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Ordinations : un grand moment d’Église



Désolé, je m’aperçois après coup que les galeries photo ne fonctionnent pas bien ! Ouvrez-les dans un autre onglet pour revenir facilement sur l’article.
Nous allons essayer de régler ça !

L’Église rassemblée à Maylis

L’Église s’est rassemblée à Maylis pour célébrer l’ordination presbytérale de Fr Grégoire et Fr Oliveto. Un grand moment familial, la famille des enfants de Dieu. Les images, avec quelques commentaires, parleront sans doute plus que les textes.

Préparatifs divers…

Appel et liturgie de la Parole

Tout étant prêt, la cérémonie a pu commencer, dans la simplicité. Entrée en procession rythmée par le chant de la chorale qui invoquait l’Esprit Saint : nous avons été enveloppés de sa présence dès le commencement.

Les rites de l’ordination

Première concélébration de la messe

Après la cérémonie : rafraîchissement bien mérité !

Et le banquet !

Un banquet de légende, à faire pâlir un certain village de gaulois !

17e semaine : Jésus, Prêtre, Prophète et Roi

17e dimanche ordinaire B :
Jean 6, 1-15

À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »

Voici un des grands signes de Jésus, rapporté par tous les évangélistes : la multiplication des pains. C’est Jean qui nous le raconte, et qui nous rapportera, dans les dimanches qui viennent, le grand discours sur le Pain de Vie. Il terminera en scandale, et beaucoup partiront, mais aujourd’hui c’est l’enthousiasme. Et pour cause : tous ces évènements ne sont que trop clairs pour manifester que Jésus est le Messie attendu.
Dans ce miracle, Jésus agit en prêtre : il reçoit la maigre offrande d’un jeune garçon plus prévoyant que les autres, rend grâce à Dieu au nom de tous, puis distribue. Toute une liturgie dont le sens se révèlera au soir du Dernier repas : Jésus préfigure ici ce qui sera l’Eucharistie, le signe de la reconnaissance.
Pour la foule du Peuple élu, ce miracle ne peut que rappeler une autre bénédiction de Dieu octroyée à la prière d’un illustre prédécesseur de Jésus : Moïse. Et c’est bien cela que veut montrer Jésus, comme il va l’expliquer lui-même. Il est bien le grand Prophète annoncé par Moïse. Mais il est bien plus grand que la foule ne le pense.
Les gens rassasiés veulent le faire roi : ce prophète qui fournit du pain gratuitement à tous n’est-il pas idéal pour cela. Jésus est bien Roi, et il le dira. Mais il ne l’est pas comme les gens le pensent, et comme peut-être nous voudrions nous aussi qu’il le soit. Il est souverain des portes de la vie, et il le manifestera par sa victoire sur la mort, sur tout mal.

Prière universelle :

PU 17e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles ressemblances et quelles différences entre l’Évangile et la première lecture ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus ne veut-il pas devenir roi ?

Vivre avec Jésus :

À la place des gens, aurais-je compris le refus de Jésus d’être roi ?

Été 2021: fr Vincent expose à Lourdes



Juillet et août 2021 : exposition du fr Vincent à Lourdes

Durant les mois de juillet et août, les pèlerins de Lourdes pourront aller visiter l’exposition de peinture de fr Vincent.

Une trentaine de toiles, dont un polyptyque méditant sur l’épisode évangélique de la guérison de l’aveugle-né.

Deux grandes et belles salles :
– l’une lumineuse, bercée par le fond sonore du Gave tout proche
– l’autre plus sombre, silencieuse, et intérieure

Pour un temps de méditation et de contemplation.

L’expo: où et quand ?

L’exposition de fr Vincent se trouve à Lourdes, à l’Espace Mission, pavillon des Œuvres Pontificales Missionnaires, 93 Boulevard Rémi Sempé.
Facile à trouver : en sortant du sanctuaire par la grande porte St Michel, traverser la rue et partir tout de suite sur la droite, sans traverser le gave. L’exposition se trouvera sur votre gauche 200 m plus loin.

Horaires d’ouverture : ils dépendent des personnes qui peuvent garder (voir ci-dessous).
En principe : 10h00-12h00 ; 14h00-18h00

Donnez un coup de main pour l’accueil !

