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7e dimanche : Perfection ou sainteté ?



7e dimanche ordinaire A :
Matthieu 5, 38-48

Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

L’Évangile est-il vraiment une « bonne nouvelle » ? N’est-il pas plutôt une insupportable exigence ? Personne ne peut prétendre à quelque perfection que ce soit, surtout la perfection divine. Ou bien ce serait se méprendre par un orgueil qui n’a rien d’évangélique. Nous sommes tous bancals, branlants, et nous menaçons de le devenir encore plus. Pourrions-nous donc prétendre à quelque perfection que ce soit ? Pourquoi Jésus nous met-il devant une telle perspective ?
Ces doutes légitimes nous invitent peut-être à changer de question, ou du moins à la faire évoluer. De quelle perfection Jésus parle-t-il ? Celle de l’amour. Celle de vouloir le bien de l’autre, quand bien même il ne semblerait nourrir que dédain, mépris ou haine envers les hommes, envers Dieu, envers la vie, et peut-être envers lui-même. La perfection dont il s’agit ici consiste à être le premier à mettre de l’amour là où il n’y en a pas.
Car la vie chrétienne est une histoire d’amour. Peut-être avons-nous tendance à l’oublier. Seul l’amour sanctifie. Seul l’amour rend parfait comme Dieu est parfait. En ce monde marqué par le mal, la douceur de l’amour a parfois un douloureux prix. Celui qui aime vraiment souffre. Le Christ a aimé vraiment, et notre vocation est celle du Christ : stopper par l’amour le cercle infernal de la violence et de la haine. Pour cela il nous faut aimer nos ennemis, ceux qui nous font du mal. Et il nous faut les aimer comme nous-mêmes…
Folie que cette sagesse ! Ayons pourtant confiance : le Christ est maître et Seigneur de toutes choses, et l’Esprit du Christ habite en nous. Aucun mal ne pourra nous détruire.

Prière universelle :

PU 7e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

La première lecture parle de sainteté, et l’évangile de perfection : qu’est-ce qui rapproche ces deux expressions ?

Comprendre sa foi :

Comment la sainteté est-elle une perfection ? Et comment ne l’est-elle pas ?

Vivre avec Jésus :

Quelle est la perfection à laquelle j’aspire ? Quelle est la sainteté que je cherche ?

15e dimanche : Répandre la tendresse de Dieu



15e dimanche ordinaire C :
Luc 10, 25-37

Toi aussi, fais de même.

Certaines paraboles de l’Évangile, très belles, sont aussi particulièrement dérangeantes, car elles viennent nous rejoindre au cœur de notre quotidien. Ainsi celle du bon samaritain. Elle arrive comme une flèche dans le cœur, ou un rayon de lumière qui éclaire tant de situations de notre vie quotidienne, dans les rues de nos villes, dans nos familles, au travail ou parmi nos amis et connaissances. Que d’hommes et de femmes blessés par la vie, par les hommes ou par la maladie, laissés plus ou moins pour morts au bord du chemin de l’histoire ! Que de pauvres dépouillés, pauvres dans leurs biens, dans leur santé, dans leur dignité, sont là sur nos routes, dont parfois nous détournons les yeux comme ce prêtre et ce lévite, pour beaucoup de raisons.
Dieu, lui, n’a pas passé son chemin lorsque l’homme est tombé sous les coups du péché. Il ne nous laisse pas gisant sur le bord de la route, quand, encore et encore, nous tombons, victimes de nos bandits intérieurs, de nos propres désordres qui nous violentent. Non seulement le Christ n’a pas détourné les yeux de notre pauvreté, mais il n’a pas honte de venir sur nos chemins pour nous relever, nous soigner, nous amener à la maison du repos. Il est cet homme venu d’ailleurs, qui se laisse saisir de compassion, qui se penche sur les blessures humaines, qui prend soin de ceux qui peinent, qui les porte plus loin sur le chemin. Il est l’aubergiste, si discret dans nos vies, qui panse nos blessures, jour après jour.
En nous disant de faire de même, Jésus nous invite à participer à sa mission. C’est notre privilège de baptisés. C’est notre responsabilité, car nous avons reçu pour cela l’amour nécessaire. Dans l’Église, Dieu nous offre sa tendresse, onguent sur nos blessures intérieures. Il a été répandu dans nos cœurs, et il est proposé à quiconque veut bien ouvrir ses portes intérieures à la grâce pour se laisser guérir. C’est maintenant que commence la vie éternelle, dans cet amour reçu de Dieu et transmis aux hommes quand nous nous approchons d’eux avec tendresse, au moins pour leur dire qu’ils sont importants à nos yeux.

