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30e semaine : Désirer la Lumière



30e dimanche ordinaire B :
Marc 10, 46-52

Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

Il est touchant, ce pauvre Bartimée qui crie de toutes les forces de son corps malade pour attirer l’attention de Jésus. Lui l’aveugle, il désire voir celui qui est la Lumière. Lui le mendiant, condamné à rester assis au bord du chemin, il désire marcher à la suite de celui qui est le Chemin.
Aujourd’hui aussi, beaucoup de gens sont là comme assis au bord du chemin, mendiant un sens pour leur vie. Ils crient car ils désirent voir, eux aussi, et marcher en homme ou femme libre. Ils cherchent la Lumière et le Chemin, peut-être sans le savoir. Certains sont attirés par Jésus, et même peut-être par l’Église, mais on les rabroue, on les fait taire. Ou même, on les empêche d’ouvrir la bouche pour crier, on essaie de leur faire oublier leur cécité, leur désir de donner sens à leur vie. On connaît trop bien le poids psychologique qui pèse sur beaucoup, né d’un malaise d’une frange de notre société par rapport à l’Église et au christianisme.
Qui parmi les chrétiens s’approchera de tous ces gens en quête de la Lumière pour leur dire : « Confiance, lève-toi, il t’appelle » ? Qui ira les chercher et leur facilitera le passage vers Jésus en dépit de la foule vociférante ? Peut-être faut-il faire l’expérience d’être soi-même guéri de sa cécité spirituelle, et désirer toujours plus contempler la Lumière. Certainement il faut suivre Jésus, et être attentif à ses frères et sœurs les plus pauvres, pauvres matériellement, certes, mais bien plus pauvres spirituellement. Ainsi on peut rencontrer et savoir reconnaître, au bord du chemin, les Bartimée de notre temps qui mendient un sens pour leur vie.

Prière universelle :

PU 30e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Bartimée appelle Jésus « fils de David » : que veut-il dire ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus demande-t-il à Bartimée « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » : ne le sait-il pas ?

Vivre avec Jésus :

Dans quel personnage de ce récit est-ce que je me reconnais ?

La vocation de la femme, pour étudiantes et jeunes pros



Femme, qui cherches-tu ? (Jn 20, 15)

Retraite chez nos sœurs bénédictines

La communauté des soeurs bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame Saint Eustase, à Eyres-Moncube (40) propose une halte spirituelle pour jeunes femmes à l’occasion de la fête de la Toussaint
Avec la participation du père Jean-Raphaël, Carme

La vocation de la femme ?

Les moniales ont une parole à offrir sur la vocation de la femme.
Elles ont aussi et surtout un témoignage à donner, elles qui sont femmes comme toute femme, et épouses et mères d’une façon particulière mais bien réelle.
Venez voir, entendre, expérimenter : cela pourra vous aider à trouver et prendre votre place en tant que femme, et devenir féconde pour le monde.

Pour qui ?

Pour des étudiantes et des jeunes pros, 18 – 35 ans

Quand ?

Du 28 octobre au soir au 1er novembre 14h30

Comment ?

  • Découvrir une communauté de sœurs bénédictines
  • Recevoir un enseignement sur la féminité
  • Célébrer la liturgie
  • Participer au travail manuel avec les soeurs
  • Rencontrer une sœur ou un prêtre

Renseignements et inscription

    Pour vérifier que vous n'êtes pas une machine
    captcha

    Que lisez-vous au dessus ?

    Ordinations : un grand moment d’Église



    Désolé, je m’aperçois après coup que les galeries photo ne fonctionnent pas bien ! Ouvrez-les dans un autre onglet pour revenir facilement sur l’article.
    Nous allons essayer de régler ça !

    L’Église rassemblée à Maylis

    L’Église s’est rassemblée à Maylis pour célébrer l’ordination presbytérale de Fr Grégoire et Fr Oliveto. Un grand moment familial, la famille des enfants de Dieu. Les images, avec quelques commentaires, parleront sans doute plus que les textes.

