Archives de catégorie : Méditer

Assomption : L’horizon de notre espérance



Assomption de la Vierge Marie :
Luc 1, 39-56

Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.

L’Assomption de la Vierge Marie tourne nos yeux vers le Ciel, vers l’horizon de notre espérance, vers l’achèvement de notre salut. Grâce à son obéissance, la Vierge Marie entre avec son corps dans le Paradis dont Adam et Eve ont été chassés à cause de leur désobéissance. Marie s’est laissée séduire par son Dieu et lui a accordé sa foi, alors qu’Eve s’était laissée séduire par le serpent et lui avait été infidèle. Bénie entre toutes les femmes, elle a su accueillir en ses entrailles le nouvel Adam, auteur de notre délivrance.

Le Fils de Dieu fait chair l’entraîne en retour avec lui auprès du Père, dans la gloire, prémisse de tous les enfants d’Eve. À l’instar de la première femme, Marie devient mère pour tous les vivants, car il lui a été donné la grâce d’être mère du Vivant, du Christ vainqueur de la mort. La vie éternelle et la résurrection de la chair lui sont offertes en premier, réponse à sa foi, réalisation de son espérance, glorification de son amour.

C’est l’Église, en elle, qui paraît devant le Père, aux côtés de son Fils. En notre nom à tous, Marie, humble servante du Seigneur, se remet tout entière entre les mains de Celui qui a été séduit par son humilité. Le Saint élève plus haut que les Cieux celle qui s’est abaissée pour s’offrir âme et corps à l’accomplissement de la promesse faite à ses pères, en faveur d’Abraham et de sa race. Qu’il soit donné à tout chrétien, à tout homme, de reconnaître le signe de cette maternité et de communier à sa gloire.

Prière universelle :

19e dimanche : Apprendre la confiance

19e dimanche ordinaire A :
Matthieu 14, 22-33

Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

Apprendre la confiance est une des grandes affaires de notre vie spirituelle. On pourrait penser que mettre sa confiance en Dieu serait plus facile que de la mettre dans les hommes, mais il n’en est rien. Adam et Eve, déjà, au Paradis, n’ont pas su faire confiance. Ils ont mis leur confiance dans leur jugement et se sont laissés tromper par le démon. Quelque chose s’est cassé dans la relation entre l’Homme et Dieu. Toute l’histoire de l’Humanité, par la suite, sera celle de Dieu venant vers l’homme pour rétablir la relation de confiance. Chacun est invité à reprendre le travail à son compte.
L’apprentissage nécessite d’être parfois forcé à s’abandonner. La rééducation appelle un passage par la nuit, par la tourmente, par la tempête, par le doute, et même par la peur. Sorte de descente aux enfers de notre humanité, le plongeon dans nos insécurités les plus profondes nous permet, au fond des ténèbres de nos cœurs, sous la motion de l’Esprit Saint, de laisser venir à nous le seul qui puisse nous sauver. Cette expérience difficile, déroutante, nous donne l’occasion d’accueillir Dieu au lieu de notre faiblesse, de notre faille intérieure. Celle-ci peut être personnelle. Elle peut être aussi communautaire.
Le récit de l’évangile ressemble à une sorte de rite initiatique d’éducation à la confiance. Après l’euphorie probable suscitée par la multiplication des pains, Jésus prépare tout pour que les disciples comprennent plus profondément le sens de sa présence dans le monde. Il les envoie, de nuit, sur la mer agitée. Et lui prie, seul. Puis il vient à leur rencontre, bravant les forces destructrices des grandes eaux, qui n’ont pas de pouvoir sur lui. C’est comme une sorte d’anticipation du drame de la passion et du signe de sa résurrection. Au cœur de ces ténèbres, qui est vécu tant communautairement que personnellement, comme nous le manifeste Pierre, le Salut vient de la confiance, de l’accueil du Christ vainqueur dans la barque de leur vie.

Prière universelle :

PU 19e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel signe de la présence de Dieu est-il mis en avant par la première lecture et l’évangile ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que Dieu révèle de lui à Élie ? Et que Jésus révèle-t-il de lui à ses disciples ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà eu une expérience spirituelle comparable à celle des disciples ?