Prière universelle :

PU 15e dimanche ordinaire

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus utilise-t-il une parabole pour répondre à la question du maitre de la loi ? Pourquoi ne lui donne-t-il pas plutôt un enseignement moral plus approfondi ?

Comprendre sa foi :

En quoi le Samaritain nous parle-t-il du Christ ? Quels sont les points de ressemblance ?

Vivre avec Jésus :

Quel est le prochain, au cœur de ma vie, sur lequel je devrais me pencher pour le consoler et l’aider à se relever ?

5e dimanche de Pâques : Porter le fruit du Ressuscité



5e dimanche de Pâques :
Jean 15, 1-8

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus continue à nous expliquer ce qu’est sa résurrection : non seulement il est présent au milieu de nous, mais il veut nous unir à lui.
Elle est belle cette image de la vigne. Une même sève, une même énergie vitale coule dans le corps spirituel du Ressuscité et dans tout homme uni à lui par la foi. Le Christ veut porter son fruit par nous, un fruit qui nous dépasse infiniment, et qui pourtant nous accomplit.
La relation au Christ rend plus humain, et plus fécond. Elle nous fait porter un fruit qui demeure, une fécondité éternelle, unique à la relation personnelle que nous entretenons avec notre Dieu.
Pourquoi avons-nous tant de mal, parfois, à nous laisser séduire ? Pourquoi nous fermons-nous à la tendresse de Dieu ? Pourquoi avons-nous peur qu’il nous vole notre vie, qu’il viole notre liberté ?
Aimer est un risque. Mais avec Dieu, tout le risque est de son côté. Ne nous privons donc pas de la plénitude de Vie, ni le Père de sa gloire.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel est le mot le plus utilisé dans le texte de cet Évangile ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi ce mot est-il si important pour Saint Jean et pour notre foi ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire porter en moi la Vie de Dieu pour l’offrir aux autres ?

Noël : Dieu vient en catimini



Noël :
Lc 2, 1-14

Vous trouverez un nouveau-né emmailloté, et couché dans une mangeoire

Étonnant signe de la venue d’un sauveur ! Pas d’éclats ni de fracas, pas de puissance ni de force, pas de tambours ni de trompettes, ni de tapis rouge ni de paillettes, pas de spots ni de paparazzi, rien ni personne d’autres que de pauvres bergers qui entendent la voix des anges… seulement un nouveau-né, de la lignée royale de David, en qui repose la plénitude de la Promesse, l’Esprit Saint.
Dieu vient en catimini. Il vient en enfant, né d’une femme comme tous les fils des hommes. Il s’approche de nous dans la tendresse et la douceur. Il est couché dans une mangeoire, il se livre entre nos mains, pour être notre nourriture. Il vient en agneau, il se met à notre merci, et s’offre en sacrifice.
Qu’il soit vraiment pour nous le Pain de Vie à chaque Eucharistie !

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi est-il important que Jésus naisse à Bethléem ?

Comprendre sa foi :

Quel est le rapport entre Noël et la messe ?

Vivre avec Jésus :

Quand Dieu vient à nous aujourd’hui, quelles voies emprunte-t-il ?