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Quelques nouvelles de la communauté suite au passage de la tempête Nils…
Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand les gens diront : « Quelle paix ! Quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper. Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur. En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
1 Thessaloniciens 5, 2-5
Nous avons pu faire une petite expérience de ces lignes de St Paul ces jours-ci à Maylis ! Après une belle fête de ND de Lourdes, dans la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 février, nous avons été visités nous aussi par la tempête Nils. Elle nous a laissé un peu dans les ténèbres extérieures, mais non intérieures !
Ambiance « chandelles »
Nous avons vécu une ambiance particulière dans le calme de la vie sans électricité de la nuit de mercredi à dimanche en fin d’après-midi. La prière liturgique liturgique a continué avec les moyens du bord, bougies et lampes de poche. Et les repas aux chandelles ont un côté intimiste assez sympathique ! Heureusement nous avions de l’eau et du gaz pour nous nourrir avec du chaud.
La température du monastère a baissé progressivement pour atteindre 13°. Avec un bon chandail, ça passe bien, et nous n’avons pas à déplorer de malades à cause de cela. Simplement ça n’a pas arrangé la santé de ceux qui étaient déjà pris par quelques microbes. Mais rien de grave néanmoins.
En fin de parcours, une chute nous donne à déplorer une cheville endommagée.
Une journée sur les toitures
Quelques uns d’entre nous ont passé la journée de jeudi à remettre des tuiles en place. Nous avons mis les bouchées doubles avant que la pluie ne reprenne. Le toit de l’église était en place vers 12h après presque 4h de travail. L’après-midi a été consacré au monastère. Quasiment tout était rebouché et vérifié avant la tombée de la nuit.
Nous avons malheureusement constaté qu’une de nos deux serres n’avait pas résisté au vent. C’est ennuyeux car nous sommes en pleine période de production. La lutte contre le mildiou a commencé et va en être sérieusement compliquée. Nous espérons que le remplacement des éléments cassés de la serre pourra se faire sans trop de délai. Mais nous ne sommes pas les seuls dans ce cas…
L’attente et la course au courant
Vendredi a été consacré en partie à une course à l’électricité pour sauver le frais. La température des congélateurs et chambre froide montait. Cela s’est mis en place progressivement vendredi en fin de journée et samedi matin, grâce à des groupes électrogènes. Nous avons pu conserver la plus grande partie de notre congelé. Merci à notre commune et à des amis pour leur aide.
Ce dimanche soir où nous écrivons, des personnes de notre commune n’ont pas encore de courant électrique. Notamment des personnes âgées ou malades pour qui est le temps est d’autant plus long dans ces conditions.
Parc et forêt
Les arbres ou grosses branches tombées dans le parc ont eu le bon goût d’éviter nos bâtiments. Il n’y a quasiment pas de dégâts à déplorer sur les murs ou les toitures en dehors des quelques tuiles déplacées.
La forêt a de nouveau subi un coup d’éclaircissement forcé. Or elle ne s’était pas encore remise de la tempête de 2009. Cela risque de mettre en question l’accueil de camps louveteaux et scouts pour cet été. Peut-être devrons-nous privilégier les routiers pour nous aider à dégager. Faites savoir !
À bientôt à l’abbaye
Bref, tout est revenu en ordre, et vous serez les bienvenus à l’abbaye !
Nous n’oublions pas…
… tous ceux qui ailleurs vivent une situation de précarité quotidienne bien plus grande qu’une petite panne de courant.