Transfiguration : L’Humanité en lumière

Transfiguration A :
Matthieu 17, 1-9

son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

Voici que la fête de la Transfiguration débute le « Carême d’été », les 40 jours avant la fête de la Croix glorieuse. Tout le mystère du Christ est résumé dans cette scène : la grande humanité de Jésus, l’intimité de son amitié, son lien avec tout le mystère d’Israël, son identité de Fils du Dieu Unique égal au Père qui a mis en lui tout son amour, sa mort sa résurrection, et sa glorification. La liturgie nous invite à y revenir deux fois dans l’année, pour conforter notre foi et notre espérance, avec la croix en ligne de mire.
La Transfiguration de Jésus, la manifestation de sa divinité dans son humanité, dans son corps même, est toujours relative à sa Passion. La gloire est inséparable de la croix et la souffrance inséparable de la glorification. C’est ce qu’ont été invités à vivre les trois apôtres qui l’ont contemplé sur la montagne avant de le voir dans la déréliction de son agonie, au jardin des oliviers. Au cours de la montée de Jésus vers Jérusalem avec ses disciples, vers sa Passion, au cœur des annonces du drame qui est sur le point de se dérouler, Jésus prépare Pierre, Jaques et Jean. Il leur donne force pour affronter le scandale, et il les prépare à le reconnaître à son retour d’entre les morts. Ils les invite et leur apprend à le voir autrement.
Dans l’humanité transfigurée du Christ, c’est notre humanité qui est mise en lumière. La lumière rayonne de l’intérieur. De même que les Apôtres sont confortés par l’intérieur au moment où s’approche la fin tragique de la vie de Jésus, de même nous recevons réconfort dans les chemins chaotiques de nos vies. A l’extérieur, nous affrontons des situations parfois fort difficiles. C’est alors à l’intérieur qu’il s’agit de chercher et de trouver appui, force, lumière.

Prière universelle :

PU Transfiguration

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment la seconde lecture met-elle en valeur l’évangile ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que les lectures nous manifestent de l’identité de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Et si je me laissais fasciner quelques instants par cette lumière ?

17e dimanche : Tout donner pour accueillir l’unique

17e dimanche ordinaire A :
Matthieu 13, 44-52

il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète…

Le Royaume est caché, discret. Il est surtout humble, enfoui dans la terre. C’est inattendu… personne ne chercherait un trésor dans un champ ! Et qui le trouverait, sinon le travailleur ? Peut-être vient-il comme surabondance de nos recherches humaines. Le Royaume est enfoui dans la terre dont nous avons été façonnés, la terre de notre humanité. Dans le champ de notre vie, il est là, et attend de se donner à qui le trouvera, peut-être sans l’avoir vraiment cherché sinon en étant homme, tout simplement.
Le Royaume est rare, unique. On peut collectionner des perles, des tas de perles. On peut aussi chercher une perle qui dépasse les autres. Cependant, trouver LA perle n’est pas donné à tous. Car voir LA perle est une chose, mais la reconnaître en est une autre. Le Royaume se révèle au chercheur comme la beauté se donne à qui a appris à la reconnaître, à l’apprécier, à la contempler, durant toute sa vie. C’est alors que le cœur est pris par l’unique.
Le Royaume trouvé se révèle être plus que tout. Il réclame toute la place. Il appelle à se vider du brouhaha pour accueillir sa discrétion. Il demande de renoncer au superflu pour accueillir l’unique. Il conduit au détachement, même celui de sa propre vie, pour qu’on puisse laisser place à la plénitude.
Au fond, on peut chercher le Royaume, mais en définitive on est surtout trouvé par lui. Le Royaume vient vers l’homme, se révèle à lui, à chacun dans l’état où il est, prêt ou non à se laisser accueillir. C’est pourquoi il est comme un filet. Dieu s’avance pour tirer tous les hommes de la mer de ce monde, les justes comme les méchants, et tout autant les médiocres. Alors chacun reçoit selon ce qu’il a cherché en sa vie: la sagesse impérissable ou l’attachement à l’inconsistance.

Prière universelle :

PU 17e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles ressemblances et quelles différences entre ces paraboles du Royaume et celles de la semaine précédente ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que ces paraboles disent de notre liberté devant l’action de Dieu ?

Vivre avec Jésus :

Mes choix concrets d’aujourd’hui dépendent-ils de ce que j’espère au-delà de cette vie ?

16e dimanche : Dans le champ du Royaume

16e dimanche ordinaire A :
Matthieu 13, 24-43

Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?

