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15e semaine : Sur les chemins de Dieu



15e dimanche ordinaire B :
Marc 6, 7-13

Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.

Ce dimanche, les lectures de la messe continuent à scruter la vocation de prophète. Il ne s’agit plus de Jésus, mais des disciples, de nous. Les Douze ont eu leur « première fois » : un jour, il faut se lancer, c’est pareil pour tout. Un jour le chrétien est envoyé, et c’est le départ sur les chemins de Dieu. Ce doit être vrai pour chacun de nous.
La vocation de prophète, d’évangélisateur, est au fond assez simple : il faut suivre les chemins de Dieu. L’Esprit nous précède. Il s’agit de s’arrêter là où il est à l’œuvre, pour se mettre à son service, pour lui prêter sa voix, ses gestes. Si l’Esprit n’est pas reçu quelque part, il est inutile de se fatiguer en vain : on doit passer son chemin sans scrupules. On ne peut forcer personne à recevoir Dieu. Il suffit de laisser un signe, un témoignage : partir en secouant la poussière de ses pieds, c’est-à-dire manifester que toute communion est impossible si Dieu n’est pas accueilli. Manque de charité ? Intolérance ? Ou bien réalisme spirituel ?
Nous avons été baptisés dans l’Esprit, mettons-nous donc en quête de l’Esprit qui agit dans notre monde. Partons en chemin, comme si nous n’étions jamais parti encore. Nous avons la Bonne Nouvelle à annoncer. Laissons-nous surprendre, et certainement nous rencontrerons Dieu là où nous ne pensions pas le trouver.
Bonne Route !

Prière universelle :

PU 15e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi un signe si fort envers ceux qui n’accueillent pas l’Esprit ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi ne peut-on et ne doit-on pas imposer aux autres d’accueillir l’Esprit ?

Vivre avec Jésus :

Me suis-je mis en route à l’appel de Jésus, ou est-ce que je fais la sourde oreille ?

À découvrir : vie-monastique.com



logo vie-monastique

vie-monastique.com : un site créé pour inviter les jeunes à découvrir la vie monastique

Qui sommes nous ?

Nous sommes une trentaine de communautés de moines et moniales rassemblés pour présenter la vie monastique sous diverses formes, à l’intention des jeunes.

Nous proposons :

 des possibilités de retraites et visites dans nos communautés

 des réponses aux questions

 des témoignages de jeunes venus dans nos retraites

 des présentations de nos communautés

 des témoignages de frères et de sœurs, jeunes et vieux

 des réflexions spirituelles

Venir dans un monastère ?

pictogramme calendrierTu trouveras sur le site des propositions de retraites ou de stages que nous organisons dans nos monastères tout au long de l’année. Le meilleur moyen de découvrir les moines et les moniales est de venir les rencontrer chez eux. Ils ouvrent leurs portes aux jeunes : profitez-en ! Venez expérimenter !
Les propositions sont diverses :

  • des retraites organisées avec des enseignement,
  • des temps de discernement
  • la possibilité de venir quelques jours juste pour voir
  • des services aux étudiants pour leurs révisions d’examens
  • participer à la vie de la communauté et au travail
  • des sessions avec un thème particulier qui touche la vie monastique, ou tout simplement un grand thème de la foi chrétienne

Bref, il y a le choix ! Ces propositions vont d’un jour à une semaine environ. Tu trouveras pour chaque communauté la manière dont tu pourras venir, et une possibilité d’entrer en contact.

As-tu des questions ?

pictogramme questionsBeaucoup de questions sur la vie monastique sont abordées. En parcourant les pages du site, on peut donc trouver des réponses concernant cette forme de vie inhabituelle, mais au fond très simple. On peut bien sûr aussi envoyer un message pour poser une question à telle ou telle communauté !

Qui aime les témoignages ?

pictogramme témoignages

Des jeunes témoignent…

Des jeunes passés dans les retraites que nous proposons témoignent de ce qu’ils y ont vécu. Ainsi chacun peut se faire une idée pour préparer sa halte spirituelle !

Les moines témoignent aussi !
Des jeunes, des vieux, des moyens : en texte ou en vidéos, on peut déjà rencontrer quelques frères ou sœurs de ces communautés !

