Archives par mot-clé : eucharistie

6e Semaine de Pâques : Présence d’un absent



6e dimanche de Pâques A :
Jean 14, 15-21

D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.

Nous continuons le discours de Jésus au moment de la dernière Cène, avant sa Passion. Mais cet évangile s’applique tout à fait à notre situation liturgique, pour nous préparer à vivre l’Ascension. « Le monde ne me verra plus » : effectivement, depuis la Passion, le monde ne peut plus voir Jésus selon ses critères, avec les yeux de chair. Et après l’Ascension, les apôtres non plus ne l’ont plus vu. « vous, vous me verrez vivant » : c’est vrai pour les apôtres après la résurrection, mais aussi à partir de la Pentecôte. Avec le don de l’Esprit Saint, ils ont compris que le Fils de Dieu restait présent dans le monde. Et n’est-ce pas vrai pour nous aussi qui avons la grâce de le reconnaître à l’œuvre dans l’Église et dans chacune de nos vies ?
Le Christ est parti une première fois lors de sa Passion, puis il s’est montré vivant, révélant ainsi que la mort n’avait pas eu de pouvoir sur lui. Au moment de l’Ascension, il repart vers le Père avec son humanité. Il s’offre tout au Père non plus dans la souffrance, mais dans la gloire, et toute l’humanité en lui va se trouver glorifiée : « vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous« . On ne peut alors plus le voir. La présence du Christ ne sera plus extérieure. Mais par le don de l’Esprit Saint, c’est une présence intérieure qui est offerte, présence beaucoup plus intime, à laquelle chacun est invité à s’ouvrir.
L’absent devient plus que jamais présent dans nos cœurs. Il devient présent par nous à nos frères, et nous devient présent par nos frères. Il renforce cette communion par la présence et la communion Eucharistiques, corps à Corps, don de la vraie vie. Christ nous fait vivre d’une vie nouvelle.

Prière universelle :

PU 6e dimanche de Pâques A
PU Ascension A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus console-t-il les apôtres de son départ ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il important de connaître la présence de l’Esprit dans nos vies ?

Vivre avec Jésus :

Suis-je attentif à l’Esprit Saint qui me montre le Christ présent et agissant ?

4e Semaine de Pâques : La Porte de la Vie



4e dimanche de Pâques A :
Jean 10, 1-10

Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Le Fils de Dieu est passé par la porte de notre humanité pour entrer dans la bergerie et venir nous chercher. Il convient que nous passions par la porte de son humanité pour aller vers le Père et retrouver ainsi la communion avec la Source de la Vie. Jésus nous invite à sortir vers les gras pâturages, à ne pas rester enfermés dans ce monde qui passe, à ne pas nous nourrir de superficialité. Déjà ici-bas nous pouvons passer dans une autre vie, quitter les ténèbres de toutes sortes de vices, renoncer à l’errance d’une vie sans vrai but, pour vivre plus pleinement.
C’est un mystère de vie dont il s’agit, un mystère de renaissance. Notre véritable pâturage est au-delà de cette vie, plus profond que ses apparences, plus loin et plus haut que nos horizons limités par la souffrance et la mort. Il n’est pas seulement question d’attendre la résurrection des morts. Le Ressuscité nous invite à mourir à une certaine conception égoïste de l’existence, pour revivre dans la joie de la communion avec Dieu et avec les autres. Cette vie nouvelle nous est donnée par l’Esprit du Christ qui vient transformer notre regard et nos actions si nous le laissons faire, et plus encore si nous le lui demandons.
La renaissance commence pour chaque chrétien dans le Baptême. La Confirmation nous donne force pour notre croissance, en particulier dans le service des autres. Et à chaque Eucharistie, la Voix de Jésus résonne, l’Esprit Saint est invoqué sur nous pour entretenir la Vie et la renouveler. La Vie engloutit alors en nos cœurs la maladie mortelle du péché, et laisse place au fruit du Christ.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Pâques A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus semble s’appliquer plusieurs images, lesquelles ?