    Préparatifs divers…

    Appel et liturgie de la Parole

    Tout étant prêt, la cérémonie a pu commencer, dans la simplicité. Entrée en procession rythmée par le chant de la chorale qui invoquait l’Esprit Saint : nous avons été enveloppés de sa présence dès le commencement.

    Les rites de l’ordination

    Première concélébration de la messe

    Après la cérémonie : rafraîchissement bien mérité !

    Et le banquet !

    Un banquet de légende, à faire pâlir un certain village de gaulois !

    Été 2021: fr Vincent expose à Lourdes



    Juillet et août 2021 : exposition du fr Vincent à Lourdes

    Durant les mois de juillet et août, les pèlerins de Lourdes pourront aller visiter l’exposition de peinture de fr Vincent.

    Une trentaine de toiles, dont un polyptyque méditant sur l’épisode évangélique de la guérison de l’aveugle-né.

    Deux grandes et belles salles :
    – l’une lumineuse, bercée par le fond sonore du Gave tout proche
    – l’autre plus sombre, silencieuse, et intérieure

    Pour un temps de méditation et de contemplation.

    L’expo: où et quand ?

    L’exposition de fr Vincent se trouve à Lourdes, à l’Espace Mission, pavillon des Œuvres Pontificales Missionnaires, 93 Boulevard Rémi Sempé.
    Facile à trouver : en sortant du sanctuaire par la grande porte St Michel, traverser la rue et partir tout de suite sur la droite, sans traverser le gave. L’exposition se trouvera sur votre gauche 200 m plus loin.

    Horaires d’ouverture : ils dépendent des personnes qui peuvent garder (voir ci-dessous).
    En principe : 10h00-12h00 ; 14h00-18h00

    Donnez un coup de main pour l’accueil !

    Fr Vincent a besoin de vous ! Venez tenir une permanence d’accueil.
    Non seulement, vous pourrez visiter et admirer cette exposition hors-norme, mais vous pouvez aussi vous inscrire pour un temps de présence réelle, émerveillée et utile !
    Téléchargez les renseignements
    Inscrivez-vous pour un temps de permanence : Je m’inscris

    A bientôt !

    Jubilation pour 50 ans donnés !



    La vie monastique en vaut la peine !

    Le samedi 17 avril, fr Colomban a célébré le cinquantième anniversaire de sa première profession. Chaque jubilé est l’occasion de renouveler les vœux prononcés dans sa jeunesse, mais surtout de rendre grâce pour la fidélité de Dieu qui accomplit des merveilles dans la vie de ses serviteurs. Dans son mot de remerciement, dont vous trouverez un extrait ci-dessous, fr Colomban nous a affirmé: « la vie monastique en vaut la peine ! » Belle et encourageante conclusion de ces années de fidélité.

    Voici quelques images commentées de la messe de jubilé, pour que vous puissiez entrer dans la jubilation du fr Colomban et de notre communauté avec lui. Cela peut être pour chacun l’occasion de renouveler les promesses de son baptême.

    Remerciement du frère Colomban

    Un aperçu sur le mot de remerciement de fr. Colomban, à la fin de la messe. Après avoir remercié ses parents et sa famille, il a ajouté:

    Il y a aussi quelques amitiés, fortes et d’autant plus précieuses que la vie monastique peut être marquée par une certaine solitude affective, quelle que soit la réelle chaleur fraternelle d’une communauté. De ces amitiés, j’ai conscience d’avoir plus reçu que je n’ai donné. Et puis il y a le Père Emmanuel et tous nos anciens de la communauté qui m’ont accueilli et guidé dans la vie monastique. Ils m’ont donné le goût de St Benoît, et j’espère un peu de son esprit, à leur exemple j’ai pu persévérer au monastère. Et puis il y a mon Père Abbé et mes frères qui m’entourent aujourd’hui et chaque Heure, chaque jour. Ils me supportent et je les supporte– dans le bon sens bien sur, celui de supporter-, et si je ne sais pas toujours le leur dire et le leur montrer, c’est aujourd’hui peut être l’occasion de leur dire que je les aime et je sais qu’ils m’aiment, pas forcément d’un amour sensible mais toujours vrai. Il y a une oraison de communion qui dit en s’adressant au Seigneur  ‘…sans toi notre vie tombe en ruines’, et bien sans ma communauté ma vie tombe en ruines. Alors si certains ou certaines se posaient la question, qu’ils sachent bien que la vie monastique en vaut la peine.

