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3e semaine de Pâques : La présence du Ressuscité



3e dimanche de Pâques B :
Luc 24, 35-48

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux

Ces récits des visites de Jésus aux disciples après sa résurrection comportent beaucoup de choses étonnantes. Jésus semble se trouver tout à coup présent, sans que les personnes y prennent garde. Puis quand ils s’en rendent compte, soit il envoie en mission comme avec les femmes, soit il disparait comme à Emmaüs, soit se succèdent frayeur et joie et il demande à manger comme ce dimanche, soit il repart vers le Père comme à l’Ascension.
Le plus étonnant est peut-être l’extrême sobriété des Évangélistes. Nous aurions aimé avoir beaucoup plus de détails sur ce moment capital. Or ces récits sont très simples, l’événement semble presque aller de soi. Il faut croire qu’ils nous ont livré le plus important pour que nous puissions nous aussi reconnaitre le Ressuscité dans nos vies, et témoigner comme ils l’ont fait.
Jésus lui-même nous enseigne les moyens de reconnaitre sa présence : le rassemblement des disciples, la fraction du pain, la chair blessée livrée entre nos mains, la mémoire de ses paroles, la méditation de l’Écriture Sainte, l’envoi en mission au service de tous les hommes. Tout cela est rassemblé pour nous dans l’Eucharistie.
Mais Jésus se manifeste aussi dans notre vie quotidienne, lorsque nous sommes avec les hommes, dans des rencontres vraies, à cœurs ouverts ; lorsque tout à coup notre intériorité se tourne vers le Père ou se rappelle une parole du Christ ; lorsque l’Esprit nous pousse à nous donner gratuitement pour l’autre, à aimer au-delà de la mesure. Alors, de nouveau, au creux de notre histoire, aux profondeurs de l’Histoire, le Ressuscité se fait présent et nous tourne vers notre accomplissement en Dieu.
A nous de nous ouvrir à sa présence aujourd’hui. A nous d’en être les témoins.

Prière universelle :

PU 3e dimanche de Pâques B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus aide-t-il ses disciples à le reconnaitre ?

Comprendre sa foi :

Durant la messe, quels sont les signes de la présence de Jésus ressuscité ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais attention à Jésus qui est présent dans ma vie ?

Noël : Dieu vient en catimini



Noël :
Lc 2, 1-14

Vous trouverez un nouveau-né emmailloté, et couché dans une mangeoire

Étonnant signe de la venue d’un sauveur ! Pas d’éclats ni de fracas, pas de puissance ni de force, pas de tambours ni de trompettes, ni de tapis rouge ni de paillettes, pas de spots ni de paparazzi, rien ni personne d’autres que de pauvres bergers qui entendent la voix des anges… seulement un nouveau-né, de la lignée royale de David, en qui repose la plénitude de la Promesse, l’Esprit Saint.
Dieu vient en catimini. Il vient en enfant, né d’une femme comme tous les fils des hommes. Il s’approche de nous dans la tendresse et la douceur. Il est couché dans une mangeoire, il se livre entre nos mains, pour être notre nourriture. Il vient en agneau, il se met à notre merci, et s’offre en sacrifice.
Qu’il soit vraiment pour nous le Pain de Vie à chaque Eucharistie !

Prière universelle :

PU-Noel-B-Nuit
PU-Noel-B-Jour

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi est-il important que Jésus naisse à Bethléem ?

Comprendre sa foi :

Quel est le rapport entre Noël et la messe ?

Vivre avec Jésus :

Quand Dieu vient à nous aujourd’hui, quelles voies emprunte-t-il ?

28e dimanche : Tout est prêt, venez !



28e dimanche ordinaire A :
Matthieu 22, 1-14

J’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.