Quelles sont les différentes familles ?

pictogramme monastèresDiverses familles sont représentées :

  • des frères et des sœurs bénédictins
  • … ou cisterciens,
  • et des sœurs carmélites,
  • et aussi des clarisses
  • et les sœurs de l’Annonciade.

De loin, ça paraît compliqué… mais ce sont beaucoup de couleurs à découvrir ! Une grande diversité dans laquelle chacun peut trouver une famille qui lui convient.

Sur une carte, tu verras au premier coup d’œil que tu as l’embarras du choix pour visiter une communauté : la France en est couverte !

Chaque communauté a quelques pages de présentation lui qui sont propres : Présentation, Témoignages, Questions/Réponses, Info pratiques et Contact et autres encore… Cela permet de sentir un peu l’ambiance de la famille !

Aimes-tu réfléchir et méditer ?

pictogramme dossiersCertains dossiers à thème te donneront du grain à moudre, avec des textes écrits par les frères et sœurs.

Y a-t-il des vidéos ?

pictogramme vidéosBien sûr ! Va les regarder ! Et puis aussi d’autres documents multimédia.

 

Prendre contact

pictogramme contactsIl est bien sûr possible de prendre contact avec les communautés : le site est fait pour ça !
Et puis aussi on peut nous suivre sur les Réseaux sociaux.

Bonne visite !

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4e semaine de Carême : Venir à la Lumière



4e dimanche de carême B :
Jean 3, 14-21

Celui qui fait la vérité vient à la lumière

Ce dimanche, il nous est donné de contempler la lumière de la miséricorde de Dieu. Pourtant, le signe qui en est donné parait bien sombre : le Fils de l’Homme élevé sur une croix, le Fils unique de Dieu mourant pour la vérité. C’est cependant bien vers lui que nous sommes invités à tourner nos regards pour notre guérison, comme les Hébreux vers le serpent, dans le désert. Car sur la Croix, il va jusqu’au bout de l’amour. Il ne révèle pas seulement une vérité, un message parmi d’autres à comprendre. Il agit selon LA vérité. Il ouvre la route véritable : lui-même.
Jésus en Croix nous illumine, il nous manifeste la vérité et nous permet d’en prendre le chemin. C’est la vérité de l’état de l’homme pécheur. C’est la vérité de l’obéissance au Père, du don d’amour total. Jésus prend sur lui notre misère et nous propose de passer avec lui à travers la mort. Il accomplit ce qui constitue le plus profondément le mystère de l’existence humaine devant Dieu. Le suivrons-nous sur ce chemin de vérité ? Imiterons-nous celui qui est la Vérité ?
C’est notre vocation de baptisés. L’illumination de notre baptême nous a sauvé des ténèbres du péché, c’est-à-dire du non-sens, de la séparation de Dieu et des autres, du désordre de notre intériorité. En regardant Jésus sur la croix et Jésus ressuscité, nous pouvons redécouvrir la vérité de l’amour de Dieu pour nous, et retrouver la lumière sur le chemin de l’amour. Qu’il en soit ainsi pour nous un peu plus chacun des jours de ce Carême.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel passage de l’Ancien Testament Jésus rappelle-t-il ? Pourquoi est-ce éclairant ?

Comprendre sa foi :

Chercher LA Vérité, est-ce seulement réfléchir aux vérités de la foi ?

Vivre avec Jésus :

Où en suis-je dans ma foi au Christ, dans ma réponse à la vocation chrétienne ?

3e semaine de Carême : Détruisez ce sanctuaire…



3e dimanche de carême B :
Jean 2, 13-25

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »… Mais lui parlait du sanctuaire de son corps

