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Fête-Dieu : Accueillir en soi la Vie



Fête-Dieu A :
Jean 6, 51-58

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

Ce dimanche célèbre le mystère du St Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur. La plus importante fête de l’Eucharistie est le Jeudi Saint, au cœur de la célébration totale du mystère de Pâques. Le Christ offre le signe, le mémorial du don total de sa vie au Père, afin que nous agissions de même les uns envers les autres, et tous ensemble pour le monde, unis au Christ. La Fête-Dieu porte nos regards vers une autre dimension, car les circonstances liturgiques sont bien différentes.
Le cycle pascal s’est entièrement accompli avec la Pentecôte. Le temps dit « Ordinaire » est revenu. Dimanche dernier nous avons contemplé la Trinité. Sa vie interne avait été particulièrement manifestée durant le mystère pascal, mais il était bon de prendre plus de recul, de s’arrêter un peu comme pour regarder l’horizon de plus loin. C’est ce que nous faisons aussi ce dimanche avec l’Eucharistie. Liturgiquement éloignés maintenant du drame de Pâques, ayant médité la mort et la résurrection du Christ, puis son exaltation à la droite du Père et le don de l’Esprit, nous nous retournons un peu en arrière, et posément nous méditons de nouveau sur la dernière Cène, à laquelle nous renvoie chaque Eucharistie.
Avec l’enseignement de Jésus dans l’évangile selon St Jean, nous sommes invités à contempler et vivre l’Eucharistie comme le lieu de notre adhésion vitale au Christ. Le Christ est mort et ressuscité pour nous, et il nous a donné l’Esprit pour que nous puissions le choisir en toute liberté. Il nous a libérés de la servitude du péché et de la mort pour que nous adhérions à lui avec tout notre être. S’avancer vers l’Eucharistie, y reconnaître la chair et le sang du Christ, la recevoir en ses mains et dire « amen » à sa venue en nous, manger ce Pain de vie et nous offrir au Ressuscité comme demeure : autant de gestes pour se donner à Dieu dans sa chair comme dans son cœur. Une vie nouvelle nous est offerte, une vie qui n’aura pas de fin. A nous de la nourrir pour l’entretenir et la faire grandir. A nous aussi de la transmettre en laissant le Ressuscité agir en nous et par nous.

Prière universelle :

PU Fête-Dieu A
PU Sacré Coeur A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels liens peut-on faire entre la manne du désert et l’Eucharistie ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi la messe est-elle « source et sommet de la vie de l’Église » ?

Vivre avec Jésus :

L’Eucharistie est-elle un élément vital de ma vie spirituelle ?

7e Semaine de Pâques : Serviteurs de la gloire de Dieu



7e dimanche de Pâques A :
Jean 17, 1-11

Je suis glorifié en eux.

L’Ascension nous a fait contempler le Christ montant auprès du Père. Avec l’évangile de ce 7e dimanche de Pâques, nous voici comme introduits dans l’intimité trinitaire. Jésus demande au Père la gloire après l’avoir glorifié en lui obéissant sur la terre. Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce un échange de bons services pour se flatter mutuellement ? Comment comprendre cette « glorification » ? Jésus a accompli l’œuvre que le Père lui avait demandé, il lui a obéi, il a adhéré totalement à son projet, en dépit du rejet des hommes. Et quel était ce projet ? « J’ai manifesté ton nom aux hommes » : il a fait connaître le vrai visage du Père aux hommes qui s’étaient éloignés de lui. En révélant le Père, le Christ a retourné, a converti les hommes vers lui : « ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. »
De ce mystère, nous sommes les grands bénéficiaires, nous qui avons reçu la parole du Christ, nous qui avons reconnu qu’elle est parole de Dieu. La vie éternelle nous a été donnée en partage, puisque nous connaissons le Christ comme Fils unique de Dieu, puisque nous reconnaissons qu’il nous unit à lui : « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » C’est l’Esprit Saint, que nous désirons particulièrement en ces jours, qui accomplit cela en nous.
Ce don est aussi une mission. Comme Jésus a glorifié le Père, le Père nous appelle à glorifier son Fils en faisant connaître son nom aux hommes, afin que le monde croie que le Père l’a envoyé. C’est pourquoi le Fils prie pour nous auprès du Père afin que nous accomplissions notre mission dans le monde comme il a accompli la sienne : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
C’est cela que nous vivons en plénitude avec le Christ lorsque, au cœur de l’Eucharistie, par lui avec lui et en lui, à Dieu le Père tout puissant, dans l’unité du Saint Esprit, nous offrons tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles.

