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29e semaine : Se donner pour servir



29e dimanche ordinaire B :
Marc 10, 35-45

Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Voilà un évangile qui complète bien celui de la semaine dernière, et qui au fond se passe presque de commentaire. Il est clair, net et précis. Il fait partie de ces paroles tranchantes du Christ qui nous font du bien, car elles nous mettent devant l’essentiel sans que nous ayons à réfléchir. La seule chose qu’il y ait à faire, c’est de mettre sa foi dans cette parole, et d’agir, de donner sa vie.
Le premier, le plus grand, c’est le Christ. Or il a pris la condition d’esclave en donnant sa vie pour le Salut des hommes. Donc il ne nous reste plus qu’à le suivre. Car Dieu nous appelle à participer à la mission du Christ. La multitude des hommes attend le don de notre vie avec lui, pour eux. Peut-être certains se demandent-ils comment se donner, à qui se donner, quand se donner ?
Quand ? À tout moment, dès que possible.
À qui ? À celui qui se trouve là, et qui a certainement besoin d’être aimé.
Comment ? En le servant, ne serait-ce que par un sourire, un mot gentil, ou un regard.
Servir, aimer, souffrir pour l’autre, donner de sa personne, de son énergie, de son temps, de sa patience, être à celui que l’on rencontre, être pour lui : voilà notre vocation à tous. L’Esprit Saint fait le reste pour conduire chacun sur le chemin de sainteté qui lui est propre, afin de siéger un jour avec le Christ à la droite du Père.

Prière universelle :

PU 29e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelle est la gloire du chrétien selon ce texte ?

Comprendre sa foi :

Comment Jésus s’est-il fait serviteur ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire servir mes frères au Nom du Christ ? Qu’est-ce que je fais pour me mettre à leur service ?

24e semaine : Pour vous, qui est-il ?



24e dimanche ordinaire B :
Marc 8, 27-35

Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Nous voici parvenu au sommet de l’Évangile selon St Marc. LA grande question qui traverse tout l’Évangile est posée clairement aux proches disciples, dans l’intimité : Qui donc est Jésus ? Les « gens » font de Jésus une sorte de fantôme, ce qui permet d’expliquer ses pouvoirs thaumaturgiques… et incline aussi à se tenir à une distance respectueuse. Pierre lâche le mot. Il dit ce que les autres croient tout bas, ce qu’ils espèrent. Mais Jésus met la réponse sous le sceau du silence et annonce sa passion, au grand scandale du prince des Apôtres.
Dieu est déroutant. Il est choquant. Jésus annonce-t-il sa passion pour corriger la vision que ses disciples se font de sa mission de Messie? Ou invite-t-il les apôtres à dire leur foi pour les préparer à passer à travers le drame de la Passion ? Il y a sans doute un peu des deux. En tout cas il fait apparaitre ce qui nous parait une contradiction dans nos manières de penser humaines, car ses pensées ne sont pas les nôtres. Il appelle à une conversion du regard, toujours actuelle.
Vous avez appris diverses choses sur Jésus au catéchisme. Mais dans votre prière, dans votre vie, dans vos choix : qui est Jésus pour vous ?

Prière universelle :

PU 24e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus est-il si dur avec Pierre ?

Comprendre sa foi :

Pour sauver sa vie, s’agit-il seulement de la perdre ?

Vivre avec Jésus :

Concrètement, qu’est-ce que j’aurais à perdre pour me mettre plus librement au service du Christ et de l’Évangile ?

23e semaine : Pouvoir écouter Dieu et chanter sa joie



23e dimanche ordinaire B :
Marc 7, 31-37

« Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »

Jésus est à l’étranger, hors de la terre de la Promesse, en territoire païen. Pour les païens aussi il va dispenser ses bienfaits. Que nous dit donc ce miracle du sourd-muet ? Peut-être nous dit-il quelque chose sur notre paganisme, sur notre éloignement du Dieu de la Promesse, sur notre condition de pécheurs chassés de la Terre du Paradis ?
Nous avons été créés pour écouter Dieu et le louer. Mais par la désobéissance nous bouchons volontairement nos oreilles. Ces oreilles bouchées nous empêchent d’apprendre à parler la langue de Dieu, et de le louer comme nous devrions. Le péché fait de nous des sourd-muets spirituels, et Jésus est venu pour nous guérir de cette surdité et ce mutisme.
C’est dans l’intimité que se passe la guérison, loin de la foule, l’intimité de la première Création. Car il s’agit bien pour lui d’une nouvelle Création. Il s’agit de redonner vie, de refaçonner sa créature, comme au matin de la Genèse, de la re-ouvrir à la vie, à sa Vie, et à la relation avec le Père. L’intimité d’un cœur à cœur retrouvé n’est sans doute pas à divulguer, mais pourtant… qui pourrait s’empêcher de crier sa joie ?

