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Être moine aujourd’hui, une vie alternative



Jean-Pierre Longeat, Être moine aujourd’hui, une vie alternative, Salvator 2026

Peut-on encore être moine aujourd’hui ?
Voici un beau petit livre sur la vie monastique !

Comment les moines bénédictins vivent-ils aujourd’hui ?

On nous pose souvent beaucoup de questions sur notre vie monastique, ce qui nous distingue d’autres genres de vie, et ce qui nous y relie. Le P. Jean-Pierre Longeat, moine bénédictin de l’abbaye de Ligugé, répond à (presque) toutes ces questions !
Ce petit livre (123 petites pages), facile à lire, permettra à chacun de découvrir, redécouvrir, ou approfondir sa connaissance de la vie des moines. Il s’adresse à tous ceux qui ont la curiosité de s’intéresser à la vie des moines, voire de s’approcher de nos monastère, que ce soit pour une retraite ou pour une simple visite.

Moines bénédictins

Le P. Longeat parle avant tout des moines et des moniales qui vivent selon la Règle de St Benoît. Vieux texte datant du VIe siècle, il est encore inspirant pour des hommes et des femmes au XXIe siècle. Cela peut paraitre étonnant, mais c’est vrai. Sans doute cette Règle de vie a-t-elle quelque chose à dire à toute l’humanité et à toute humanité.
Après quelques chapitres introductifs généraux sur ce que l’on entend par « vocation », le parcours d’entrée dans un monastère, et ce qu’est un moine, ce livre suit plus ou moins le plan de la Règle de St Benoît. Tout d’abord les grandes vertus recherchées dans les communautés bénédictines : obéissance et écoute, silence, humilité, prière notamment liturgique. Puis on passe au travail, à l’économie, et à tout ce qui fait la vie quotidienne. Ainsi on en vient aussi à entrevoir les relations de fraternité, avec joies et difficultés.

Aujourd’hui

La vie monastique n’est pas présentée en général. Elle est décrite telle qu’elle est vécue aujourd’hui. Si le texte-repère est si ancien, il est néanmoins vécu de manière très nouvelle à chaque époque. Les moines ne se rattachent pas servilement à des manières de faire et de penser antiques. Au contraire, ils s’inspirent d’une tradition pour suivre un mode de vie monastique évangélique vraiment de son temps.
L’auteur va jusqu’à donner une parole sur certains sujets très actuels, qui questionnent toute notre société. C’est ainsi qu’il aborde la question douloureuse des abus toujours possibles. Et il traite aussi le vaste domaine des nouvelles technologies de communication et d' »intelligence artificielle ». Enfin il évoque de quelle manière les monastères s’inscrivent à leur manière dans le questionnement sur une vie plus écologique.
Peut-être la vie monastique a-t-elle une parole à offrir et un rôle à jouer dans ces domaines.

Une vie alternative

À propos de l’aspect « alternatif » de la proposition monastique, voici ce que le P. Longeat dit en introduction :
Si les moines sont bien inscrits dans le temps et dans l’espace de la société, ils prennent cependant du recul et font des choix de simplicité, de partage et de profondeur qui tranchent parfois sur les perspectives de modes passagères. Ils souhaitent une vie qui a du sens ; ils poursuivent une forme d’harmonie ; ils cherchent la paix, ils la poursuivent au jour le jour. En un certain sens, ils ont une vie écologique, prenant en compte toute la dimension de la personne au cœur de la Création.
Nous ne pouvons qu’accorder notre plein accord à cette vision.

Dresser un pont

Cette alternative aux modes de vie actuels est souvent désirée par beaucoup de personnes. Peu vont jusqu’à embrasser la forme si simple, mais il est vraie radicale, de la vie monastique. Espérons que ce livre puisse contribuer à dresser un pont entre les assoiffés de sens, et les moines et moniales gardiens d’un puits capable de les désaltérer.

Nous sommes des pauvres, mais notre vie est belle et riche. Être moine aujourd’hui est une immense grâce.