Fr Vincent a besoin de vous ! Venez tenir une permanence d’accueil.
Non seulement, vous pourrez visiter et admirer cette exposition hors-norme, mais vous pouvez aussi vous inscrire pour un temps de présence réelle, émerveillée et utile !
Téléchargez les renseignements
Inscrivez-vous pour un temps de permanence : Je m’inscris

A bientôt !

Vers deux ordinations presbytérales le 26 juin…



Le père Abbé et la Communauté de Maylis
sont très heureux de vous annoncer
l’ordination presbytérale de :

Monseigneur Souchu entouré de frère Oliveto et frère Grégoire après la messe d'ordination diaconale

Frère Grégoire (Antoine) Calmettes

et

Frère Oliveto (Etienne) Gérardin

le samedi 26 juin à 15 heures
par Monseigneur Nicolas Souchu, évêque d’Aire et Dax
Merci pour votre prière


Comment cela se fera-t-il ?

En raison de la pandémie, la célébration aura probablement lieu en extérieur (il fera beau et pas trop chaud !)
Retransmission vidéo ici : DIRECT VIDEO

Les prêtres sont les bienvenus !

Merci de venir avec votre aube et une étole blanche.

Et après la cérémonie ?

Un rafraîchissement pourra suivre. Les conditions seront en fonction de ce qu’il sera raisonnable d’envisager à cette date.

Faire un cadeau d’ordination ?

bouton pour participer à la cagnotte

Une cagnotte est mise en place pour un cadeau commun. Cliquez le bouton ci-dessus !
Nous avons deux projets liturgiques, en cours de réflexion pour la réalisation pratique :

  • en priorité : renouveler les ornements liturgiques de l’abbaye (certains ont vieilli…)
  • puis : changer la croix du chœur de notre église pour mettre plus en valeur le Christ

Nous espérons pouvoir publier prochainement des photos de ces projets. Merci pour votre participation.
Si vous préférez, vous pouvez aussi profiter de l’occasion pour faire un don avec reçu fiscal, en précisant bien que c’est pour l’abbaye de Maylis (case à cocher), sur le site de la Fondation des Monastères.

Y a-t-il de la place à l’hôtellerie ?

Nous aimerions réserver l’hôtellerie en priorité pour les jeunes proches de l’abbaye qui pourraient venir aider ou voudraient partager ce moment avec nous sans avoir beaucoup de moyens pour leur logement.

Au fait… Qu’est-ce qu’une ordination presbytérale ?

Ça vaut le coup de découvrir !!

Service Jeunes pour l’ordination

Merci de vous inscrire avec renseignements pour nous faciliter la tâche :

    Coordonnées

    Prénom et nom (obligatoire)

    Courriel (obligatoire)

    Téléphone (obligatoire)

    Disponible
    Juste le WEPour préparerPour ranger

    Logement (obligatoire)

    Arrivée

    Jour (obligatoire)

    Heure (obligatoire)

    Moyen de transport envisagé (obligatoire)

    Cherche possibilité de covoiturage

    Propose possibilité de covoiturage

    Provenance et places dispo

    Gare

    Départ

    Date (samedi, dimanche, ou prolongement possible)

    Heure

    Moyen de transport envisagé (obligatoire)

    Cherche possibilité de covoiturage

    Propose possibilité de covoiturage

    Destination et places dispo

    Gare

    Talents particuliers ? Autre chose ?

    Pour vérifier que tu n'es pas une machine
    captcha

    Que lis-tu au dessus ?

    Jubilation pour 50 ans donnés !



    La vie monastique en vaut la peine !

    Le samedi 17 avril, fr Colomban a célébré le cinquantième anniversaire de sa première profession. Chaque jubilé est l’occasion de renouveler les vœux prononcés dans sa jeunesse, mais surtout de rendre grâce pour la fidélité de Dieu qui accomplit des merveilles dans la vie de ses serviteurs. Dans son mot de remerciement, dont vous trouverez un extrait ci-dessous, fr Colomban nous a affirmé: « la vie monastique en vaut la peine ! » Belle et encourageante conclusion de ces années de fidélité.

