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3e semaine : Parole donnée pour l’unité



3e dimanche ordinaire C :
Luc 1, 1… 4, 21

Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre.

Parfois nous sommes tentés d’envier les contemporains de Jésus qui l’ont vu et entendu prêcher. Mais était-il plus facile pour eux de croire que pour nous ? Ils avaient devant eux un homme en chair et en os, nous avons derrière nous deux mille ans d’action du Ressuscité dans et par son Église, son Épouse, son Corps. Ils étaient au début de l’accomplissement final de la Parole, nous pouvons en contempler l’accomplissement total dans le Mystère pascal du Christ, et ses effets dans notre vie. Ils étaient de la race du Christ, mais nous avons été consacrés avec lui par le même Esprit du Seigneur.
Il faut dire plus. Le Christ parle encore aujourd’hui, lui qui est réellement présent au milieu de nous, en nous. Nous recevons de lui cette Parole durant l’Eucharistie, avant tout. C’est le Christ lui-même qui vient la proclamer au milieu de nous par la voix des lecteurs. Nous la recevons aussi par nos frères quand ils nous l’annoncent ou quand ils la mettent en pratique devant nos yeux. Notre foi naît ou renaît dans cette écoute quand elle est vraie, profonde, active. Par notre foi en sa Parole, le Christ veut nous rassembler pour faire de nous un seul Corps, habité par un seul Esprit, guidé par une seule Bonne Nouvelle. Pleurerons-nous sur notre infidélité, sur nos divisions, comme le Peuple d’Israël ? Ferons-nous de la joie de Dieu notre rempart ?
Les contemporains de Jésus ont vécu une année de bienfaits durant le temps où le Christ était parmi eux. Mais cette année se répercute jusqu’à la fin des temps. Ce jubilé prend des noms divers, et en ce moment celui particulier de Miséricorde. La Miséricorde nous est donnée à nous chrétiens. Elle est donnée à tous les hommes. Notre adhésion au Christ par la foi est un don infiniment précieux : saurons-nous le partager ? Que l’Esprit ouvre nos mains et nos lèvres afin que parlions et agissions en son Nom, afin qu’Il parle et agisse à travers nous. Alors dans notre aujourd’hui, pour ceux qui nous entourent et nous entendent, la Bonne Nouvelle annoncée dans les Écritures s’accomplira, et nous rassemblera dans l’unité.

Prière universelle :

PU 3e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus peut-il dire que la lecture qu’il a faite s’accomplit sous les yeux de ceux qui l’écoutent ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que cette lecture nous apprend sur la mission de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je crois que c’est vraiment Jésus qui parle lorsqu’on lit les lectures à la messe ?

2e semaine : Bienheureux les invités aux noces !



2e dimanche ordinaire C :
Jean 2, 1-11

Il y eut un mariage à Cana en Galilée.

Elle est mystérieuse cette scène. Elle est merveilleuse. Scène familiale, toute empreinte de délicatesse et de discrétion. Le Peuple de Dieu est partagé entre joie et détresse. Il connaît sa joie, celle de noces qui se renouvellent de génération en génération, celle de la fidélité de Dieu. Mais il sent aussi sa détresse, celle d’un amour qui s’est affadi jusqu’à s’épuiser, celle d’une alliance qui a fait son temps, qui est devenue ancienne, en attente d’une nouvelle.
Il n’y a plus de vin : situation terrible ! L’Ancienne Alliance a fait son temps. On attend la Nouvelle Alliance, annoncée par les prophètes. Marie est là, femme résumant en elle toute la foi et l’espérance du peuple de la première Alliance. Elle est là, comme elle sera au pied de la croix, annonçant, appelant le peuple de la nouvelle Alliance. Par sa bouche, par sa foi, le Peuple unique se tourne vers le Seigneur miséricordieux venu à la rencontre de l’Humanité en peine.
En donnant le vin nouveau, Jésus se révèle comme l’Époux du Cantique des Cantiques, dont l’amour est plus doux que le vin. Ce vin des noces, le bon, annonce déjà le Sang versé sur la Croix. Ce mariage à Cana est déjà le début de celui du Christ avec l’Église. Les disciples croient, ils reconnaissent le Messie promis dans cette manifestation de sa gloire. Ils entrent dans la joie nouvelle, ils entrent dans l’Alliance nouvelle, ils consentent à la demande de l’Époux. L’heure des noces éternelles est proche, bientôt elles seront consommées.
Nous aussi sommes invités à entrer dans ce mystère nuptial. Nous sommes membres de l’Église Épouse, nous sommes Corps du Christ Époux, chacun à sa manière : les dons de l’Esprit sont variés. Le Vin de la Nouvelle Alliance nous est donné à boire dans l’Eucharistie. Christ lui-même, éternellement, se donne à son Église. Le recevrons-nous par la foi ? Lui accorderons-nous notre amour total ? Laisserons-nous son Amour à lui se répandre en nous et rejoindre nos frères en humanité ?
Allons, ouvrons grand nos cœurs, nos désirs : Il est là, l’Époux !