Après bien des années de vie monastique,
je dois dire que je suis heureux d’avoir choisi cette voie.
Cela n’a pas toujours été facile.
Mais étape après étape,
je mesure la chance qui est la mienne
de répondre à une telle vocation.
Non seulement je ne regrette rien de ce choix,
mais j’en espère encore beaucoup.

Jean-Pierre Longeat

Service et prière pour étudiants/jeunes pros 18-35 ans



Service et prière à Maylis

Besoin de recul, de te mettre au vert ? Que dirais-tu de venir pour un temps de service et de prière à l’abbaye ?
Étudiants et jeunes pros, 18-35 ans, vous êtes les bienvenus en tous temps, mais particulièrement cet été !

Quand et combien de temps ?

Nous vous invitons cet été, de fin juin à début septembre : un jour, trois jours, une semaine… à chacun selon ses disponibilités. Pas d’inquiétude pour la participation aux frais d’hôtellerie : si vous pouvez laisser quelque chose ce sera bienvenu, sinon vos mains y pourvoiront !

Activités variées

Les activités ne manquent pas, et il y en a pour tous les goûts ! L’aide est bienvenue et nous serons heureux de vous intégrer à notre travail, en fonction des besoins du moment :

  • jardin
  • gestion de fruits et légumes
  • défrichage
  • aide dans nos plantations
  • bricolages en tous genres
  • rangements et nettoyages

Et puis aussi…

Ce sera aussi : retraite, service, rencontre des moines et vie avec eux, découverte d’une abbaye, rencontre d’autres jeunes – ou moins jeunes – qui seraient là en même temps. De quoi bien se couper d’un « métro-boulot-dodo » sans rester à ne rien faire. Une expérience très bénédictine d’ORA ET LABORA en communauté ! Laissez-vous tenter.

C’est une bonne tentation !

Retraite Faire le Point

Du samedi 18 juillet au vendredi 24 juillet
Au cœur de l’été, un moment particulier : la Retraite Faire le Point. Se poser pour un discernement. Là, c’est du sérieux. On ajoute des enseignements qui devraient accompagner un travail intérieur et ouvrir à l’écoute du Seigneur.
Voyez le menu sur la page qui est dédiée à la retraite :

D’autres retraites organisées par des moines et moniales sont proposées sur ce site :

Logo Vie Monastique

A bientôt !

Pour envoyer une demande au frère Oliveto, responsable de l’accueil :

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    20-35 ans : Retraite Faire le Point, édition 2026 !

    Du 18 au 24 juillet 2026 :

    Une retraite spirituelle pour jeunes pros et étudiants, en évolution constante.

    Prière, fraternité, enseignements, services, discernement, convivialité : tout pour une semaine équilibrée !

    Viens avec tes questions, pour repartir avec le Seigneur !

    Beaucoup de beaux témoignages depuis 2015, des voies ouvertes (notamment deux rencontres de retraitants conclues par des mariages !) : ND de Maylis est très forte !!

    Suivez le guide en cliquant ici :

    logo retraite Faire le Point
    Tous les renseignements sont sur cette page !

    Et puis aussi, pour faire connaître : Évènement Facebook

    5e dimanche : Servir la bonté et la beauté du monde

    5e dimanche ordinaire A :
    Matthieu 5, 13-16

    Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde..