Prière universelle :

PU 7e dimanche de Pâques A

Ascension : L’humanité à la droite du Père



Ascension A :
Actes 1, 1-11

Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.

Comment comprendre cette solennité de l’Ascension ? Est-ce seulement l’ultime fait de la présence corporelle de Jésus sur cette terre ? S’agit-il seulement de finir en beauté et dans le mystère les 40 jours d’apparition après la Résurrection ?
La lecture du début du livre des Actes des Apôtres nous donne quelques pistes pour méditer sur ce qui nous est révélé

La glorification du Christ

St Luc, qui a écrit les Actes des Apôtres, nous rapporte un événement avec la précision d’un historien. Nous sommes 40 jours après Pâques, durée très symbolique durant laquelle Jésus s’est montré vivant à ses disciples. Il a pu leur permettre de bien comprendre que c’est lui-même qui est mort sur la croix et qui a été mis au tombeau, puis qui est revenu à leur rencontre, vivant. Il leur a fait constater que tout son être est vivant, y compris son corps. Pour la première fois, la mort n’a donc pas eu de prise sur l’humanité. L’antique malédiction due au péché des origines a été mise en échec. La mort n’a plus le dernier mot.
Durant toute cette période, Jésus a enseigné ses disciples. Mais manifestement ils n’ont pas encore compris ce qui allait se passer ensuite : ils attendent encore son règne sur terre. C’est alors qu’ayant donné les dernières consignes à ses disciples, il s’élève vers le ciel et disparait dans une nuée. La nuée est le signe de Dieu dans l’Ancien Testament, et c’est sans doute ainsi que les disciples l’interprètent : Jésus retourne à Dieu. Il y retourne dans son humanité complète, avec son corps. Paul nous apprend un peu plus ce qui se passe : le Christ va s’asseoir à la droite de Dieu. Et avec lui, en lui, c’est toute l’humanité qui est glorifiée. Pour être Fils de Dieu à la droite du Père, il n’en reste pas moins totalement homme comme nous.
L’élévation au-dessus de tous les cieux dit aussi le pouvoir qui lui est donné. Exalté dans la gloire, il surpasse toutes les forces. Il n’y a plus de place pour quelque superstition que ce soit : puissances telluriques ou astrales, démons et fantômes en tous genres, tout cela ne peut plus être considéré comme quelque chose par les disciples du Christ. Il domine tout l’univers. Il est manifesté comme celui qui régit toute la Création, visible et invisible, tout lui est soumis.

Poursuivre la mission du Christ

Jésus laisse une mission à ses disciples. Remarquons qu’elle parait disproportionnée pour cette poignée de galiléens, marins d’eau douce pour la plupart. Si valeureux étaient-ils, ils n’étaient pas des puissants de ce monde. Ils avaient eu un peu de mal à suivre Jésus durant trois ans, ils l’avaient presque tous quittés au moment de sa passion, ils étaient enfermés par peur des autorités juives au moment de la résurrection… Ils ne se sentaient probablement pas très capables d’être les témoins de leur maître bien-aimé jusqu’aux extrémités de la terre. Déjà qu’il serait probablement difficile de l’être dans leur propre contrée !
Pourtant ils reçoivent bien cette mission de Jésus. Ils reçoivent sa confiance. Et nous la recevons avec eux, car leur envoi est aussi le nôtre. Nous avons la chance de savoir que la souffrance et la mort n’ont plus le dernier mot, que l’humanité a été glorifié à la droite de Dieu le Père, que le Christ règne sur toute la Création visible et invisible et qu’aucune force obscure n’est plus à craindre. Cette bonne nouvelle est à annoncer à tous, partout, et toujours. Elle est à manifester par nos paroles, bien sûr, mais aussi par toute notre vie, comme le Christ.