Les paraboles de Jésus ne manquent pas de paradoxes. Celle qui nous est proposée ce dimanche en offre une succession. Il est bien étrange que des invités aux noces du fils du roi refusent de venir. Il est plus incompréhensible encore qu’en réponse à l’insistance du roi, ses envoyés soient méprisés, chacun préférant son travail ou son commerce, et répondant à la bonté par la violence. La réaction du roi, pourtant bon, qui se met en colère contre les invités puis rassemble pour son festin ceux qui ne l’étaient pas, peut aussi surprendre. Pourquoi ce refus des invités ? Il paraît tout à fait insensé ! Et pourquoi vouloir remplir la salle du festin à tout prix, quitte à refouler l’un ou l’autre qui n’aurait pas d’habit de noces ?
Les paraboles parlent de chacun de nous. Elles décrivent notre vie. Elles nous renvoient à notre cœur. Leurs paradoxes sont un miroir des nôtres. D’une manière ou d’une autre, nous sommes invités aux noces. Mais comment répondons-nous à cette invitation ? Nous mettons-nous en chemin pour aller les célébrer ? Ou bien préférons-nous nos champs et nos commerces ? Le Royaume des Cieux n’est pas un état futur qui nous attend après cette vie, dans un au-delà. Il commence ici-bas, et maintenant. Certains ont entendu l’invitation, ont reçu au baptême un vêtement adéquat, ont appris plus ou moins le chemin pour s’y rendre, celui de l’amour de Dieu et des frères. Mais l’invitation a peut-être été perdue ou ignorée, le vêtement est la proie des mites, et le chemin du bien-être a supplanté celui de la vraie joie. D’autres ont suivi le chemin de l’amour, attirés par les chants de fête, ils se sont revêtus d’humilité et de bonté par le don d’eux-mêmes, et finalement ils ont été invités alors qu’ils ne l’étaient pas.
Nous autres chrétiens sommes les invités. Notre réponse n’est jamais parfaite. Comment nous rendons-nous au festin eucharistique ? Nous ne pouvons nous satisfaire de l’invitation, encore faut-il se revêtir concrètement de l’amour, du don de soi au quotidien.
Nous sommes aussi les serviteurs chargés d’inviter nos frères. Vers qui allons-nous ? Quand les invités ne répondent pas ou nous maltraitent, le Roi nous envoie vers les périphéries, vers ceux qui ont leur cœur ouvert et prêt, même s’ils n’ont pas reçu d’invitation préalable.

Prière universelle :

PU 28e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les mots répétés le plus souvent dans cette parabole ?

Comprendre sa foi :

Comment cette histoire éclaire-t-elle le Baptême, l’Eucharistie, la mission ?

Vivre avec Jésus :

Puis-je me retrouver dans les différentes catégories de personnes ?

La messe : si familière, si méconnue



Journée jeunes pros le 18 novembre

Des jeunes pros de Dax et les moines de l’abbaye proposent une journée de formation sur la messe. Se retrouver pour nourrir sa foi, et aussi passer un beau moment ensemble.

Ce temps peut aussi être prolongé sur un week-end, surtout pour ceux qui viennent de loin, afin d’en profiter pour faire une petite retraite.

Pourquoi parler de la messe ?

« Faites cela en mémoire de moi »

La messe nous rassemble chaque dimanche, et parfois plus souvent, depuis que le Seigneur nous l’a commandé. Elle nous est très familière. Mais prenons-nous assez le temps de nous renouveler afin de la vivre mieux, plus intensément, plus profondément ? Parfois nous méconnaissons la densité de ce qui nous est familier.

De plus, la messe, sacrement de l’amour et de l’unité, devient trop souvent facteur de division. Différentes sensibilités se heurtent, générant parfois des suspicions, des accusations, voire des condamnations, qui créent des clivages dans notre Église. Convertissons plutôt nos regards vers le Christ qui nous invite à participer à son sacrifice, au don de sa vie.

Parler paisiblement du « comment célébrer » nécessite d’avoir tous le cœur ancré dans Celui que nous célébrons, et d’être d’accord sur ce que nous célébrons, quelle que soit la forme extérieure. Selon le souhait des papes successifs depuis plus d’un siècle d’une formation liturgique authentique, approchons-nous de l’Eucharistie de manière à ce qu’elle puisse être source de vie spirituelle pour chacun et d’unité pour tous.

Au programme le samedi 18 novembre :

  • 8h50 : office de Tierce pour ceux qui peuvent et veulent
  • A partir de 9h15-30 : accueil-café
  • Vers 10h15 : Une parole et quatre gestes : prendre, rendre grâce/bénir, rompre, donner. Premier enseignement à partir des textes fondateurs du Nouveau Testament : comment vivons-nous cela aujourd’hui ?
  • Temps de silence pour intérioriser
  • 11h45 : messe avec la communauté : mise en pratique !
  • 13h : repas : chacun amène quelque chose et on met en commun
  • 14h : café avec le frère, questions ou discussion sur le matin
  • Après-midi : ballade digestive, ou service à la communauté pour s’aérer
  • vers 17h : Petite histoire d’un émerveillement progressif. Deuxième enseignement pour un survol historique, notamment en ce qui concerne la dernière réforme : d’où vient-elle, pourquoi, comment ?
  • 18h30 : Vêpres

