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Prier en couple à l’école des moines



Prier en couple : tout un programme… C’est même le croisement de deux programmes : prier, et vivre en couple. Mettre la prière au cœur du couple, c’est prendre soin du don reçu lors du sacrement de mariage. C’est un des moyens de rester ouvert à cette grâce que Dieu donne chaque jour, à chaque pas. Lieu de communion et d’entraide dans l’ouverture à Dieu, service du couple et de chacun de ses membres, mais aussi mission commune au cœur de l’Église et du monde : la prière englobe beaucoup de dimensions de la vie conjugale.
Le but ici n’est pas de faire un plaidoyer pour la prière conjugale, ni même une explication de son importance. Il s’agit simplement de donner quelques points de repères pratiques pour savoir comment faire, et s’y mettre effectivement. Les couples sont invités à prendre exemple sur la prière de l’Église, qui se manifeste notamment dans la prière des moines. On y trouve bien des éléments qui peuvent être utiles à imiter en les adaptant.

Prendre rendez-vous pour prier en couple

Dieu est toujours présent, partout présent, et il a tout son temps. Pas nous. C’est même plutôt le contraire pour nous. Nous n’avons jamais le temps, nous courons partout et nulle part, et nous sommes rarement présents à Dieu, aux autres, et à nous-mêmes. C’est pourquoi pour prier, comme pour toute autre activité, il est nécessaire de prendre rendez-vous.
Les moines ont des rendez-vous de prière sept fois par jour. Ils savent où ils doivent aller, à quelle heure, pour combien de temps, et dans quelle position se tenir. Et si vous preniez rendez-vous pour votre prière conjugale ? On prend des rendez-vous à longueur de temps avec beaucoup de personnes, mais on oublie trop souvent d’en prendre avec son conjoint (et plus encore avec Dieu). Comme si la rencontre allait de soi. Mais elle va rarement de soi, surtout pour prier.
Pour ôter un obstacle à la prière conjugale, il est donc bon de décider d’abord :

  • à quelle fréquence on va se retrouver
  • à quel moment et pour combien de temps (le temps est le premier défi à surmonter)
  • , et dans quelle disposition (le lieu est important aussi)

Et puis on adapte son programme en fonction de cela. On se retrouve effectivement, quelle que soit l’humeur ou les circonstances extérieures, et s’il s’avère qu’il y ait une obligation insurmontable, on décale le rendez-vous. Mais on ne l’annule pas, car c’est important. Ou bien en cas d’absence prolongée de l’un ou de l’autre, on peut vivre ce temps à distance et en communion. Cette objectivité – accompagnée de régularité – sera une grande aide pour persévérer, passer les obstacles, et approfondir tant la prière que la vie conjugale.

Savoir comment on va prier en couple

Réinventer chaque fois ses temps de prière, c’est fatiguant, ça prend du temps, et c’est finalement décourageant déjà quand on est seul. Alors quand on est à plusieurs, c’est pire ! Il existe différentes manières de prier, différents types de prière. Chacun a été habitué à l’une ou à l’autre forme. Dans un couple, comme dans une communauté, les formes privilégiées peuvent correspondre, ou non. Comme pour bien d’autres choses, il va falloir s’accorder pour ce qui est commun, et laisser à chacun une liberté personnelle de faire selon ses goûts lorsqu’il est seul.
C’est pour cela que la prière des moines, et plus généralement la prière officielle de l’Église, la prière liturgique, est organisée. Elle est construite de manière à ce qu’elle soit équilibrée, et nourrissante pour la vie spirituelle. Comme un bon repas pour la vie physique. Et si vous organisiez votre prière de couple à l’exemple de la prière de l’Église ? Après tout, le couple et la famille constituent une petite Église !
Il y a trois grandes composantes dans la prière liturgique, l’office divin :

  • au centre, au cœur, il y a l’écoute de la Parole de Dieu, et sa méditation dans un petit temps de silence ;
  • on fait précéder cette écoute par un temps d’introduction et de préparation ;
  • à l’écoute succède une réponse et une conclusion.

