Archives pour l'étiquette lumière

26e semaine : Choisir la lumière ou les ténèbres



26e dimanche ordinaire B :
Marc 9, 38-48

Celui qui n’est pas contre nous est pour nous.

Après avoir ajusté et purifié, dimanche dernier, les relations des disciples entre eux, voici une occasion de mettre en place leurs rapports avec « les autres ». Y a-t-il un droit de propriété pour faire du bien au nom du Christ ? L’Évangile du Christ est-il l’exclusivité des chrétiens ? La question étant posée ainsi, la réponse semble évidente. Mais l’application du principe dans notre discernement quotidien demande peut-être une attention spéciale.
Celui qui « fait un miracle » au nom de Jésus, c’est celui en qui la grâce de Dieu est à l’œuvre. Elle témoigne ainsi en sa faveur. Voilà sans doute à quoi il faut être attentif. Tout homme qui choisit la Lumière, choisit le Christ. Tout homme qui reflète un peu de lumière pour les autres leur apporte le Christ. Et il témoigne ainsi que, peut-être sans en avoir conscience parce qu’il n’est pas chrétien, il travaille pour Dieu. Et l’adhésion à la Lumière peut même se témoigner dans les petits gestes : donner juste un verre d’eau en reconnaissance pour la bonté de Dieu émanant du serviteur du Christ.
Alors que nous reste-t-il de particulier, à nous qui avons la chance de connaître le Christ, d’avoir été choisis par Dieu et de le savoir ? Notre privilège de chrétiens est la radicalité dans le choix de la Lumière, la préférence sur toute ténèbre, l’espérance de la Vie éternelle.

Prière universelle :

PU 26e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Qu’est-ce qui rapproche Moïse (dans la première lecture) de Jésus (dans l’Évangile) ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus semble-t-il si ouvert avec un homme qui ne fait pas partie de ses disciples, et si exigent avec ceux-ci ensuite ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je m’efforce de quitter radicalement ce qui risque de me conduire loin de Jésus ?

4e semaine de Carême : Venir à la Lumière



4e dimanche de carême B :
Jean 3, 14-21

Celui qui fait la vérité vient à la lumière

Ce dimanche, il nous est donné de contempler la lumière de la miséricorde de Dieu. Pourtant, le signe qui en est donné parait bien sombre : le Fils de l’Homme élevé sur une croix, le Fils unique de Dieu mourant pour la vérité. C’est cependant bien vers lui que nous sommes invités à tourner nos regards pour notre guérison, comme les Hébreux vers le serpent, dans le désert. Car sur la Croix, il va jusqu’au bout de l’amour. Il ne révèle pas seulement une vérité, un message parmi d’autres à comprendre. Il agit selon LA vérité. Il ouvre la route véritable : lui-même.
Jésus en Croix nous illumine, il nous manifeste la vérité et nous permet d’en prendre le chemin. C’est la vérité de l’état de l’homme pécheur. C’est la vérité de l’obéissance au Père, du don d’amour total. Jésus prend sur lui notre misère et nous propose de passer avec lui à travers la mort. Il accomplit ce qui constitue le plus profondément le mystère de l’existence humaine devant Dieu. Le suivrons-nous sur ce chemin de vérité ? Imiterons-nous celui qui est la Vérité ?
C’est notre vocation de baptisés. L’illumination de notre baptême nous a sauvé des ténèbres du péché, c’est-à-dire du non-sens, de la séparation de Dieu et des autres, du désordre de notre intériorité. En regardant Jésus sur la croix et Jésus ressuscité, nous pouvons redécouvrir la vérité de l’amour de Dieu pour nous, et retrouver la lumière sur le chemin de l’amour. Qu’il en soit ainsi pour nous un peu plus chacun des jours de ce Carême.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel passage de l’Ancien Testament Jésus rappelle-t-il ? Pourquoi est-ce éclairant ?

Comprendre sa foi :

Chercher LA Vérité, est-ce seulement réfléchir aux vérités de la foi ?

