Archives de catégorie : Méditer

Dimanche de la Trinité : Au cœur de l’Amour



Trinité A :
Jean 3, 16-18

Dieu a tellement aimé le monde…

Les fêtes liturgiques nous renvoient habituellement à l’Histoire du Salut, et à son déploiement dans la vie des saints. Quelques fêtes dérogent cependant à cette règle, comme par exemple la solennité de la Trinité que nous célébrons ce dimanche après la Pentecôte. Nous sommes invités à méditer sur le mystère de Dieu au-delà de toute histoire, ou au cœur de toute histoire. Dans tous les cas, il s’agit d’amour, un amour éternel, un amour offert gratuitement, inconditionnel tout en invitant à la réponse, simplement parce qu’il est bon d’aimer et de donner à aimer.
On se complique parfois la vie avec la Trinité. Le mot lui-même, inhabituel, peut faire peur. On s’arrête sur des questions mathématiques qui nous rendent difficile l’articulation de l’unique et du multiple. Mais Dieu se situe au-delà, bien au-delà de ces considérations. Dieu est union d’amour dans une relation réciproque qui intègre parfaitement toute différence. Son unité est communion et non solitude, ouverture et non repli. Dieu est vie, une vie transmise pour être partagée, et rendue pour se recueillir dans l’unité. Et cette vie s’étend jusqu’à nous.
Les fêtes pascales nous ont permis de contempler l’action du Fils unique, envoyé par le Père pour aller jusqu’au bout de l’amour pour les hommes. La Pentecôte nous a rappelé que le don de l’Esprit Créateur est venu vivifier le monde pour nous permettre de croire au Mystère de notre Salut, de l’accueillir, d’y adhérer. A présent nous nous arrêtons pour prendre un peu de recul et admirer la beauté de l’harmonie divine. Laissons-nous saisir par le mystère et façonner par l’Amour. A son image, nous avons été créés.

Prière universelle :

PU Trinité A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les liens entre les trois lectures ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il important pour les hommes que Dieu ne soit pas solitaire ?

Vivre avec Jésus :

Dans le mystère de la Trinité, qu’est-ce qui m’aide à vivre ma foi ? Qu’est-ce qui m’est difficile ?

Pentecôte : Envelopper le monde de tendresse



Pentecôte A :
Jean 20, 19-23

« La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux

Avec l’évangile de ce dimanche de la Pentecôte, nous voici retournés au jour de la Résurrection. Jésus montre ses plaies, blessures mortelles infligées par la méchanceté et la folie des hommes coupés de leur relation au Père. Et il renoue cette relation en offrant sa paix, en dépit de toute haine et de toute lâcheté. Scène d’une grande tendresse : celui qui a été blessé à mort, renié, abandonné, revient pour souhaiter tout bien à ceux qu’il aime, ceux pour qui il a tout donné. Cette paix que Jésus offre n’est-elle pas la tendresse de l’Esprit Saint qui apaise toute relation ?
Après la violence de la passion et de la mort, la douceur de l’œuvre de vie qui éclate dans la résurrection du Christ va se répandre par l’Église sur l’humanité entière. C’est le mystère de notre Salut qui continue. Le péché en sa racine est opposition, démence, éclatement, violence, division. Le mystère du Christ, qui se perpétue dans le don de l’Esprit reçu du Père, est au contraire main tendue, sagesse, réunion, amour, communion retrouvée entre Dieu et l’homme, avec l’espérance que cela s’étende à tous les hommes. Car comme le Fils de Dieu nous donne en partage l’Esprit qu’il a reçu du Père, ainsi il demande à ses disciples de le transmettre à tous les hommes.
Chaque chrétien a été recréé par le souffle de Dieu, par l’Esprit Saint reçu au baptême. Tous ensemble, nous formons le Corps du Christ. Nous sommes appelés parfois à annoncer l’amour de Dieu aux hommes qui sont loin de lui ; d’autres fois à endurer la passion en répondant à la haine par l’amour ; d’autres fois encore à témoigner de la tendresse du Père, à être les bras de Dieu qui embrassent l’humanité pour lui apporter la paix.

Prière universelle :

PU-Paques-A-Pentecote

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les différences et les similitudes entre les trois lectures ?