Au cœur de la prière : écouter ensemble

Dès qu’on parle de prière, une remarque arrive assez vite : il est difficile de se retrouver confronté au silence de Dieu. On n’arrive pas à persévérer dans la prière parce qu’on n’entend pas Dieu, et on lui en fait généralement porter la faute. Certes, Dieu n’est pas bavard. Mais si nous ne l’entendons pas, le problème vient plus souvent de ce que nous ne l’écoutons pas. Le temps de la prière est avant tout un moment où l’on se pose pour écouter. Et Dieu parle avant tout à travers la Révélation qu’il a donnée de lui depuis l’appel d’Abraham jusqu’à Jésus et la disparition des Apôtres, ses premiers témoins.
La prière liturgique de l’Église est toujours une célébration de la Parole de Dieu. On laisse résonner la Révélation dans nos vies, et cela jusqu’à la fin des temps. On ne se lasse pas de méditer les paroles d’amour que le Seigneur nous a adressées, les paroles de l’Époux, qui sont Esprit et Vie.
Pour prier en couple, écoutez donc ensemble la Parole que Dieu a adressée à l’humanité. Elle est aussi directement pour vous. Laissez-vous façonner ensemble par cette Parole. Nourrissez-vous ensemble. « Ensemble » ne veut pas dire « de la même manière ». Dans un repas l’un profitera plus des vitamines et l’autre des protéines. À chacun selon ses besoins. C’est pareil dans la prière : Dieu donne à chacun selon ses besoins spirituels. D’où l’importance d’une prière équilibrée, comme un repas. La Parole de Dieu est la nourriture la plus équilibrée qui soit.
Lisez-vous mutuellement un passage de la Parole de Dieu : soit une des lectures de la messe du jour, soit le petit passage prévu par le bréviaire à l’heure où vous priez, soit une lecture continue d’un évangile ou d’un autre livre de la Bible. Ainsi vous vous annoncerez l’un à l’autre la Bonne Nouvelle. Puis prenez un temps pour méditer. Vous pouvez le faire en silence. Vous pouvez aussi avoir un temps de partage, vous dire une impression, quelque chose qui vous marque. Cela peut être court, ou bien plus long, comme une lectio divina. Assaisonnez le plat à votre convenance !

Se préparer à l’écoute

Un rendez-vous doit bien commencer, par une bonne entrée en matière. Par conséquent, soignez le début de la prière, entrez dans la prière. Faire un signe de croix, se mettre en présence de Dieu, demander son aide, comme l’encourage l’Église : « Dieu, viens à mon aide, Seigneur, à notre secours ».
Une petite note pratique : chacun a son rôle dans la prière monastique, et les rôles changent, tournent. Il y en a un qui préside la prière, qui invite à tel ou tel moment, et qui éventuellement tient le timing. Un autre est chargé de la lecture. C’est apaisant de savoir qui fait quoi. Répartissez vous aussi les rôles pour prier en couple.
Pour écouter, il faut être dans de bonnes dispositions intérieures. Calmer un peu notre radio ou notre cinéma intérieure. Nous pouvons l’ouvrir à Dieu, tout faire passer dans la prière, pour ne pas rester enfermés dans nos pensées. Dieu est aussi là pour nous écouter. Il a soif de nous écouter. Même s’il sait ce qu’on va lui dire. Il ne nous écoute pas pour apprendre des choses, mais parce que nous avons besoin de lui parler, de nous ouvrir à lui, de lui exprimer ce que nous avons dans et sur le cœur.
C’est le rôle des psaumes pour les moines : ils sont une manière d’exprimer devant Dieu ses sentiments et ses émotions. Non seulement les siens, mais ceux de toute l’humanité. Nous prions au nom de tous les hommes. Notre coutume monastique est dialogale : les chœurs se répondent mutuellement, ou bien un soliste et tout le chœur. Cela peut bien correspondre au couple, qui peut aussi avoir cette forme dialogale pour sa louange, sa supplication, son action de grâce.
Lorsque vous priez en couple, dites à Dieu vos joies et vos peines, votre action de grâce et votre colère, votre amour et vos désirs de vengeance. Ce sera indirectement un moyen de les partager l’un avec l’autre, de vous mettre dans une certaine harmonie intérieure, d’aller vers l’unisson de vos cœurs. Pour cela vous pouvez entonner un chant, ou bien simplement des prières spontanées.

