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Baptême du Seigneur : Institué par la voix du Père



Baptême du Seigneur A : Institué par la voix du Père
Matthieu 3, 13-17

Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

Pour conclure le temps de Noël, célébration de la première manifestation du Christ au monde, la liturgie nous donne à entendre la voix du Père. Quel cadeau ! Ce cadeau, nous le devons au Seigneur Jésus lui-même, qui seul peut l’avoir raconté, offert à ses disciples. C’est le récit d’une vocation, au sens propre : Jésus est appelé par son nom, et par là institué par son Père. Jésus est désigné par son nom le plus essentiel. Le nom, c’est très important, surtout dans la Bible : le nom donné par Dieu dit l’identité et la « vocation » de la personne. Ce nom de « Fils bien-aimé » dit à la fois la plénitude de sa dignité divine, et l’essentiel de sa mission humaine. Il est Fils unique, bien-aimé, venu révéler aux hommes l’amour du Père.
L’Esprit vient reposer sur Jésus, la plénitude de l’Esprit de Dieu. Ce n’est pas qu’il n’y était pas avant, puisqu’on sait qu’il est à l’œuvre depuis sa conception. Il s’agit d’une manifestation pour le monde. L’action de l’Esprit a permis l’Incarnation. L’action de ce même Esprit institue aujourd’hui la mission. Par cette onction, tout va s’accomplir.
C’est l’onction sacerdotale que reçoit Jésus de son Père, au moment où, à la surprise de Jean lui-même, il descend dans les eaux pour participer à la purification de tout le Peuple. « Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple. » (He 2, 17) Il accomplit toute justice, il nous ouvre le chemin de l’obéissance au Père : « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l?obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel, car Dieu l?a proclamé grand prêtre de l?ordre de Melkisédek. » (He 5, 8-10).
C’est aussi l’onction prophétique que reçoit Jésus. Il est le fils/serviteur annoncé par Isaïe dans la première lecture. En grec, c’est le même mot… Il est l’élu de Dieu, le choisi, sur qui repose l’Esprit, pour aller parler à toutes les Nations.
C’est aussi l’onction royale que reçoit Jésus, car la voix du père évoque le Ps 2, 7 « Il m’a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » », en écho à la prophétie de Nathan à David à propos de sa descendance : « Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. » (2 Sm 7, 14).
Dans l’Ancien Testament, le Bien-aimé par excellence, fils promis, unique, chéri de son père, c’est aussi Isaac. De lui Abraham a entendu : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Dans la vie de Jésus, toute paternité et toute filiation s’accomplit en plénitude : la voix du Père nous l’atteste. Mystère.

Prière universelle :

PU Baptême du Seigneur A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment la première lecture éclaire-t-elle la personne et la mission de Jésus ? Et la seconde, qu’ajoute-t-elle ?

Comprendre sa foi :

Qui est Jésus selon ces lectures ? Et qui sommes-nous en lui, nous qui sommes devenus fils de Dieu par le baptême et la confirmation ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je prends le temps d’entendre le Père me dire que je suis son fils/sa fille bien-aimé(e) sur qui repose l’Esprit ?

17e semaine : Jésus, Prêtre, Prophète et Roi



17e dimanche ordinaire B :
Jean 6, 1-15

À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »

Voici un des grands signes de Jésus, rapporté par tous les évangélistes : la multiplication des pains. C’est Jean qui nous le raconte, et qui nous rapportera, dans les dimanches qui viennent, le grand discours sur le Pain de Vie. Il terminera en scandale, et beaucoup partiront, mais aujourd’hui c’est l’enthousiasme. Et pour cause : tous ces évènements ne sont que trop clairs pour manifester que Jésus est le Messie attendu.
Dans ce miracle, Jésus agit en prêtre : il reçoit la maigre offrande d’un jeune garçon plus prévoyant que les autres, rend grâce à Dieu au nom de tous, puis distribue. Toute une liturgie dont le sens se révèlera au soir du Dernier repas : Jésus préfigure ici ce qui sera l’Eucharistie, le signe de la reconnaissance.
Pour la foule du Peuple élu, ce miracle ne peut que rappeler une autre bénédiction de Dieu octroyée à la prière d’un illustre prédécesseur de Jésus : Moïse. Et c’est bien cela que veut montrer Jésus, comme il va l’expliquer lui-même. Il est bien le grand Prophète annoncé par Moïse. Mais il est bien plus grand que la foule ne le pense.
Les gens rassasiés veulent le faire roi : ce prophète qui fournit du pain gratuitement à tous n’est-il pas idéal pour cela. Jésus est bien Roi, et il le dira. Mais il ne l’est pas comme les gens le pensent, et comme peut-être nous voudrions nous aussi qu’il le soit. Il est souverain des portes de la vie, et il le manifestera par sa victoire sur la mort, sur tout mal.

Prière universelle :

PU 17e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles ressemblances et quelles différences entre l’Évangile et la première lecture ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus ne veut-il pas devenir roi ?

Vivre avec Jésus :

À la place des gens, aurais-je compris le refus de Jésus d’être roi ?