    Ces deux images, le sel et la lumière, semblent à première vue bien différentes, et leur rapprochement peut laisser perplexe. Rien ne les rapproche extérieurement : le sel semble une réalité si humble et cachée, et la lumière si noble et éclatante ! Ils semblent parler de manière presque contradictoire de la vocation du chrétien.
    Pourtant chacun des deux est à la fois caché et bien présent, humble et noble. Ils sont cachés, car tout relatifs aux autres choses : le sel est relatif aux aliments, et la lumière l’est aux objets. On ne goûterait guère le sel s’il ne mettait en valeur les autres aliments. On ne verrait pas la lumière si elle ne se reflétait pas sur les objets. Chacun est pour les autres, au service des autres, et c’est là leur noblesse : ils rendent bon, ils rendent beau. Ou peut-être devrais-je dire plutôt qu’ils révèlent la bonté et la beauté des choses, de la vie. Haute mission que l’on attend d’eux. L’échec de cette mission, la fadeur ou la pâleur, peut leur valoir le mépris, ou tout simplement l’ignorance.
    Il est un autre point commun. Le sel, comme la lumière, pour accomplir leur noble vocation, doivent certes être présents, mais aussi rester humbles et discrets, ne pas s’imposer. La force du sel, comme celle de la lumière, pourraient en effet tout brûler, soit écraser tous les autres goûts, soit aplanir la diversité des couleurs. Or remplir leur service nécessite que les autres soient mis en valeur, finalement jusqu’à ce qu’on les oublie parce qu’ils donnent juste ce qu’il faut.
    Belle parabole de notre place de chrétiens dans le monde. Il s’agit pour nous d’être là, bien présents au cœur du monde, dans notre spécificité, mais pour les autres. Parce que nous sommes peu, il faut avoir d’autant plus de goût, il faut briller d’autant plus pour accomplir notre vocation. Mais il faut aussi d’autant plus se donner dans le service, être pour le monde, aimer toute la Création de Dieu pour la rendre meilleure, et plus belle.

    Prière universelle :

    PU 5e dimanche ordinaire A

    Une méditation en trois questions…
    … pour les grands et les petits !

    Accueillir l’Évangile :

    Une seule des deux images n’aurait-elle pas suffi au message ? Qu’apporte chacune ?

    Comprendre sa foi :

    Comment Jésus a-t-il été le premier sel de la terre et lumière du monde ?

    Vivre avec Jésus :

    Comment est-ce que je désire marcher à la suite du Christ pour être avec lui sel et lumière ?

    Présentation du Seigneur, baptême, et vie consacrée



    Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur, fête de la lumière, fête de la vie consacrée. Pour les lectures de la messe : cliquez ici !

    Présentation du Seigneur, fête de la Lumière

    La fête de la Présentation du Seigneur fait mémoire d’un moment important des débuts de la vie de Jésus, elle nous y rend présents. Quarante jours après la naissance de Jésus, Joseph et Marie accomplissent le rite de la consécration du premier né au Seigneur. Ils l’offrent au Seigneur, à travers le sacrifice de deux petites colombes, faute pour eux d’avoir les moyens d’offrir un mouton. C’est l’annonce du propre sacrifice de Jésus, lors de sa Pâque. Il s’offrira alors comme l’agneau de Dieu, pour redonner lumière au monde obscurci par le péché. C’est cette lumière que le vieillard Syméon célèbre déjà aujourd’hui. Et la petite chandelle – qui a donné son nom à la chandeleur – que nous tenons dans les mains en ce jour ne peut que nous projeter en imagination vers la grande nuit de Pâques. C’est bien la fête de la Lumière que nous célébrons.

    De noël à Pâques

    En nous faisant vivre le rite de la lumière, la liturgie nous donne en effet l’occasion d’un lien discret et concret entre Noël et Pâques, entre le mystère de l’incarnation et le mystère pascal. Le sens de ce lien nous est donné par la lecture de la lettre aux Hébreux, qui trace un résumé de l’histoire de notre Salut : « ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham. Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple. » Il s’agit de notre Salut personnel, et du Salut de toute l’humanité, célébré par le vieillard Syméon : « mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples ». Le Fils de Dieu s’est rendu en tout semblable à ses frères pour nous mener au Père.
    Il est notre lumière dans son Incarnation, car en le voyant, nous pouvons nous reconnaître, homme, femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Même si nous nous trouvons parfois si défigurés par le péché, son Incarnation annonce que Dieu n’a pas désespéré de nous. Le Fils de Dieu fait homme sera aussi notre lumière dans son mystère pascal, lumière que nous pourrons suivre pour traverser les ténèbres de la mort. Ce passage sera notre guérison totale et définitive.