Répondre à la Parole entendue

Après avoir écouté la proclamation de la Parole de Dieu, la seconde partie de l’office des moines est consacrée à répondre à cette Parole. Cette réponse est plus développée à Laudes et Vêpres. Nous chantons une petite pièce qu’on appelle « répons » (parce que le chœur répond à un soliste) et qui est une sorte de réaction « à chaud » à la Parole entendue. Souvent cette pièce résonne avec la Parole. Puis vient le cantique Benedictus le matin, Magnificat le soir, ou le cantique de Syméon pour Complies. Ces chants du Nouveau Testament, composés pour les Évangiles de l’enfance du Christ, sont des actions de grâce pour sa venue, donc la venue de la Parole dans nos vies.
En couple, on peut aussi éventuellement prendre un temps d’action de grâce pour la Parole qui a été donnée. Peut-être chacun peut-il remercier pour un élément particulier, ou bien en général.
Après cela vient un moment pour l’intercession : puisqu’on est ensemble devant Dieu, que nous avons eu un moment d’écoute et d’intimité, présentons-lui donc nos besoins ! Prier en couple, c’est aussi intercéder ensemble pour d’autres. Parfois on prie seulement pour demander, comme si Dieu était un distributeur de grâces. Mais il est plus poli de le faire à la fin de la prière plutôt qu’au début, après avoir écouté sa Parole d’amour.
La réponse à la Parole que Dieu nous a adressée culmine dans la prière du Seigneur, le Notre Père, qui est LA prière, celle qui contient tout et résume tout. Moment solennel. Il est bon de le prier lentement, en pesant ses mots. Il ne s’agit pas seulement de réciter une prière en y restant plus ou moins extérieur, mais de vivre cette prière, de l’habiter.
Puis celui qui préside peut conclure la prière. L’Église propose une oraison du jour ou d’autres selon l’heure à laquelle on prie. Elles sont belles et peuvent être utilisées par tout chrétiens. On les trouve dans les missels. Enfin tout se conclut par une acclamation « bénissons le Seigneur – nous rendons grâce à Dieu » ou par un signe de croix, ou par une demande de bénédiction « que le Seigneur nous bénisse au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ».

Prière personnelle, conjugale, familiale

Terminons sur quelques remarques importantes.
Les balises et le processus décrits ici peuvent se décliner de plusieurs manières, et on peut y consacrer plus ou moins de temps. Il vaut mieux commencer par une forme simple et courte et y être fidèle, que d’avoir de généreuses intentions que l’on ne tient finalement pas et finalement amènent du découragement.
Chaque couple doit trouver son « alchimie » priante, sa manière de faire qui porte et nourrit. Cela demande de s’exercer, de faire des essais, d’en parler, de persévérer, et aussi d’en constater les fruits et de se les dire. Parlez donc ensemble de votre vie de prière, comme du reste !
Si l’un des époux est loin à cause des déplacements professionnels ou des vacances de l’un ou l’autre, prier en couple à distance à peu près au même moment peut aussi porter beaucoup de fruit. On vit ensemble une fidélité à Dieu et au conjoint. On compte sur l’autre, on se soutient. Les époux peuvent se mettre d’accord sur le passage de la Parole à recevoir, éventuellement échanger dessus quand ils se retrouvent. Magnifique lieu de communion.
La prière conjugale ne se suffit pas à elle-même. Prier en couple ne devrait pas épuiser la vie de prière des conjoints. Elle s’enracine dans la prière personnelle de l’un et de l’autre, sans la remplacer. Au contraire, la prière conjugale sera d’autant plus riche que la prière personnelle de chacun sera régulière et nourrie. Quant à la prière familiale, elle est enracinée dans la prière conjugale et ne la remplace pas, tout comme l’amour et la vie de la famille s’enracine dans l’amour des époux sans le remplacer. À chacun de ces moments de prière sa spécificité. Ils se complètent les uns les autres et se nourrissent mutuellement.

Bonne route dans la prière conjugale !

2e semaine : Bienheureux les invités aux noces !

2e dimanche ordinaire C :
Jean 2, 1-11

Il y eut un mariage à Cana en Galilée.