Cette question est toujours d’actualité. Elle le sera jusqu’à la fin des temps. Elle est difficile. Pourquoi y a-t-il tant de « mauvaises herbes » dans le champ du monde, alors que Dieu y a planté du bon grain ? Pourquoi y a-t-il tant de division alors que Dieu a tout préparé pour l’unité ? Le mal n’a pas de sens, il ne se prête pas à une réponse au « pourquoi ? ». Le bien et l’harmonie ont un sens, il donnent sens. Mais le mal, la division, détruit tout, nie tout sens. On ne saurait remonter à une cause originelle, en rendre raison : on ne peut que constater sa présence.
Jésus ne cherche pas à rendre raison de l’ivraie, sinon en disant qu’elle vient d’un ennemi, qu’elle n’est pas de Dieu. Prémisse du jugement final. Il ne veut pas non plus l’enlever, bien qu’elle soit néfaste : elle est si intriquée au bon grain qu’on ne peut l’enlever sans arracher le blé. Deuxième vérité sur notre condition, annonce aussi du jugement. Dieu prend patience, mais viendra le temps du tri.
Quelle est donc cette ivraie et qui l’a semée ? C’est une herbe sans utilité, envahissante, qui peut compromettre la confection du pain, et dont le grain dégénéré pourrait même être enivrant. Y a-t-il dans le monde une catégorie de personnes qui ne seraient que blé, et une autre de gens qui ne seraient qu’ivraie ? Sans doute pas absolument. C’est pourquoi le tri n’est pas possible ici-bas. Toute personne a, espérons-le, un peu de blé au fond du cœur. Mais nous y avons tous aussi un peu d’ivraie, qui pollue le Royaume. C’est peut-être notre négligence, le néant de nos vies, la futilité. Nous lui laissons de la place, souvent trop de place, et parfois nous la semons nous-mêmes. Mais le jour viendra pour le tri dans notre cœur.

Prière universelle :

PU 16e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment la première lecture répond-elle au scandale de la présence de personnes méchantes ?

Comprendre sa foi :

Dieu peut-il vraiment être dit tout-puissant si le mal lui résiste ? Qu’en dit la parabole ?

Vivre avec Jésus :

Quelle ivraie pousse dans le champ de mon cœur ? De quelle miséricorde ai-je besoin ?

15e semaine : Qui mal sème mal récolte ?

15e dimanche ordinaire A :
Matthieu 13, 1-23

Voici que le semeur sortit pour semer.

Dans cette parabole, le Christ, Dieu, semble être un bien piètre semeur. Il n’est peut-être pas étonnant qu’il ait parfois de bien mauvaises récoltes… Il sème partout, sans distinction. Il disperse son grain en des lieux qui rendent sa germination improbable, ou mettent sa maturation en danger : pourquoi donc se fatiguer en vain ? Ne devrait-il pas faire plus attention ?
Peut-être Dieu est-il simplement trop généreux ? Il croit en la vie, et veut lui donner sa chance : peut-on le reprocher au Créateur ? Dieu, en effet a créé la terre, il l’a faite bonne et féconde ; il a créé la lumière et la chaleur pour nous l’offrir, jour après jour ; il créé l’eau et la fait tomber sur les bons et les méchants, afin que la vie puisse grandir ; il a fait pousser la diversité des plantes, pour qu’elles s’entraident ; il sème le grain, enfin, en surabondance, partout. Et ce qui est vrai dans la nature est aussi vrai dans nos cœurs d’hommes. Dieu croit en l’homme, cette terre qu’il a créée pour qu’elle accueille sa Parole et puisse porter du fruit. Il offre pour cela toutes les grâces dont nous avons besoin. Et la première de toutes est notre liberté de dire « oui » à cette vie.
Dieu nous laisse libre de notre écoute et de notre accueil. Tout nous est donné pour travailler notre terre, mais ce travail est remis à notre liberté, à notre responsabilité. La porte de notre cœur ne peut être forcée, notre terre ne peut être violée par le grain, la Parole ne s’impose pas à qui ne l’écoute, à qui ne l’accueille. Le grain est divin, mais c’est à nous, sous la conduite de l’Esprit, de veiller à notre terre afin qu’elle ne soit ni pierreuse, ni brûlée, ni envahie. Alors la générosité de Dieu pourra porter en nous son fruit.

Prière universelle :

PU 15e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel indice, au début de l’évangile, nous fait comprendre qui est le semeur ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus donne-t-il une explication supplémentaire aux disciples et non pas aux autres ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je prends du temps pour travailler ma terre, méditer les paraboles ?