    Voici quelques images commentées de la messe de jubilé, pour que vous puissiez entrer dans la jubilation du fr Colomban et de notre communauté avec lui. Cela peut être pour chacun l’occasion de renouveler les promesses de son baptême.

    Remerciement du frère Colomban

    Un aperçu sur le mot de remerciement de fr. Colomban, à la fin de la messe. Après avoir remercié ses parents et sa famille, il a ajouté:

    Il y a aussi quelques amitiés, fortes et d’autant plus précieuses que la vie monastique peut être marquée par une certaine solitude affective, quelle que soit la réelle chaleur fraternelle d’une communauté. De ces amitiés, j’ai conscience d’avoir plus reçu que je n’ai donné. Et puis il y a le Père Emmanuel et tous nos anciens de la communauté qui m’ont accueilli et guidé dans la vie monastique. Ils m’ont donné le goût de St Benoît, et j’espère un peu de son esprit, à leur exemple j’ai pu persévérer au monastère. Et puis il y a mon Père Abbé et mes frères qui m’entourent aujourd’hui et chaque Heure, chaque jour. Ils me supportent et je les supporte– dans le bon sens bien sur, celui de supporter-, et si je ne sais pas toujours le leur dire et le leur montrer, c’est aujourd’hui peut être l’occasion de leur dire que je les aime et je sais qu’ils m’aiment, pas forcément d’un amour sensible mais toujours vrai. Il y a une oraison de communion qui dit en s’adressant au Seigneur  ‘…sans toi notre vie tombe en ruines’, et bien sans ma communauté ma vie tombe en ruines. Alors si certains ou certaines se posaient la question, qu’ils sachent bien que la vie monastique en vaut la peine.

    Homélie du père abbé

    Lectures : Ph 3, 7-14 ; Jn 1, 35-42.

    Que cherchez-vous ?
    Maître, où demeures-tu ?
    Venez et vous verrez.
    Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait
    et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là.


    On a là une magnifique description de la vie monastique, et je remercie du fond du cœur fr Colomban d’avoir choisi ces deux lectures pour illustrer son Jubilé de 50 ans de vie monastique.
    Tout commence par Jésus qui nous interroge : Que cherchez-vous ? 
    C’est-à-dire : « qu’est-ce qui vous anime ? Qu’est-ce qui vous motive, vous dynamise ? Quel est l’axe de votre vie … ou plutôt, au fin fond de vous, qu’est-ce qui vous attire ? A quoi aspirez-vous ? »
    La réponse des disciples est surprenante : Maître, où demeures-tu ?
    C’est dire qu’en le voyant faire les cent pas près du Jourdain, et en entendant le Baptiste déclarer : « voici l’Agneau de Dieu », ils se sont sentis rejoints et interpellés.
    Une folle espérance est montée en eux.
    Ils ont perçu en Jésus un rayonnement extraordinaire, leur donnant à penser qu’il pourrait les combler, peut-être donner sens à leur vie. Et ils se sont mis à le suivre.
    Ainsi le moine a perçu pour lui-même que seul le Christ pourrait donner vraiment sens à sa vie. Ce n’est que là qu’elle prendra du poids, de l’intensité. Ce n’est que là qu’il sera comblé. Tout le reste, sans pour autant être mauvais et étant même bon et beau, tout le reste lui parait léger à côté de l’intimité avec Jésus.
    N’est-ce pas ce que cherchait à exprimer st Paul dans la 1° lecture ?


    Tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte.
    Oui je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur.


    De quels avantages s’agit-il ? De la possibilité de se lancer dans un métier, ou d’envisager de fonder une famille, ou des richesses de sensibilité ou de relations amicales etc … Tout cela parait tellement léger à côté d’une vie en intimité avec Jésus !


