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1ère semaine de l’Avent : Veiller et prier



1er dimanche de l’Avent C :
Luc 21, 25-36

Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.

Veiller et prier en tout temps est au fondement de notre appel à la vie monastique. C’est pourquoi les moines aiment tout particulièrement l’Avent, qui leur rappelle un aspect fondamental de leur vocation : s’ouvrir à la venue du Christ. Le Christ est déjà venu dans la chair il y a 2000 ans. Il reviendra dans la gloire à la fin des temps, on ne sait pas quand, ni comment. Il vient aussi dans nos vies, aujourd’hui. Il vient pour parler, à travers l’Écriture Sainte, pour agir, dans notre cœur ou dans les événements, pour nous rencontrer, dans nos frères ou dans les pauvres.
Mais tout cela n’est en rien réservé aux moines. Veille et prière sont en fait au fondement de notre vie chrétienne. L’appel du Christ s’adresse à tous. Le chrétien est homme de désir, femme d’espérance. Le chrétien est habité par la promesse du Christ, tendu vers la rencontre, ou les rencontres avec lui, comme un amoureux. Rencontres prévues, rencontres fortuites, rencontres provisoires ou rencontre définitive : se tenir prêt à paraître debout devant Dieu à tout moment, digne dans sa nature humaine et dans sa foi.
L’Avent offre chaque année l’occasion de se demander vers où son cœur est tendu. Il est un temps favorable pour renouveler son attention au passage du Christ, à sa venue dans nos vies, à son appel à se remettre debout pour marcher vers lui, pour l’accueillir lorsqu’il vient.

Prière universelle :

PU 1er dimanche de l’Avent C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus demande-t-il de se tenir sur ses gardes ?

Comprendre sa foi :

Est-il si important pour la foi de penser au retour du Christ ?

Vivre avec Jésus :

Vers où est tourné mon cœur profond ? Vers la terre ou vers le Ciel ?

29e semaine : Se donner pour servir



29e dimanche ordinaire B :
Marc 10, 35-45

Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Voilà un évangile qui complète bien celui de la semaine dernière, et qui au fond se passe presque de commentaire. Il est clair, net et précis. Il fait partie de ces paroles tranchantes du Christ qui nous font du bien, car elles nous mettent devant l’essentiel sans que nous ayons à réfléchir. La seule chose qu’il y ait à faire, c’est de mettre sa foi dans cette parole, et d’agir, de donner sa vie.
Le premier, le plus grand, c’est le Christ. Or il a pris la condition d’esclave en donnant sa vie pour le Salut des hommes. Donc il ne nous reste plus qu’à le suivre. Car Dieu nous appelle à participer à la mission du Christ. La multitude des hommes attend le don de notre vie avec lui, pour eux. Peut-être certains se demandent-ils comment se donner, à qui se donner, quand se donner ?
Quand ? À tout moment, dès que possible.
À qui ? À celui qui se trouve là, et qui a certainement besoin d’être aimé.
Comment ? En le servant, ne serait-ce que par un sourire, un mot gentil, ou un regard.
Servir, aimer, souffrir pour l’autre, donner de sa personne, de son énergie, de son temps, de sa patience, être à celui que l’on rencontre, être pour lui : voilà notre vocation à tous. L’Esprit Saint fait le reste pour conduire chacun sur le chemin de sainteté qui lui est propre, afin de siéger un jour avec le Christ à la droite du Père.

Prière universelle :

PU 29e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelle est la gloire du chrétien selon ce texte ?

Comprendre sa foi :

Comment Jésus s’est-il fait serviteur ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire servir mes frères au Nom du Christ ? Qu’est-ce que je fais pour me mettre à leur service ?

24e semaine : Pour vous, qui est-il ?