    Homélie du père abbé

    Lectures : Ph 3, 7-14 ; Jn 1, 35-42.

    Que cherchez-vous ?
    Maître, où demeures-tu ?
    Venez et vous verrez.
    Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait
    et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là.


    On a là une magnifique description de la vie monastique, et je remercie du fond du cœur fr Colomban d’avoir choisi ces deux lectures pour illustrer son Jubilé de 50 ans de vie monastique.
    Tout commence par Jésus qui nous interroge : Que cherchez-vous ? 
    C’est-à-dire : « qu’est-ce qui vous anime ? Qu’est-ce qui vous motive, vous dynamise ? Quel est l’axe de votre vie … ou plutôt, au fin fond de vous, qu’est-ce qui vous attire ? A quoi aspirez-vous ? »
    La réponse des disciples est surprenante : Maître, où demeures-tu ?
    C’est dire qu’en le voyant faire les cent pas près du Jourdain, et en entendant le Baptiste déclarer : « voici l’Agneau de Dieu », ils se sont sentis rejoints et interpellés.
    Une folle espérance est montée en eux.
    Ils ont perçu en Jésus un rayonnement extraordinaire, leur donnant à penser qu’il pourrait les combler, peut-être donner sens à leur vie. Et ils se sont mis à le suivre.
    Ainsi le moine a perçu pour lui-même que seul le Christ pourrait donner vraiment sens à sa vie. Ce n’est que là qu’elle prendra du poids, de l’intensité. Ce n’est que là qu’il sera comblé. Tout le reste, sans pour autant être mauvais et étant même bon et beau, tout le reste lui parait léger à côté de l’intimité avec Jésus.
    N’est-ce pas ce que cherchait à exprimer st Paul dans la 1° lecture ?


    Tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte.
    Oui je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur.


    De quels avantages s’agit-il ? De la possibilité de se lancer dans un métier, ou d’envisager de fonder une famille, ou des richesses de sensibilité ou de relations amicales etc … Tout cela parait tellement léger à côté d’une vie en intimité avec Jésus !


    Ils allèrent donc, et ils virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là.
    On sent là une rencontre extraordinaire, peut-être de l’ordre de celle entre un disciple et son Maître, où celui-ci transmet à l’autre tout ce qui l’habite, l’anime, et l’autre en est comblé dans son intelligence, et il boit tout.
    Ce peut être aussi un moment d’amitié particulièrement intense, où les deux amis sont ouverts l’un à l’autre et communient à des valeurs communes. Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, dans une méditation sur l’amitié, la décrivait ainsi : « Nos âmes étaient sur la même branche de l’Arbre de la Vie, et elles s’étaient reconnues. »
    Magnifique description pour exprimer que la vie avait fait se rejoindre les 2 amis, et ils avaient reconnu en l’autre des pierres d’attente, des aspirations communes … Ils se sont reconnus !
    N’est-il pas émouvant cet éclairage pour envisager notre relation au Christ ? Il est venu se poser sur la même branche que moi, et il me propose son amitié … Il me reconnaît comme sien, et il espère que je vais le reconnaître également !
    Ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là, c’était environ la 10° heure.
    La traduction liturgique formule cela : « ils restèrent auprès de lui », mais dans le grec, original, c’est le même verbe « demeurer » qui est utilisé.
    Devant cette insistance sur ce verbe « demeurer », je suis allé regarder dans le Vocabulaire de Théologie Biblique son sens dans la Bible. La notice du P Jules de Vaux m’a beaucoup plu. Son introduction explique :
    Toujours en mouvement, Israël, nomade puis exilé, n’a jamais véritablement expérimenté ce qu’est « demeurer ». Ce peuple, toujours en marche, rêve de se reposer des fatigues du désert. Il voudrait s’installer, et vivre en paix dans la terre que Dieu lui a promise. Au soir de chaque grande étape de son histoire, Israël pense dresser ses tentes pour une « sûre demeure ». … et au matin, il faut à nouveau partir … Ainsi, demeurer est un idéal toujours espéré, mais jamais atteint, qui ne trouvera son accomplissement qu’en Dieu.
    Israël, peuple nomade, qui rêve de demeurer avec Dieu, est une belle anticipation du moine de st Benoît, toujours en marche, qui rêve de s’arrêter un peu et de demeurer avec Dieu, en Dieu.
    Il me semble qu’au fil des ans, ce rêve devient de plus en plus perceptible, parfois-même prégnant. On s’est agité pendant des années, cherchant à servir Dieu en servant la communauté, au mieux de ce que nous pouvions donner. Dès qu’un objectif était atteint, on se disait : « là, on va pouvoir se poser un peu » … mais rapidement la nuée lumineuse s’élevait de nouveau, et il fallait repartir vers un autre objectif. La vie du moine rejoint vraiment celle d’Israël dans le désert, en marche vers la Terre promise.
    C’est le « demeurer en Dieu » qui nous attire