Elle est mystérieuse cette scène. Elle est merveilleuse. Scène familiale, toute empreinte de délicatesse et de discrétion. Le Peuple de Dieu est partagé entre joie et détresse. Il connaît sa joie, celle de noces qui se renouvellent de génération en génération, celle de la fidélité de Dieu. Mais il sent aussi sa détresse, celle d’un amour qui s’est affadi jusqu’à s’épuiser, celle d’une alliance qui a fait son temps, qui est devenue ancienne, en attente d’une nouvelle.
Il n’y a plus de vin : situation terrible ! L’Ancienne Alliance a fait son temps. On attend la Nouvelle Alliance, annoncée par les prophètes. Marie est là, femme résumant en elle toute la foi et l’espérance du peuple de la première Alliance. Elle est là, comme elle sera au pied de la croix, annonçant, appelant le peuple de la nouvelle Alliance. Par sa bouche, par sa foi, le Peuple unique se tourne vers le Seigneur miséricordieux venu à la rencontre de l’Humanité en peine.
En donnant le vin nouveau, Jésus se révèle comme l’Époux du Cantique des Cantiques, dont l’amour est plus doux que le vin. Ce vin des noces, le bon, annonce déjà le Sang versé sur la Croix. Ce mariage à Cana est déjà le début de celui du Christ avec l’Église. Les disciples croient, ils reconnaissent le Messie promis dans cette manifestation de sa gloire. Ils entrent dans la joie nouvelle, ils entrent dans l’Alliance nouvelle, ils consentent à la demande de l’Époux. L’heure des noces éternelles est proche, bientôt elles seront consommées.
Nous aussi sommes invités à entrer dans ce mystère nuptial. Nous sommes membres de l’Église Épouse, nous sommes Corps du Christ Époux, chacun à sa manière : les dons de l’Esprit sont variés. Le Vin de la Nouvelle Alliance nous est donné à boire dans l’Eucharistie. Christ lui-même, éternellement, se donne à son Église. Le recevrons-nous par la foi ? Lui accorderons-nous notre amour total ? Laisserons-nous son Amour à lui se répandre en nous et rejoindre nos frères en humanité ?
Allons, ouvrons grand nos cœurs, nos désirs : Il est là, l’Époux !

Prière universelle :

PU 2e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Qui est le marié à qui s’adresse la remarque du maître du repas ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus attend-il la demande de Marie pour faire son miracle ? N’a-t-il pas remarqué que le vin manque ? Quel message veut-il donner ?

Vivre avec Jésus :

Et moi, lorsque je communie à la messe, est-ce que je demande à Jésus de remplir ma vie de son amour, de la transformer en un acte d’amour ?

27e semaine : Homme et femme il nous créa

27e dimanche ordinaire B :
Marc 10, 2-16

Au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. […] Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Cette page d’Évangile rejoint le cœur de l’intimité familiale. Elle vient se heurter à la problématique, fréquente et douloureuse, de la séparation de couples mariés, et de l’attitude de l’Eglise à leur égard, souvent mal comprise et mal vécue.

Plusieurs questions-objections s’entremêlent :
La question est-elle posée de manière actuelle ? Jésus veut ici protéger la femme d’un caprice de l’homme, mais sa situation a désormais changé !
Cet enseignement de Jésus est-il libérateur ? Le « libre droit » au divorce est au contraire défendu ici pour les hommes, et aujourd’hui on l’a depuis longtemps obtenu aussi pour les femmes !
N’a-t-on pas le droit à l’erreur ? Il peut arriver que l’on se trompe aussi dans des relations aussi sensibles que celles du mariage, « errare humanum est » !
Au sein de la vie sacramentelle, comment vivre cela ? Le haut idéal du baptême/confirmation, de la communion eucharistique et du sacrement du mariage entre particulièrement en conflit avec la pauvreté actuelle de nos capacités relationnelles ; n’est-il pas trop élevé ?
Face à une telle injonction de Jésus, le choix du célibat est-il encore évangélique ? La vie monastique semble une séparation de l’homme et de la femme !

