Archives de catégorie : Bibliothèque

La Grâce d’être père



Cet article est la parole d’un abbé bénédictin qui nous invite à redécouvrir ou approfondir la beauté de la paternité humaine, le Don, la Grâce d’être père. Il est le fruit de l’expérience d’un homme, expérience puisée dans la lectio divina, la méditation de la Bible, dans l’accompagnement spirituel, dans la pratique de la Règle de Saint Benoit, ainsi que dans sa vocation de moine et de supérieur de la communauté de Maylis. Il s’agit du texte d’une conférence donnée en 2006.

J’ai choisi ce titre pour mon exposé pour deux raisons :

  • D’une part parce que s’il est vrai que toute paternité sur terre découle de la paternité divine, c’est certainement une grâce d’exercer ce service : être père au nom du Père céleste ! Que peut-on souhaiter de mieux ?
  • D’autre part l’expression « la grâce d’être père » renvoie au titre du très beau livre de Georgette Blaquière « La grâce d’être femme », que beaucoup connaissent. Ce parallèle veut montrer que c’est beaucoup la femme qui va aider l’homme à être père, papa.

On ne naît pas père, on le devient, et dans cette maturation l’épouse aura un rôle très important à jouer pour aider son mari à devenir papa. De même d’ailleurs que l’homme pourra beaucoup aider la femme à devenir pleinement femme.
« Il n’est pas bon que l’homme soit seul, constatait Dieu dans la Genèse, je vais lui faire une aide qui lui soit associée. »

Plan :

De la fusion à l’identité
La loi
Le dialogue
Aider chacun à devenir ce qu’il est dans sa sexualité
Le père authentifie le don propre de chacun
Le père face au don propre de la mère
En conclusion

Poursuivre la lecture

Lumières sur le Purgatoire



La doctrine du purgatoire

… est tardive dans l’histoire de l’Église. Elle n’a été définie comme une vérité de foi qu’au Concile de Florence (1439).

Si ceux qui se repentent véritablement meurent dans l’amour de Dieu, avant d’avoir par des fruits dignes de leur repentir réparé leurs fautes commises par actions ou par omission, leurs âmes sont purifiées après leur mort par des peines purgatoires et, pour qu’ils soient relevés de peines de cette sorte, leur sont utiles les suffrages des fidèles vivants, c’est-à-dire : offrandes de messes, prières et aumônes et autres œuvres de piété qui sont accomplies d’ordinaire par les fidèles pour d’autres fidèles, selon les prescriptions de l’Église. (Denzinger 1 304)
Le Concile de Trente (1563) reprend et approfondit ces vérités face aux Réformateurs qui les niaient :

L’Église catholique, instruite par l’Esprit Saint, à partir de la sainte Écriture et de la tradition ancienne des Pères, a enseigné dans les saints conciles et tout dernièrement dans ce concile œcuménique qu’il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les suffrages des fidèles, et surtout par le sacrifice de l’autel si agréable à Dieu. Aussi le saint concile prescrit-il aux évêques de tout faire pour que la saine doctrine du purgatoire, transmise par les saints-Pères et les saints conciles, soit l’objet de la foi des fidèles, que ceux-ci la gardent, et qu’elle soit enseignée et proclamée en tous lieux.

On exclura des prédications populaires auprès des gens sans instruction les questions plus difficiles et subtiles, qui ne sont d’aucune utilité pour l’édification, et desquelles la plupart du temps la piété ne tire aucun profit. On ne permettra pas que soient divulgués et abordés des points incertains ou qui sont apparemment faux. On interdira, comme scandaleux et offensant pour les fidèles, tout ce qui relève d’une certaine curiosité ou de la superstition ou tout ce qui a indécemment un goût de lucre. (Denzinger 1820)

Plan :

D’où ça sort ?
Qu’est-ce que le purgatoire ?
Comment éviter le purgatoire ?
Comment aider les âmes du purgatoire ?
Conclusion

Poursuivre la lecture

Lectio Divina : Points de repère



Comment discerner la voix de Dieu parmi les mille voix que nous entendons chaque jour dans ce monde ? Dieu parle avec nous de différentes manières. Naturellement, il parle surtout dans sa Parole, dans la Sainte Écriture, lue dans la communion de l’Église et lue personnellement dans un dialogue avec Dieu. Elle est appelée traditionnellement Lectio Divina. Il importe d’encourager vivement surtout cette pratique de la lecture de la Bible qui remonte aux origines chrétiennes et qui a accompagné l’Église au long de son histoire.
Voici quelques conseils pour vous aider à la vivre.

Poursuivre la lecture

Sainteté et humanité



Nous publions ici une homélie de notre frère Luigi Gioia, donnée à Maylis le dimanche 24 août 2014, XXIe dimanche du temps ordinaire de l’année A, à partir de Rm 11, 33-36, texte cité plus bas. Elle montre comment nous sommes appelés par Dieu à paraître devant Dieu avec toute notre humanité, sans craindre les ombres qui nous habitent parfois. Cette vérité sur nous-mêmes est un authentique chemin de sainteté. Poursuivre la lecture

Présentation de la bibliothèque de notre site



Soyez les bienvenus
dans notre bibliothèque numérique !