    St Paul exprime la même réalité avec l’expression « connaître le Christ », puisque dans la Bible il ne s’agit pas d’une connaissance intellectuelle, mais de connaître dans l’amour.
    Il s’agit pour moi de connaître le Christ,
    d’éprouver la puissance de sa résurrection,
    et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts.
    Tout est dit de la vie monastique, mais aussi de toute vie chrétienne.
    Connaître le Christ, je l’ai déjà dit, au sens biblique il ne s’agit pas d’une connaissance purement intellectuelle, mais d’un lien vital, intime. Une connaissance dans l’amour.
    Nous retrouvons bien là tout ce qui a été dit de l’amitié avec Jésus.
    Éprouver la puissance de sa résurrection. Au cours de notre vie monastique, nous avons tous expérimenté de temps à autre, que le Seigneur était capable de nous combler, de nous faire avancer, de nous transformer. Nous expérimentons un peu la force de sa vie qui nous habite, qui nous ouvre à une vie nouvelle, qui nous sort petit à petit de nos travers, nous établit sur une échelle des valeurs différente.
    Mais ayant expérimenté cela, la vie nous conduit aussi, souvent, à communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort. Comment cela ?
    – en constatant, avec l’âge, que notre corps, nos capacités psychologiques ou intellectuelles, sont en train de mourir à petit feu …
    – en accueillant de mieux en mieux nos misères, notre péché, mais sans angoisse car nous avons confiance en la puissance de la résurrection.
    Il y a quelque temps, un ancien parmi nous, portant un regard sur sa vie et évoquant sa jeunesse à un ami, exprimait : «C’était le bon vieux temps, où nous rêvions encore de perfection et de sainteté, alors que désormais, nous constatons que nous ne sommes que de pauvres misérables, sujets de l’infinie Miséricorde, de laquelle st Benoît dit qu’il ne faut jamais désespérer.»
    « Oui, les illusions de la jeunesse se sont envolées où je croyais que je pourrais faire pas mal de choses bonnes, que je pourrais devenir un bon moine » … Tout cela s’effiloche au fur et à mesure que la lumière divine pénètre en nous, mettant à jour nos misères, notre péché même, qui se glissait dans tout ce que nous cherchions à faire.
    Comme le dit très bien St Paul, il ne s’agit plus de penser ou espérer être reconnu juste, d’une justice qui s’appuie sur nos œuvres (ce que st Paul appelle une justice qui vient de la Loi de Moïse), mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi.
    C’est-à-dire que c’est Dieu qui nous rend juste,
    en nous pardonnant et nous purifiant,
    en nous reconstruisant sur cette vérité que nous avons besoin d’être sauvé
    « J’ai besoin d’être sauvé ! Aujourd’hui !
    Et le Christ est venu pour cela
    et il s’est posé sur la même branche que moi
    et il m’a reconnu comme sien
    et je l’ai reconnu comme mon Sauveur, mon Rédempteur.
     »
    Si notre vie monastique nous amène à ce constat, nous n’aurons pas perdu notre temps,
    ou plutôt l’offrande du Christ sur la Croix n’aura pas été rendue vaine !
    N’est-ce pas cela que nous célébrons en chaque Eucharistie ?
    Jésus qui donne sa vie, pour nous entraîner à sa suite vers le Père.
    C’est aussi la grâce de chaque jubilé, qui nous entraîne toujours un peu plus loin, de fois en fois, jusqu’à ce que nous puissions enfin établir notre demeure en Dieu.