Prière universelle :

PU 2e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Qui est le marié à qui s’adresse la remarque du maître du repas ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus attend-il la demande de Marie pour faire son miracle ? N’a-t-il pas remarqué que le vin manque ? Quel message veut-il donner ?

Vivre avec Jésus :

Et moi, lorsque je communie à la messe, est-ce que je demande à Jésus de remplir ma vie de son amour, de la transformer en un acte d’amour ?

Baptême du Seigneur : Quand s’ouvre le ciel



Baptême du Seigneur C :
Luc 3, 15-22

Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.

Il est toujours bon d’être plongé dans la prière de Jésus. Saint Luc est très attentif à nous le présenter ainsi, à le contempler dans son rapport intime au Père, et il est en cela un maître. Voici la première fois qu’il nous montre Jésus en train de prier. Nous sommes après son baptême, et avant qu’il parte pour le désert. Moment très important, rapporté par les quatre évangélistes, et que certains appellent la vocation de Jésus. La prière dans laquelle nous allons être plongés avec lui, c’est l’Esprit Saint.
Jésus est homme comme tout le monde, pleinement homme, né d’une femme. Dans son humilité, il se joint au grand mouvement spirituel de conversion qui s’opère dans la mouvance de Jean, le Baptiste. Lui aussi s’avance, au milieu de tous, pour être plongé dans l’eau et dire à Dieu son désir de purification. Lui n’a pas besoin de purification. Mais nous avons besoin qu’il prie pour notre purification. Il vient accomplir sa mission de grand prêtre, d’intercesseur au milieu des hommes. C’est pourquoi le baptême le pousse à la prière. Comme Jean prenait l’eau pour la verser sur la tête de ceux qui s’avançaient vers Dieu, ainsi Jésus étend les mains afin d’implorer le Père de répandre l’Esprit sur ceux qui croiront en lui. Et il se trouve plongé le premier dans l’Esprit Saint.
Elle est belle, l’intimité de cette scène. Elle est mystérieuse, l’intimité de la prière. Nous pouvons un peu la mesurer à ses fruits : le don de l’Esprit, la Voix du Père reconnaissant et appelant son Fils, Unique entre tous. L’Esprit est donné à Jésus en vue du baptême dont il doit baptiser le monde. Il lui est donné pour lui, d’abord, pour qu’il accomplisse jusqu’au bout sa vocation de Sauveur, avant de retourner auprès du Père. Déjà sa mission est commencée : les Cieux se sont ouverts lorsqu’il s’est fait homme dans le sein de Marie à l’ombre de l’Esprit. Les Cieux viennent de s’ouvrir en réponse à sa prière, sa demande de l’Esprit. Bientôt sur la Croix il remettra cet Esprit au Père pour qu’il soit répandu sur l’Église au jour de la Pentecôte, et sur tous les baptisés, jusqu’à nous.
Laisserons-nous cette onction divine se répandre sur tous ceux qui nous côtoient ?

Prière universelle :

PU Baptême du Seigneur C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels liens unissent Jésus et le peuple dans cette histoire ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi cet épisode est-il important ? Qu’est-ce qu’il nous fait connaitre de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Et moi qui suis baptisé, est-ce que je prie comme Jésus pour que le monde entier reçoive l’Esprit Saint ?

Épiphanie : Nous avons vu son étoile



Épiphanie C :
Matthieu 2, 1-12

Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.