Prière universelle :

PU 23e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles ressemblances entre ce texte et le récit de la Création dans la Genèse ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi faire le lien entre la mission de Jésus et la Création ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je demande au Christ de guérir mes surdité afin de pouvoir l’écouter et lui obéir ?

10e semaine : Dieu vient à notre recherche



10e dimanche ordinaire B :
Marc 3, 20-35

Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté.

Il y a beaucoup d’hostilité dans les lectures de la messe de ce dimanche. C’est l’hostilité qu’il y a dans notre vie aussi, si difficile à comprendre. La présence du mal, face à laquelle on se trouve démuni. Le mal est fort et semble dominer irrémédiablement, comme un prince de ce monde. Le mal n’a pas de sens, et il est bien difficile de l’aborder, d’avoir prise sur lui. Le mal met le trouble en nous et dans nos relations, même les plus intimes, et empêcher l’unité dans la paix. Le mal nous tire vers l’extérieur, vers la ruine désespérante de ce monde qu’il fait tout pour amener au néant.
Dieu ne se laisse pas arrêter par l’hostilité du mal. Il est venu dans le jardin de la Genèse, à la rencontre de l’homme qu’il a créé et qui s’est perdu, séparé de la Source de sa vie. Jésus est venu dans ce monde marqué par la détresse et l’angoisse, ce monde qui semble aller vers sa ruine, et qui y va réellement si l’on regarde sa réalité extérieure. Jésus a assumé l’hostilité de nos relations humaines les plus intimes, il a connu le jugement sur l’apparence et l’incompréhension de ses proches.
Il y a dans notre vie un homme fort. Le prince de ce monde est à l’œuvre, une œuvre de division. Il doit être ligoté avant que l’on puisse s’installer dans la demeure. Le Seigneur vient à nous pour cela. Il est plus fort que le mal. Quel chemin nous montre-t-il ? Ce monde extérieur, divisé par le péché, va vers sa ruine. Mais les portes de la vie éternelle nous sont ouvertes. Il ne s’agit pas de fuir la détresse et l’hostilité, mais de l’assumer pour faire le passage vers la vraie réalité, celle de l’homme intérieur et de la vie éternelle. Jésus nous a montré le chemin. Il est ce chemin, et appelle notre collaboration. Pour emprunter ce chemin, il nous invite à faire la volonté de Dieu. Le mal s’en trouve ligoté, il n’a plus de pouvoir. L’Esprit de Dieu agit alors, pour l’unité et la paix et l’on devient pour lui frère, sœur, mère.

Prière universelle :

PU 10e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel dialogue y a-t-il entre la première lecture et l’évangile ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce qui entrave notre liberté ? Qu’est-ce qui nous permet d’être libre ?

Vivre avec Jésus :

La décision de faire la volonté de Dieu guide-t-elle ma vie ?

6e dimanche : Notre guérison, un témoignage



6e dimanche ordinaire B :
Marc 1, 40-45

Cela sera pour les gens un témoignage.

Jésus semble se contredire. D’un côté il enjoint au lépreux de ne rien dire à personne de son miracle. De l’autre, il lui dit de se montrer au prêtre afin que ce soit un témoignage pour les gens. Mais alors : quel sera le témoignage ?
Au début de ce passage d’Évangile, le lépreux, impur, ne pouvait fréquenter les autres hommes. Il était exclu de la société, condamné à vivre à l’écart, dans le désert. Tout le monde le fuyait. À la fin du passage, Jésus a comme pris sa place. Il se retire dans le désert, et n’entre que secrètement dans les villes. Mais c’est parce que tout le monde va vers lui. Curieux parallèle. Curieuse inversion.
Jésus a guéri cet homme atteint de mort, et il sauve tous les hommes en prenant sur eux leur péché. Jésus a réintégré le lépreux dans la communauté des vivants, et en nous sauvant il rend de nouveau possible l’amour. Dieu a compassion de notre souffrance, et il veut nous guérir, nous sauver. Jésus est le salut de Dieu advenu pour nous.
Que la guérison de nos blessures d’amour par Jésus soit pour nos frères et sœurs un témoignage de la compassion de Dieu, un témoignage que Jésus est Dieu.