Concrètement…

Passer juste la journée du samedi 18 :

  • venir avec son pique-nique
  • apporter de quoi prendre des notes
  • Libre participation aux frais (5-10€ par exemple)

Rester le WE :

  • Possibilité d’arriver dès le vendredi soir
  • Amener une paire de draps ou sac de couchage
  • Prévoir tout de même un pique-nique ou déjeuner pour samedi midi, les autres repas pourront être assurés par la communauté
  • rien de particulier n’est prévu le dimanche sinon de se poser, souffler, et prier avec la communauté.
  • Libre participation aux frais libre (une journée en pension complète nous coûte environ 35-40€). Que ce ne soit pas un empêchement.
  • Merci de prévenir une semaine avant

Inscription

Tu peux t’inscrire auprès du frère Oliveto, responsable de l’hôtellerie. Si tu viens le WE, merci de donner arrivée et départ pour que nous puissions prévoir les repas et de t’inscrire avant le 12 novembre.

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Fête-Dieu : Accueillir en soi la Vie

Fête-Dieu A :
Jean 6, 51-58

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

Ce dimanche célèbre le mystère du St Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur. La plus importante fête de l’Eucharistie est le Jeudi Saint, au cœur de la célébration totale du mystère de Pâques. Le Christ offre le signe, le mémorial du don total de sa vie au Père, afin que nous agissions de même les uns envers les autres, et tous ensemble pour le monde, unis au Christ. La Fête-Dieu porte nos regards vers une autre dimension, car les circonstances liturgiques sont bien différentes.
Le cycle pascal s’est entièrement accompli avec la Pentecôte. Le temps dit « Ordinaire » est revenu. Dimanche dernier nous avons contemplé la Trinité. Sa vie interne avait été particulièrement manifestée durant le mystère pascal, mais il était bon de prendre plus de recul, de s’arrêter un peu comme pour regarder l’horizon de plus loin. C’est ce que nous faisons aussi ce dimanche avec l’Eucharistie. Liturgiquement éloignés maintenant du drame de Pâques, ayant médité la mort et la résurrection du Christ, puis son exaltation à la droite du Père et le don de l’Esprit, nous nous retournons un peu en arrière, et posément nous méditons de nouveau sur la dernière Cène, à laquelle nous renvoie chaque Eucharistie.
Avec l’enseignement de Jésus dans l’évangile selon St Jean, nous sommes invités à contempler et vivre l’Eucharistie comme le lieu de notre adhésion vitale au Christ. Le Christ est mort et ressuscité pour nous, et il nous a donné l’Esprit pour que nous puissions le choisir en toute liberté. Il nous a libérés de la servitude du péché et de la mort pour que nous adhérions à lui avec tout notre être. S’avancer vers l’Eucharistie, y reconnaître la chair et le sang du Christ, la recevoir en ses mains et dire « amen » à sa venue en nous, manger ce Pain de vie et nous offrir au Ressuscité comme demeure : autant de gestes pour se donner à Dieu dans sa chair comme dans son cœur. Une vie nouvelle nous est offerte, une vie qui n’aura pas de fin. A nous de la nourrir pour l’entretenir et la faire grandir. A nous aussi de la transmettre en laissant le Ressuscité agir en nous et par nous.

Prière universelle :

PU Fête-Dieu A
PU Sacré Coeur A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels liens peut-on faire entre la manne du désert et l’Eucharistie ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi la messe est-elle « source et sommet de la vie de l’Église » ?

Vivre avec Jésus :

L’Eucharistie est-elle un élément vital de ma vie spirituelle ?

6e Semaine de Pâques : Présence d’un absent

6e dimanche de Pâques A :
Jean 14, 15-21

D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.