Mystérieuse affirmation de Jésus. C’est un défi violent qu’il lance aux juifs. Après avoir bousculé certaines de leurs certitudes par son enseignement et par ses gestes, après avoir renversé un aspect superficiel et mercantile de leur religion à travers les vendeurs du Temple et les changeurs, il va plus loin dans la provocation. Et c’est une provocation démesurée, choquante, incompréhensible. Les Apôtres eux-mêmes ne la comprendront qu’après la résurrection.
Ne faut-il pas recevoir pour nous aussi l’indignation de Jésus ? Dans l’Église, Temple de Dieu, Corps du Christ, ne faisons-nous pas passer parfois l’essentiel du message évangélique derrière nos petites constructions humaines, nos profits personnels ? La vérité de la charité ne disparaît-elle pas parfois derrière des pseudo-dévotions, et n’est-elle plus encore mise à mal par nos disputes entre frères pour s’assurer une place de pouvoir, « trafics » relationnels pour quelque gain égoïste ? Le Carême est un temps pour faire le ménage dans nos comportements, jusque dans ceux qui paraissent les plus saints. Ainsi le Temple qu’est notre corps et le Temple qu’est l’Église en seront purifiés.
De plus, comme au temps de Jésus, on demande encore aujourd’hui des signes à l’Église, au Corps du Christ, pour justifier son message. On demande une cohérence avec l’essentiel. Et cela requiert beaucoup de courage. Oserions-nous lancer le même défi que Jésus ? Oserions-nous mettre le monde au défi de détruire l’Église pour que soit manifestée la victoire de Dieu sur le mal, la victoire de la Vérité et de la Vie sur le mensonge et la mort ? Ce mystère de mort et de résurrection est pourtant perpétué tout au long des siècles. Il reste signe encore aujourd’hui partout où les chrétiens sont persécutés. C’est notre vocation chrétienne.

Prière universelle :

PU 3e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Les disciples comprennent la scène en se rappelant quelque chose (deux fois) : qu’est-ce qui les aide à comprendre ?

Comprendre sa foi :

En parlant du corps de Jésus, du « Corps du Christ », on peut parler de différentes choses qui se réfèrent toutes à Jésus : lesquelles ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je respecte la Présence de Dieu dans le sanctuaire de mon corps, lui qui est uni au Corps du Christ par le baptême et l’Eucharistie ?

3e dimanche : venez à ma suite !



3e dimanche ordinaire :
Marc 1, 14-20

Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

La vie chrétienne, toute vie chrétienne, commence par un appel, une « vocation« . Suivre le Christ, c’est se convertir et croire en l’Évangile. Recevoir et choisir l’Évangile amène des changements, peut-être jusqu’à bouleverser le cours d’une vie. Une autre réalité advient par rapport aux habitudes, ou plutôt un autre regard sur la réalité, plus profond, plus plénier : la proximité du Royaume de Dieu change considérablement le paysage. C’est le vrai relief de notre humanité, la vraie valeur de tout ce qui la compose qui se révèle alors.
Dieu passe sur nos chemins, et nous invite à divulguer cette bonne nouvelle de la proximité du Royaume, à prendre conscience de la chance que nous avons pour en parler avec conviction autour de nous. Il y a urgence à répondre à cette invitation. Car, avec le Christ, le temps d’établir le Royaume est venu. La grâce nous est donnée. Le Bonheur de Dieu est désormais à portée de nos cœurs ouverts. Il est à partager avec ceux qui nous entourent.
La vocation particulière de chacun prend racine dans cette vocation chrétienne. À la suite des Apôtres, nous sommes tous invités à prendre part à la grande pêche. Au cœur de notre quotidien, le Christ vient à notre rencontre pour donner une dimension inouïe à nos projets humains : celle du Royaume de Dieu. Il a besoin de relais pour annoncer la Bonne Nouvelle de ce Royaume venu à nous. Laisserons-nous les différents types de filets qui nous retiennent pour faire nôtre cette sainte préoccupation du Christ ? Parfois ce sont juste nos habitudes, notre confort, qui nous font oublier combien la foi peut renouveler notre regard. Il est temps de se laisser renouveler et de commencer à aimer !

Prière universelle :

PU 3e dimanche oridinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Les Apôtres ont vu le Christ parmi eux : étaient-ils privilégiés par rapport à nous ?

Comprendre sa foi :

Les Apôtres, et donc les évêques et les prêtres, sont-ils plus appelés que les autres chrétiens ?

Vivre avec Jésus :

Seigneur, que veux-tu que je fasse aujourd’hui pour servir ton Évangile ?

Pour aller plus loin : la vocation pour tous !

2e dimanche : Que cherchez-vous ?