Attendre la réalisation de la Promesse

Une double promesse est offerte aux disciples, ou une promesse à deux aspects, l’un proche et l’autre plus lointain : la venue de l’Esprit Saint et le retour du Christ. Il s’agit au fond d’un unique mystère. Christ s’en va pour revenir autrement. Il reviendra d’abord en faisant le don de l’Esprit Saint, son Esprit, avec qui il est un. Les disciples ont côtoyé Jésus, ils ont marché à ses côtés, ils ont appris à le connaître mais sans y arriver vraiment. Désormais le Christ les invite à désirer le connaitre de l’intérieur. Il leur promet qu’ils vivront de sa vie, cette vie sur laquelle les puissances des ténèbres n’ont pas de prise. Sa force va venir en eux. C’est l’Esprit qui le guidera désormais dans leur mission jusqu’aux extrémités de la terre.
La deuxième phase de la promesse se réalisera plus tard. Ce sont les anges qui l’annoncent aux disciples. Le Fils de Dieu reviendra dans sa chair, d’auprès de Dieu le Père, pour nous prendre tous ensemble avec lui. Dès maintenant nous sommes les membres de son Corps. Mais déjà la promesse du Salut définitif nous est donnée, et cette espérance de la fin des temps peut transformer notre vie.

Bonne fête de l’Ascension !

Prière universelle :

PU Ascension A

3e Semaine de Pâques : Sur la route



3e dimanche de Pâques A :
Luc 24, 13-35

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.

Déception. Tristesse. Désespoir. Blessure. Dépression. Les deux disciples broient du noir, et il y a de quoi. Ils espéraient, et tout s’est subitement écroulé. Le témoignage et la vision des femmes n’arrange rien. Ce n’est pas qu’ils les rejettent, mais simplement ils demandent vérification, et ils ne l’ont pas. Ils ont le cœur brisé par les souvenirs de cette Pâque qui a tourné au cauchemar. Pourquoi partent-ils de Jérusalem ? Était-ce prévu ? Fuient-ils ? En tout cas ils continent leur chemin, ensemble, en frères qu’ils sont devenus grâce à ce Jésus qui avait soulevé leurs espoirs.
Peut-être est-ce parce qu’ils sont réunis au nom de Jésus, et encore habités par le souvenir de sa compagnie, que le Ressuscité peut venir leur rendre visite et se rendre réellement présent. Il répond à leur désir profond, ce désir qui n’arrive pas à éclore en acte de foi. Il vient transformer un espoir passé en espérance pour le futur. Il veut surtout réchauffer leurs cœurs glacés par l’épreuve de la contradiction, sans doute déçus et amers, probablement en colère contre l’injustice, perdus par le non-sens, et y faire renaître l’amour. Rien n’est perdu pour qui repasse en soi, avec un frère, la mémoire de Jésus.
Le Ressuscité va comme frictionner leur cœur pour le réchauffer. Il les invite à exprimer leur douleur. Il les secoue pour les réveiller de leur torpeur. Puis il passe le baume des Écritures, remettant sous leurs yeux l’enseignement des Prophètes, qu’il leur avait expliqué durant les trois années passées à ses côtés. Enfin il les laisse réclamer plus. En faisant mine de partir plus loin, il leur donne l’occasion d’ouvrir leur cœur brisé pour recevoir la guérison. Et cette guérison viendra dans la Fraction du pain, l’Eucharistie, signe de la Présence, du Don, de la Communion.

Prière universelle :

PU-dimPaques-A3-2020

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi un si long récit ? Qu’est-ce que St Luc invite à comprendre et à vivre ?

Comprendre sa foi :

A quel moment Jésus disparaît-il et pourquoi ? Est-ce un abandon ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà fait l’expérience du cœur brûlant, signe de la présence de Jésus, en écoutant les Écritures ?