    Le mystère de notre baptême

    C’est donc le mystère de notre baptême que nous rappelons aujourd’hui. Nous avons tous été consacrés au Seigneur lorsque nous avons été plongés dans l’eau, symbole de sa mort et de sa résurrection. En ce jour, nous avons reçu une lumière, celle du Christ, celle-même que nous rappelons aujourd’hui. Nous avons alors reçu cette Lumière comme un soutien et comme une mission. Un soutien, car elle nous réchauffe et guide nos pas. Une mission, car elle nous est donnée non seulement pour nous, mais aussi pour nos frères et sœurs, pour le monde. La lumière et la chaleur sont à offrir, à partager avec d’autres.

    Le mystère de la consécration religieuse

    C’est bien ce double signe de la lumière qui est aussi au cœur de notre consécration religieuse. La grâce de Dieu a mis les consacrés en route sur les chemins de la vie religieuse ou monastique avec St Benoît et tous les fondateurs. Chacun avec notre petite chandelle, nous nous soutenons, nous nous éclairons, nous nous réchauffons les uns les autres. Pour que cela soit efficace, nous devons non seulement prendre soin de notre chandelle, mais aussi rester bien proche de nos frères, et les garder proches de nous. Notre marche ensemble multiplie la lumière et la chaleur.
    C’est important pour nous. Mais c’est important aussi pour le monde. Cette lumière du Christ doit éclairer toutes les nations. La vie consacrée devrait porter à la vue de tous la lumière du baptême. Le Seigneur la suscite pour rendre visible le Salut, la miséricorde du Seigneur.
    Si jamais la flamme de notre baptême faiblit, approchons-la donc de celle du Christ, et de celle de nos frères. Offrons-nous les uns aux autres la grâce qui nous a été donnée. Ouvrons-nous à celle qui anime nos frères. Et redisons ensemble notre choix d’offrir notre vie au Seigneur.

    Quoi de neuf à Maylis ?



    Commençons par l’essentiel : sept fois par jour, sous les voûtes de notre église, la Parole de Dieu est proclamée, la louange résonne, l’intercession monte vers le Ciel. Nouveauté perpétuelle au cœur de l’opiniâtre fidélité dans l’accomplissement de notre mission. La prière tourne nos journées vers le Seigneur, afin d’offrir toutes nos activités pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Nous nous unissons ainsi à la Création dans laquelle nous baignons, chant des oiseaux, rayonnement des étoiles, souffle des vents, bienfaits de la pluie, et chaleur du soleil. Quel bonheur !

    L’essentiel est dit et nous pourrions nous arrêter là. Mais nous allons tout de même vous donner quelques petites nouvelles du quotidien.

    Pour écouter cet article en audio, cliquez sur ce lien :