14e semaine : Dieu nous offre la douceur du repos

14e dimanche ordinaire A :
Matthieu 11, 25-30

Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

Dieu se révèle à qui il veut et comme il veut. Mais, de notre côté, chacun le reçoit selon son mode particulier pour le connaître, l’aimer, le servir. Il est des mystères que la méditation des sages peut percer un peu, et contempler. Il est des aspects que la science des savants a pu mettre à jour, et offrir à étudier. Mais il est des manifestations de Dieu que seule la petitesse, l’humilité, peut percevoir et goûter, et qui restent cachées aux grands. Peut-être ces dernières sont-elles plus essentielles, car avant d’être le Sage et la raison de toutes choses, Dieu est par-dessus tout simplicité, humilité, douceur.
Dieu se cache au creux de nos vies. Il a donné son Fils, qui s’est glissé à côté de nous pour venir nous amadouer, et nous aider à porter le poids de cette vie marquée par la souffrance. En prenant la croix sur ses épaules, c’est de chacune de nos croix dont Jésus a voulu se charger. Il assume avec nous, et parfois pour nous, le fardeau de la mort. Il n’a voulu révéler que l’amour du Père, et offrir ainsi le repos à ceux qui ont le cœur humblement ouvert.
Le Christ ressuscité continue de se rendre présent à chacun, pour faire connaître le Père. Dieu n’est pas un tout-puissant despote qui vient imposer à ses créatures le joug qui les fera avancer droit et tête baissée. Il est Père, et veut nous prendre délicatement par la main pour nous relever, nous apprendre à marcher, à courir, à nager, à vivre librement. C’est alors qu’on connaît le repos, en se laissant prendre avec douceur dans les bras de Dieu. L’essentiel de l’Évangile est là, dans cette douceur et cette humilité du Christ qui se révèlent à qui se confie en lui et cherche simplement à lui ressembler.

Prière universelle :

PU 14e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels mots sont répétés dans l’évangile ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il important que Dieu se révèle ? Ne pouvons-nous pas le connaître par notre réflexion ?

Vivre avec Jésus :

Être disciple du Christ est-il pour moi un fardeau ou une libération ?

7e dimanche : Perfection ou sainteté ?

7e dimanche ordinaire A :
Matthieu 5, 38-48

Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

L’Évangile est-il vraiment une « bonne nouvelle » ? N’est-il pas plutôt une insupportable exigence ? Personne ne peut prétendre à quelque perfection que ce soit, surtout la perfection divine. Ou bien ce serait se méprendre par un orgueil qui n’a rien d’évangélique. Nous sommes tous bancals, branlants, et nous menaçons de le devenir encore plus. Pourrions-nous donc prétendre à quelque perfection que ce soit ? Pourquoi Jésus nous met-il devant une telle perspective ?
Ces doutes légitimes nous invitent peut-être à changer de question, ou du moins à la faire évoluer. De quelle perfection Jésus parle-t-il ? Celle de l’amour. Celle de vouloir le bien de l’autre, quand bien même il ne semblerait nourrir que dédain, mépris ou haine envers les hommes, envers Dieu, envers la vie, et peut-être envers lui-même. La perfection dont il s’agit ici consiste à être le premier à mettre de l’amour là où il n’y en a pas.
Car la vie chrétienne est une histoire d’amour. Peut-être avons-nous tendance à l’oublier. Seul l’amour sanctifie. Seul l’amour rend parfait comme Dieu est parfait. En ce monde marqué par le mal, la douceur de l’amour a parfois un douloureux prix. Celui qui aime vraiment souffre. Le Christ a aimé vraiment, et notre vocation est celle du Christ : stopper par l’amour le cercle infernal de la violence et de la haine. Pour cela il nous faut aimer nos ennemis, ceux qui nous font du mal. Et il nous faut les aimer comme nous-mêmes…
Folie que cette sagesse ! Ayons pourtant confiance : le Christ est maître et Seigneur de toutes choses, et l’Esprit du Christ habite en nous. Aucun mal ne pourra nous détruire.

Prière universelle :

PU 7e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

La première lecture parle de sainteté, et l’évangile de perfection : qu’est-ce qui rapproche ces deux expressions ?

Comprendre sa foi :

Comment la sainteté est-elle une perfection ? Et comment ne l’est-elle pas ?

Vivre avec Jésus :

Quelle est la perfection à laquelle j’aspire ? Quelle est la sainteté que je cherche ?