2e dimanche ordinaire :
Jean 1, 35-42

Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? »

Étonnante cette scène qui se passe quelque part, sur un chemin, près du Jourdain. Jésus reçoit de Jean Baptiste ses premiers disciples, et nous assistons au premier contact personnel : un croisement des regards, et une question un peu déroutante.
Jésus renvoie les deux hommes à leur cœur. Il les renvoie à leur choix de le suivre. Il les invite à rendre compte de ce choix.
Jésus les laisse libre, aussi. Il ne met pas la main sur eux. Il ne les enrôle pas pour son projet, mais les invite à s’engager.
Ainsi fait-il toujours, pour tous ses appels, jusqu’à aujourd’hui. Souvent nous avons commencé à suivre Jésus sur la parole d’un autre. Et puis un jour, Jésus se retourne et nous interpelle personnellement, il nous invite à choisir d’apprendre à le suivre.
Heureux ceux qui vont à sa suite, car ils voient où demeure le Christ.

Prière universelle :

PU 2e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pour quelles raisons les deux disciples suivent-ils Jésus ?

Comprendre sa foi :

Comment Jésus nous interpelle-t-il aujourd’hui ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà entendu la voix de Jésus sur mon chemin ?

5e dimanche : Servir la bonté et la beauté du monde



5e dimanche ordinaire A :
Matthieu 5, 13-16

Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde..

Ces deux images, le sel et la lumière, semblent à première vue bien différentes, et leur rapprochement peut laisser perplexe. Rien ne les rapproche extérieurement : le sel semble une réalité si humble et cachée, et la lumière si noble et éclatante ! Ils semblent parler de manière presque contradictoire de la vocation du chrétien.
Pourtant chacun des deux est à la fois caché et bien présent, humble et noble. Ils sont cachés, car tout relatifs aux autres choses : le sel est relatif aux aliments, et la lumière l’est aux objets. On ne goûterait guère le sel s’il ne mettait en valeur les autres aliments. On ne verrait pas la lumière si elle ne se reflétait pas sur les objets. Chacun est pour les autres, au service des autres, et c’est là leur noblesse : ils rendent bon, ils rendent beau. Ou peut-être devrais-je dire plutôt qu’ils révèlent la bonté et la beauté des choses, de la vie. Haute mission que l’on attend d’eux. L’échec de cette mission, la fadeur ou la pâleur, peut leur valoir le mépris, ou tout simplement l’ignorance.
Il est un autre point commun. Le sel, comme la lumière, pour accomplir leur noble vocation, doivent certes être présents, mais aussi rester humbles et discrets, ne pas s’imposer. La force du sel, comme celle de la lumière, pourraient en effet tout brûler, soit écraser tous les autres goûts, soit aplanir la diversité des couleurs. Or remplir leur service nécessite que les autres soient mis en valeur, finalement jusqu’à ce qu’on les oublie parce qu’ils donnent juste ce qu’il faut.
Belle parabole de notre place de chrétiens dans le monde. Il s’agit pour nous d’être là, bien présents au cœur du monde, dans notre spécificité, mais pour les autres. Parce que nous sommes peu, il faut avoir d’autant plus de goût, il faut briller d’autant plus pour accomplir notre vocation. Mais il faut aussi d’autant plus se donner dans le service, être pour le monde, aimer toute la Création de Dieu pour la rendre meilleure, et plus belle.

Prière universelle :

PU 5e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Une seule des deux images n’aurait-elle pas suffi au message ? Qu’apporte chacune ?

Comprendre sa foi :

Comment Jésus a-t-il été le premier sel de la terre et lumière du monde ?

Vivre avec Jésus :

Comment est-ce que je désire marcher à la suite du Christ pour être avec lui sel et lumière ?

Discerner concrètement sa vocation



Discerner concrètement sa vocation

Nathanaël Pujos, Emmanuelle Borchardt, Anthony Ariniello, Éditions des Béatitudes, 76 pages, 7 €.