    Communier dans la main?

    Face à la pandémie actuelle, nos évêques ont demandé aux fidèles d’adopter des comportements visant à ne pas favoriser l’extension du coronavirus : suppression de l’eau dans les bénitiers, port du masque, « baiser de paix » à distance, communion dans la main, etc1 S’ils ont pris cette décision, ce n’est pas pour des considérations liturgiques, mais conscients des enjeux sanitaires, ils veulent protéger les plus vulnérables. Poursuivre la lecture

    Rencontrer le Ressuscité

    Comment donc rencontrer le Ressuscité ?

    Il n’y a rien de spécial à faire pour rencontrer le Ressuscité… ça ne se passe pas dans le « faire ». Il suffit de vivre sa vie de femme ou d’homme, semblent nous dire les Évangiles, et se laisser rencontrer par Celui qui est autre.
    Marie-Madeleine et les autres femmes sont dans un surplus de peine qu’elles ont besoin d’exprimer, d’élaborer, dans les derniers gestes de vénération du corps : qui le leur reprochera ? Elles sont submergées par leurs émotions, par leur affectivité écorchée dans les événements dramatiques de la Passion. Elles vivent leur vie de femmes face à la mort.
    Les Apôtres sont cachés par peur de subir le même sort que le Maître, ils se savent en danger, ils ont vu la colère des autorités : qui le leur reprochera ? Eux aussi sont submergés par leurs émotions, d’autres émotions, et ils sont eux aussi écorchés par la manière dont s’est terminée ce fantastique compagnonnage avec Jésus. Ils vivent ce que vivent les hommes face à la violence. Poursuivre la lecture

    Le Carême : joie du désir

    La vision que l’on se fait du carême est souvent un peu sombre, triste, à cause des « efforts » et des « privations » auxquels on l’associe. Mais est-il vraiment un concours d’efforts et d’ascèse, de pénitence et d’abnégation ? Pas pour Saint Benoît. La joie du désir de Pâques est le cœur du Carême bénédictin, une joie suscitée par l’Esprit Saint. Le carême est préparation de LA fête, la grande fête de Pâques, et il est déjà tout pénétré de l’allégresse du salut.
    Je vous invite donc à changer votre regard sur ce temps de grâce en lisant le chapitre que Saint Benoît lui consacre dans sa petite Règle. Poursuivre la lecture

    Cinq noms pour une guérison

    La présence du mal dans notre vie est un fait indubitable. Si nous ne nous en rendons pas compte, ou si nous ne voulons pas nous en rendre compte, d’autres se chargent parfois de nous le faire remarquer d’une manière ou d’une autre…
    Nous faisons mal aux autres et mal à nous-mêmes, parce que nous nous éloignons de Dieu. Ceci arrive en dépit de notre baptême, de notre engagement dans la vie humaine et chrétienne, de notre désir de faire le bien. Notre nature humaine est malade, faible, inclinée au péché. Plus on désire faire le bien, plus on voit le mal qui est en soi et qui nous sépare du bien.
    Dans la vie à la suite du Christ, la vie de baptisé(e), nous avons de la chance : le Christ a pensé à tout pour que nous puissions être délivrés du mal ! Il nous a laissé différents moyens pour nous sauver du mal, pour nous guérir, afin que nous puissions être heureux tous ensemble. Parmi ces moyens, il y a un sacrement de guérison qui porte 5 noms (CEC 1423.1424) : conversion, pénitence, confession, pardon, réconciliation. Allons à sa découverte à la suite du Catéchisme. Poursuivre la lecture