    Ils allèrent donc, et ils virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là.
    On sent là une rencontre extraordinaire, peut-être de l’ordre de celle entre un disciple et son Maître, où celui-ci transmet à l’autre tout ce qui l’habite, l’anime, et l’autre en est comblé dans son intelligence, et il boit tout.
    Ce peut être aussi un moment d’amitié particulièrement intense, où les deux amis sont ouverts l’un à l’autre et communient à des valeurs communes. Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, dans une méditation sur l’amitié, la décrivait ainsi : « Nos âmes étaient sur la même branche de l’Arbre de la Vie, et elles s’étaient reconnues. »
    Magnifique description pour exprimer que la vie avait fait se rejoindre les 2 amis, et ils avaient reconnu en l’autre des pierres d’attente, des aspirations communes … Ils se sont reconnus !
    N’est-il pas émouvant cet éclairage pour envisager notre relation au Christ ? Il est venu se poser sur la même branche que moi, et il me propose son amitié … Il me reconnaît comme sien, et il espère que je vais le reconnaître également !
    Ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là, c’était environ la 10° heure.
    La traduction liturgique formule cela : « ils restèrent auprès de lui », mais dans le grec, original, c’est le même verbe « demeurer » qui est utilisé.
    Devant cette insistance sur ce verbe « demeurer », je suis allé regarder dans le Vocabulaire de Théologie Biblique son sens dans la Bible. La notice du P Jules de Vaux m’a beaucoup plu. Son introduction explique :
    Toujours en mouvement, Israël, nomade puis exilé, n’a jamais véritablement expérimenté ce qu’est « demeurer ». Ce peuple, toujours en marche, rêve de se reposer des fatigues du désert. Il voudrait s’installer, et vivre en paix dans la terre que Dieu lui a promise. Au soir de chaque grande étape de son histoire, Israël pense dresser ses tentes pour une « sûre demeure ». … et au matin, il faut à nouveau partir … Ainsi, demeurer est un idéal toujours espéré, mais jamais atteint, qui ne trouvera son accomplissement qu’en Dieu.
    Israël, peuple nomade, qui rêve de demeurer avec Dieu, est une belle anticipation du moine de st Benoît, toujours en marche, qui rêve de s’arrêter un peu et de demeurer avec Dieu, en Dieu.
    Il me semble qu’au fil des ans, ce rêve devient de plus en plus perceptible, parfois-même prégnant. On s’est agité pendant des années, cherchant à servir Dieu en servant la communauté, au mieux de ce que nous pouvions donner. Dès qu’un objectif était atteint, on se disait : « là, on va pouvoir se poser un peu » … mais rapidement la nuée lumineuse s’élevait de nouveau, et il fallait repartir vers un autre objectif. La vie du moine rejoint vraiment celle d’Israël dans le désert, en marche vers la Terre promise.
    C’est le « demeurer en Dieu » qui nous attire

