Archives pour l'étiquette sacrifice

2e dimanche : Voici l’Agneau de Dieu



2e dimanche ordinaire A :
Jean 1, 29-34

Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde

L’évangile de ce dimanche a encore un goût d’Épiphanie, de manifestation du Christ comme Dieu sauveur du monde. D’ailleurs il se situe dans la suite du baptême du Seigneur et avant la manifestation de Cana, la première qui soit publique, inaugurant la prédication de Jésus. C’est ainsi que la liturgie nous fait arriver doucement dans le temps ordinaire, aux premiers pas du ministère de Jésus. Mais tout de suite nos regards sont aussi projetés vers la fin de la vie publique, vers la Passion, avec l’image de l’Agneau de Dieu, si chargée de sens dans la tradition biblique.
Cet Agneau est celui donné par Dieu à Abraham, pour qu’il l’offre à la place de son fils, en offrande de communion totale. Le Christ est le vrai Isaac, le vrai fils de la promesse, attendu depuis des siècles, le plus précieux de tous les enfants des hommes, le premier né qui récapitule en lui toute l’humanité. Il est le juste, l’innocent par excellence. Il est non seulement l’agneau donné par Dieu, mais Dieu lui-même, Agneau qui se donne pour rétablir la relation de confiance avec le Père. Pour cela il va porter la conséquence ultime du péché : la violence et la mort.
C’est aussi l’Agneau de la Pâque, immolé au soir de la sortie d’Égypte. Cet Agneau est nourriture des pèlerins, offert par l’homme pour la communion avec son Dieu. Le peuple offre ce sacrifice et reçoit des forces pour partir vers le désert, pour marcher vers la Terre Promise, il annonce l’Alliance qui sera scellée sur le Sinaï, il est promesse d’obéissance à Dieu. C’est pourquoi son sang répandu sur les maisons, sur les familles, éloigne la malédiction de la mort.
Cet Agneau est aussi celui annoncé par le Prophète Isaïe (52,13 – 53,12) qui lui-même lie, interprète, et dépasse les deux passages précédents pour annoncer le Salut de l’humanité.
Cette désignation de l’Agneau de Dieu par Jean-Baptiste vient offrir le sens de la fraction du pain durant l’Eucharistie. Christ présent sur l’autel est la victime innocente immolée et donnée pour enlever le péché du monde et apporter le Salut à tous les hommes. Il se donne en partage pour rassembler les enfants de Dieu dispersés et les unir au Père.

Prière universelle :

PU 2e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pour qui est venu Jean Baptiste ? Et pour qui est venu Jésus ?

Comprendre sa foi :

La première lecture met en valeur un des aspects de la mission de l’Agneau de Dieu : lequel ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais attention au geste de la fraction du pain et au chant de l’Agneau de Dieu durant la messe ?

Noël : Dieu vient en catimini



Noël :
Lc 2, 1-14

Vous trouverez un nouveau-né emmailloté, et couché dans une mangeoire

Étonnant signe de la venue d’un sauveur ! Pas d’éclats ni de fracas, pas de puissance ni de force, pas de tambours ni de trompettes, ni de tapis rouge ni de paillettes, pas de spots ni de paparazzi, rien ni personne d’autres que de pauvres bergers qui entendent la voix des anges… seulement un nouveau-né, de la lignée royale de David, en qui repose la plénitude de la Promesse, l’Esprit Saint.
Dieu vient en catimini. Il vient en enfant, né d’une femme comme tous les fils des hommes. Il s’approche de nous dans la tendresse et la douceur. Il est couché dans une mangeoire, il se livre entre nos mains, pour être notre nourriture. Il vient en agneau, il se met à notre merci, et s’offre en sacrifice.
Qu’il soit vraiment pour nous le Pain de Vie à chaque Eucharistie !

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi est-il important que Jésus naisse à Bethléem ?

Comprendre sa foi :

Quel est le rapport entre Noël et la messe ?

Vivre avec Jésus :

Quand Dieu vient à nous aujourd’hui, quelles voies emprunte-t-il ?