentecôte me touche le plus ?

7e Semaine de Pâques : Serviteurs de la gloire de Dieu



7e dimanche de Pâques A :
Jean 17, 1-11

Je suis glorifié en eux.

L’Ascension nous a fait contempler le Christ montant auprès du Père. Avec l’évangile de ce 7e dimanche de Pâques, nous voici comme introduits dans l’intimité trinitaire. Jésus demande au Père la gloire après qui l’ait glorifié en lui obéissant sur la terre. Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce un échange de bons services pour se flatter mutuellement ? Comment comprendre cette « glorification » ? Jésus a accompli l’œuvre que le Père lui avait demandé, il lui a obéi, il a adhéré totalement à son projet, en dépit du rejet des hommes. Et quel était ce projet ? « J’ai manifesté ton nom aux hommes » : il a fait connaitre le vrai visage du Père aux hommes qui s’étaient éloignés de lui. En révélant le Père, le Christ a retourné, a converti les hommes vers lui : « ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. »
De ce mystère, nous sommes les grands bénéficiaires, nous qui avons reçu la parole du Christ, nous qui avons reconnu qu’elle est parole de Dieu. La vie éternelle nous a été donnée en partage, puisque nous connaissons le Christ comme Fils unique de Dieu, puisque nous reconnaissons qu’il nous unit à lui : « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » C’est l’Esprit Saint, que nous désirons particulièrement en ces jours, qui accomplit cela en nous.
Ce don est aussi une mission. Comme Jésus a glorifié le Père, le Père nous appelle à glorifier son Fils en faisant connaitre son nom aux hommes, afin que le monde croie que le Père l’a envoyé. C’est pourquoi le Fils prie pour nous auprès du Père afin que nous accomplissions notre mission dans le monde comme il a accompli la sienne : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
C’est cela que nous vivons en plénitude avec le Christ lorsque, au coeur de l’Eucharistie, par lui avec lui et en lui, à Dieu le Père tout puissant, dans l’unité du Saint Esprit, nous offrons tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles.

Prière universelle :

PU 7e dimanche de Pâques A

4e dimanche de l’Avent : Accueillir Celui qui vient



4e dimanche de l’Avent A :
Matthieu 1, 18-24

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint »

Cette annonciation à Joseph est simple, mais ne se laisse pas facilement appréhender. On aimerait en savoir un peu plus de ce qui se passe. Que craignait Joseph ? De quoi le Seigneur a-t-il dû le rassurer dans sa prière ? Avait-il quelque soupçon à propos de Marie ? Ou bien était-il effrayé à l’idée d’accueillir chez lui Marie qui portait un enfant venant de Dieu seul ? Reculait-il devant la Loi, ou devant le Mystère de Dieu ? Au fond, quelle était sa justice : celle d’un respect du règlement, ou celle de l’obéissance au Juste ?
Joseph, parce qu’il est ajusté à son Dieu, a compris que cet enfant est de Dieu, cet enfant déjà accueilli par son épouse. S’il ne veut pas dénoncer Marie, c’est qu’il n’y a pas lieu d’agir ainsi. S’il a formé le projet de la renvoyer, c’est sans doute qu’il tremble, qu’il ne se sent pas à la hauteur de la vocation de Marie, qu’il ne se sent pas à sa place auprès d’elle, comme père de cet enfant venu d’En-haut. Il est bien conscient que la vocation de veiller sur Marie ne lui appartient pas, mais ne revient à Dieu. Et effectivement, Dieu aurait fort bien pu se passer de Joseph, et s’occuper de Marie.
Pourtant, Dieu veut avoir besoin de ce fils de David. Il veut que ce soit lui qui lui donne son nom d’homme, et qu’il se trouve responsable de veiller sur Marie et Jésus. Le Père connaît l’obéissance de son fils Joseph, et il sait qu’ainsi il sera un bon père adoptif pour accompagner l’humanité fragile de son Fils éternel.
Accueillir Celui qui vient ne va de soi pour personne. Dieu nous déboussole. Tous les acteurs qui entourent la venue du Fils de Dieu dans notre chair sont comme pris à contre-pied. Ils mettent leur foi dans la Parole de Dieu, dans cet enfant venu accomplir les Écritures. Qu’il en soit de même dans toutes nos vocations.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de l’Avent A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Joseph est appelé « fils de David » : pourquoi est-ce important ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Joseph doit-il donner le nom de Jésus, alors qu’Isaïe avait annoncé « Emmanuel » ? Que signifient ces noms pour notre foi ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je cherche à être ajusté à Dieu, et est-ce que je médite les Écritures, pour reconnaitre les appels de Dieu ?

2e dimanche de l’Avent : Qui est Celui qui vient ?



2e dimanche de l’Avent A :
Matthieu 3, 1-12

Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.

Qui est donc Celui qui vient, celui que nous attendons durant ce temps de l’Avent ? L’évangile et la première lecture de ce dimanche semblent nous en dresser deux portraits apparemment bien différents. Deux grands prophètes ont deux visions que l’on concilie difficilement. L’annonce du farouche Jean Baptiste, l’homme du désert, est pour le moins musclée. Pour pousser à la conversion, il annonce colère et jugement par le feu. Celle d’Isaïe, citadin lettré, est plus souriante. Il donne le goût de Dieu, et la nostalgie d’un royaume de justice et de paix cosmique. Alors, qu’attendons-nous, qui espérons-nous ?
Il y a tout de même un élément essentiel qui relie l’un et l’autre message : l’Esprit du Seigneur, l’Esprit Saint. Dieu vient visiter son peuple par l’intermédiaire d’un homme sur qui repose son Esprit. Et c’est la présence de cet Esprit qui est essentielle, non les mots et les représentations de celui qui prépare sa venue. Car nos lèvres humaines ne peuvent que balbutier quand il s’agit de parler de l’intervention de Dieu.
Un autre élément est commun aux deux messages : cet homme rempli de l’Esprit de Dieu vient pour un jugement, pour un discernement entre le bien et le mal. Le méchant, celui qui a refusé de porter un fruit de vie, ira à la mort qu’il a laissée se propager dans son cœur. L’homme bon vivra dans les greniers du Seigneur, sur sa montagne sainte, selon l’Esprit de Celui qui vient. Ce jugement n’a rien d’arbitraire, il ne s’oppose pas a priori à qui que ce soit. Il est le jugement du Salut, la promesse de la délivrance du mal, l’ouverture d’un chemin vers la vie éternelle.
Nous autres chrétiens avons reçu cet Esprit du Christ pour en vivre et le transmettre. Rappelons-nous en ces jours qu’il est un Esprit de conversion, qu’il nous est donné pour que nous nous détournions de tout mal et fassions le bien. C’est juste notre « oui » que Dieu vient mendier, l’ouverture de la porte de notre cœur, afin que sa Parole résonne dans nos déserts, cette Parole qui porte avec elle toute harmonie. Dieu a encore besoin de prophètes pour que les nations puissent entendre l’appel du Seigneur, y répondre, et lui rendre gloire.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de l’Avent A
PU 8 décembre Immaculée conception de Marie

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels éléments rapprochent Isaïe et Jean-Baptiste ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi le message de Jean Baptiste semble-t-il si différent de celui d’Isaïe ?

Vivre avec Jésus :

Pour moi, qui est Celui qui vient ?