    St Paul exprime la même réalité avec l’expression « connaître le Christ », puisque dans la Bible il ne s’agit pas d’une connaissance intellectuelle, mais de connaître dans l’amour.
    Il s’agit pour moi de connaître le Christ,
    d’éprouver la puissance de sa résurrection,
    et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts.
    Tout est dit de la vie monastique, mais aussi de toute vie chrétienne.
    Connaître le Christ, je l’ai déjà dit, au sens biblique il ne s’agit pas d’une connaissance purement intellectuelle, mais d’un lien vital, intime. Une connaissance dans l’amour.
    Nous retrouvons bien là tout ce qui a été dit de l’amitié avec Jésus.
    Éprouver la puissance de sa résurrection. Au cours de notre vie monastique, nous avons tous expérimenté de temps à autre, que le Seigneur était capable de nous combler, de nous faire avancer, de nous transformer. Nous expérimentons un peu la force de sa vie qui nous habite, qui nous ouvre à une vie nouvelle, qui nous sort petit à petit de nos travers, nous établit sur une échelle des valeurs différente.
    Mais ayant expérimenté cela, la vie nous conduit aussi, souvent, à communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort. Comment cela ?
    – en constatant, avec l’âge, que notre corps, nos capacités psychologiques ou intellectuelles, sont en train de mourir à petit feu …
    – en accueillant de mieux en mieux nos misères, notre péché, mais sans angoisse car nous avons confiance en la puissance de la résurrection.
    Il y a quelque temps, un ancien parmi nous, portant un regard sur sa vie et évoquant sa jeunesse à un ami, exprimait : «C’était le bon vieux temps, où nous rêvions encore de perfection et de sainteté, alors que désormais, nous constatons que nous ne sommes que de pauvres misérables, sujets de l’infinie Miséricorde, de laquelle st Benoît dit qu’il ne faut jamais désespérer.»
    « Oui, les illusions de la jeunesse se sont envolées où je croyais que je pourrais faire pas mal de choses bonnes, que je pourrais devenir un bon moine » … Tout cela s’effiloche au fur et à mesure que la lumière divine pénètre en nous, mettant à jour nos misères, notre péché même, qui se glissait dans tout ce que nous cherchions à faire.
    Comme le dit très bien St Paul, il ne s’agit plus de penser ou espérer être reconnu juste, d’une justice qui s’appuie sur nos œuvres (ce que st Paul appelle une justice qui vient de la Loi de Moïse), mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi.
    C’est-à-dire que c’est Dieu qui nous rend juste,
    en nous pardonnant et nous purifiant,
    en nous reconstruisant sur cette vérité que nous avons besoin d’être sauvé
    « J’ai besoin d’être sauvé ! Aujourd’hui !
    Et le Christ est venu pour cela
    et il s’est posé sur la même branche que moi
    et il m’a reconnu comme sien
    et je l’ai reconnu comme mon Sauveur, mon Rédempteur.
     »
    Si notre vie monastique nous amène à ce constat, nous n’aurons pas perdu notre temps,
    ou plutôt l’offrande du Christ sur la Croix n’aura pas été rendue vaine !
    N’est-ce pas cela que nous célébrons en chaque Eucharistie ?
    Jésus qui donne sa vie, pour nous entraîner à sa suite vers le Père.
    C’est aussi la grâce de chaque jubilé, qui nous entraîne toujours un peu plus loin, de fois en fois, jusqu’à ce que nous puissions enfin établir notre demeure en Dieu.

    Communier dans la main?

    Face à la pandémie actuelle, nos évêques ont demandé aux fidèles d’adopter des comportements visant à ne pas favoriser l’extension du coronavirus : suppression de l’eau dans les bénitiers, port du masque, « baiser de paix » à distance, communion dans la main, etc1 S’ils ont pris cette décision, ce n’est pas pour des considérations liturgiques, mais conscients des enjeux sanitaires, ils veulent protéger les plus vulnérables. Poursuivre la lecture

    Rencontrer le Ressuscité

    Comment donc rencontrer le Ressuscité ?

    Il n’y a rien de spécial à faire pour rencontrer le Ressuscité… ça ne se passe pas dans le « faire ». Il suffit de vivre sa vie de femme ou d’homme, semblent nous dire les Évangiles, et se laisser rencontrer par Celui qui est autre.
    Marie-Madeleine et les autres femmes sont dans un surplus de peine qu’elles ont besoin d’exprimer, d’élaborer, dans les derniers gestes de vénération du corps : qui le leur reprochera ? Elles sont submergées par leurs émotions, par leur affectivité écorchée dans les événements dramatiques de la Passion. Elles vivent leur vie de femmes face à la mort.
    Les Apôtres sont cachés par peur de subir le même sort que le Maître, ils se savent en danger, ils ont vu la colère des autorités : qui le leur reprochera ? Eux aussi sont submergés par leurs émotions, d’autres émotions, et ils sont eux aussi écorchés par la manière dont s’est terminée ce fantastique compagnonnage avec Jésus. Ils vivent ce que vivent les hommes face à la violence. Poursuivre la lecture

    Le Carême : joie du désir

    La vision que l’on se fait du carême est souvent un peu sombre, triste, à cause des « efforts » et des « privations » auxquels on l’associe. Mais est-il vraiment un concours d’efforts et d’ascèse, de pénitence et d’abnégation ? Pas pour Saint Benoît. La joie du désir de Pâques est le cœur du Carême bénédictin, une joie suscitée par l’Esprit Saint. Le carême est préparation de LA fête, la grande fête de Pâques, et il est déjà tout pénétré de l’allégresse du salut.
    Je vous invite donc à changer votre regard sur ce temps de grâce en lisant le chapitre que Saint Benoît lui consacre dans sa petite Règle. Poursuivre la lecture