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RCF à Maylis, les moines à la radio



croix sur lever de soleil

Les moines à la radio, grâce à RCF

Equipe RCF devant la voitureDurant les derniers jours de la Semaine Sainte, la Radio Chrétienne Francophone est venue nous visiter, et nous a invités sur ses ondes (demandez le programme !). Le chant de notre office a été retransmis à partir des Laudes du Jeudi Saint, et jusqu’à la messe du Dimanche de Pâques. Vous pourrez le retrouver sur la page de notre site Écouter un office.

B. Soltner et Véronique Alzieux déposent les intentions de prière au pied de la croix
Intentions de prière déposées au pied de la Croix

Des milliers de personnes à travers la France ont ainsi pu prier avec nous et suivre tout ou partie de notre prière en ces jours denses.

moine priant à genoux
Au travail !

RCF proposait d’envoyer des intentions de prière par leur site internet. Des centaines nous sont arrivées, qui nous procurent du travail d’intercession pour toute l’année !

Mais ce n’est pas tout…

Tant qu’ils étaient là, et qu’ils avaient les moines sous la main, les membres de l’équipe de RCF (toujours le sourire aux lèvres, que c’est agréable !) en ont profité pour nous interroger sur notre vie monastique. Ainsi, beaucoup d’entre nous sommes passés à l’antenne, interrogés avec grande liberté et beaucoup de délicatesse par Béatrice Soltner et Véronique Alzieux. Nous avons pu ouvrir notre cœur en toute confiance et offrir quelques aperçus sur ce qui nous fait vivre.
Ce regard sur la vie aura peut-être été nouveau pour beaucoup. Qu’il puisse apporter un peu de joie pour la partager avec l’entourage !

Les sujets abordés ont été d’ordres divers :

  • des introductions à ce que nous vivions en ces jours
  • des aperçus sur différents aspects de notre vie
  • des témoignages de personnes fréquentant notre communauté.

Vous pourrez tout retrouver en écoutant ci-dessous ces interventions assez brèves (les plus longues durent 12 minutes).

Tout cela donne une sorte de présentation audio de notre communauté de Maylis. Car au-delà du contenu de ces interviews, ce sont aussi les personnalités des frères qui se sont exprimées et ont été ressenties à l’antenne. Ainsi, les auditeurs ont pu goûter à la diversité d’une communauté monastique, et peut-être apprécier la palette très colorée de nos différents styles. Comme chacun sait, il faut beaucoup de couleurs pour peindre un beau tableau !

Écouter les interviews

Voici donc, rien que pour vous, une possibilité d’écouter ou de réécouter ces témoignages !

Introductions aux Jours Saints

Jeudi Saint, avec fr Cyril :

Vivre le Vendredi Saint, avec fr Cyril :

Samedi Saint, avec fr Vianney :

Dimanche de Pâques, avec fr Cyril :

Aperçus sur notre vie monastique

Fr Colomban, le moine au travail :

Fr Vincent, le moine, homme rythmé :

Fr Raphaël, la joie de servir :

Fr Vianney, la prière du moine, facile ?

Fr Joseph, le souffle de l’agro-écologie :

Fr Antoine, au cœur de la fraternité communautaire :

Fr Oliveto, coupé du monde ?

Fr Benoit, proposer l’accueil spirituel :

Fr Antoine, les moines et les personnes de la rue :

Fr Benoît, dans le combat spirituel :

Fr Patrick, le moine face à la mort :

P. Abbé, le secret du pardon :

Fr Cyril, maître de chant et de liturgie :

Fr Théophane, dans la nuit… :

P. abbé, l’autorité :

Fr Jean de la Croix, un silence habité :

Fr. Vincent, indissociablement moine et peintre :

Fr Joseph, La joie de Pâques:

Témoignages de nos hôtes

Être laïc et venir à l’abbaye, avec Élisabeth et Thierry :

Les voisins agriculteurs de l’abbaye, avec Pierre et fr Joseph :

La communauté Ecclesiola, avec Pascal et Paul :

Merci à tous !