Comprendre sa foi :

Comment chaque lecture aide-t-elle à comprendre ce qu’est la Pentecôte ?

Vivre avec Jésus :

Quel aspect de la Pentecôte me touche le plus ?

7e Semaine de Pâques : Serviteurs de la gloire de Dieu



7e dimanche de Pâques A :
Jean 17, 1-11

Je suis glorifié en eux.

L’Ascension nous a fait contempler le Christ montant auprès du Père. Avec l’évangile de ce 7e dimanche de Pâques, nous voici comme introduits dans l’intimité trinitaire. Jésus demande au Père la gloire après l’avoir glorifié en lui obéissant sur la terre. Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce un échange de bons services pour se flatter mutuellement ? Comment comprendre cette « glorification » ? Jésus a accompli l’œuvre que le Père lui avait demandé, il lui a obéi, il a adhéré totalement à son projet, en dépit du rejet des hommes. Et quel était ce projet ? « J’ai manifesté ton nom aux hommes » : il a fait connaître le vrai visage du Père aux hommes qui s’étaient éloignés de lui. En révélant le Père, le Christ a retourné, a converti les hommes vers lui : « ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. »
De ce mystère, nous sommes les grands bénéficiaires, nous qui avons reçu la parole du Christ, nous qui avons reconnu qu’elle est parole de Dieu. La vie éternelle nous a été donnée en partage, puisque nous connaissons le Christ comme Fils unique de Dieu, puisque nous reconnaissons qu’il nous unit à lui : « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » C’est l’Esprit Saint, que nous désirons particulièrement en ces jours, qui accomplit cela en nous.
Ce don est aussi une mission. Comme Jésus a glorifié le Père, le Père nous appelle à glorifier son Fils en faisant connaître son nom aux hommes, afin que le monde croie que le Père l’a envoyé. C’est pourquoi le Fils prie pour nous auprès du Père afin que nous accomplissions notre mission dans le monde comme il a accompli la sienne : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
C’est cela que nous vivons en plénitude avec le Christ lorsque, au cœur de l’Eucharistie, par lui avec lui et en lui, à Dieu le Père tout puissant, dans l’unité du Saint Esprit, nous offrons tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles.

Prière universelle :

PU 7e dimanche de Pâques A

Ascension : L’humanité à la droite du Père



Ascension A :
Actes 1, 1-11

Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.

Comment comprendre cette solennité de l’Ascension ? Est-ce seulement l’ultime fait de la présence corporelle de Jésus sur cette terre ? S’agit-il seulement de finir en beauté et dans le mystère les 40 jours d’apparition après la Résurrection ?
La lecture du début du livre des Actes des Apôtres nous donne quelques pistes pour méditer sur ce qui nous est révélé

La glorification du Christ

St Luc, qui a écrit les Actes des Apôtres, nous rapporte un événement avec la précision d’un historien. Nous sommes 40 jours après Pâques, durée très symbolique durant laquelle Jésus s’est montré vivant à ses disciples. Il a pu leur permettre de bien comprendre que c’est lui-même qui est mort sur la croix et qui a été mis au tombeau, puis qui est revenu à leur rencontre, vivant. Il leur a fait constater que tout son être est vivant, y compris son corps. Pour la première fois, la mort n’a donc pas eu de prise sur l’humanité. L’antique malédiction due au péché des origines a été mise en échec. La mort n’a plus le dernier mot.
Durant toute cette période, Jésus a enseigné ses disciples. Mais manifestement ils n’ont pas encore compris ce qui allait se passer ensuite : ils attendent encore son règne sur terre. C’est alors qu’ayant donné les dernières consignes à ses disciples, il s’élève vers le ciel et disparait dans une nuée. La nuée est le signe de Dieu dans l’Ancien Testament, et c’est sans doute ainsi que les disciples l’interprètent : Jésus retourne à Dieu. Il y retourne dans son humanité complète, avec son corps. Paul nous apprend un peu plus ce qui se passe : le Christ va s’asseoir à la droite de Dieu. Et avec lui, en lui, c’est toute l’humanité qui est glorifiée. Pour être Fils de Dieu à la droite du Père, il n’en reste pas moins totalement homme comme nous.
L’élévation au-dessus de tous les cieux dit aussi le pouvoir qui lui est donné. Exalté dans la gloire, il surpasse toutes les forces. Il n’y a plus de place pour quelque superstition que ce soit : puissances telluriques ou astrales, démons et fantômes en tous genres, tout cela ne peut plus être considéré comme quelque chose par les disciples du Christ. Il domine tout l’univers. Il est manifesté comme celui qui régit toute la Création, visible et invisible, tout lui est soumis.