Vivre avec Jésus :

Où en suis-je dans ma foi au Christ, dans ma réponse à la vocation chrétienne ?

5e Semaine de Pâques : Vers le Père



5e dimanche de Pâques A :
Jean 14, 1-12

Pour aller où je vais, vous savez le chemin.

La réaction de Thomas à cette affirmation de Jésus est d’une logique imparable, du moins selon nos catégories humaines. Nous sommes un peu décontenancés avec lui. Dans son discours après la Cène, que nous lisons ces dimanches du temps pascal, Jésus semble se révéler tout en se cachant. Il donne des clefs aux disciples pour qu’ils puissent interpréter les événements, mais ils ne peuvent pas encore comprendre. Ils ne peuvent voir le but, comme Philippe le désirerait, et se rassurer, car l’événement majeur de sa vie n’est pas encore advenu. Il ne s’agit pas de savoir où va le Christ. Il importe juste de se mettre en chemin avec lui.
Nous marchons dans la nuit. C’est notre lot. La foi nous a été donnée pour que nous puissions avancer, foi dans le Christ qui est passé au-delà de ces ténèbres. Cette foi nous semble pourtant une aide bien fragile. Le Christ ressuscité est le chemin, certes, il est notre lumière. Mais parfois nous trouvons cette lumière bien petite pour avancer dans les ténèbres de ce monde. Elle est néanmoins suffisante. Nous sommes invités à croire qu’elle est suffisante. Cela fait partie de la vie de foi. Reste à ouvrir les oreilles pour entendre la Parole. Reste à ouvrir les yeux pour voir les œuvres de Dieu.
La lumière qui nous est donnée l’est souvent pour un seul pas, pour chaque pas l’un après l’autre. Elle invite à s’abandonner dans la confiance à la Parole du Seigneur, Parole de vie éternelle. Elle pousse à chercher à être vérité avec soi-même, avec l’Esprit Saint qui agit en nous. Elle donne le goût de vivre, de mener le combat de la vie sans peur, de se laisser dépasser par la Vie. Là est la route de la foi, la route vers le Père.

Prière universelle :

PU 5e dimanche de Pâques A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles expressions dans cet évangile disent l’unité de Jésus avec le Père ?

Comprendre sa foi :

Que peut vouloir dire « passer par le Christ » pour aller vers le Père selon ce texte ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire voir le Père, est-ce que je cherche à le contempler dans le Christ ?

4e semaine de Carême : Croire ou refuser de voir ?



4e dimanche de Carême A :
Jean 9, 1-41

Jésus cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé »

L’aveugle n’a rien demandé. La vie avait fait de lui un mendiant dès sa naissance, considéré comme pécheur depuis toujours, sans contact personnel avec les autres, livré aux ténèbres. Il gisait là, sur les marches, privé de dignité humaine, juste bon à servir d’alibi pour les aumônes des gens de bien. Il faisait partie du paysage, on était habitué à le voir. Jésus, lui, s’arrête, il le considère, il le touche, il le sauve de ses ténèbres. L’aveugle n’a rien fait pour cela, il s’est juste laissé approcher par ce Jésus si contesté des pharisiens, et pourtant si bon. Il s’est laissé faire.
Dans sa simplicité, ce geste de Jésus rappelle le geste créateur de Dieu qui, par la poussière du sol, l’eau et la Parole, a créé l’homme. L’acte de foi de l’aveugle qui va se laver à la piscine, quant à lui, rappelle le passage sauveur à travers l’eau, le passage de la mer Rouge. Pour cet homme, c’est effectivement une vie nouvelle qui commence, une vie dans la lumière. C’est un jour de Salut. Il va devenir signe de Salut. Mais il devient du même coup, comme Jésus, signe de contradiction, de façon incompréhensible. On l’accuse d’avoir été sauvé…
Le geste, en effet, aurait pu passer plus ou moins inaperçu, comme un miracle de Jésus parmi d’autres. Mais il n’en fut rien. L’aveugle était connu. Depuis des années, à chaque prière au Temple, on le croisait. Et voici que ce Sabbat, ce jour saint, tous le voient se promener librement, voyant, sans doute émerveillé de la vie, peut-être un peu perdu, étourdi par cette situation inconnue. Comment ne pas s’étonner que cet homme, réputé « pécheur depuis sa naissance », se retrouve ainsi voyant, libre ? Il dit à qui veut l’entendre ce qui s’est passé, il raconte la scène si simple, le geste de miséricorde. Tout cela se passe un jour de Sabbat, et la tranquillité de la pratique religieuse en est troublée. Les pharisiens s’en offusquent. Ils se ferment au signe. Ils s’aveuglent.
Nous sommes tous nés aveugles. Tous les hommes sont pécheurs. Le jour de notre baptême, nous avons été guéris par le Christ, illuminés, absolument gratuitement. Nous pouvons le voir, le reconnaître, croire, et entrer en relation avec lui. Mais comme les pharisiens, nous pouvons aussi nous refermer sur notre tranquillité religieuse, ne pas nous laisser déranger, et ne pas entrer en relation. La contradiction est dans notre cœur.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Carême
PU Annonciation du Seigneur, 25 mars