Equipe RCF à Maylis
Merci à l’équipe !

5e Semaine de Carême : Derrière la Croix, la lumière



5e dimanche de carême B :
Jean 12, 20-23

Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes

Ce dimanche, Jésus est bouleversé à l’approche de sa Passion et de sa mort. Il sait que son heure est arrivée, que la souffrance l’attend. Il sait qu’il doit passer par le grand non-sens de la condition humaine : la destruction du corps. Lui, le Fils de l’Homme, a connu le tremblement de tout son être face à ce scandale. Lui, le Fils de Dieu qui par amour s’est abaissé jusqu’à nous, a connu ces ténèbres où nous vivons.
Pourtant il a choisi d’obéir au Père jusqu’au bout, et d’affronter ces ténèbres. Il a choisi de croire qu’il ne serait pas abandonné à la mort. Il a choisi d’aimer pour montrer que la vie est plus forte que la mort et la haine. Il a choisi de manifester la gloire de Dieu en passant par la porte paradoxale de la Croix. Là est la vraie gloire : son amour plus fort que toute haine qui le justifie et qui rend juste avec lui toute l’humanité. Les ténèbres de la haine n’ont pas le dernier mot.
Jésus sera élevé sur la croix. Il sera exalté dans la gloire de Dieu. Il règne à jamais et attire à lui les hommes. Que celui qui désire le servir et le suivre offre sa vie pour Dieu et pour le monde. La voie de l’obéissance de l’amour est le chemin de la glorification en Dieu. Qui l’empruntera, humblement, à la suite du Christ, deviendra lumière et attirera à Dieu ceux qui l’entourent.

Prière universelle

PU 5e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

L’image du grain de blé tombé en terre est très riche : en quoi dit-elle bien ce que vit Jésus ?

Comprendre sa foi :

Jésus a-t-il vraiment eu peur de souffrir sa passion, puisqu’il était Dieu ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je vraiment le désir de suivre le Christ et de donner ma vie ?

22e dimanche : À la suite du Christ



22e dimanche ordinaire A :
Matthieu 16, 21-27

Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

La réprobation, la condamnation, et la mort de Jésus, le juste, sont un scandale non seulement pour Pierre qui vient de le proclamer Messie, du fils du Dieu vivant, mais pour tout homme. La souffrance est intolérable, elle est inhumaine. On en refuse l’évidence, on la rejette, on la nie parfois, pour se protéger. De fait, l’homme n’a pas été fait pour souffrir, ni pour mourir. De tout son être, il a été créé pour la vie, l’abondance de vie. La violence est contraire à sa nature. Pourtant, dans l’état actuel où se trouve l’homme, elle est incontournable.
La pensée divine de Jésus nous manifeste la manière d’envisager cette situation. Le Christ réprouve vigoureusement la tentation que lui présente Pierre, selon notre pensée humaine, d’éviter la souffrance, de se boucher les yeux sur la réalité des conséquences du péché. Il s’agit pour lui de passer à travers, d’aller au-delà. La passion n’est pas annoncée sans la résurrection, la mort n’est pas envisagée sans la victoire de la vie, la condamnation injuste par les hommes, par le péché, n’est pas affrontée sans l’assurance de la justification par le Père.
Nous sommes invités à marcher à la suite du Christ. Il ne nous épargnera pas la souffrance, ni l’injustice, ni la mort. C’est le chemin qu’il a emprunté. C’est le chemin de tout homme ici-bas. Dieu n’a pas voulu l’éliminer, mais le transformer. Il assume ainsi la faiblesse de la liberté de l’homme, jusqu’en ces ultimes conséquences, pour que cette faiblesse même devienne une voie de vie. La vraie mesure de la vie apparait alors. Elle n’est pas à gagner au-dehors, mais à laisser fructifier au-dedans. Au-dehors, le feu détruit tout. Au-dedans, le feu de l’amour peut se révéler plus dévorant encore, mais pour apporter chaleur, lumière, énergie, vie, et conduire au-delà de tout obstacle, vers la gloire du Père.

