Archives par mot-clé : royaume

Christ Roi : Le Seigneur des brebis



Christ Roi A :
Matthieu 25, 31-46

Il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs.

La solennité du Christ Roi nous place devant la perspective du jugement dernier. Il est bon, parfois, de se remettre sous les yeux la perspective du retour du Roi, du seul Juge équitable, celui qui sonde le fond des cœurs. Lui seul discerne avec justice la vérité et surtout l’amour. Lui seul accueille chaque personne en vérité, et peut séparer les brebis des boucs.
Juger et séparer, pourtant, nous savons ce que c’est. Nous autres hommes passons une partie de notre temps à juger ceux qui nous entourent, à séparer les individus les uns des autres, à croire que nous discernons les bons des mauvais. Mais qui d’entre nous connaît le fond des cœurs et discerne avec justice ? Déjà pour soi-même il est bien nécessaire de se remettre entre les mains de Dieu. Combien plus pour notre prochain.
C’est sur l’amour que nous serons jugés, et sur rien d’autre, sur le vrai amour de tous les hommes. Dans ce texte, il n’est fait mention de rien d’autre que de l’amour du prochain, spécialement du plus malheureux. Il n’y a rien sur les actes de religion, sur la prière, ni même sur la foi ou la proclamation de la vérité. C’est dans l’amour offert gratuitement à une personne, n’importe laquelle, celle qui en a besoin, que se manifeste le mieux l’ouverture à Dieu. C’est l’amour qui fera la différence entre ceux qui ont vécu dans la vérité avec eux-mêmes et avec Dieu et les autres.
Tous les hommes sont appelés à prendre part au Royaume de Dieu. Tout est déjà prêt. Il ne nous reste plus qu’à répondre à l’invitation, et cette réponse se donne aujourd’hui. Notre oui, celui de tout homme, c’est l’amour des frères, le service des pauvres, l’accueil de l’étranger, le soin des malades de toutes sortes. Le Christ Roi vient à nous à travers tous ceux que nous côtoyons, surtout les plus faibles. Nous serons jugés sur l’amour que nous leur donnons, sur l’amour que nous témoignons ainsi au corps blessé du Seigneur. Aimons donc, et nous le rencontrerons, dès aujourd’hui. Alors nous serons des brebis du Seigneur.

Prière universelle :

PU-FêtesSeigneur-ChristRoi-A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles différences et quelles ressemblances entre les deux catégories d’hommes, « brebis » et « boucs » ?

Comprendre sa foi :

Peut-on vraiment servir Dieu sans s’en rendre compte ?

Vivre avec Jésus :

De ces textes, est-ce la peur ou l’amour du Roi qui naissent en moi ?

32e semaine : Au-delà de cette vie



32e dimanche ordinaire C :
Luc 20, 27-38

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.

La liturgie arrivera bientôt au bout de son cycle annuel, avant de recommencer par l’Avent. Elle tourne nos yeux vers la résurrection et la vie éternelle, dont nous sommes héritiers. Nous sommes des vivants pour l’éternité, parce que nous sommes disciples du Dieu qui est Vie éternelle. Il n’y a pas à choisir si oui ou non on doit croire à la résurrection plutôt qu’à la finitude de la vie, ou à d’autres croyances comme la réincarnation. En se révélant, et en intervenant dans notre histoire humaine, Dieu révèle notre résurrection, il révèle le but de la vie humaine, il révèle l’unique et irremplaçable dignité de chaque personne humaine. Le Dieu en qui nous mettons notre foi n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. Nous ne sommes pas des morts en sursis, mais des vivants pour l’éternité.
Peut-être ne pensons-nous pas très souvent à cet héritage qui nous attends. Pourtant nous en avons déjà les arrhes que sont la foi, l’espérance, et la charité, qui agissent en nous par la grâce de l’initiation chrétienne. Cela peut apporter beaucoup de lumière dans notre vie si l’on veut bien accueillir ces arrhes, les laisser croître, se développer, changer notre réalité humaine. L’espérance de notre résurrection change beaucoup de choses dans notre vie, sans que nous nous en apercevions. Elle peut tout changer pour qui veut bien lui accorder l’importance qu’elle mérite. Nous sommes comme en gestation en ce monde, et nous allons naître à une vie nouvelle… Il vaut la peine de s’y préparer. Il est passionnant d’écouter à travers la fine paroi de cette vie ce qui se passe dans l’autre, tel un enfant dans le sein de sa mère. Il est bon et beau d’habituer ses yeux, déjà, à percevoir la vraie lumière, celle pour laquelle nous avons été créés.
Tout cela est possible à qui désire, à qui demande. Le Seigneur nous prépare, il nous façonne, il nous polit, il nous crée, il nous sauve. Déjà la vraie vie, celle du monde qui vient, est à l’œuvre en nous : lui laissons-nous la place de grandir ? Nous autres moines avons fait le choix du célibat à cause du Royaume de Dieu, à cause de cette Vie qui a déjà commencé et que Dieu nous donnera en plénitude. Puisse ce message être perçu. Puisse cet exemple être suivi.

Prière universelle :

PU 32e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus répond-il à la question des sadducéens ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il si important pour notre foi que la vie terrestre ne soit pas définitive ni la plus importante ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que la foi en la résurrection et la vie éternelle peut changer dans ma manière de vivre ?

31e semaine : Quel est le premier commandement ?



31e dimanche ordinaire B :
Marc 12, 28b-34

Un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

N’est-il pas beau ce scribe, ce théologien, ce chercheur de Dieu qui s’avance auprès de Jésus pour l’interroger ? C’est un amoureux de la Parole de Dieu ! C’est toujours beau un amoureux ! Il ressemble sans doute à l’auteur du psaume 118 qui ne cesse de chanter son amour pour la loi du Seigneur, son désir d’obéir à la parole de son Dieu, car il est justice et amour. Dans les évangiles, il y a des scribes qui pinaillent sur des détails. Lui semble chercher l’essentiel. Il désire aller au cœur de la rencontre avec Dieu.
« Le premier de tous les commandements » : il ne s’agit évidemment pas d’un ordre chronologique ; ce n’est pas non plus un contrôle de catéchisme sur les 10 commandements révélés à Moïse ; ce n’est pas non plus une joute théologique, même si c’est une question d’école. Il n’y pas la mise à l’épreuve que l’on rencontre parfois. Il se questionne sur le plus important dans la vie devant Dieu, comme le montre sa réponse à Jésus. Cet essentiel, ce n’est pas ce que l’on donne à Dieu, ces offrandes et ces sacrifices que ls païens offrent aussi aux idoles. L’essentiel est l’écoute amoureuse, la disponibilité de cœur, plus importante, même, que le culte.
Ce maître qui vient trouver un autre maître, avec grand respect, et humilité, est un homme à l’écoute. Il vit déjà la parole qu’il reçoit. Pourtant il ne sait pas qu’il la reçoit de la bouche de Dieu fait homme. Il ne sait pas qu’il rencontre LE Maître. Jésus, lui, sait qu’il n’est pas loin du Royaume des cieux. Il a compris le message. Il ne lui reste plus qu’à reconnaître et rencontrer la Personne qu’il a en face de lui, et marcher à sa suite.

Prière universelle :

PU 31e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus ne se contente-t-il de donner le premier commandement ?

Comprendre sa foi :

Coeur, âme, esprit, force : par ces mots, que nous dit Dieu de l’amour ?

Vivre avec Jésus :

Le Seigneur est-il mon unique, celui que j’aime et qui me fait aimer les autres ?