Comprendre sa foi :

Que nous enseigne l’image de la porte, que nous dit-elle de la mission de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Quelles sont les portes que j’emprunte pour vivre mieux ? Est-ce que je cherche celle que le Christ veut pour moi ?

3e Semaine de Pâques : Sur la route



3e dimanche de Pâques A :
Luc 24, 13-35

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.

Déception. Tristesse. Désespoir. Blessure. Dépression. Les deux disciples broient du noir, et il y a de quoi. Ils espéraient, et tout s’est subitement écroulé. Le témoignage et la vision des femmes n’arrange rien. Ce n’est pas qu’ils les rejettent, mais simplement ils demandent vérification, et ils ne l’ont pas. Ils ont le cœur brisé par les souvenirs de cette Pâque qui a tourné au cauchemar. Pourquoi partent-ils de Jérusalem ? Était-ce prévu ? Fuient-ils ? En tout cas ils continent leur chemin, ensemble, en frères qu’ils sont devenus grâce à ce Jésus qui avait soulevé leurs espoirs.
Peut-être est-ce parce qu’ils sont réunis au nom de Jésus, et encore habités par le souvenir de sa compagnie, que le Ressuscité peut venir leur rendre visite et se rendre réellement présent. Il répond à leur désir profond, ce désir qui n’arrive pas à éclore en acte de foi. Il vient transformer un espoir passé en espérance pour le futur. Il veut surtout réchauffer leurs cœurs glacés par l’épreuve de la contradiction, sans doute déçus et amers, probablement en colère contre l’injustice, perdus par le non-sens, et y faire renaître l’amour. Rien n’est perdu pour qui repasse en soi, avec un frère, la mémoire de Jésus.
Le Ressuscité va comme frictionner leur cœur pour le réchauffer. Il les invite à exprimer leur douleur. Il les secoue pour les réveiller de leur torpeur. Puis il passe le baume des Écritures, remettant sous leurs yeux l’enseignement des Prophètes, qu’il leur avait expliqué durant les trois années passées à ses côtés. Enfin il les laisse réclamer plus. En faisant mine de partir plus loin, il leur donne l’occasion d’ouvrir leur cœur brisé pour recevoir la guérison. Et cette guérison viendra dans la Fraction du pain, l’Eucharistie, signe de la Présence, du Don, de la Communion.

Prière universelle :

PU-dimPaques-A3

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi un si long récit ? Qu’est-ce que St Luc invite à comprendre et à vivre ?

Comprendre sa foi :

A quel moment Jésus disparaît-il et pourquoi ? Est-ce un abandon ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà fait l’expérience du cœur brûlant, signe de la présence de Jésus, en écoutant les Écritures ?

Célébrer la Parole



La liturgie de la Parole : une rencontre à vivre

Célébrer la Parole de Dieu : c’est ce que nous fait vivre toute liturgie de la Parole. Si Dieu nous adresse la parole, sa Parole, c’est qu’il vient à notre rencontre. Le Père vient à notre rencontre en son Verbe, son Fils unique. Il est venu une fois pour toute lors de son Incarnation. Il vient encore, et jusqu’à la fin des temps, lui qui est le Ressuscité présent parmi nous.
Mais est-on jamais prêt à rencontrer Dieu ? Ne passe-t-il pas dans nos vies toujours un peu par surprise ? C’est pour cela qu’il nous demande de nous tenir en éveil. Sa venue devrait être la plus naturelle du monde. Pourtant elle ne l’est plus. La liturgie de la Parole organise une rencontre, que ce soit durant la messe, ou la célébration d’un autre sacrement, ou la prière des heures. Les rites nous guident, nous conduisent, dans la rencontre, puis l’écoute et l’accueil de la Parole.
Saurons-nous vivre cette rencontre pour laquelle nous nous rassemblons ? Nous engageons-nous dans cette liturgie de la Parole que l’Église nous offre ?