Prière universelle

PU 6e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

La première lecture et l’Évangile se répondent : quels sont les liens ?

Comprendre sa foi :

Que représente la lèpre ? Que représente la guérison ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je demande à Jésus de me guérir du mal ? De quelle guérison puis-je témoigner ?

5e dimanche : Jésus vient nous réchauffer



5e dimanche ordinaire :
Marc 1, 29-39

Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti.

Trois fois le verbe « sortir » dans cet évangile… Il ne fait pourtant pas bon sortir en ces temps de froid !
Mais d’où Jésus sort-il ? Cette grande question, particulièrement présentée dans l’Évangile selon St Marc, revient à se demander qui est ce Jésus qui parle avec une telle autorité. Jésus sort de la synagogue, puis il sort du village. Mais avant tout il est sorti du Père pour venir dans le monde. Et il sort du monde pour aller vers le Père.
Et pourquoi Jésus sort-il ? Il a délivré le possédé dans la synagogue, et il en sort pour guérir plus largement dans le village de la fièvre du péché. Il est sorti du Père pour le salut des hommes. Avant l’aube il se lève, il « ressuscite » dit le texte grec, pour aller prier et annoncer l’Évangile dans d’autres villages. Que sont ces autres villages, sinon ceux de partout et de toujours ? Jésus n’est apparemment sorti du monde après sa résurrection que pour mieux y retourner et venir à sa rencontre, à notre rencontre.
Sortirons-nous à sa suite pour aller rencontrer nos frères éloignés de Dieu et engourdis par le froid spirituel ?

Prière universelle :

PU 5e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Marc précise les lieux, les temps, les moments : pourquoi ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi l’annonce de l’Évangile est-elle liée à des guérisons miraculeuses ? Que veut faire comprendre Jésus ?

Vivre avec Jésus :

L’Évangile est-il pour moi un médicament que je reçois régulièrement et que je désire porter à d’autres ?

19e dimanche : Apprendre la confiance



19e dimanche ordinaire A :
Matthieu 14, 22-33

Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

Apprendre la confiance est une des grandes affaires de notre vie spirituelle. On pourrait penser que mettre sa confiance en Dieu serait plus facile que de la mettre dans les hommes, mais il n’en est rien. Adam et Eve, déjà, au Paradis, n’ont pas su faire confiance. Ils ont mis leur confiance dans leur jugement et se sont laissés tromper par le démon. Quelque chose s’est cassé dans la relation entre l’Homme et Dieu. Toute l’histoire de l’Humanité, par la suite, sera celle de Dieu venant vers l’homme pour rétablir la relation de confiance. Chacun est invité à reprendre le travail à son compte.
L’apprentissage nécessite d’être parfois forcé à s’abandonner. La rééducation appelle un passage par la nuit, par la tourmente, par la tempête, par le doute, et même par la peur. Sorte de descente aux enfers de notre humanité, le plongeon dans nos insécurités les plus profondes nous permet, au fond des ténèbres de nos cœurs, sous la motion de l’Esprit Saint, de laisser venir à nous le seul qui puisse nous sauver. Cette expérience difficile, déroutante, nous donne l’occasion d’accueillir Dieu au lieu de notre faiblesse, de notre faille intérieure. Celle-ci peut être personnelle. Elle peut être aussi communautaire.
Le récit de l’évangile ressemble à une sorte de rite initiatique d’éducation à la confiance. Après l’euphorie probable suscitée par la multiplication des pains, Jésus prépare tout pour que les disciples comprennent plus profondément le sens de sa présence dans le monde. Il les envoie, de nuit, sur la mer agitée. Et lui prie, seul. Puis il vient à leur rencontre, bravant les forces destructrices des grandes eaux, qui n’ont pas de pouvoir sur lui. C’est comme une sorte d’anticipation du drame de la passion et du signe de sa résurrection. Au cœur de ces ténèbres, qui est vécu tant communautairement que personnellement, comme nous le manifeste Pierre, le Salut vient de la confiance, de l’accueil du Christ vainqueur dans la barque de leur vie.