Poursuivre la mission du Christ

Jésus laisse une mission à ses disciples. Remarquons qu’elle parait disproportionnée pour cette poignée de galiléens, marins d’eau douce pour la plupart. Si valeureux étaient-ils, ils n’étaient pas des puissants de ce monde. Ils avaient eu un peu de mal à suivre Jésus durant trois ans, ils l’avaient presque tous quittés au moment de sa passion, ils étaient enfermés par peur des autorités juives au moment de la résurrection… Ils ne se sentaient probablement pas très capables d’être les témoins de leur maître bien-aimé jusqu’aux extrémités de la terre. Déjà qu’il serait probablement difficile de l’être dans leur propre contrée !
Pourtant ils reçoivent bien cette mission de Jésus. Ils reçoivent sa confiance. Et nous la recevons avec eux, car leur envoi est aussi le nôtre. Nous avons la chance de savoir que la souffrance et la mort n’ont plus le dernier mot, que l’humanité a été glorifié à la droite de Dieu le Père, que le Christ règne sur toute la Création visible et invisible et qu’aucune force obscure n’est plus à craindre. Cette bonne nouvelle est à annoncer à tous, partout, et toujours. Elle est à manifester par nos paroles, bien sûr, mais aussi par toute notre vie, comme le Christ.

Attendre la réalisation de la Promesse

Une double promesse est offerte aux disciples, ou une promesse à deux aspects, l’un proche et l’autre plus lointain : la venue de l’Esprit Saint et le retour du Christ. Il s’agit au fond d’un unique mystère. Christ s’en va pour revenir autrement. Il reviendra d’abord en faisant le don de l’Esprit Saint, son Esprit, avec qui il est un. Les disciples ont côtoyé Jésus, ils ont marché à ses côtés, ils ont appris à le connaître mais sans y arriver vraiment. Désormais le Christ les invite à désirer le connaitre de l’intérieur. Il leur promet qu’ils vivront de sa vie, cette vie sur laquelle les puissances des ténèbres n’ont pas de prise. Sa force va venir en eux. C’est l’Esprit qui le guidera désormais dans leur mission jusqu’aux extrémités de la terre.
La deuxième phase de la promesse se réalisera plus tard. Ce sont les anges qui l’annoncent aux disciples. Le Fils de Dieu reviendra dans sa chair, d’auprès de Dieu le Père, pour nous prendre tous ensemble avec lui. Dès maintenant nous sommes les membres de son Corps. Mais déjà la promesse du Salut définitif nous est donnée, et cette espérance de la fin des temps peut transformer notre vie.

Bonne fête de l’Ascension !

Prière universelle :

PU Ascension A

6e Semaine de Pâques : Présence d’un absent



6e dimanche de Pâques A :
Jean 14, 15-21

D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.

Nous continuons le discours de Jésus au moment de la dernière Cène, avant sa Passion. Mais cet évangile s’applique tout à fait à notre situation liturgique, pour nous préparer à vivre l’Ascension. « Le monde ne me verra plus » : effectivement, depuis la Passion, le monde ne peut plus voir Jésus selon ses critères, avec les yeux de chair. Et après l’Ascension, les apôtres non plus ne l’ont plus vu. « vous, vous me verrez vivant » : c’est vrai pour les apôtres après la résurrection, mais aussi à partir de la Pentecôte. Avec le don de l’Esprit Saint, ils ont compris que le Fils de Dieu restait présent dans le monde. Et n’est-ce pas vrai pour nous aussi qui avons la grâce de le reconnaître à l’œuvre dans l’Église et dans chacune de nos vies ?
Le Christ est parti une première fois lors de sa Passion, puis il s’est montré vivant, révélant ainsi que la mort n’avait pas eu de pouvoir sur lui. Au moment de l’Ascension, il repart vers le Père avec son humanité. Il s’offre tout au Père non plus dans la souffrance, mais dans la gloire, et toute l’humanité en lui va se trouver glorifiée : « vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous« . On ne peut alors plus le voir. La présence du Christ ne sera plus extérieure. Mais par le don de l’Esprit Saint, c’est une présence intérieure qui est offerte, présence beaucoup plus intime, à laquelle chacun est invité à s’ouvrir.
L’absent devient plus que jamais présent dans nos cœurs. Il devient présent par nous à nos frères, et nous devient présent par nos frères. Il renforce cette communion par la présence et la communion Eucharistiques, corps à Corps, don de la vraie vie. Christ nous fait vivre d’une vie nouvelle.