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Combien de fois l’expression « ouvert les yeux » est-elle utilisée ? Et le verbe « voir » ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus a-t-il ouvert les yeux de l’aveugle ? De quoi est-ce un symbole ? Quelle vision lui rend-il à la fin ?

Vivre avec Jésus :

Comment le Christ est-il ma lumière ? Qu’est-ce que je vois grâce à lui ?

Le Carême : en quarantaine avec le Christ pour médecin



Le Carême : en quarantaine spirituelle

Le mot Carême vient du latin « quarantième », pour désigner le quarantième jour avant Pâques. Cette « quarantaine » peut nous mettre sur la piste du sens du Carême. Si les chrétiens se mettent donc « en quarantaine », c’est pour se préparer à une opération chirurgicale spirituelle : Pâques. Cette opération, c’est le baptême, qui retire de notre être le venin de mort pour nous lancer dans une vie nouvelle d’enfant de Dieu. Pour certains, l’opération va avoir lieu durant la nuit de Pâques. Ils se préparent donc à vivre cette opération vitale, et bénéficient d’une cure intensive durant les jours qui précèdent : ce sont les catéchumènes. Mais tous les chrétiens sont concernés, puisque cette même nuit sera le mémorial et la célébration de leur propre baptême, de leur renaissance dans le Christ, et du rachat de l’Humanité entière, et même de toute la Création. Les baptisés sont donc invités à vivre cette cure pour conserver ce qu’ils ont déjà reçu. Poursuivre la lecture

2e semaine de Carême : Contempler le Fils



2e dimanche de Carême A :
Matthieu 17, 1-9

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »

Le Père nous a donné son Fils à contempler, avant même de nous l’avoir donné à écouter. Il nous a permis de voir un reflet de la Lumière. Pierre, Jacques et Jean en ont eu une expérience toute particulière, certainement comblante, mais aussi déroutante. Mais à nous aussi il nous est proposé d’expérimenter une transfiguration. Dans la simplicité et peut-être la banalité de notre quotidien, la Lumière, le Christ, peut faire irruption, se manifester fugitivement et puissamment. Il s’agit, pour le reconnaître, d’être à l’écoute : à l’écoute de la Bible, bien sûr, mais aussi de sa présence invisible en nous et autour de nous.
Car écouter le Christ n’est pas seulement avoir connaissance de ce qu’il a dit. C’est lui permettre d’agir en nos cœurs, marcher à sa suite, le laisser s’unir à nous. L’écoute doit être relation. Cette relation est à la fois douce et terrifiante, comme pour les trois apôtres qui contemplent le Christ transfiguré. On se contente parfois, dans la vie de foi, de connaître Dieu « de loin », de savoir des choses sur lui comme on en sait sur beaucoup de personnes jamais rencontrées. Or, Dieu désire plus que cela pour nous. Le Salut qu’il nous propose est plus, bien plus, que de simplement croire que Dieu existe, ou de simplement savoir que nous continuerons à vivre éternellement. Il nous invite à retrouver une relation avec lui, une relation devenue terrifiante pour l’homme, mais qui est en réalité toute de douceur et de joie pour qui a été guéri de la peur.
En nous donnant le Fils, le Père nous indique le chemin. Il nous donne le moyen d’entendre sa Parole et d’y obéir. Il nous indique la porte de la Lumière. Le Fils est sa joie, et c’est justement lui qu’il nous envoie, qu’il nous donne pour que nous puissions communier à cette joie. Si le Père a mis toute sa joie dans son Fils, ne devons-nous pas faire de même ? Nous sommes appelés à participer à cette joie du Père en son Fils, à la joie du Fils en son Père.
Il est bien là notre Salut : quitter le pays où nous sommes, loin de Dieu, pays de mort et d’ombre, pour rejoindre le pays resplendissant de Vie, la lumineuse maison du Père, la Source de Vie.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de Carême A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus délivre-t-il les Apôtres de leur peur ?

Comprendre sa foi :

D’où vient cette peur des Apôtres ?

Vivre avec Jésus :

Comment Jésus me guérit-il de ma peur de Dieu ?

5e dimanche : Servir la bonté et la beauté du monde



5e dimanche ordinaire A :
Matthieu 5, 13-16

Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde..

Ces deux images, le sel et la lumière, semblent à première vue bien différentes, et leur rapprochement peut laisser perplexe. Rien ne les rapproche extérieurement : le sel semble une réalité si humble et cachée, et la lumière si noble et éclatante ! Ils semblent parler de manière presque contradictoire de la vocation du chrétien.
Pourtant chacun des deux est à la fois caché et bien présent, humble et noble. Ils sont cachés, car tout relatifs aux autres choses : le sel est relatif aux aliments, et la lumière l’est aux objets. On ne goûterait guère le sel s’il ne mettait en valeur les autres aliments. On ne verrait pas la lumière si elle ne se reflétait pas sur les objets. Chacun est pour les autres, au service des autres, et c’est là leur noblesse : ils rendent bon, ils rendent beau. Ou peut-être devrais-je dire plutôt qu’ils révèlent la bonté et la beauté des choses, de la vie. Haute mission que l’on attend d’eux. L’échec de cette mission, la fadeur ou la pâleur, peut leur valoir le mépris, ou tout simplement l’ignorance.
Il est un autre point commun. Le sel, comme la lumière, pour accomplir leur noble vocation, doivent certes être présents, mais aussi rester humbles et discrets, ne pas s’imposer. La force du sel, comme celle de la lumière, pourraient en effet tout brûler, soit écraser tous les autres goûts, soit aplanir la diversité des couleurs. Or remplir leur service nécessite que les autres soient mis en valeur, finalement jusqu’à ce qu’on les oublie parce qu’ils donnent juste ce qu’il faut.
Belle parabole de notre place de chrétiens dans le monde. Il s’agit pour nous d’être là, bien présents au cœur du monde, dans notre spécificité, mais pour les autres. Parce que nous sommes peu, il faut avoir d’autant plus de goût, il faut briller d’autant plus pour accomplir notre vocation. Mais il faut aussi d’autant plus se donner dans le service, être pour le monde, aimer toute la Création de Dieu pour la rendre meilleure, et plus belle.

Prière universelle :

PU 5e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Une seule des deux images n’aurait-elle pas suffi au message ? Qu’apporte chacune ?

Comprendre sa foi :

Comment Jésus a-t-il été le premier sel de la terre et lumière du monde ?

Vivre avec Jésus :

Comment est-ce que je désire marcher à la suite du Christ pour être avec lui sel et lumière ?

Épiphanie : Il est venu briller pour tous



Épiphanie A :
Matthieu 2, 1-12

Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.