24e dimanche ordinaire B :
Marc 8, 27-35

Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Nous voici parvenu au sommet de l’Évangile selon St Marc. LA grande question qui traverse tout l’Évangile est posée clairement aux proches disciples, dans l’intimité : Qui donc est Jésus ? Les « gens » font de Jésus une sorte de fantôme, ce qui permet d’expliquer ses pouvoirs thaumaturgiques… et incline aussi à se tenir à une distance respectueuse. Pierre lâche le mot. Il dit ce que les autres croient tout bas, ce qu’ils espèrent. Mais Jésus met la réponse sous le sceau du silence et annonce sa passion, au grand scandale du prince des Apôtres.
Dieu est déroutant. Il est choquant. Jésus annonce-t-il sa passion pour corriger la vision que ses disciples se font de sa mission de Messie? Ou invite-t-il les apôtres à dire leur foi pour les préparer à passer à travers le drame de la Passion ? Il y a sans doute un peu des deux. En tout cas il fait apparaître ce qui nous parait une contradiction dans nos manières de penser humaines, car ses pensées ne sont pas les nôtres. Il appelle à une conversion du regard, toujours actuelle.
Vous avez appris diverses choses sur Jésus au catéchisme. Mais dans votre prière, dans votre vie, dans vos choix : qui est Jésus pour vous ?

Prière universelle :

PU 24e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus est-il si dur avec Pierre ?

Comprendre sa foi :

Pour sauver sa vie, s’agit-il seulement de la perdre ?

Vivre avec Jésus :

Concrètement, qu’est-ce que j’aurais à perdre pour me mettre plus librement au service du Christ et de l’Évangile ?

23e semaine : Pouvoir écouter Dieu et chanter sa joie



23e dimanche ordinaire B :
Marc 7, 31-37

« Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »

Jésus est à l’étranger, hors de la terre de la Promesse, en territoire païen. Pour les païens aussi il va dispenser ses bienfaits. Que nous dit donc ce miracle du sourd-muet ? Peut-être nous dit-il quelque chose sur notre paganisme, sur notre éloignement du Dieu de la Promesse, sur notre condition de pécheurs chassés de la Terre du Paradis ?
Nous avons été créés pour écouter Dieu et le louer. Mais par la désobéissance nous bouchons volontairement nos oreilles. Ces oreilles bouchées nous empêchent d’apprendre à parler la langue de Dieu, et de le louer comme nous devrions. Le péché fait de nous des sourd-muets spirituels, et Jésus est venu pour nous guérir de cette surdité et ce mutisme.
C’est dans l’intimité que se passe la guérison, loin de la foule, l’intimité de la première Création. Car il s’agit bien pour lui d’une nouvelle Création. Il s’agit de redonner vie, de refaçonner sa créature, comme au matin de la Genèse, de la ré-ouvrir à la vie, à sa Vie, et à la relation avec le Père. L’intimité d’un cœur à cœur retrouvé n’est sans doute pas à divulguer, mais pourtant… qui pourrait s’empêcher de crier sa joie ?

Prière universelle :

PU 23e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles ressemblances entre ce texte et le récit de la Création dans la Genèse ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi faire le lien entre la mission de Jésus et la Création ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je demande au Christ de guérir mes surdité afin de pouvoir l’écouter et lui obéir ?

10e semaine : Dieu vient à notre recherche



10e dimanche ordinaire B :
Marc 3, 20-35

Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté.