Nous continuons le discours de Jésus au moment de la dernière Cène, avant sa Passion. Mais cet évangile s’applique tout à fait à notre situation liturgique, pour nous préparer à vivre l’Ascension. « Le monde ne me verra plus » : effectivement, depuis la Passion, le monde ne peut plus voir Jésus selon ses critères, avec les yeux de chair. Et après l’Ascension, les apôtres non plus ne l’ont plus vu. « vous, vous me verrez vivant » : c’est vrai pour les apôtres après la résurrection, mais aussi à partir de la Pentecôte. Avec le don de l’Esprit Saint, ils ont compris que le Fils de Dieu restait présent dans le monde. Et n’est-ce pas vrai pour nous aussi qui avons la grâce de le reconnaître à l’œuvre dans l’Église et dans chacune de nos vies ?
Le Christ est parti une première fois lors de sa Passion, puis il s’est montré vivant, révélant ainsi que la mort n’avait pas eu de pouvoir sur lui. Au moment de l’Ascension, il repart vers le Père avec son humanité. Il s’offre tout au Père non plus dans la souffrance, mais dans la gloire, et toute l’humanité en lui va se trouver glorifiée : « vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous« . On ne peut alors plus le voir. La présence du Christ ne sera plus extérieure. Mais par le don de l’Esprit Saint, c’est une présence intérieure qui est offerte, présence beaucoup plus intime, à laquelle chacun est invité à s’ouvrir.
L’absent devient plus que jamais présent dans nos cœurs. Il devient présent par nous à nos frères, et nous devient présent par nos frères. Il renforce cette communion par la présence et la communion Eucharistiques, corps à Corps, don de la vraie vie. Christ nous fait vivre d’une vie nouvelle.

Prière universelle :

PU 6e dimanche de Pâques A
PU Ascension A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus console-t-il les apôtres de son départ ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il important de connaître la présence de l’Esprit dans nos vies ?

Vivre avec Jésus :

Suis-je attentif à l’Esprit Saint qui me montre le Christ présent et agissant ?

4e Semaine de Pâques : La Porte de la Vie

4e dimanche de Pâques A :
Jean 10, 1-10

Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Le Fils de Dieu est passé par la porte de notre humanité pour entrer dans la bergerie et venir nous chercher. Il convient que nous passions par la porte de son humanité pour aller vers le Père et retrouver ainsi la communion avec la Source de la Vie. Jésus nous invite à sortir vers les gras pâturages, à ne pas rester enfermés dans ce monde qui passe, à ne pas nous nourrir de superficialité. Déjà ici-bas nous pouvons passer dans une autre vie, quitter les ténèbres de toutes sortes de vices, renoncer à l’errance d’une vie sans vrai but, pour vivre plus pleinement.
C’est un mystère de vie dont il s’agit, un mystère de renaissance. Notre véritable pâturage est au-delà de cette vie, plus profond que ses apparences, plus loin et plus haut que nos horizons limités par la souffrance et la mort. Il n’est pas seulement question d’attendre la résurrection des morts. Le Ressuscité nous invite à mourir à une certaine conception égoïste de l’existence, pour revivre dans la joie de la communion avec Dieu et avec les autres. Cette vie nouvelle nous est donnée par l’Esprit du Christ qui vient transformer notre regard et nos actions si nous le laissons faire, et plus encore si nous le lui demandons.
La renaissance commence pour chaque chrétien dans le Baptême. La Confirmation nous donne force pour notre croissance, en particulier dans le service des autres. Et à chaque Eucharistie, la Voix de Jésus résonne, l’Esprit Saint est invoqué sur nous pour entretenir la Vie et la renouveler. La Vie engloutit alors en nos cœurs la maladie mortelle du péché, et laisse place au fruit du Christ.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Pâques A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus semble s’appliquer plusieurs images, lesquelles ?

Comprendre sa foi :

Que nous enseigne l’image de la porte, que nous dit-elle de la mission de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Quelles sont les portes que j’emprunte pour vivre mieux ? Est-ce que je cherche celle que le Christ veut pour moi ?