Elle est étonnante cette manifestation de Dieu que nous présente l’évangéliste Matthieu. Isaïe avait annoncé la venue des rois de la terre avec leurs présents vers la lumière du Seigneur. La prophétie de la première lecture est éblouissante. Le commencement de sa réalisation, dans l’évangile, est bien humble. Où donc est cette lumière ? Il y a certes une étoile, une étoile qui cause une grande joie à ceux qui marchent dans l’obscurité, mais pour le reste, la clarté est bien cachée. Le roi des juifs qui vient de naître n’est pas dans un palais, il n’est même pas dans une grande ville, mais seulement dans une bourgade périphérique. L’enfant n’est pas entouré d’honneurs, mais seulement d’une mère et d’un père qui se trouvent là par les hasards de la vie, réfugiés.
Ils sont beaux ces mages, ces païens, riches non pas tant de leurs présents que de leur sagesse, et surtout de leur recherche. C’est leur recherche qui les a menés avant tout. Ils ont entrepris leur voyage parce qu’ils étaient des hommes de désir, des chercheurs de lumière. Le désir leur a ouvert le cœur et les yeux pour remarquer cette étoile qui les a guidés. Et ils ont été parmi les premiers témoins à reconnaître dans cet enfant plus qu’un enfant de pauvres réfugiés. Pourquoi donc les chefs des prêtres et les scribes d’Israël n’ont-ils donc pas remarqué cette étoile, cette lumière annoncée par les prophètes ? Ils se montrent pourtant habiles guides du désir de leurs hôtes. Ils se montrent de bons réflecteurs de la lumière divine. Mais eux ne semblent pas aller au bout de leur sagesse. Peut-être leur désir s’est-il éteint ?
C’est un message pour nous autres chrétiens, qui sommes-nous parfois trop habitués à la lumière du Christ. Nous avons la grâce de vivre dans cette lumière, et nous ne nous rendrons jamais assez compte du privilège que cela constitue au milieu d’un monde parfois très enténébré. Nous sommes entourés de personnes qui désirent cette lumière, et qui se réjouissent lorsque, dans leur nuit, il perçoivent une petite étoile qui leur indique la présence d’un « au-delà » de notre monde. Peut-être avons-nous les réponses à leurs questions. Peut-être même pouvons-nous devenir cette étoile, ce reflet de la lumière divine, et faire leur joie.

Prière universelle :

PU Épiphanie A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel thème rapproche les trois lectures ?

Comprendre sa foi :

Est-ce seulement l’étoile qui provoque la très grande joie des mages ?

Vivre avec Jésus :

Suis-je attentif à la lumière du Christ dans l’humble quotidien de ma vie ?

20e dimanche : Apporter le feu



20e dimanche ordinaire C :
Luc 12, 49-53

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

Jésus ne mâche pas ses mots ce dimanche. Il apporte le feu et la division.
Le feu, c’est l’épreuve qui purifie, le baptême dans la mort du Christ. C’est le feu de l’amour qui embrase, se propage, et pousse à tout donner. C’est le feu de la Vérité, lumière qui chasse les ténèbres de notre ignorance. Au long des siècles et jusqu’à aujourd’hui on voit encore le feu de l’Évangile, l’Amour et la Vérité, se répandre partout et en tout temps, même si parfois il semble réduit à quelques flammèches.
Ce feu de l’Évangile se répand visiblement, certes, et nous sommes appelés à y contribuer. Mais aussi et surtout le feu que le Christ est venu apporter doit travailler invisiblement, au fond des cœurs, pour embraser chaque chrétien. Celui qui s’abandonne à ce feu brûle les entraves du péché et va vers le Christ, marche à sa suite. Au creuset de l’humilité, la force naît dans la faiblesse, et le feu nous fait devenir comme des torches vivantes, destinées à propager la Miséricorde du Seigneur dont nous sommes les bénéficiaires par le baptême.
La division, c’est l’expérience de l’hostilité. Qui parle et agit au nom de Dieu, qui se fait porteur du feu de Dieu, doit s’attendre aussi à rencontrer l’hostilité des ennemis de Dieu. Il fera ainsi l’expérience de la division entre la Lumière de Dieu et les ténèbres du refus de Dieu. Cette division est extérieure, certes, face à ceux qui refusent le Christ et luttent contre lui en luttant contre nous. Tout le monde n’y est pas confronté de la même manière, même si cela fait partie de l’expérience chrétienne. Mais la division est aussi intérieure, face à notre péché auquel nous nous attachons tant. Devant cette lutte intérieure, chacun doit recevoir la miséricorde de Dieu qui délivre des entraves. Plus la foi est vive, plus le chrétien vit cette division interne entre ce qui est du Christ et ce qui ne l’est pas. C’est le chemin et le prix de la liberté.
Nous n’avons pas à avoir peur, ni à nous décourager. Nous participons déjà à la gloire du Christ en luttant ainsi avec lui, en étant brûlé intérieurement par le même feu que lui. Une foule innombrable de témoins de la foi nous entoure et nous accompagne. Qui se laissera embraser et purifier ? Il deviendra torche pour le monde.