Prière universelle :

PU 6e dimanche de Pâques A
PU Ascension A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus console-t-il les apôtres de son départ ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il important de connaître la présence de l’Esprit dans nos vies ?

Vivre avec Jésus :

Suis-je attentif à l’Esprit Saint qui me montre le Christ présent et agissant ?

5e Semaine de Pâques : Vers le Père



5e dimanche de Pâques A :
Jean 14, 1-12

Pour aller où je vais, vous savez le chemin.

La réaction de Thomas à cette affirmation de Jésus est d’une logique imparable, du moins selon nos catégories humaines. Nous sommes un peu décontenancés avec lui. Dans son discours après la Cène, que nous lisons ces dimanches du temps pascal, Jésus semble se révéler tout en se cachant. Il donne des clefs aux disciples pour qu’ils puissent interpréter les événements, mais ils ne peuvent pas encore comprendre. Ils ne peuvent voir le but, comme Philippe le désirerait, et se rassurer, car l’événement majeur de sa vie n’est pas encore advenu. Il ne s’agit pas de savoir où va le Christ. Il importe juste de se mettre en chemin avec lui.
Nous marchons dans la nuit. C’est notre lot. La foi nous a été donnée pour que nous puissions avancer, foi dans le Christ qui est passé au-delà de ces ténèbres. Cette foi nous semble pourtant une aide bien fragile. Le Christ ressuscité est le chemin, certes, il est notre lumière. Mais parfois nous trouvons cette lumière bien petite pour avancer dans les ténèbres de ce monde. Elle est néanmoins suffisante. Nous sommes invités à croire qu’elle est suffisante. Cela fait partie de la vie de foi. Reste à ouvrir les oreilles pour entendre la Parole. Reste à ouvrir les yeux pour voir les œuvres de Dieu.
La lumière qui nous est donnée l’est souvent pour un seul pas, pour chaque pas l’un après l’autre. Elle invite à s’abandonner dans la confiance à la Parole du Seigneur, Parole de vie éternelle. Elle pousse à chercher à être vérité avec soi-même, avec l’Esprit Saint qui agit en nous. Elle donne le goût de vivre, de mener le combat de la vie sans peur, de se laisser dépasser par la Vie. Là est la route de la foi, la route vers le Père.

Prière universelle :

PU 5e dimanche de Pâques A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles expressions dans cet évangile disent l’unité de Jésus avec le Père ?

Comprendre sa foi :

Que peut vouloir dire « passer par le Christ » pour aller vers le Père selon ce texte ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire voir le Père, est-ce que je cherche à le contempler dans le Christ ?