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2e dimanche : Voici l’Agneau de Dieu

2e dimanche ordinaire A :
Jean 1, 29-34

Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde

L’évangile de ce dimanche a encore un goût d’Épiphanie, de manifestation du Christ comme Dieu sauveur du monde. D’ailleurs il se situe dans la suite du baptême du Seigneur et avant la manifestation de Cana, la première qui soit publique, inaugurant la prédication de Jésus. C’est ainsi que la liturgie nous fait arriver doucement dans le temps ordinaire, aux premiers pas du ministère de Jésus. Mais tout de suite nos regards sont aussi projetés vers la fin de la vie publique, vers la Passion, avec l’image de l’Agneau de Dieu, si chargée de sens dans la tradition biblique.
Cet Agneau est celui donné par Dieu à Abraham, pour qu’il l’offre à la place de son fils, en offrande de communion totale. Le Christ est le vrai Isaac, le vrai fils de la promesse, attendu depuis des siècles, le plus précieux de tous les enfants des hommes, le premier né qui récapitule en lui toute l’humanité. Il est le juste, l’innocent par excellence. Il est non seulement l’agneau donné par Dieu, mais Dieu lui-même, Agneau qui se donne pour rétablir la relation de confiance avec le Père. Pour cela il va porter la conséquence ultime du péché : la violence et la mort.
C’est aussi l’Agneau de la Pâque, immolé au soir de la sortie d’Égypte. Cet Agneau est nourriture des pèlerins, offert par l’homme pour la communion avec son Dieu. Le peuple offre ce sacrifice et reçoit des forces pour partir vers le désert, pour marcher vers la Terre Promise, il annonce l’Alliance qui sera scellée sur le Sinaï, il est promesse d’obéissance à Dieu. C’est pourquoi son sang répandu sur les maisons, sur les familles, éloigne la malédiction de la mort.
Cet Agneau est aussi celui annoncé par le Prophète Isaïe (52,13 – 53,12) qui lui-même lie, interprète, et dépasse les deux passages précédents pour annoncer le Salut de l’humanité.
Cette désignation de l’Agneau de Dieu par Jean-Baptiste vient offrir le sens de la fraction du pain durant l’Eucharistie. Christ présent sur l’autel est la victime innocente immolée et donnée pour enlever le péché du monde et apporter le Salut à tous les hommes. Il se donne en partage pour rassembler les enfants de Dieu dispersés et les unir au Père.

Prière universelle :

PU 2e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pour qui est venu Jean Baptiste ? Et pour qui est venu Jésus ?

Comprendre sa foi :

La première lecture met en valeur un des aspects de la mission de l’Agneau de Dieu : lequel ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais attention au geste de la fraction du pain et au chant de l’Agneau de Dieu durant la messe ?

Rassemblés, structurés, orientés, pour célébrer



Aller à la messe…

Peut-être Jésus est-il né un dimanche, en annonce de sa nouvelle naissance, et de notre nouvelle naissance en lui ? Cela aurait été la première fois que, de tous les horizons, des gens – en l’occurrence les bergers – se seraient rassemblés pour venir entendre, voir, toucher le Verbe fait chair. Car c’est bien cela qui se passe chaque dimanche, chaque fois que nous allons à la messe. Qu’il est beau, le dimanche matin, et à chaque célébration eucharistique, de voir les fidèles du Christ accourir de tous les horizons pour célébrer ensemble sa mort, sa résurrection, et son ascension dans la gloire, en attendant son retour !

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28e semaine : Rendons grâce à Dieu !



28e dimanche ordinaire C :
Luc 17, 11-19

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.