Prière universelle :

PU 19e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel signe de la présence de Dieu est-il mis en avant par la première lecture et l’évangile ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que Dieu révèle de lui à Élie ? Et que Jésus révèle-t-il de lui à ses disciples ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà eu une expérience spirituelle comparable à celle des disciples ?

Semaine Sainte : Homme, humble et obéissant



Semaine Sainte A :
Passion de Jésus Christ selon St Matthieu

Non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux.

Qui se mettra dans la peau de Jésus ? Personne ne le peut. Et pourtant, c’est bien notre peau humaine, toute notre peau humaine. Dieu ne s’est pas fait homme à moitié. Il avance dans la foi vers une mort décidée et annoncées, pris dans l’étau de la méchanceté et de la lâcheté des hommes. Jésus marche, d’abord reconnu et glorifié comme messie à son entrée à Jérusalem, puis méprisé et humilié au palais de Pilate et sur le Calvaire. En tout il obéit à son Père et notre Père.
Confronté au mal, Jésus choisit l’union au Père, il choisit de continuer à lui dire « oui » quoi qu’il en coûte, il refuse toute haine, toute compromission avec le mal qui lui fait face. Il rachète ainsi l’attitude d’Adam et Eve, l’attitude de l’homme face à ce même mal, l’homme qui se laisse happer et déchirer par les promesses fallacieuses du mensonge et de la violence. Jésus est défiguré par nous autres hommes qui refusons ce modèle d’homme parfait, qui semble peut-être mettre la barre trop haut, nous le réduisons à l’état où nous sommes : « il n’avait plus l’apparence d’un homme » dit Isaïe. Il était ainsi défiguré justement parce qu’il a pris toute notre humanité blessée, lui qui était parfaite ressemblance au Père.
Par son obéissance, Jésus nous montre le chemin du retour. Par son humilité, il nous montre qu’il vient nous façonner de nouveau à l’image du Dieu tendre et miséricordieux. Contemplons l’Homme en ces jours de la Passion. Et marchons à sa suite.

Prières universelles :

PU dimanche des Rameaux A
PU Jeudi Saint A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les marques de l’obéissance de Jésus dans le récit de la Passion ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi l’obéissance de Jésus est-elle si importante pour nous ?

Vivre avec Jésus :

A quelle attitude égoïste dois-je renoncer pour me tourner vers Dieu dans l’amour ?

4e semaine de Carême : Croire ou refuser de voir ?



4e dimanche de Carême A :
Jean 9, 1-41

Jésus cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé »

L’aveugle n’a rien demandé. La vie avait fait de lui un mendiant dès sa naissance, considéré comme pécheur depuis toujours, sans contact personnel avec les autres, livré aux ténèbres. Il gisait là, sur les marches, privé de dignité humaine, juste bon à servir d’alibi pour les aumônes des gens de bien. Il faisait partie du paysage, on était habitué à le voir. Jésus, lui, s’arrête, il le considère, il le touche, il le sauve de ses ténèbres. L’aveugle n’a rien fait pour cela, il s’est juste laissé approcher par ce Jésus si contesté des pharisiens, et pourtant si bon. Il s’est laissé faire.
Dans sa simplicité, ce geste de Jésus rappelle le geste créateur de Dieu qui, par la poussière du sol, l’eau et la Parole, a créé l’homme. L’acte de foi de l’aveugle qui va se laver à la piscine, quant à lui, rappelle le passage sauveur à travers l’eau, le passage de la mer Rouge. Pour cet homme, c’est effectivement une vie nouvelle qui commence, une vie dans la lumière. C’est un jour de Salut. Il va devenir signe de Salut. Mais il devient du même coup, comme Jésus, signe de contradiction, de façon incompréhensible. On l’accuse d’avoir été sauvé…
Le geste, en effet, aurait pu passer plus ou moins inaperçu, comme un miracle de Jésus parmi d’autres. Mais il n’en fut rien. L’aveugle était connu. Depuis des années, à chaque prière au Temple, on le croisait. Et voici que ce Sabbat, ce jour saint, tous le voient se promener librement, voyant, sans doute émerveillé de la vie, peut-être un peu perdu, étourdi par cette situation inconnue. Comment ne pas s’étonner que cet homme, réputé « pécheur depuis sa naissance », se retrouve ainsi voyant, libre ? Il dit à qui veut l’entendre ce qui s’est passé, il raconte la scène si simple, le geste de miséricorde. Tout cela se passe un jour de Sabbat, et la tranquillité de la pratique religieuse en est troublée. Les pharisiens s’en offusquent. Ils se ferment au signe. Ils s’aveuglent.
Nous sommes tous nés aveugles. Tous les hommes sont pécheurs. Le jour de notre baptême, nous avons été guéris par le Christ, illuminés, absolument gratuitement. Nous pouvons le voir, le reconnaitre, croire, et entrer en relation avec lui. Mais comme les pharisiens, nous pouvons aussi nous refermer sur notre tranquillité religieuse, ne pas nous laisser déranger, et ne pas entrer en relation. La contradiction est dans notre cœur.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Carême
PU Annonciation du Seigneur, 25 mars