4e Semaine de Pâques : La Porte de la Vie



4e dimanche de Pâques A :
Jean 10, 1-10

Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Le Fils de Dieu est passé par la porte de notre humanité pour entrer dans la bergerie et venir nous chercher. Il convient que nous passions par la porte de son humanité pour aller vers le Père et retrouver ainsi la communion avec la Source de la Vie. Jésus nous invite à sortir vers les gras pâturages, à ne pas rester enfermés dans ce monde qui passe, à ne pas nous nourrir de superficialité. Déjà ici-bas nous pouvons passer dans une autre vie, quitter les ténèbres de toutes sortes de vices, renoncer à l’errance d’une vie sans vrai but, pour vivre plus pleinement.
C’est un mystère de vie dont il s’agit, un mystère de renaissance. Notre véritable pâturage est au-delà de cette vie, plus profond que ses apparences, plus loin et plus haut que nos horizons limités par la souffrance et la mort. Il n’est pas seulement question d’attendre la résurrection des morts. Le Ressuscité nous invite à mourir à une certaine conception égoïste de l’existence, pour revivre dans la joie de la communion avec Dieu et avec les autres. Cette vie nouvelle nous est donnée par l’Esprit du Christ qui vient transformer notre regard et nos actions si nous le laissons faire, et plus encore si nous le lui demandons.
La renaissance commence pour chaque chrétien dans le Baptême. La Confirmation nous donne force pour notre croissance, en particulier dans le service des autres. Et à chaque Eucharistie, la Voix de Jésus résonne, l’Esprit Saint est invoqué sur nous pour entretenir la Vie et la renouveler. La Vie engloutit alors en nos cœurs la maladie mortelle du péché, et laisse place au fruit du Christ.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Pâques A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus semble s’appliquer plusieurs images, lesquelles ?

Comprendre sa foi :

Que nous enseigne l’image de la porte, que nous dit-elle de la mission de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Quelles sont les portes que j’emprunte pour vivre mieux ? Est-ce que je cherche celle que le Christ veut pour moi ?

7e dimanche : Perfection ou sainteté ?



7e dimanche ordinaire A :
Matthieu 5, 38-48

Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

L’Évangile est-il vraiment une « bonne nouvelle » ? N’est-il pas plutôt une insupportable exigence ? Personne ne peut prétendre à quelque perfection que ce soit, surtout la perfection divine. Ou bien ce serait se méprendre par un orgueil qui n’a rien d’évangélique. Nous sommes tous bancals, branlants, et nous menaçons de le devenir encore plus. Pourrions-nous donc prétendre à quelque perfection que ce soit ? Pourquoi Jésus nous met-il devant une telle perspective ?
Ces doutes légitimes nous invitent peut-être à changer de question, ou du moins à la faire évoluer. De quelle perfection Jésus parle-t-il ? Celle de l’amour. Celle de vouloir le bien de l’autre, quand bien même il ne semblerait nourrir que dédain, mépris ou haine envers les hommes, envers Dieu, envers la vie, et peut-être envers lui-même. La perfection dont il s’agit ici consiste à être le premier à mettre de l’amour là où il n’y en a pas.
Car la vie chrétienne est une histoire d’amour. Peut-être avons-nous tendance à l’oublier. Seul l’amour sanctifie. Seul l’amour rend parfait comme Dieu est parfait. En ce monde marqué par le mal, la douceur de l’amour a parfois un douloureux prix. Celui qui aime vraiment souffre. Le Christ a aimé vraiment, et notre vocation est celle du Christ : stopper par l’amour le cercle infernal de la violence et de la haine. Pour cela il nous faut aimer nos ennemis, ceux qui nous font du mal. Et il nous faut les aimer comme nous-mêmes…
Folie que cette sagesse ! Ayons pourtant confiance : le Christ est maître et Seigneur de toutes choses, et l’Esprit du Christ habite en nous. Aucun mal ne pourra nous détruire.

Prière universelle :

PU 7e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

La première lecture parle de sainteté, et l’évangile de perfection : qu’est-ce qui rapproche ces deux expressions ?

Comprendre sa foi :

Comment la sainteté est-elle une perfection ? Et comment ne l’est-elle pas ?

Vivre avec Jésus :

Quelle est la perfection à laquelle j’aspire ? Quelle est la sainteté que je cherche ?