Prière universelle :

PU 22e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment le prohpète Jérémie, dans la première lecture, est-il une image du Christ ?

Comprendre sa foi :

Selon l’évangile, comment comprendre Paul qui parle de s’offrir « en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu » ?

Vivre avec Jésus :

Peut-être pourrais-je prendre le temps de sentir en moi le feu de l’Esprit Saint ?

2e Semaine de Pâques : Dans la peau de Thomas



2e dimanche de Pâques A :
Jean 20, 19-31

Jésus vint, et il était là au milieu d’eux

La mort était effrayante. La résurrection l’était peut-être un peu aussi…
Thomas a refusé de croire sur parole les autres disciples pour que nous puissions croire avec lui. Il est assez facile de se reconnaître dans l’incrédulité de Thomas, mais plus difficile de communier à sa foi. Pourtant c’est non seulement pour lui, mais aussi pour nous qu’il a vu et qu’il a été invité à toucher le Ressuscité. Il ne semble d’ailleurs pas qu’il ait eu besoin de le toucher. Du moins ce n’est pas précisé. Son acte de foi jaillit à la parole du Christ, à la voix du Sauveur. Il est converti par la relation renouée avec son Seigneur.
Il ne s’agissait pas tant pour Thomas de toucher le Corps ressuscité du Christ que d’être touché par le Christ ressuscité. Il n’avait pas besoin d’une preuve scientifique, de pouvoir mettre la main sur un objet, mais de rencontrer de nouveau une personne, d’accueillir différemment son Seigneur, de passer à une relation plus profonde, plus intime, intérieure. Thomas pensait vérifier que Jésus était revenu d’entre les morts comme Lazare. Mais il a reconnu que la réalité de cette résurrection était autre, beaucoup plus fondamentale. Jésus n’est pas seulement revenu d’entre les morts. Sur lui la mort, pourtant encore inscrite dans sa chair par les plaies, n’a eu aucun pouvoir. C’est pourquoi il le reconnait Dieu vivant, vainqueur de la mort.
Si désirons être dans la peau de Thomas, mettons-nous y jusqu’au bout. L’apôtre n’a pas seulement été incrédule, il a désiré la rencontre. Il n’a pas seulement été sourd à la parole de ses frères, il a aussi ouvert son cœur à la venue du ressuscité. Il n’a pas seulement été absent de la communion de l’Église, il l’a rejointe le dimanche suivant pour être au rendez-vous fixé par le Ressuscité et pouvoir être touché par son Seigneur et son Dieu. Qu’il en soit ainsi pour nous dans l’Eucharistie.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de Pâques 2017

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les gestes de Jésus ? Quelles sensations des Apôtres ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que ce texte nous enseigne sur la foi ?

Vivre avec Jésus :

Pouvons-nous voir les mains et le côté du Corps ressuscité de Jésus ? Pouvons-nous les toucher ?

5e semaine de Carême : Sortez de vos morts !



5e dimanche de Carême A :
Jean 11, 1-45

Jésus dit : « Enlevez la pierre. »

Jésus lance une sorte de défi au bon sens. Marthe, par sa réaction, traduit sans doute la pensée de beaucoup. Elle avait pourtant confessé sa foi. On aurait pu imaginer une scène spectaculaire où Jésus montre sa puissance en faisant rouler la pierre toute seule. Non, il ne va pas au-delà de ce qu’il doit accomplir : la libération de la mort, le renouvellement de la vie. Tout le reste est lieu d’une mise en acte de la foi pour les protagonistes.
Il appelle à la foi ceux qui sont présents autour du tombeau de Lazare. Plus que cela, il les appelle à s’engager dans le processus de résurrection. Ils sont invités à accompagner cette vie nouvelle, à lui permettre de sortir au grand jour, de s’épanouir. Même Lazare est mis à contribution, puisque la liberté de vivre lui a été rendue : bien que serré de bandelettes, encombré des reliquats de sa mort, il se déplace, et choisit de revenir à la vie, d’aller vers les vivants.
Dieu, par la voix du prophète Ézéchiel, avait promis d’ouvrir nos tombeaux. Il l’a fait pour Lazare. Il l’a fait pour le Christ. Il désire le faire pour nous. Nous avons tous des zones de mort en nous : ça ne bouge plus dans notre cœur, ou dans notre psychologie, ou même dans notre corps. On ignore ces morts, volontairement ou non. Elles restent dans la nuit. Elles sont un poids qui nous ferme sur nous-mêmes. Ce n’est pas parce que Dieu ne nous aime pas qu’il nous laisse parfois mourir, comme son ami Lazare. Il désire nous rendre la vie et montrer ainsi sa gloire, c’est-à-dire son amour pour l’homme.
Christ veut nous libérer de nos enfermements. Il veut que nous vivions pleinement. Il en fait le don à qui croit et se laisse changer. Mais il nous laisse rouler la pierre quand tout semble déjà fichu. Il nous laisse libre de recevoir ses dons. Heureux qui s’ouvre à l’action de l’Esprit et sort de ses tombeaux !