Le Samaritain n’est pas seulement purifié, guéri dans son corps. Plus fondamentalement que la guérison physique, il se convertit, il retourne sur ses pas en rendant gloire à Dieu. Il ne pense même plus à accomplir d’abord l’acte de la religion pour faire constater sa guérison officiellement. Avant de se montrer aux prêtres pour être réintégré dans la communauté des hommes, il revient au Seigneur pour rendre grâce et retrouver ainsi la communion avec Dieu. Il est vrai que le Samaritain est moins attaché peut-être au culte. En effet, par son origine il restera à l’écart du peuple des élus. Mais il a compris la réalité profonde du culte, et il ne restera pas à l’écart de son Dieu et Seigneur. « A pleine voix je te louerai, dit le psaume, au milieu de l’assemblée« . C’est donc par cette louange qu’il va être réintégré par Jésus dans la communauté des croyants.
De plus, par son attitude, le Samaritain reconnaît la divinité de Jésus. Dans un même mouvement, il glorifie Dieu et se prosterne aux pieds de Jésus en rendant grâce. C’est encore l’attitude fondamentale de l’orant des psaumes. En réponse à la miséricorde qu’il reçoit du Seigneur, il accomplit le sacrifice que Dieu aime : revenir à lui dans l’action de grâce. C’est là le culte fondamental du croyant, qui est alors un aimant Dieu. Il ne peut taire son amour pour celui en qui il a mis sa foi, car le Puissant a fait pour lui des merveilles.
Nous sommes tous des lépreux guéris. Par la foi dans le Salut apporté par le Christ, nous accueillons la guérison de la lèpre du péché. Beaucoup d’hommes n’ont peut-être guère conscience d’avoir été ainsi gratuitement lavé de leur péché par ce Dieu miséricorde qui veut que tous les hommes soient sauvés. Certains en ont conscience, mais se contentent des actes de la religion. Ces actes peut-être un peu formels et extérieurs les réintègrent dans le peuple des croyants, et font d’eux des bons chrétiens. D’autres en ont conscience, mais sont dans des situations qui, extérieurement, les excluent plus ou moins d’une communion visible avec le peuple des croyants.
Jésus enseigne, pour tous, la première communion à rechercher, celle qui sauve vraiment. Elle devrait être au cœur de nos cultes extérieurs. Rendre grâce pour sa guérison du péché est le premier devoir du chrétien. Car l’homme rétabli dans sa dignité peut paraître debout devant Dieu. Ce devrait être le sens de toutes nos Eucharisties, communautairement et personnellement : rendre grâce pour la foi qui nous est donnée, qui nous sauve.

Prière universelle :

PU 28e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus insiste-t-il sur le fait que seul le Samaritain est revenu ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi rendre grâce à Dieu est-il si important dans la vie spirituelle ?

Vivre avec Jésus :

Et moi, est-ce que je remercie Dieu ?

22e semaine : Humble sainteté

22e dimanche ordinaire C :
Luc 14, 1-14

Quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé.