    Poursuivre la lecture

    Baptême du Seigneur : Institué par la voix du Père

    Baptême du Seigneur A : Institué par la voix du Père
    Matthieu 3, 13-17

    Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

    Pour conclure le temps de Noël, célébration de la première manifestation du Christ au monde, la liturgie nous donne à entendre la voix du Père. Quel cadeau ! Ce cadeau, nous le devons au Seigneur Jésus lui-même, qui seul peut l’avoir raconté, offert à ses disciples. C’est le récit d’une vocation, au sens propre : Jésus est appelé par son nom, et par là institué par son Père. Jésus est désigné par son nom le plus essentiel. Le nom, c’est très important, surtout dans la Bible : le nom donné par Dieu dit l’identité et la « vocation » de la personne. Ce nom de « Fils bien-aimé » dit à la fois la plénitude de sa dignité divine, et l’essentiel de sa mission humaine. Il est Fils unique, bien-aimé, venu révéler aux hommes l’amour du Père.
    L’Esprit vient reposer sur Jésus, la plénitude de l’Esprit de Dieu. Ce n’est pas qu’il n’y était pas avant, puisqu’on sait qu’il est à l’œuvre depuis sa conception. Il s’agit d’une manifestation pour le monde. L’action de l’Esprit a permis l’Incarnation. L’action de ce même Esprit institue aujourd’hui la mission. Par cette onction, tout va s’accomplir.
    C’est l’onction sacerdotale que reçoit Jésus de son Père, au moment où, à la surprise de Jean lui-même, il descend dans les eaux pour participer à la purification de tout le Peuple. « Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple. » (He 2, 17) Il accomplit toute justice, il nous ouvre le chemin de l’obéissance au Père : « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l?obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel, car Dieu l?a proclamé grand prêtre de l?ordre de Melkisédek. » (He 5, 8-10).
    C’est aussi l’onction prophétique que reçoit Jésus. Il est le fils/serviteur annoncé par Isaïe dans la première lecture. En grec, c’est le même mot… Il est l’élu de Dieu, le choisi, sur qui repose l’Esprit, pour aller parler à toutes les Nations.
    C’est aussi l’onction royale que reçoit Jésus, car la voix du père évoque le Ps 2, 7 « Il m’a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » », en écho à la prophétie de Nathan à David à propos de sa descendance : « Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. » (2 Sm 7, 14).
    Dans l’Ancien Testament, le Bien-aimé par excellence, fils promis, unique, chéri de son père, c’est aussi Isaac. De lui Abraham a entendu : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Dans la vie de Jésus, toute paternité et toute filiation s’accomplit en plénitude : la voix du Père nous l’atteste. Mystère.

    Prière universelle :

    PU Baptême du Seigneur A

    Une méditation en trois questions…
    … pour les grands et les petits !

    Accueillir l’Évangile :

    Comment la première lecture éclaire-t-elle la personne et la mission de Jésus ? Et la seconde, qu’ajoute-t-elle ?

    Comprendre sa foi :

    Qui est Jésus selon ces lectures ? Et qui sommes-nous en lui, nous qui sommes devenus fils de Dieu par le baptême et la confirmation ?

    Vivre avec Jésus :

    Est-ce que je prends le temps d’entendre le Père me dire que je suis son fils/sa fille bien-aimé(e) sur qui repose l’Esprit ?

    18-35 ans : Trêve de Noël, 26-30 décembre



    Une Trêve de Noël pour les étudiants et jeunes pros

    Après 40 ans d’une École de prière, nous proposons une nouvelle formule depuis 2022. Grande réussite depuis ce moment, donc on continue !
    Ce sera du 26 au 30 décembre, 4 jours avec le Bon Dieu, les moines, et d’autres jeunes.

    Pour souffler un peu… et se regonfler

    Au cœur de l’année, à un moment liturgique si particulier : une pause. On arrête de se battre !
    Un moment avec Jésus, avec des frères et sœurs, et puis aussi avec soi-même.
    Pour se détendre (vraiment !), prier, aimer.

    Témoignage de Charles-Emile

    Donner de la profondeur à Noël

    Après les fêtes familiales,
    et avant les fêtes amicales,
    prendre le temps de vivre Noël en profondeur.

    Renseignements et inscriptions :

    Abbaye St Eustase : Retraite vocation de la femme (18-35 ans)



    Femme, qui cherches-tu ? (Jn 20, 15)

    Retraite chez nos sœurs bénédictines

    La communauté des sœurs bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame Saint Eustase, à Eyres-Moncube (40) propose une halte spirituelle pour jeunes femmes du 29 décembre 117h au 3 janvier matin. Télécharger le flyer

    La vocation de la femme ?

    Les moniales ont une parole à offrir sur la vocation de la femme.
    Elles ont aussi et surtout un témoignage à donner, elles qui sont femmes comme toute femme, et épouses et mères d’une façon particulière mais bien réelle.
    Venez voir, entendre, expérimenter : cela pourra vous aider à trouver et prendre votre place en tant que femme, et devenir féconde pour le monde.

    Pour qui ?

    Pour des étudiantes et des jeunes pros, 18 – 35 ans

    Quand ?