Quelle est cette étoile qui a conduit les mages vers le roi qui venait de naître ? Sans doute la Création toute entière s’est-elle mise en quatre pour accueillir son Créateur. Elle a pourtant respecté sa discrétion, probablement pour ne pas effaroucher les hommes pécheurs qui se méfient de Dieu depuis le péché originel. Quoi de plus caché qu’une étoile au milieu de milliards d’autres ? Mais peut-être était-ce une comète ? Quoi qu’il en soit, la lumière de cette étoile n’a pourtant pas échappé à ceux qui avaient appris à voir au-delà du visible. Ils ont vu la lumière extérieure, mais certainement et bien plus se sont-ils ouverts à la lumière intérieure.
Mais alors, qui donc sont ces mages venus d’Orient ? C’étaient des hommes ouverts à la Lumière qui devait venir dans le monde. Cela suffit pour leur accorder ce titre de « mages ». Ils étaient sans doute aussi grands, cultivés, et respectés que les bergers de la crèche étaient petits, rustres, et méprisés. Pourtant ils vivaient dans les périphéries, et cela les rapproche finalement de ces bergers. Ils ne faisaient pas partie du peuple choisi, ils venaient de loin. Les bergers, eux, étaient mis à l’écart. Les uns comme les autres ont pourtant été les premiers témoins de la Lumière qui venait dans le monde. Ils ont été les premiers à en être illuminés.
Qui sont les mages d’aujourd’hui, qui sont les bergers ? On connaît les bergers, ces pauvres aux périphéries du monde. Le Seigneur se fait proche d’eux. Il vient pour eux. Mais il y a aussi des mages modernes. Il y a des hommes au cœur droit et ouvert, qui ont la bienveillance de Dieu, prêts à venir l’accueillir et l’honorer quand se lèvera l’étoile.
L’Église sera-t-elle cette étoile ? Serons-nous pour eux cette étoile ? Serons-nous non seulement ces prêtres et ces scribes qui savent indiquer où aller, mais qui y vont eux aussi, précédant les autres dans la crèche au lieu de rester au chaud dans nos églises et nos maisons ?

Prière universelle :

PU Epiphanie C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les ressemblances entre la première lecture et l’Évangile ?

Comprendre sa foi :

Dans la seconde lecture, St Paul explique un point important de notre foi : quel est le lien avec la venue des mages ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que je pense des gens de notre temps qui cherchent Dieu sans partager ma foi ?

4e Semaine de l’Avent : Tressaillir pour le Sauveur



4e dimanche de l’Avent C :
Luc 1, 39-45

…l’enfant tressaillit en elle.

Une excitation toute particulière monte dans le cœur des enfants à l’approche de Noël. Un tressaillement intérieur les prend à chaque signe de préparation de la fête. Ils sont tout tendus par le désir de ce jour. Ils attendent le rassemblement de la famille. Ils attendent la paix de ces jours où tous font un effort pour qu’on soit bien ensemble. Ils attendent la fête, les lumières, promesse de bonheur simple. Ils attendent les cadeaux, signes d’amour.
Ainsi Jean, dans le ventre d’Élisabeth, est tendu par le désir de la venue du Seigneur. Il porte en lui toute la tension de l’Ancienne Alliance vers cet Avènement. Il trésaille au premier signe, et fait tressaillir aussi sa maman sous la même action de l’Esprit Saint. Le Prophète, dès le sein de sa mère, voit arriver le rassemblement des enfants de Dieu, il sent venir le Prince de la Paix, il aperçoit le premier rayon de la Lumière avant même que l’Aube se lève sur le monde, parce qu’il est en attente du grand Cadeau de Dieu, le Fils Unique qui vient pour se donner.
L’évangile nous invite à connaître nous aussi ce tressaillement spirituel, à l’approche de Noël. L’Esprit Saint nous le fait peut-être connaître directement, comme Jean. Il nous invite à le reconnaître par le tressaillement de quelque chose en nous, de quelqu’un en nous, comme l’Église trésaille encore aujourd’hui avec ses prophètes qui voient poindre pour notre temps l’aurore du Salut.
Aujourd’hui encore, le Seigneur vient visiter son peuple. Heureux qui croira à l’accomplissement des paroles qui lui ont été dites de la part du Seigneur !

Prière universelle :

PU 4e dimanche de l’Avent C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Élisabeth est-elle remplie de l’Esprit Saint ?

Comprendre sa foi :

Qui peut être considéré comme une image de l’Église dans ce passage d’Évangile ?

Vivre avec Jésus :

Dans quel personnage puis-je me reconnaître ?