Deux paraboles de Jésus ce dimanche. Dans la première, il semble rappeler des règles de politesse, ou même développer une stratégie pour ne pas être ridicule en société. Sans doute appelle-t-il aussi à la modestie, à rester à sa juste place, à ne pas se faire plus grand que l’on est. C’est déjà beaucoup, mais est-ce tout ? La seconde parabole est beaucoup plus directe et claire, et semble plus exigeante : donner sans attendre d’autre retour que celui qui vient du Seigneur, parce que viendra le jour de la rétribution, le jour où chacun sera reconnu tel qu’il est, au-delà des apparences de cette vie.
Ces deux paraboles de Jésus ne sont pas de simples remarques. Et peut-être ne font-elles qu’une seule. Jésus nous parle de nous, certes, et de nos rapports aux hommes ici-bas. Mais il nous parle aussi de Dieu, et de notre rapport au Père. Nous sommes dans la suite de la parabole de la semaine dernière qui nous enseignait sur l’entrée dans le Royaume des Cieux.
Nous sommes invités par Dieu au Festin des Noces de l’Agneau. Parfois nous avons tendance à y prendre les meilleures places. Nous nous mettons au rang des saints dans ce monde de pécheurs : ce n’est pas faux, puisque nous sommes baptisés, puisque nous avons été sanctifiés par le Christ. Mais suffit-il d’être baptisé ? Au Maître de maison seul appartient le jugement. Tous les hommes sont appelés au Salut, à participer un jour au Royaume, tous sont invités. Nous le savons, mais qu’il est difficile tout de même de ne pas se faire son idée préalable sur ce jugement… Saint Benoît dans sa Règle invite à « ne pas vouloir être dit saint avant de l’être, mais commencer par l’être qu’on le dise avec plus de vérité« . C’est une sorte de résumé de l’évangile de ce dimanche. La sainteté est humble.
Si Jésus demande d’inviter les pauvres, c’est que Dieu l’a fait le premier avec nous. Hôtes de Dieu, nous sommes ces pauvres, nous n’avons rien à lui rendre. Nous sommes conviés à nous en rappeler au début de chaque Eucharistie, en nous reconnaissant pêcheurs, indignes de prendre part à la Table du Seigneur. Peut-être la seule chose que nous pourrions rendre est-elle justement de servir nous aussi les pauvres, ses enfants, puisque ce que nous faisons aux plus petits d’entre eux, c’est à lui que nous le faisons. Et il y a bien des pauvretés : matérielles, psychologiques, affectives, intellectuelles, spirituelles. Il n’y a que l’embarras du choix pour donner de son indigence à plus pauvre que soi !
Se laisser inviter par Dieu et par nos frères comme un pauvre, inviter les pauvres pour leur donner un peu de nous-mêmes : qui empruntera cette voie d’humilité ? Il connaîtra le Christ, et comprendra sa Parole.

Prière universelle :

PU 22e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

En quoi ces paraboles complètent celle de la semaine précédente ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi l’humilité est-elle si essentielle dans la vie chrétienne, et si liée à la sainteté ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je me rappelle de mon indignité au début de chaque Eucharistie ?

Fête-Dieu : Christ présent au monde

Dimanche du Corps et du Sang du Seigneur C :
Luc 9, 11-17

Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.

Ce dimanche, encore tout illuminés de la lumière de la Résurrection, pleins de la force de l’Esprit de Vérité reçu à la Pentecôte, dans l’intimité de la Sainte Trinité vers laquelle nous avons été orientés dimanche dernier, nous faisons retour sur le Jeudi Saint et le mystère de l’Eucharistie. Dans le signe du pain et du vin offerts, livrés, partagés, consommés ensemble, Christ veut se rendre présent au monde, pour nourrir chacun. Ce sacrement est le mode éminent de sa sollicitude pour l’Église et l’humanité entière : il offre la vraie nourriture, celle qui rassasie pour toujours, celle qui apporte à l’homme la vie éternelle et lui permet de participer à la Résurrection, la victoire sur toute mort.
On ne finira jamais de méditer sur l’Eucharistie et sur ses conséquences dans notre vie concrète. On n’a pas le droit de croire avoir tout compris. Elle est toujours nouvelle. Car la présence que nous fêtons n’a rien de statique. Si Christ se rend réellement présent durant la messe, ce n’est pas seulement pour que nous puissions le contempler plus ou moins passivement. Il s’offre au Père pour que nous puissions offrir notre vie en communion avec lui. Il se donne en partage, pour que nous puissions communier à sa vie. Il nous dit de faire la même chose en mémoire de lui : qu’est-ce à dire ? Seulement célébrer des rites commémoratifs ?
La vie que nous recevons dans l’Eucharistie est faite pour être distribuée à la foule. Offrir notre vie en sacrifice au Père avec le Christ ne s’arrête pas à la messe du dimanche. Chaque semaine nous venons communier au Christ réellement présent pour fortifier notre union au Christ dans la foi et le baptême, mais aussi pour nous rappeler que nous sommes le Corps du Christ présent dans le monde. Donc comme le Christ, en son Nom que nous portons, nous devons aller vers le monde et le rendre présent. Nous sommes la présence réelle du Christ ressuscité auprès des personnes que nous côtoyons.
L’Eucharistie, la messe, est « mission », envoi vers les hommes. Si nous avons la grâce de recevoir le Seigneur, c’est aussi pour le transmettre. L’Eucharistie est un appel à apporter l’amour du Christ autour de soi. Elle n’enferme pas dans une intimité tranquille, mais au contraire en affermissant l’intimité elle nous propulse sur les chemins du Christ allant à la rencontre de ceux qui sont loin de Dieu. La vraie contemplation s’épanouit dans l’action : amour transmis à tous les pauvres, ceux qui le sont spirituellement, moralement, psychologiquement, socialement, affectivement, matériellement. Notre communion Eucharistique ne sera vraie et pleine, réelle, que si elle s’épanouit dans ce service.