2e Semaine de Pâques : Dans la peau de Thomas



2e dimanche de Pâques A :
Jean 20, 19-31

Jésus vint, et il était là au milieu d’eux

La mort était effrayante. La résurrection l’était peut-être un peu aussi…
Thomas a refusé de croire sur parole les autres disciples pour que nous puissions croire avec lui. Il est assez facile de se reconnaître dans l’incrédulité de Thomas, mais plus difficile de communier à sa foi. Pourtant c’est non seulement pour lui, mais aussi pour nous qu’il a vu et qu’il a été invité à toucher le Ressuscité. Il ne semble d’ailleurs pas qu’il ait eu besoin de le toucher. Du moins ce n’est pas précisé. Son acte de foi jaillit à la parole du Christ, à la voix du Sauveur. Il est converti par la relation renouée avec son Seigneur.
Il ne s’agissait pas tant pour Thomas de toucher le Corps ressuscité du Christ que d’être touché par le Christ ressuscité. Il n’avait pas besoin d’une preuve scientifique, de pouvoir mettre la main sur un objet, mais de rencontrer de nouveau une personne, d’accueillir différemment son Seigneur, de passer à une relation plus profonde, plus intime, intérieure. Thomas pensait vérifier que Jésus était revenu d’entre les morts comme Lazare. Mais il a reconnu que la réalité de cette résurrection était autre, beaucoup plus fondamentale. Jésus n’est pas seulement revenu d’entre les morts. Sur lui, la mort, pourtant encore inscrite dans sa chair par les plaies, n’a eu aucun pouvoir. C’est pourquoi il le reconnaît Dieu vivant, vainqueur de la mort.
Si désirons être dans la peau de Thomas, mettons-nous y jusqu’au bout. L’apôtre n’a pas seulement été incrédule, il a désiré la rencontre. Il n’a pas seulement été sourd à la parole de ses frères, il a aussi ouvert son cœur à la venue du ressuscité. Il n’a pas seulement été absent de la communion de l’Église, il l’a rejointe le dimanche suivant pour être au rendez-vous fixé par le Ressuscité et pouvoir être touché par son Seigneur et son Dieu. Qu’il en soit ainsi pour nous dans l’Eucharistie.

Prière universelle :

PU-dimPaques-A2-2020

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les gestes de Jésus ? Quelles sensations des Apôtres ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que ce texte nous enseigne sur la foi ?

Vivre avec Jésus :

Pouvons-nous voir les mains et le côté du Corps ressuscité de Jésus ? Pouvons-nous les toucher ?

Pâques : En toute discrétion…



Dimanche de Pâques A :
Matthieu 28, 1-10

Il n’est pas ici, car il est ressuscité

Après le tapage de la Passion, voici la discrétion de la résurrection. Après le rassemblement et les cris des foules, voici le calme de l’intimité, et la douceur de la rencontre. Après l’apparent triomphe du néant, de la mort, de l’injustice, des ténèbres, voici la victoire de la lumière, de la justification, de la Vie, de la Vérité qui donne sens à toute absurdité. Jésus a ouvert le Chemin vers le Père que le mal gardait fermé. Au petit matin la terre frémit, comme si elle s’éveillait elle aussi. Mais Jésus ressuscité se fait discret. Il n’est tout simplement pas là, ou plutôt suprêmement là.
Arrêtées devant le tombeau pour regarder une pierre roulée sur une belle histoire qui s’est mal terminée, les femmes sont remises en chemin pour annoncer que l’Histoire reste à construire, et ne fait que commencer. Venues rendre leur dernier hommage à un mort avec larmes, elles repartent pour transmettre la joie du Vivant. Elles croient le message, tout simplement, et c’est pourquoi elles peuvent voir non seulement le messager, mais le Maître lui-même, et se prosterner. Les hommes de cette histoire sont assommés par l’invisible, incapables de supporter l’irruption de la Vie. Ces gardiens d’un cadavre, apparemment debout et triomphants, deviennent comme morts, terrassés par leur peur, accablés par leur aveuglement.
La vie jaillit sans remue-ménage. Il faut les yeux de l’amour pour la percevoir. Seul le cœur ouvert peut l’accueillir. Ainsi en était-il du cœur et des yeux de ces femmes qui ont eu le privilège de devenir premières messagères auprès des Apôtres, pour leur apprendre à ouvrir leur cœur et leurs yeux à la venue du Dieu caché dans son humilité.