1er janvier : Devenir Mère de Dieu

1er janvier : Ste Marie, Mère de Dieu
Luc 2, 16-21

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

La vocation de Marie est unique. Nul ne pourra recevoir la même place dans l’Histoire du Salut, au cœur du mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. Elle a offert sa chair à son Seigneur pour qu’il puisse assumer notre humanité. Il est ainsi discrètement venu à nous par notre intimité. Marie est la preuve que Jésus est vraiment homme. En naissant d’une femme, Dieu a voulu recevoir toute notre condition humaine, jusque dans ce qu’elle a de plus concret, de plus matériel. Le Fils de Dieu a assumé notre être charnel dans toutes ses dimensions afin de le racheter tout entier. Il est devenu fils de l’homme afin de faire de nous des fils de Dieu.
Il ne veut cependant pas faire de nous seulement des fils de Dieu. Et pour cela il a pris soin de nous enseigner quelle est la vraie grandeur de Marie, à laquelle nous sommes invités à participer nous aussi : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. » (Lc 8,21). Il s’agit pour chacun de mettre la Parole de Dieu au monde, de lui offrir sa chair afin qu’il puisse se manifester. Il nous fait comprendre où est la vraie béatitude, en réponse à l’exclamation enthousiaste d’une femme de son entourage. « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
La vocation de Marie, dans ce qu’elle a de plus essentiel, est au fond la nôtre : rester disponible à l’appel de Dieu, confiant en sa grâce, à l’écoute de sa Parole, pour s’offrir tout entier quand cette Parole doit prendre chair dans le monde et se manifester par nous. L’eucharistie nous fait vivre ce mystère de foi et d’amour dans sa plénitude. Si dans l’Incarnation, le Christ reçoit notre chair, en retour nous devenons ses membres lorsque nous accueillons sa Parole proclamée et communions à son Corps et à son Sang. Il nous reste à laisser cette Vie divine se manifester dans l’élan de nos cœurs qui crient « Abba ! », dans nos attitudes, nos regards, nos gestes.

Prière universelle :

PU 1er janvier Ste Marie Mère de Dieu

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

De qui saint Luc a-t-il entendu ce récit ? Quel indice le texte nous donne-t-il ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi les évangélistes et saint Paul mettent-ils tant de soin à rappeler le rôle de Marie ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire me livrer tout entier à la Parole de Dieu, comme Marie ?

32e semaine : Au-delà de cette vie

32e dimanche ordinaire C :
Luc 20, 27-38

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.

La liturgie arrivera bientôt au bout de son cycle annuel, avant de recommencer par l’Avent. Elle tourne nos yeux vers la résurrection et la vie éternelle, dont nous sommes héritiers. Nous sommes des vivants pour l’éternité, parce que nous sommes disciples du Dieu qui est Vie éternelle. Il n’y a pas à choisir si oui ou non on doit croire à la résurrection plutôt qu’à la finitude de la vie, ou à d’autres croyances comme la réincarnation. En se révélant, et en intervenant dans notre histoire humaine, Dieu révèle notre résurrection, il révèle le but de la vie humaine, il révèle l’unique et irremplaçable dignité de chaque personne humaine. Le Dieu en qui nous mettons notre foi n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. Nous ne sommes pas des morts en sursis, mais des vivants pour l’éternité.
Peut-être ne pensons-nous pas très souvent à cet héritage qui nous attends. Pourtant nous en avons déjà les arrhes que sont la foi, l’espérance, et la charité, qui agissent en nous par la grâce de l’initiation chrétienne. Cela peut apporter beaucoup de lumière dans notre vie si l’on veut bien accueillir ces arrhes, les laisser croître, se développer, changer notre réalité humaine. L’espérance de notre résurrection change beaucoup de choses dans notre vie, sans que nous nous en apercevions. Elle peut tout changer pour qui veut bien lui accorder l’importance qu’elle mérite. Nous sommes comme en gestation en ce monde, et nous allons naître à une vie nouvelle… Il vaut la peine de s’y préparer. Il est passionnant d’écouter à travers la fine paroi de cette vie ce qui se passe dans l’autre, tel un enfant dans le sein de sa mère. Il est bon et beau d’habituer ses yeux, déjà, à percevoir la vraie lumière, celle pour laquelle nous avons été créés.
Tout cela est possible à qui désire, à qui demande. Le Seigneur nous prépare, il nous façonne, il nous polit, il nous crée, il nous sauve. Déjà la vraie vie, celle du monde qui vient, est à l’œuvre en nous : lui laissons-nous la place de grandir ? Nous autres moines avons fait le choix du célibat à cause du Royaume de Dieu, à cause de cette Vie qui a déjà commencé et que Dieu nous donnera en plénitude. Puisse ce message être perçu. Puisse cet exemple être suivi.

Prière universelle :

PU 32e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus répond-il à la question des sadducéens ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il si important pour notre foi que la vie terrestre ne soit pas définitive ni la plus importante ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que la foi en la résurrection et la vie éternelle peut changer dans ma manière de vivre ?