    Ascension 2025 : du 28 mai (17h30) au 1er juin (15h00)

    Comment ?

    • Découvrir une communauté de sœurs bénédictines
    • Recevoir un enseignement sur la féminité
    • Célébrer la liturgie
    • Participer au travail manuel avec les sœurs
    • Rencontrer une sœur ou un prêtre

    Avec qui ?

    Les sœurs et leur aumônier le père Edouard de Mentque.

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      22e semaine : Humble sainteté

      22e dimanche ordinaire C :
      Luc 14, 1-14

      Quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé.

      Deux paraboles de Jésus ce dimanche. Dans la première, il semble rappeler des règles de politesse, ou même développer une stratégie pour ne pas être ridicule en société. Sans doute appelle-t-il aussi à la modestie, à rester à sa juste place, à ne pas se faire plus grand que l’on est. C’est déjà beaucoup, mais est-ce tout ? La seconde parabole est beaucoup plus directe et claire, et semble plus exigeante : donner sans attendre d’autre retour que celui qui vient du Seigneur, parce que viendra le jour de la rétribution, le jour où chacun sera reconnu tel qu’il est, au-delà des apparences de cette vie.
      Ces deux paraboles de Jésus ne sont pas de simples remarques. Et peut-être ne font-elles qu’une seule. Jésus nous parle de nous, certes, et de nos rapports aux hommes ici-bas. Mais il nous parle aussi de Dieu, et de notre rapport au Père. Nous sommes dans la suite de la parabole de la semaine dernière qui nous enseignait sur l’entrée dans le Royaume des Cieux.
      Nous sommes invités par Dieu au Festin des Noces de l’Agneau. Parfois nous avons tendance à y prendre les meilleures places. Nous nous mettons au rang des saints dans ce monde de pécheurs : ce n’est pas faux, puisque nous sommes baptisés, puisque nous avons été sanctifiés par le Christ. Mais suffit-il d’être baptisé ? Au Maître de maison seul appartient le jugement. Tous les hommes sont appelés au Salut, à participer un jour au Royaume, tous sont invités. Nous le savons, mais qu’il est difficile tout de même de ne pas se faire son idée préalable sur ce jugement… Saint Benoît dans sa Règle invite à « ne pas vouloir être dit saint avant de l’être, mais commencer par l’être qu’on le dise avec plus de vérité« . C’est une sorte de résumé de l’évangile de ce dimanche. La sainteté est humble.
      Si Jésus demande d’inviter les pauvres, c’est que Dieu l’a fait le premier avec nous. Hôtes de Dieu, nous sommes ces pauvres, nous n’avons rien à lui rendre. Nous sommes conviés à nous en rappeler au début de chaque Eucharistie, en nous reconnaissant pêcheurs, indignes de prendre part à la Table du Seigneur. Peut-être la seule chose que nous pourrions rendre est-elle justement de servir nous aussi les pauvres, ses enfants, puisque ce que nous faisons aux plus petits d’entre eux, c’est à lui que nous le faisons. Et il y a bien des pauvretés : matérielles, psychologiques, affectives, intellectuelles, spirituelles. Il n’y a que l’embarras du choix pour donner de son indigence à plus pauvre que soi !
      Se laisser inviter par Dieu et par nos frères comme un pauvre, inviter les pauvres pour leur donner un peu de nous-mêmes : qui empruntera cette voie d’humilité ? Il connaîtra le Christ, et comprendra sa Parole.

      Prière universelle :

      PU 22e dimanche ordinaire C

      Une méditation en trois questions…
      … pour les grands et les petits !

      Accueillir l’Évangile :

      En quoi ces paraboles complètent celle de la semaine précédente ?

      Comprendre sa foi :

      Pourquoi l’humilité est-elle si essentielle dans la vie chrétienne, et si liée à la sainteté ?

      Vivre avec Jésus :

      Est-ce que je me rappelle de mon indignité au début de chaque Eucharistie ?