Prière universelle :

PU 5e dimanche de Carême A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Que dit Jésus de lui-même ? Que comprend Marthe ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus a-t-il fait ce miracle ? Quel est le message essentiel ?

Vivre avec Jésus :

Quel tombeau de mon cœur ai-je besoin de présenter au Seigneur ? Quelle pierre m’invite-t-il à rouler ?

10e dimanche : Jeune homme, lève-toi !



10e dimanche ordinaire C :
Luc 7, 11-17

Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.

Jésus a compassion de cette femme veuve et ressuscite son fils unique: gratuité du don de Dieu, pure miséricorde et attention pour cette maman qui n’a rien demandé, qui a seulement pleuré. Dieu connait nos misères, les fardeaux de nos tristesses, et il les prend en pitié. Pourquoi Dieu n’accomplit-il pas de telles actions gratuites plus souvent ? Nous aimerions qu’il passe sur nos routes, qu’il s’arrête à nos portes quand nous frappent tant de malheurs, les maladies physiques ou psychiques, les accidents, les coups durs de toutes sortes. Il est bien là pourtant, au cœur de nos détresses, lui qui n’a pas épargné son Fils unique, mais qui l’a livré pour nous. Mystère des dons cachés de Dieu, que nous ne voyons pas pour la plupart, parce que nous ne pouvons pas ou ne savons pas les voir.
Ce n’est pas du fils raflé en sa jeunesse que Jésus a compassion, mais de sa mère. Elle reste seule, au moment où son seul espoir de soutien est devenu un jeune homme capable de travailler et à son tour de s’occuper d’elle, alors qu’elle entre peut-être dans la vieillesse. Son fils est couché et, à vues humaines, il ne se relèvera plus. Nous avons ainsi bien des jeunes hommes ou jeunes femmes autour de nous qui sont comme morts, qui n’arrivent pas à se lancer dans l’existence, à se mettre debout pour prendre part à la transmission de la vie. Nous connaissons beaucoup de parents qui aimeraient voir leur enfant devenu adulte se relever. Sommes-nous pris de pitié pour eux tous ? Nous penchons-nous sur les brancards pour dire, au Nom du Christ, un mot qui pourra remettre debout ?
A la voix de Jésus, le fils se lève et parle, probablement balbutiant, à la sortie de ce profond sommeil. Mais le simple fait de sa voix est annonce de la Bonne Nouvelle de la Résurrection, du Christ lui-même. L’Esprit de vie est là. C’est pourquoi les gens glorifient Dieu. Nous qui sommes vivants, nous laissons-nous l’Esprit relever nos morts ? Ouvrons-nous les lèvres pour que se manifeste l’action de grâce devant ces petites merveilles ?

Prière universelle :

PU 10e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment expliquer l’exclamation de la foule, la reconnaissance de Jésus comme Prophète ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que ce texte révèle de la mission de prophète, et donc de notre mission de baptisés ?

Vivre avec Jésus :

Que pourrais-je faire pour vivre plus, pour vivre mieux, pour répondre à l’invitation de Jésus ?