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Combien de fois l’expression « ouvert les yeux » est-elle utilisée ? Et le verbe « voir » ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus a-t-il ouvert les yeux de l’aveugle ? De quoi est-ce un symbole ? Quelle vision lui rend-il à la fin ?

Vivre avec Jésus :

Comment le Christ est-il ma lumière ? Qu’est-ce que je vois grâce à lui ?

2e semaine de Carême : Contempler le Fils



2e dimanche de Carême A :
Matthieu 17, 1-9

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »

Le Père nous a donné son Fils à contempler, avant même de nous l’avoir donné à écouter. Il nous a permis de voir un reflet de la Lumière. Pierre, Jacques et Jean en ont eu une expérience toute particulière, certainement comblante, mais aussi déroutante. Mais à nous aussi il nous est proposé d’expérimenter une transfiguration. Dans la simplicité et peut-être la banalité de notre quotidien, la Lumière, le Christ, peut faire irruption, se manifester fugitivement et puissamment. Il s’agit, pour le reconnaitre, d’être à l’écoute : à l’écoute de la Bible, bien sûr, mais aussi de sa présence invisible en nous et autour de nous.
Car écouter le Christ n’est pas seulement avoir connaissance de ce qu’il a dit. C’est lui permettre d’agir en nos cœurs, marcher à sa suite, le laisser s’unir à nous. L’écoute doit être relation. Cette relation est à la fois douce et terrifiante, comme pour les trois apôtres qui contemplent le Christ transfiguré. On se contente parfois, dans la vie de foi, de connaitre Dieu « de loin », de savoir des choses sur lui comme on en sait sur beaucoup de personnes jamais rencontrées. Or, Dieu désire plus que cela pour nous. Le Salut qu’il nous propose est plus, bien plus, que de simplement croire que Dieu existe, ou de simplement savoir que nous continuerons à vivre éternellement. Il nous invite à retrouver une relation avec lui, une relation devenue terrifiante pour l’homme, mais qui est en réalité toute de douceur et de joie pour qui a été guéri de la peur.
En nous donnant le Fils, le Père nous indique le chemin. Il nous donne le moyen d’entendre sa Parole et d’y obéir. Il nous indique la porte de la Lumière. Le Fils est sa joie, et c’est justement lui qu’il nous envoie, qu’il nous donne pour que nous puissions communier à cette joie. Si le Père a mis toute sa joie dans son Fils, ne devons-nous pas faire de même ? Nous sommes appelés à participer à cette joie du Père en son Fils, à la joie du Fils en son Père.
Il est bien là notre Salut : quitter le pays où nous sommes, loin de Dieu, pays de mort et d’ombre, pour rejoindre le pays resplendissant de Vie, la lumineuse maison du Père, la Source de Vie.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de Carême A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus délivre-t-il les Apôtres de leur peur ?

Comprendre sa foi :

D’où vient cette peur des Apôtres ?

Vivre avec Jésus :

Comment Jésus me guérit-il de ma peur de Dieu ?