Prières universelles :

PU Pâques A – Vigile
PU-Triduum-PaquesJour-A-2020

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Qu’est-ce qu’on voit dans ce récit ? Qu’est-ce qu’on est invité à voir ?

Comprendre sa foi :

Que comprendre de la résurrection à travers cette histoire ? Qu’est-ce qui permet d’en faire l’expérience ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que mon cœur est ouvert, comme celui des femmes ? Ou est-il blindé, comme celui des gardes ?

Vivre le Triduum pascal (vidéos)



Vivre le Triduum pascal ?

Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir faire une retraite dans un monastère pour vivre le Triduum pascal en profondeur… surtout en temps de confinement ! Alors voici quelques enseignements pour vous aider à entrer dans le mystère pascal que la liturgie de l’Église nous invite à célébrer, pour le vivre ensuite dans le quotidien.

Introduction générale :


Enseignement du frère Oliveto
Une Semaine Sainte entière ? Ou juste trois jours, un « Triduum » ? Ou bien alors un Jour unique, la « Pâque du Seigneur », le « Jour du Seigneur » ?
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Jeudi soir : Mémoire de la Cène du Seigneur


Enseignement du frère Oliveto
Deux gestes simples qui disent tout de ce qui est vécu durant ce mystère du Triduum : un repas rituel, avec 4 geste pour un unique mémorial, et le lavement des pieds. Ils parlent aussi de notre vie chrétienne.
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Vendredi : Célébration de la passion


Enseignement du frère Oliveto
Contempler le Christ Grand Prêtre en sa Passion ; vivre avec lui cette mission sacerdotale durant l’office de la Passion et au cœur de notre vie.
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Samedi : Grand silence au tombeau…

Une méditation mariale de Fr Théophane (par écrit) : Mystères joyeux du Samedi Saint

Et une méditation en forme de lectio divina de fr Grégoire à écouter :

Samedi : La Vigile de Pâques


Enseignement du fr Oliveto

Dimanche de Pâques

Bonus ! Au jardin de la résurrection… avec fr Joseph !

Le Carême : en quarantaine avec le Christ pour médecin



Le Carême : en quarantaine spirituelle

Le mot Carême vient du latin « quarantième », pour désigner le quarantième jour avant Pâques. Cette « quarantaine » peut nous mettre sur la piste du sens du Carême. Si les chrétiens se mettent donc « en quarantaine », c’est pour se préparer à une opération chirurgicale spirituelle : Pâques. Cette opération, c’est le baptême, qui retire de notre être le venin de mort pour nous lancer dans une vie nouvelle d’enfant de Dieu. Pour certains, l’opération va avoir lieu durant la nuit de Pâques. Ils se préparent donc à vivre cette opération vitale, et bénéficient d’une cure intensive durant les jours qui précèdent : ce sont les catéchumènes. Mais tous les chrétiens sont concernés, puisque cette même nuit sera le mémorial et la célébration de leur propre baptême, de leur renaissance dans le Christ, et du rachat de l’Humanité entière, et même de toute la Création. Les baptisés sont donc invités à vivre cette cure pour conserver ce qu’ils ont déjà reçu. Poursuivre la lecture

7e semaine de Pâques : Invoquer l’Esprit du Ressuscité



7e dimanche de Pâques C :
Jean 17, 20-26

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux.