Prière universelle :

PU St Sacrement C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comparez la deuxième lecture et l’Évangile de ce dimanche : quelles sont les ressemblances et les différences ?

Comprendre sa foi :

En quoi ces deux textes se complètent-ils pour nous faire comprendre l’Eucharistie ?

Vivre avec Jésus :

Comment est-ce que je vis l’Eucharistie ? La célébration de la messe se poursuit-elle et s’épanouit-elle dans ma vie quotidienne ? Est-ce que je cherche à être réellement présence du Christ dans le monde ?

Dimanche de la Trinité : Dans l’intimité de Dieu

Dimanche de la Trinité C :
Jean 16, 12-15

Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

En envoyant l’Esprit Saint, Dieu invite l’Église, et donc chaque chrétien, dans son intimité. C’est cette intimité de Dieu que nous fêtons en ce dimanche de la Trinité. Tout est commun, tout est communion entre les trois personnes divines. Le Père ne garde rien pour lui, le Fils se livre totalement, l’Esprit est pur don qui ne se reçoit que pour s’offrir. C’est notre entrée dans cette intimité de Dieu que nous avons fêté à Pâques et jusqu’à la Pentecôte. Le Fils est venu pour nous montrer et nous ouvrir le chemin vers le Père ; l’Esprit a été envoyé pour y guider chacun de nos pas ; le Père nous appelle, nous désire, nous attend.
Tout cela n’est pas à comprendre. Nul ne peut saisir, même en pensée, l’infini de Dieu. C’est à connaître par l’action de l’Esprit Saint. Il faut pour cela renaître dit Jésus à Nicodème, recevoir la vie de Dieu non seulement une fois litugiquement par le Baptême, mais tout au long de sa vie. Chaque Eucharistie devrait être l’événement de notre entrée dans l’intimité et la vie de Dieu, connaissance plus profonde, renaissance à une autre vie.
Dans l’Eucharistie, source et sommet de notre vie chrétienne, mystère si familier et pourtant si méconnu, nous participons au don mutuel, à l’amour qui brûle en Dieu. L’Esprit Saint est invoqué sur les offrandes de pain et de vin, mais aussi sur chacun des fidèles rassemblés : il vient, et le Corps du Christ advient. Le Fils nous prend en lui, il nous fait participer à l’offrande totale de lui-même qu’il consacre alors au Père, cette même offrande qu’homme il a accompli sur la Croix en choisissant d’aimer jusqu’à la fin. Le Père nous reçoit, nous qui sommes le Corps du Christ, le Bien-aimé.
Cadeau étonnant. Impensable merveille. Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. Qu’en faisons-nous ?

Prière universelle :

PU Dimanche de la Trinité C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité toute entière » : quelle est cette vérité ? Et qui est ce « vous » : l’Église ou chaque chrétien ?

Comprendre sa foi :

« il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » : pourquoi ne pouvons-nous pas connaitre nous-mêmes ce que le Christ nous a dit ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que l’Esprit m’offre de connaître mieux en ce jour ?