Peut-être le choix du célibat, qui nous concerne directement en tant que moines, peut-il justement éclairer le débat sur ces questions. Voici quelques réflexions :
Nous ne renonçons pas à notre être homme ou femme, ni aux exigences que cela comporte. Nous cherchons à devenir plus pleinement qui nous sommes, sans l’aide rapprochée d’un conjoint complémentaire et d’une vie familiale, mais non sans la différenciation sexuelle. Le consacré n’est pas asexué.
Notre choix du célibat n’est pas un refus et moins encore une condamnation de l’union de l’homme et de la femme. Nous la vivons « en creux », nous la portons comme un manque pour toute notre vie, nous l’offrons comme un don dans une relation différente au monde. Cela nous ouvre le cœur pour aimer autrement.
Vivre le célibat demande un constant travail sur soi, notamment sur son imagination, et tout autant un travail relationnel. Il en va de même pour le mariage, il en va de même de tout amour ou toute amitié, il en va de même de toute réalité humaine.
L’amour est libérateur s’il est vécu dans toute son exigence. L’exigence est difficile au départ, mais finalement source de facilité et de liberté. Cette exigence n’est pas la perfection, qui n’existe pas en ce monde marqué par le péché originel. Elle est la volonté droite de rester tendu vers l’idéal, et de faire en sorte de s’en rapprocher toujours sans se satisfaire des failles.
Personne n’est parfait. Personne n’est à la hauteur d’un idéal. Nous sommes marqués par le péché. Mais le Christ nous a libéré, et avec sa grâce nous pouvons assumer aussi nos fautes, nos erreurs, nos limites, et les transformer en amour. Le saint n’est pas celui qui ne tombe pas. Il est celui qui assume sa pauvreté, ses chutes, et qui prend les moyens de se relever toujours, fortifié par la grâce de Dieu, pour aimer davantage.

Prière universelle :

PU 27e dimanche ordinaire B

La Grâce d’être père

Cet article est la parole d’un abbé bénédictin qui nous invite à redécouvrir ou approfondir la beauté de la paternité humaine, le Don, la Grâce d’être père. Il est le fruit de l’expérience d’un homme, expérience puisée dans la lectio divina, la méditation de la Bible, dans l’accompagnement spirituel, dans la pratique de la Règle de Saint Benoit, ainsi que dans sa vocation de moine et de supérieur de la communauté de Maylis. Il s’agit du texte d’une conférence donnée en 2006.

J’ai choisi ce titre pour mon exposé pour deux raisons :

  • D’une part parce que s’il est vrai que toute paternité sur terre découle de la paternité divine, c’est certainement une grâce d’exercer ce service : être père au nom du Père céleste ! Que peut-on souhaiter de mieux ?
  • D’autre part l’expression « la grâce d’être père » renvoie au titre du très beau livre de Georgette Blaquière « La grâce d’être femme », que beaucoup connaissent. Ce parallèle veut montrer que c’est beaucoup la femme qui va aider l’homme à être père, papa.

On ne naît pas père, on le devient, et dans cette maturation l’épouse aura un rôle très important à jouer pour aider son mari à devenir papa. De même d’ailleurs que l’homme pourra beaucoup aider la femme à devenir pleinement femme.
« Il n’est pas bon que l’homme soit seul, constatait Dieu dans la Genèse, je vais lui faire une aide qui lui soit associée. »

Plan :

De la fusion à l’identité
La loi
Le dialogue
Aider chacun à devenir ce qu’il est dans sa sexualité
Le père authentifie le don propre de chacun
Le père face au don propre de la mère
En conclusion

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A propos de l’amour…

Voici formalisé par écrit un enseignement donné aux fiancés qui me sont confiés pour le complément de préparation au mariage qu’ils demandent au monastère. Plusieurs frères de la communauté font ce type d’accompagnement et chacun a sa manière personnelle de présenter les choses, mais heureusement nous sommes d’accord sur l’essentiel et normalement vous devriez y reconnaître l’enseignement de l’Église.
Remanié suivant les nécessités de l’auditoire, ce « topo » peut être fait à quasiment tous les publics. Bref, les défauts me sont imputables, le reste non, et toute remarque visant à améliorer cette présentation sera accueillie avec reconnaissance. Poursuivre la lecture