Prière universelle :

PU 20e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels fils conducteurs peut-on remarquer entre les trois lectures de ce dimanche ?

Comprendre sa foi :

Quel est le rapport entre le feu qu’apporte Jésus et le baptême ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je à cœur de propager le feu que Jésus a allumé ?

Épiphanie : Nous avons vu son étoile



Épiphanie C :
Matthieu 2, 1-12

Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.

Quelle est cette étoile qui a conduit les mages vers le roi qui venait de naître ? Sans doute la Création toute entière s’est-elle mise en quatre pour accueillir son Créateur. Elle a pourtant respecté sa discrétion, probablement pour ne pas effaroucher les hommes pécheurs qui se méfient de Dieu depuis le péché originel. Quoi de plus caché qu’une étoile au milieu de milliards d’autres ? Mais peut-être était-ce une comète ? Quoi qu’il en soit, la lumière de cette étoile n’a pourtant pas échappé à ceux qui avaient appris à voir au-delà du visible. Ils ont vu la lumière extérieure, mais certainement et bien plus se sont-ils ouverts à la lumière intérieure.
Mais alors, qui donc sont ces mages venus d’Orient ? C’étaient des hommes ouverts à la Lumière qui devait venir dans le monde. Cela suffit pour leur accorder ce titre de « mages ». Ils étaient sans doute aussi grands, cultivés, et respectés que les bergers de la crèche étaient petits, rustres, et méprisés. Pourtant ils vivaient dans les périphéries, et cela les rapproche finalement de ces bergers. Ils ne faisaient pas partie du peuple choisi, ils venaient de loin. Les bergers, eux, étaient mis à l’écart. Les uns comme les autres ont pourtant été les premiers témoins de la Lumière qui venait dans le monde. Ils ont été les premiers à en être illuminés.
Qui sont les mages d’aujourd’hui, qui sont les bergers ? On connaît les bergers, ces pauvres aux périphéries du monde. Le Seigneur se fait proche d’eux. Il vient pour eux. Mais il y a aussi des mages modernes. Il y a des hommes au cœur droit et ouvert, qui ont la bienveillance de Dieu, prêts à venir l’accueillir et l’honorer quand se lèvera l’étoile.
L’Église sera-t-elle cette étoile ? Serons-nous pour eux cette étoile ? Serons-nous non seulement ces prêtres et ces scribes qui savent indiquer où aller, mais qui y vont eux aussi, précédant les autres dans la crèche au lieu de rester au chaud dans nos églises et nos maisons ?

Prière universelle :

PU Epiphanie C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les ressemblances entre la première lecture et l’Évangile ?

Comprendre sa foi :

Dans la seconde lecture, St Paul explique un point important de notre foi : quel est le lien avec la venue des mages ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que je pense des gens de notre temps qui cherchent Dieu sans partager ma foi ?