30e semaine : Désirer la Lumière



30e dimanche ordinaire B :
Marc 10, 46-52

Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

Il est touchant, ce pauvre Bartimée qui crie de toutes les forces de son corps malade pour attirer l’attention de Jésus. Lui l’aveugle, il désire voir celui qui est la Lumière. Lui le mendiant, condamné à rester assis au bord du chemin, il désire marcher à la suite de celui qui est le Chemin.
Aujourd’hui aussi, beaucoup de gens sont là comme assis au bord du chemin, mendiant un sens pour leur vie. Ils crient car ils désirent voir, eux aussi, et marcher en homme ou femme libre. Ils cherchent la Lumière et le Chemin, peut-être sans le savoir. Certains sont attirés par Jésus, et même peut-être par l’Église, mais on les rabroue, on les fait taire. Ou même, on les empêche d’ouvrir la bouche pour crier, on essaie de leur faire oublier leur cécité, leur désir de donner sens à leur vie. On connaît trop bien le poids psychologique qui pèse sur beaucoup, né d’un malaise d’une frange de notre société par rapport à l’Église et au christianisme.
Qui parmi les chrétiens s’approchera de tous ces gens en quête de la Lumière pour leur dire : « Confiance, lève-toi, il t’appelle » ? Qui ira les chercher et leur facilitera le passage vers Jésus en dépit de la foule vociférante ? Peut-être faut-il faire l’expérience d’être soi-même guéri de sa cécité spirituelle, et désirer toujours plus contempler la Lumière. Certainement il faut suivre Jésus, et être attentif à ses frères et sœurs les plus pauvres, pauvres matériellement, certes, mais bien plus pauvres spirituellement. Ainsi on peut rencontrer et savoir reconnaître, au bord du chemin, les Bartimée de notre temps qui mendient un sens pour leur vie.

Prière universelle :

PU 30e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Bartimée appelle Jésus « fils de David » : que veut-il dire ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus demande-t-il à Bartimée « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » : ne le sait-il pas ?

Vivre avec Jésus :

Dans quel personnage de ce récit est-ce que je me reconnais ?

Assomption : L’horizon de notre espérance



Assomption de la Vierge Marie :
Luc 1, 39-56

Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.

L’Assomption de la Vierge Marie tourne nos yeux vers le Ciel, vers l’horizon de notre espérance, vers l’achèvement de notre salut. Grâce à son obéissance, la Vierge Marie entre avec son corps dans le Paradis dont Adam et Eve ont été chassés à cause de leur désobéissance. Marie s’est laissée séduire par son Dieu et lui a accordé sa foi, alors qu’Eve s’était laissée séduire par le serpent et lui avait été infidèle. Bénie entre toutes les femmes, elle a su accueillir en ses entrailles le nouvel Adam, auteur de notre délivrance.

Le Fils de Dieu fait chair l’entraîne en retour avec lui auprès du Père, dans la gloire, prémisse de tous les enfants d’Eve. À l’instar de la première femme, Marie devient mère pour tous les vivants, car il lui a été donné la grâce d’être mère du Vivant, du Christ vainqueur de la mort. La vie éternelle et la résurrection de la chair lui sont offertes en premier, réponse à sa foi, réalisation de son espérance, glorification de son amour.

C’est l’Église, en elle, qui paraît devant le Père, aux côtés de son Fils. En notre nom à tous, Marie, humble servante du Seigneur, se remet tout entière entre les mains de Celui qui a été séduit par son humilité. Le Saint élève plus haut que les Cieux celle qui s’est abaissée pour s’offrir âme et corps à l’accomplissement de la promesse faite à ses pères, en faveur d’Abraham et de sa race. Qu’il soit donné à tout chrétien, à tout homme, de reconnaître le signe de cette maternité et de communier à sa gloire.

Prière universelle :