Vous trouverez ici des enseignements composés par les frères de Maylis, ou encore des traductions de textes réalisées par leurs soins. Nous partageons ainsi avec vous un peu des biens spirituels que nous avons reçu et qui nous font vivre.
Le rythme des publications n’est pas clairement déterminé, mais nous voulons essayer de faire en sorte qu’il soit assez régulier.

Nous souhaitons que tout ce matériel puisse nourrir votre vie spirituelle et vous aider à avancer dans la foi. Profitez-en, et faites connaître autour de vous à ceux qui pourraient être intéressés. Ainsi notre travail n’aura pas été vain et aura servi au plus grand nombre.

Découvrez les nouvelles publication sur Facebook : École de prière

Nous avons reçu gratuitement, c’est pourquoi nous donnons gratuitement. Cependant si vous voulez nous aider à écrire ces articles le cœur en paix, sans être trop préoccupés par les soucis matériels, n’hésitez pas à partager avec nous vos biens matériels en faisant un don !

Bonne méditation à tous !

A propos de l’amour…



Voici formalisé par écrit un enseignement donné aux fiancés qui me sont confiés pour le complément de préparation au mariage qu’ils demandent au monastère. Plusieurs frères de la communauté font ce type d’accompagnement et chacun a sa manière personnelle de présenter les choses, mais heureusement nous sommes d’accord sur l’essentiel et normalement vous devriez y reconnaître l’enseignement de l’Église.
Remanié suivant les nécessités de l’auditoire, ce « topo » peut être fait à quasiment tous les publics. Bref, les défauts me sont imputables, le reste non, et toute remarque visant à améliorer cette présentation sera accueillie avec reconnaissance. Poursuivre la lecture

Pour un aperçu général de la Règle



Saint Benoît est un homme d’ordre. Il a su mettre de l’ordre dans la communauté qu’il guidait, et il a su aussi mettre de l’ordre dans la Règle qu’il a écrite. C’est certainement en partie pour ces raisons que cette Règle reste à nos jours l’une des plus fécondes et pérennes de toutes les règles monastiques anciennes. Et cette fécondité s’étend bien au-delà des moines.
Avant d’aller voir le contenu de la Règle dans ses détails, il est donc intéressant d’avoir un aperçu général de sa structure. Celle-ci parle déjà par elle-même. Vous trouverez cet aperçu sur le document ci-joint (Structure de la RB), que cet article a pour but de présenter et de commenter brièvement. Cela peut paraître un peu technique, mais en réalité l’enjeu est assez spirituel : l’ordre, quelque forme qu’il puisse prendre, est une condition nécessaire pour la paix. Poursuivre la lecture

Cinq noms pour une guérison



La présence du mal dans notre vie est un fait indubitable. Si nous ne nous en rendons pas compte, ou si nous ne voulons pas nous en rendre compte, d’autres se chargent parfois de nous le faire remarquer d’une manière ou d’une autre…
Nous faisons mal aux autres et mal à nous-mêmes, parce que nous nous éloignons de Dieu. Ceci arrive en dépit de notre baptême, de notre engagement dans la vie humaine et chrétienne, de notre désir de faire le bien. Notre nature humaine est malade, faible, inclinée au péché. Plus on désire faire le bien, plus on voit le mal qui est en soi et qui nous sépare du bien.
Dans la vie à la suite du Christ, la vie de baptisé(e), nous avons de la chance : le Christ a pensé à tout pour que nous puissions être délivrés du mal ! Il nous a laissé différents moyens pour nous sauver du mal, pour nous guérir, afin que nous puissions être heureux tous ensemble. Parmi ces moyens, il y a un sacrement de guérison qui porte 5 noms (CEC 1423.1424) : conversion, pénitence, confession, pardon, réconciliation. Allons à sa découverte à la suite du Catéchisme. Poursuivre la lecture

Prière: le défi du temps



Le premier défi de la prière, c’est le temps. Prière et temps ne semblent pas bien coïncider. Deux sortes de temps se côtoient dans notre vie :

  • un « temps objectif », extérieur, qui s’impose à tous : emploi du temps, imprévus, échéances de la vie, etc.
  • un « temps subjectif », intérieur, qui est propre à chacun : on trouve le temps long ou court, on est prêt à affronter les échéances de la vie quand il faudrait ou on a besoin de plus de temps pour mûrir, etc.

Il y a ces deux dimensions dans la prière : le « temps objectif » à caser fidèlement dans l’emploi du temps ; et le temps intérieur qui est d’une part l’attention donnée au présent, la patience, la persévérance à offrir quand le temps dure ; et d’autre part l’évolution de notre maturité spirituelle.
Le temps est la première offrande que l’on apporte au Père : c’est la première manière de nous apporter nous-mêmes. Il appartiendra à Dieu de venir l’habiter.

Poursuivre la lecture