Voici un petit livre très utile, à l’usage des jeunes chrétiens qui veulent se mettre à l’écoute du Seigneur pour orienter leur vie. Il a été écrit par trois membres de la communauté des Béatitudes en mission aux États Unis, à Denver (Colorado), qui ont manifestement l’habitude d’accompagner des jeunes dans leur discernement.
Ce petit volume pourra être un bon compagnon de route pour mettre en place les bases d’une ouverture à la Providence de Dieu, et pour apprendre à ouvrir l’oreille à ses appels. Cela ne remplace pas un accompagnement personnalisé avec une personne sage et expérimentée dans les voies de l’Esprit. Néanmoins ce livret prépare bien le terrain.
Les personnes qui accompagnent des jeunes pourront aussi y trouver un aide-mémoire pour donner de bons conseils, ou du moins pour éviter les mauvais. Ce n’est jamais inutile. Il pourront aussi en recommander la lecture qui s’adapte à beaucoup, dès l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte.
Voici un petit aperçu de ses avantages, en 4 mots-clefs.

Court

La première qualité de l’ouvrage est d’être d’une taille très modeste. Il n’y a pas besoin d’être un grand lecteur pour lire 76 petites pages écrites assez gros. Sur le très vaste sujet de la vocation, les auteurs vont à l’essentiel sans rester superficiels. Ils font de bons choix sur ce qu’ils veulent dire à une génération souvent pressée, et le superflu est évité. La réflexion avance sans perdre de temps dans de longues explications. On voit là un certain pragmatisme américain qui ne s’oppose d’ailleurs pas au bon sens spirituel.

Concret

Le titre est juste : Discerner concrètement sa vocation. Cet aspect concret est très présent. Il y a des choses précises et pratiques à mettre en place dans sa vie. Il ne s’agit pas tant de réfléchir pour comprendre que d’agir pour avancer. Des exemples sont donnés, notamment grâce à des témoignages de jeunes ou des exemples de films. Le tout est donc très imagé, et ne manque d’ailleurs pas d’humour. On ne risque pas de se perdre, et la suite logique de la lecture est de se mettre à l’œuvre.

Clair

Il résulte de cela que tout est clair. Il n’y a pas de grands raisonnements abstraits et compliqués ; seules sont données les bases rationnelles indispensables. De même les témoignages rapportés sont synthétiques et vont à l’essentiel du point qu’ils illustrent sans se perdre dans les détails et les circonstances. La lecture est très rythmée, et le plan en 4 parties, très facile :

  1. Fonder les bases d’un bon discernement
  2. Poser le discernement lui-même, avec trois critères incontournables
  3. Protéger son discernement : les cinq pièges à éviter
  4. Incarner le discernement

Complet ?

Ce plan couvre bien la matière, du moins en son essentiel. On ne peut en effet pas tout dire. Traiter ce difficile sujet en 76 petites pages est un défi, mais il semble que cela suffise pour les grandes lignes que peut donner un livre. On ne peut bien sûr répondre par écrit à toutes les situations qui peuvent se présenter, car elles sont infinies, particulières à chaque personne. Ce livre donne une vue d’avion des principales artères d’un vaste domaine, ce qui permet de se diriger sans trop se tromper.

Un petit manque à notre avis : il ne dit peut-être pas assez que toute vocation est une histoire d’amour ! Peut-être un peu trop pragmatique et pas tout à fait assez romantique ?

Conclusion

Bref, ce livre est tout à fait recommandable. Il complétera bien les pages Vocations de notre site internet, que je vous invite aussi à consulter ! Vous le trouverez dans les bonnes librairies, et en particulier la nôtre.

19e dimanche : Veiller et servir



19e dimanche ordinaire C :
Luc 12, 32-48

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.