24e semaine : Faire la joie de Dieu

24e dimanche ordinaire C :
Luc 15, 1-32

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

La joie de Dieu : ce doit être quelque chose ! Quand, à la maison, nous retrouvons un objet perdu, nous sommes bien contents, surtout si c’est un objet de valeur. Tout ceux que nous rencontrons peuvent voir notre visage rayonnant. Quand, dans notre travail, une affaire qui semble compromise se révèle sauvée, cela fait chaud au cœur et remonte le moral. Tout notre entourage profite de la paix et de l’enthousiasme revenus. Quand un enfant revient chez ses parents ou vers ses frères et sœurs après des années d’éloignement, et peut-être de brouille, c’est un apaisement, même quand cela arrive au milieu de bien des difficultés. Beaucoup d’autres familles se réjouissent aussi et reprennent espoir pour leurs propres divisions. Mais la joie de Dieu, combien doit-elle être plus grande encore que tout cela ! Et quel fruit doit-elle porter pour le monde !
Ne nous privons donc pas de faire la joie de Dieu. Nous pouvons tous réjouir le cœur de Dieu, car nous avons tous besoin de conversion, de nous laisser trouver, de répondre à l’invitation du Seigneur qui crie dans le désert pour nous appeler, de rentrer à la Maison du Père. Nous avons un besoin vital de sa Miséricorde. Elle nous est offerte dans l’Eucharistie, Table à laquelle le Seigneur invite les pécheurs qu’il a rachetés, table fraternelle où la famille des enfants de Dieu est restaurée, où tous se réjouissent du retour de chacun, de la communion retrouvée. Quelle joie nous est donnée de vivre à la Table de la Réconciliation avec Dieu, qui est aussi réconciliation avec les hommes, et lieu d’intercession pour tous ceux qui sont encore loin !
Car, revenus à la maison, nous sommes invités à communier à l’inquiétude de Dieu pour les pécheurs perdus, pour les brebis égarées, pour les fils infidèles. C’est à notre tour aussi d’aller au Nom du Christ manger avec les pécheurs, leur montrer notre amour, notre désir de retrouver avec eux la communion. C’est à nous aussi d’espérer, de les aider, de nous réjouir de leur retour. Plus encore : comme Jésus attirait à lui les pécheurs, ainsi devons-nous devenir aimables en son Nom
Nous autres chrétiens, sommes-nous pour nos frères et sœurs l’image du Père qui attend sur le chemin celui qui gaspille sa vie ? Sommes-nous l’image du Berger qui va chercher la brebis égarée refusant de participer à la joie du salut ? Sommes-nous ceux qui ont choisi d’aimer les premiers ? Nous nous réjouissons de loin de la conversion des pécheurs. Mais il nous est parfois bien difficile d’accueillir les pécheurs tant qu’ils sont encore prisonniers de leur péché. C’est pourtant à ce moment qu’ils ont le plus besoin d’être aimés, afin qu’ils puissent se convertir. Courir après la brebis égarée, rechercher la pièce d’argent perdue, est-ce autre chose qu’aimer le pécheur en dépit de son péché ? On l’aime parce que toute personne est aimable, toute personne a besoin que l’on croie à sa conversion, qu’on l’espère. Nous avons besoin de conversion pour accueillir chaque pécheur, et connaître la joie de Dieu.

Prière universelle :

PU 24e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Dans la première phrase, les pécheurs viennent à Jésus, et dans les paraboles Dieu va vers les pécheurs : Jésus répond-il à la question des pharisiens ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi donc le thème du péché et de la conversion est-il si central dans la foi chrétienne ?

Vivre avec Jésus :

Suis-je conscient de mon besoin de conversion ? Ai-je le cœur ouvert pour accueillir et aimer les pécheurs ?

Communier dans la main?

Face à la pandémie actuelle, nos évêques ont demandé aux fidèles d’adopter des comportements visant à ne pas favoriser l’extension du coronavirus : suppression de l’eau dans les bénitiers, port du masque, « baiser de paix » à distance, communion dans la main, etc1 S’ils ont pris cette décision, ce n’est pas pour des considérations liturgiques, mais conscients des enjeux sanitaires, ils veulent protéger les plus vulnérables. Poursuivre la lecture

Rencontrer le Ressuscité

Comment donc rencontrer le Ressuscité ?

Il n’y a rien de spécial à faire pour rencontrer le Ressuscité… ça ne se passe pas dans le « faire ». Il suffit de vivre sa vie de femme ou d’homme, semblent nous dire les Évangiles, et se laisser rencontrer par Celui qui est autre.
Marie-Madeleine et les autres femmes sont dans un surplus de peine qu’elles ont besoin d’exprimer, d’élaborer, dans les derniers gestes de vénération du corps : qui le leur reprochera ? Elles sont submergées par leurs émotions, par leur affectivité écorchée dans les événements dramatiques de la Passion. Elles vivent leur vie de femmes face à la mort.
Les Apôtres sont cachés par peur de subir le même sort que le Maître, ils se savent en danger, ils ont vu la colère des autorités : qui le leur reprochera ? Eux aussi sont submergés par leurs émotions, d’autres émotions, et ils sont eux aussi écorchés par la manière dont s’est terminée ce fantastique compagnonnage avec Jésus. Ils vivent ce que vivent les hommes face à la violence. Poursuivre la lecture