Il y a beaucoup d’hostilité dans les lectures de la messe de ce dimanche. C’est l’hostilité qu’il y a dans notre vie aussi, si difficile à comprendre. La présence du mal, face à laquelle on se trouve démuni. Le mal est fort et semble dominer irrémédiablement, comme un prince de ce monde. Le mal n’a pas de sens, et il est bien difficile de l’aborder, d’avoir prise sur lui. Le mal met le trouble en nous et dans nos relations, même les plus intimes, et empêcher l’unité dans la paix. Le mal nous tire vers l’extérieur, vers la ruine désespérante de ce monde qu’il fait tout pour amener au néant.
Dieu ne se laisse pas arrêter par l’hostilité du mal. Il est venu dans le jardin de la Genèse, à la rencontre de l’homme qu’il a créé et qui s’est perdu, séparé de la Source de sa vie. Jésus est venu dans ce monde marqué par la détresse et l’angoisse, ce monde qui semble aller vers sa ruine, et qui y va réellement si l’on regarde sa réalité extérieure. Jésus a assumé l’hostilité de nos relations humaines les plus intimes, il a connu le jugement sur l’apparence et l’incompréhension de ses proches.
Il y a dans notre vie un homme fort. Le prince de ce monde est à l’œuvre, une œuvre de division. Il doit être ligoté avant que l’on puisse s’installer dans la demeure. Le Seigneur vient à nous pour cela. Il est plus fort que le mal. Quel chemin nous montre-t-il ? Ce monde extérieur, divisé par le péché, va vers sa ruine. Mais les portes de la vie éternelle nous sont ouvertes. Il ne s’agit pas de fuir la détresse et l’hostilité, mais de l’assumer pour faire le passage vers la vraie réalité, celle de l’homme intérieur et de la vie éternelle. Jésus nous a montré le chemin. Il est ce chemin, et appelle notre collaboration. Pour emprunter ce chemin, il nous invite à faire la volonté de Dieu. Le mal s’en trouve ligoté, il n’a plus de pouvoir. L’Esprit de Dieu agit alors, pour l’unité et la paix et l’on devient pour lui frère, sœur, mère.

Prière universelle :

PU 10e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel dialogue y a-t-il entre la première lecture et l’évangile ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce qui entrave notre liberté ? Qu’est-ce qui nous permet d’être libre ?

Vivre avec Jésus :

La décision de faire la volonté de Dieu guide-t-elle ma vie ?

6e dimanche : Notre guérison, un témoignage



6e dimanche ordinaire B :
Marc 1, 40-45

Cela sera pour les gens un témoignage.

Jésus semble se contredire. D’un côté il enjoint au lépreux de ne rien dire à personne de son miracle. De l’autre, il lui dit de se montrer au prêtre afin que ce soit un témoignage pour les gens. Mais alors : quel sera le témoignage ?
Au début de ce passage d’Évangile, le lépreux, impur, ne pouvait fréquenter les autres hommes. Il était exclu de la société, condamné à vivre à l’écart, dans le désert. Tout le monde le fuyait. À la fin du passage, Jésus a comme pris sa place. Il se retire dans le désert, et n’entre que secrètement dans les villes. Mais c’est parce que tout le monde va vers lui. Curieux parallèle. Curieuse inversion.
Jésus a guéri cet homme atteint de mort, et il sauve tous les hommes en prenant sur eux leur péché. Jésus a réintégré le lépreux dans la communauté des vivants, et en nous sauvant il rend de nouveau possible l’amour. Dieu a compassion de notre souffrance, et il veut nous guérir, nous sauver. Jésus est le salut de Dieu advenu pour nous.
Que la guérison de nos blessures d’amour par Jésus soit pour nos frères et sœurs un témoignage de la compassion de Dieu, un témoignage que Jésus est Dieu.

Prière universelle

PU 6e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

La première lecture et l’Évangile se répondent : quels sont les liens ?

Comprendre sa foi :

Que représente la lèpre ? Que représente la guérison ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je demande à Jésus de me guérir du mal ? De quelle guérison puis-je témoigner ?

5e dimanche : Jésus vient nous réchauffer



5e dimanche ordinaire :
Marc 1, 29-39

Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti.

Trois fois le verbe « sortir » dans cet évangile… Il ne fait pourtant pas bon sortir en ces temps de froid !
Mais d’où Jésus sort-il ? Cette grande question, particulièrement présentée dans l’Évangile selon St Marc, revient à se demander qui est ce Jésus qui parle avec une telle autorité. Jésus sort de la synagogue, puis il sort du village. Mais avant tout il est sorti du Père pour venir dans le monde. Et il sort du monde pour aller vers le Père.
Et pourquoi Jésus sort-il ? Il a délivré le possédé dans la synagogue, et il en sort pour guérir plus largement dans le village de la fièvre du péché. Il est sorti du Père pour le salut des hommes. Avant l’aube il se lève, il « ressuscite » dit le texte grec, pour aller prier et annoncer l’Évangile dans d’autres villages. Que sont ces autres villages, sinon ceux de partout et de toujours ? Jésus n’est apparemment sorti du monde après sa résurrection que pour mieux y retourner et venir à sa rencontre, à notre rencontre.
Sortirons-nous à sa suite pour aller rencontrer nos frères éloignés de Dieu et engourdis par le froid spirituel ?