16e semaine : Attirés par la Voix du Berger

16e dimanche ordinaire B :
Marc 6, 30-34

Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

Les Apôtres reviennent dans l’intimité du Christ après avoir prêché en son Nom. Et Jésus veut leur offrir un repos bien mérité, un temps de désert. Leur mission semble avoir trop bien fonctionné : on accourt, on se presse, on veut écouter ce Jésus, ce prophète de Dieu.
La prophétie de Jérémie s’accomplit : Dieu est venu lui-même dans le désert de ce monde pour chercher ses brebis dispersées par la discorde et l’ignorance. Il les rassure, leur montre son visage de bonté. Il les ramène vers le pâturage de l’amour et de la vérité. Il leur donne des pasteurs qui puissent manifester ainsi sa bienveillance.
Ce que le Christ a accompli durant sa vie, ce que le Ressuscité a renouvelé tant de fois durant l’Histoire de l’Église, il le rêve encore pour aujourd’hui. Nos sociétés occidentales sont dispersées dans l’individualisme, et des murs de haine s’élèvent. Beaucoup de nos contemporains, perdus par l’ignorance, errent sans vrai but dans la vie. Ils ont oublié la Voix du vrai Dieu, ne la reconnaissent plus, assourdis par les vociférations de faux prophètes.
Mais le Dieu de l’Alliance n’a pas renoncé à réunir son Troupeau. Il s’occupe de nous. Il parle par notre voix toutes les fois que nous ouvrons notre cœur à l’amour. Bientôt Il sera entendu, et les foules accourront à lui.

Prière universelle :

PU16e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pour quelles raisons les foules accourent-elles vers Jésus ?

Comprendre sa foi :

Jésus invite les apôtres au repos et à la retraite, mais lui ne cesse de prêcher : qu’est-ce que cela nous apprend de lui ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je parle de Jésus de manière à le faire aimer ?

14e semaine : Un Prophète au milieu de nous

14e dimanche ordinaire B :
Marc 6, 1-6

Il parcourait les villages d’alentour en enseignant.

Jésus est rejeté par les gens de son pays, de son village. Ils l’ont connu petit, adolescent, jeune homme. Ils l’ont connu charpentier, si discret, si normal, si comme tout le monde. Il faisait partie du paysage. Mais voilà qu’il prêche, voilà qu’il fait des miracles, voilà qu’il devient renommé. Ils sont choqués et ne croient pas.
Jésus connaissait le sort habituel du prophète parmi les siens. Mais il a certainement été blessé de constater à son égard, de vivre en sa personne le rejet du message de Dieu à cause de la simplicité de son humanité. Alors il va continuer de prêcher, mais aux périphéries cette fois-ci.
Peut-être cette situation n’est-elle pas si loin de ce qui s’est passé dans notre pays naguère chrétien. On s’était habitué à un Jésus qui faisait partie du paysage culturel. Et puis on n’a pas accepté sa Parole prophétique plus moderne que la modernité. On a rejeté, et on rejette encore son Corps, l’Église à cause d’un enseignement en décalage. Nous en souffrons, nous ne comprenons pas.
N’est-il pas temps pour nous d’aller, comme Jésus, prêcher aux périphéries ? Alors ils sauront qu’il y a un Prophète au milieu d’eux…

Prière universelle :

PU 14e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« Prophète » : que nous dit la première lecture de ce personnage ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus peut-il être dit « prophète » ?

Vivre avec Jésus :

Chaque chrétien est aussi « prophète » depuis son baptême : comment est-ce que je vis ce don et cette mission de Dieu ?

13e semaine : Sollicitude du Prince de la Vie

13e dimanche ordinaire B :
Marc 5, 21-43

Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Ce dimanche, le Sauveur, dans sa sollicitude pour notre fragilité, s’approche des sources de la vie. Avec délicatesse, et à la fois autorité, il rend la vie à une femme et à une jeune fille, elles qui ont reçu don et mission spéciale pour porter et garder la vie.
Jésus se penche donc sur la féminité. Il redonne une place dans la communauté humaine à la femme qui en était écartée par sa maladie. Il permet à la jeune fille, à peine arrivée à la puberté, de recevoir la sienne. Il vient se situer en une réalité qui nous touche tous au cœur de notre être humain : la maternité.
Jésus, qui a voulu naître d’une femme sans le concours d’un homme, se montre ici comme un Époux donnant la vie, transmettant Sa Vie. Il guérit son Épouse, il la sauve de la mort, il la rend à la communion possible avec lui. Cette Épouse, c’est un peu chacun de nous, car c’est l’Église, appelée à porter et mettre au monde de Dieu chacun des hommes.
Nous laisserons-nous sauver ?
Permettrons-nous au Christ de nous rétablir dans notre dignité ?
Nous lèverons-nous pour l’adorer et transmettre sa Vie au monde ?

Prière universelle :

PU 13e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les ressemblances et les différences entre les deux récits ?

Comprendre sa foi :

Quel visage du Christ se révèle dans ces miracles ?

Vivre avec Jésus :

De quoi est-ce que je désire être sauvé pour me mettre au service de Jésus ?