Nous voici dans l’attente, l’attente de l’Esprit. Même si nous avons reçu cet Esprit au Baptême et à la Confirmation, même si à chaque Eucharistie il est invoqué sur nous, et il pénètre dans tout cœur ouvert, il est bon, chaque année, de revivre l’attente des disciples du Ressuscité. Mais rien de passif en cela. Il s’agit d’Espérance, il s’agit d’invocation, il s’agit de violence spirituelle faite au Ciel afin que Dieu vienne de nouveau nous visiter, autrement.
L’Esprit qui vient, c’est l’Église qui se forme, c’est l’Église qui est fortifiée dans l’amour, c’est L’Église qui est envoyée au Nom du Ressuscité pour proclamer l’Évangile. Les hommes de tous les temps attendent la rencontre du Ressuscité, il sont soif de l’annonce de sa Parole. Serons-nous ses porte-voix dans l’Esprit ? Serons-nous signes de sa Présence et de sa sollicitude pour tous ? Serons-nous vraiment Corps du Christ par notre amour mutuel ? Car c’est cela recevoir en nous l’Esprit d’Amour dont le Père aime le Fils.
L’Esprit travaille l’Église aujourd’hui. Elle gémit dans les douleurs d’un enfantement. Encore et encore elle doit avancer dans sa réforme, sa conversion. Le pape et les évêques donnent des lignes de force pour notre mission pour aujourd’hui est tracée. Reste à se rendre disponible à la libre nouveauté de l’Esprit qui souffle où et comme il veut. L’amour et de la famille sont à évangéliser. Le célibat dans la chasteté, dans un don de soi fécond, est à remettre en valeur. La joie de la consécration totale de sa vie à Dieu est à retrouver. Laissez votre cœur être visité et transformé par l’Esprit. Allez là où il vous conduira, pour le service de L’Église, pour le service de tous les hommes.
C’est la meilleure voie pour que le monde croie que Jésus est l’envoyé de Dieu.

Prière universelle :

PU 7e dimanche de Pâques C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi une telle insistance sur l’unité dans la prière de Jésus ?

Comprendre sa foi :

Quel est le rapport entre la prière de Jésus pour l’unité des chrétiens, l’amour du Père pour Jésus, et l’attente de l’Esprit ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire vraiment me laisser déranger par l’Esprit et donner ma vie pour le bonheur de tous et pour le mien ?

6e semaine de Pâques : Rester uni au Ressuscité



6e dimanche de Pâques C :
Jean 14, 21-29

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.

Jésus commence à nous préparer à son retour vers le Père. Le temps pascal touche à sa fin, ce temps durant lequel nous célébrons les apparitions du Ressuscité. Sans nous lasser nous avons chanté « Alléluia! » Nous nous sommes laissés consoler du drame de Pâques et des douleurs de toutes nos petites ou grandes « passions », ces violences et ces morts qui parcourent ou qui croisent nos vies. Nous avons repris espoir en dépit des épreuves que le monde subit, des injustices, des larmes, des gémissements, des deuils. Nous avons appris à croire l’incroyable, à être assurés que la Vie a le dernier mot et que la mort a été engloutie par elle.
À présent le Ressuscité nous annonce qu’il s’en va vers le Père. Il nous laisse sa paix afin que nous ne soyons pas bouleversés et effrayés par un apparent abandon, par la solitude et l’angoisse des orphelins, par notre faiblesse. Sa paix n’est pas du monde, elle n’est pas passagère, elle ne s’effacera pas face à ce monde hostile auquel nous n’appartenons pas tout en y vivant, tout en étant appelé à y témoigner.
C’est pour nous que Jésus est venu du Père. C’est aussi pour nous qu’il repart vers le Père. Il veut nous emmener avec lui vers le Père. Il veut aussi venir en nous avec le Père, dans l’Esprit. C’est pour une intimité plus grande qu’il retourne au Père. C’est pour un don plus intime.
Il nous ouvre le chemin pour lui rester uni. La porte, c’est de l’aimer, de garder sa parole. Aimer le Christ n’est pas un simple sentiment. Garder sa parole n’est pas un simple acte de mémoire. Aimera qui ouvrira la porte de son cœur à l’action de l’Esprit et lui livrera sa vie. Gardera sa parole qui la mettra en pratique, qui se mettra au service de tous ses frères.

Prière universelle :

PU 6e dimanche de Pâques C
PU Ascension C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi avons-nous besoin de l’Esprit Saint ?

Comprendre sa foi :

Par quels biais le Christ ressuscité revient-il vers nous ? Comment pouvons-nous l’accueillir ?

Vivre avec Jésus :

Quelle parole privilégiée du Seigneur voudrais-je mettre en pratique pour la garder, pour qu’elle reste dans le monde et soit entendue ?