1er janvier : Devenir Mère de Dieu



1er janvier : Ste Marie, Mère de Dieu
Luc 2, 16-21

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

La vocation de Marie est unique. Nul ne pourra recevoir la même place dans l’Histoire du Salut, au cœur du mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. Elle a offert sa chair à son Seigneur pour qu’il puisse assumer notre humanité. Il est ainsi discrètement venu à nous par notre intimité. Marie est la preuve que Jésus est vraiment homme. En naissant d’une femme, Dieu a voulu recevoir toute notre condition humaine, jusque dans ce qu’elle a de plus concret, de plus matériel. Le Fils de Dieu a assumé notre être charnel dans toutes ses dimensions afin de le racheter tout entier. Il est devenu fils de l’homme afin de faire de nous des fils de Dieu.
Il ne veut cependant pas faire de nous seulement des fils de Dieu. Et pour cela il a pris soin de nous enseigner quelle est la vraie grandeur de Marie, à laquelle nous sommes invités à participer nous aussi : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. » (Lc 8,21). Il s’agit pour chacun de mettre la Parole de Dieu au monde, de lui offrir sa chair afin qu’il puisse se manifester. Il nous fait comprendre où est la vraie béatitude, en réponse à l’exclamation enthousiaste d’une femme de son entourage. « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
La vocation de Marie, dans ce qu’elle a de plus essentiel, est au fond la nôtre : rester disponible à l’appel de Dieu, confiant en sa grâce, à l’écoute de sa Parole, pour s’offrir tout entier quand cette Parole doit prendre chair dans le monde et se manifester par nous. L’eucharistie nous fait vivre ce mystère de foi et d’amour dans sa plénitude. Si dans l’Incarnation, le Christ reçoit notre chair, en retour nous devenons ses membres lorsque nous accueillons sa Parole proclamée et communions à son Corps et à son Sang. Il nous reste à laisser cette Vie divine se manifester dans l’élan de nos cœurs qui crient « Abba ! », dans nos attitudes, nos regards, nos gestes.

Prière universelle :

PU 1er janvier Ste Marie Mère de Dieu

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

De qui saint Luc a-t-il entendu ce récit ? Quel indice le texte nous donne-t-il ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi les évangélistes et saint Paul mettent-ils tant de soin à rappeler le rôle de Marie ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire me livrer tout entier à la Parole de Dieu, comme Marie ?

32e semaine : Au-delà de cette vie



32e dimanche ordinaire C :
Luc 20, 27-38

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.

La liturgie arrivera bientôt au bout de son cycle annuel, avant de recommencer par l’Avent. Elle tourne nos yeux vers la résurrection et la vie éternelle, dont nous sommes héritiers. Nous sommes des vivants pour l’éternité, parce que nous sommes disciples du Dieu qui est Vie éternelle. Il n’y a pas à choisir si oui ou non on doit croire à la résurrection plutôt qu’à la finitude de la vie, ou à d’autres croyances comme la réincarnation. En se révélant, et en intervenant dans notre histoire humaine, Dieu révèle notre résurrection, il révèle le but de la vie humaine, il révèle l’unique et irremplaçable dignité de chaque personne humaine. Le Dieu en qui nous mettons notre foi n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. Nous ne sommes pas des morts en sursis, mais des vivants pour l’éternité.
Peut-être ne pensons-nous pas très souvent à cet héritage qui nous attends. Pourtant nous en avons déjà les arrhes que sont la foi, l’espérance, et la charité, qui agissent en nous par la grâce de l’initiation chrétienne. Cela peut apporter beaucoup de lumière dans notre vie si l’on veut bien accueillir ces arrhes, les laisser croître, se développer, changer notre réalité humaine. L’espérance de notre résurrection change beaucoup de choses dans notre vie, sans que nous nous en apercevions. Elle peut tout changer pour qui veut bien lui accorder l’importance qu’elle mérite. Nous sommes comme en gestation en ce monde, et nous allons naître à une vie nouvelle… Il vaut la peine de s’y préparer. Il est passionnant d’écouter à travers la fine paroi de cette vie ce qui se passe dans l’autre, tel un enfant dans le sein de sa mère. Il est bon et beau d’habituer ses yeux, déjà, à percevoir la vraie lumière, celle pour laquelle nous avons été créés.
Tout cela est possible à qui désire, à qui demande. Le Seigneur nous prépare, il nous façonne, il nous polit, il nous crée, il nous sauve. Déjà la vraie vie, celle du monde qui vient, est à l’œuvre en nous : lui laissons-nous la place de grandir ? Nous autres moines avons fait le choix du célibat à cause du Royaume de Dieu, à cause de cette Vie qui a déjà commencé et que Dieu nous donnera en plénitude. Puisse ce message être perçu. Puisse cet exemple être suivi.

Prière universelle :

PU 32e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus répond-il à la question des sadducéens ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il si important pour notre foi que la vie terrestre ne soit pas définitive ni la plus importante ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que la foi en la résurrection et la vie éternelle peut changer dans ma manière de vivre ?