Nous ne savons pas quand l’Époux reviendra dans la gloire, à la fin des temps. C’est déjà une bonne raison de se tenir prêt, dans l’espérance. Quand nous autres moines nous levons tôt le matin pour veiller et prier, c’est bien cette venue que nous attendons, que nous espérons, que nous voulons hâter par notre prière. Notre intercession pour le monde veut en éloigner le mal. Mais notre veille de garde est aussi tournée vers la venue quotidienne de la grâce. Dès le petit matin, avant l’aurore, nous préparons nos cœurs, nous préparons le cœur du monde, à accueillir sa présence dans nos vies.
Car la venue de l’Époux n’est pas strictement réservée à la fin des temps. Dieu vient à notre rencontre plus souvent que cela. Il peut venir à tout moment, et la manière dont il s’y prend est toujours inattendue. C’est pourquoi il ne faut pas seulement attendre, mais veiller, être aux aguets, ouvrir les mirettes de son cœur pour le reconnaitre. Christ ressuscité est là présent dans la simplicité de nos vies, et il mendie notre attention et notre amour.
Il vient dans le frère qui demande un service. Il vient dans la sœur qui a besoin d’être écoutée et aimée. Il vient dans le pauvre qui frappe à notre porte. Il vient dans la personne seule, malade, rejetée qui mendie un peu de compagnie, un peu d’humanité. Il vient dans les enfants et les jeunes qui recherchent des éducateurs. Il vient dans les communautés d’Église qui recherchent des ouvriers de l’Évangile et des pasteurs. Il vient dans les paumés assoiffés de repères pour leur vie. Il vient dans nos voisins et nos compagnons de travail qui portent sans espérance leurs fardeaux cachés. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les hommes, c’est à lui que nous l’aurons fait.
En attendant son retour glorieux, l’Époux souffrant a besoin de nous. Qui répondra à son appel quand il frappe à la porte ? Qui prendra la tenue du service de ses frères et sœurs ? Qui donnera tout pour gagner le trésor de l’amour ?

Prière universelle :

PU 19e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel est le rapport entre veiller et servir ?

Comprendre sa foi :

Le retour du Christ est-il lointain ? cette perspective devrait-elle marquer notre vie spirituelle ?

Vivre avec Jésus :

Comment est-ce que je veille ? Comment est-ce que je sers ?

13e dimanche : Messager du Christ



13e dimanche ordinaire C :
Luc 9, 51-62

Jésus envoya, en avant de lui, des messagers.

Ce dimanche, la suite du Christ se présente dans toute son exigence. Désirer marcher en compagnie de Jésus, c’est choisir de partager avec lui sa condition d’errant au service de la Bonne Nouvelle, renoncer aux attaches sociales, à la stabilité d’une position. L’appel du Christ fait sentir l’urgence de la mission : il surpasse toute urgence, jusqu’à enterrer ses parents. L’éternité n’attend pas, car à tout moment la mort vient mettre fin à cette vie. Il ne laisse pas de place pour les conditions, pour le retard d’une décision, pour un attachement au passé. Le Maître met face à la radicalité du choix pour le Royaume de Dieu, parce que la vraie Vie est ailleurs.
Faut-il vraiment tout abandonner, couper tout lien, renier famille, amis, devoirs humains ? Seul Dieu, de qui vient toute vie, tout lien, tout devoir, peut le demander avec une telle radicalité. Seul le Christ peut exiger qu’on laisse tout pour le suivre.
Si Jésus place devant cette exigence de la vie pour Dieu, c’est qu’il l’a vécue en plénitude, il en connait la nécessité. L’évangile nous le montre durcissant sa face au moment de prendre la route de Jérusalem, parce qu’il pressent ce qui l’attend, parce qu’il sait que le Dieu qui l’envoie est rejeté en ce monde. Le village de Samaritains qui refuse sa visite n’est que l’image d’un monde qui ne veut pas de Dieu. Et le refus du châtiment proposé par les « fils du tonnerre » est la manifestation de vraie force qui l’habite : ne rien réclamer pour lui parce qu’il est venu pour les hommes, refuser toute violence parce que que le Royaume ne s’impose pas.
Au-delà de ce qu’il faut quitter, la vraie exigence de la suite du Christ se situe sans doute dans cette décision radicale de ne pas laisser de place à la violence, même devant le refus du message apporté. Sans doute faut-il s’être détaché de tout lien humain pour devenir un tel messager de Dieu, et avoir la force d’accomplir la mission du Christ, qui est devenue celle du chrétien.

Prière universelle :

PU 13e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les liens entre l’anecdote du début de l’évangile et les trois appels qui suivent ?

Comprendre sa foi :

Tous les chrétiens sont-ils concernés par cette radicalité, ou s’adresse-t-elle seulement à certains ?

Vivre avec Jésus :

Et moi, quelle est ma vocation ?