Prière universelle :

PU 5e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Marc précise les lieux, les temps, les moments : pourquoi ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi l’annonce de l’Évangile est-elle liée à des guérisons miraculeuses ? Que veut faire comprendre Jésus ?

Vivre avec Jésus :

L’Évangile est-il pour moi un médicament que je reçois régulièrement et que je désire porter à d’autres ?

27e dimanche : La joie du fruit porté



27e dimanche ordinaire A :
Matthieu 21, 33-43

Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.

Les premiers moines nous invitent à garder devant nos yeux la perspective du retour du Christ. Ils nous invitent même à croire que le Père vient quotidiennement vers nous par l’intermédiaire de serviteurs, par l’intermédiaire des frères et des pauvres qui mendient notre amour. Il ne s’agit pas d’avoir peur d’un patron qui réclamerait du rendement et qui pourrait se mettre colère s’il n’est pas assez élevé. Dieu n’envoie pas ses serviteurs pour contrôler nos efforts, mesurer notre générosité, tester notre soumission. Il désire juste nous offrir la joie de lui remettre le fruit porté.
Cette parabole parle du mystère de l’Histoire du Salut, de l’envoi des Prophètes et de la venue du Fils. Mais elle nous rappelle aussi notre responsabilité de chrétiens. Puisque nous avons la grande grâce d’avoir reçu le Royaume en partage, nous sommes appelés à en prendre soin, et à en offrir les fruits au Père. L’Esprit Saint a été répandu dans nos cœurs pour que nous soyons féconds en amour. Il n’y a qu’à laisser cette vie surgir, les fruits se développer, et nos frères venir cueillir le fruit ainsi porter. Reconnaissons que notre cœur égoïste, parfois s’accapare ce fruit. Mais n’oublions pas que notre joie est dans le don.
Nous sommes l’Église, vigne plantée par le Seigneur et entourée de toute sa sollicitude. Nous sommes les vignerons, travaillant dans la vigne de ce monde. Nous sommes les serviteurs, envoyés auprès des hommes pour leur offrir la joie de remettre à Dieu le fruit de la vie. Garderions-nous pour nous la joie du fruit porté au lieu d’y ajouter celle de l’offrir au Propriétaire ? Servir les pauvres, annoncer la Bonne Nouvelle, faire miséricorde, distribuer largement l’amour autour de nous : n’est-ce pas cela remettre à Dieu le produit de la vigne ? Donnons, car tout nous est donné.

Prière universelle :

PU 27e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelle est cette vigne, ou ces vignes, dont parlent les lectures ?

Comprendre sa foi :

Quel est notre rôle de chrétiens, d’hommes, dans cette vigne, ou ces vignes ?

Vivre avec Jésus :

Comment puis-je me reconnaître dans les vignerons, les serviteurs, le fils ?

Assomption : L’horizon de notre espérance



Assomption de la Vierge Marie :
Luc 1, 39-56

Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.

L’Assomption de la Vierge Marie tourne nos yeux vers le Ciel, vers l’horizon de notre espérance, vers l’achèvement de notre salut. Grâce à son obéissance, la Vierge Marie entre avec son corps dans le Paradis dont Adam et Eve ont été chassés à cause de leur désobéissance. Marie s’est laissée séduire par son Dieu et lui a accordé sa foi, alors qu’Eve s’était laissée séduire par le serpent et lui avait été infidèle. Bénie entre toutes les femmes, elle a su accueillir en ses entrailles le nouvel Adam, auteur de notre délivrance.

Le Fils de Dieu fait chair l’entraîne en retour avec lui auprès du Père, dans la gloire, prémisse de tous les enfants d’Eve. À l’instar de la première femme, Marie devient mère pour tous les vivants, car il lui a été donné la grâce d’être mère du Vivant, du Christ vainqueur de la mort. La vie éternelle et la résurrection de la chair lui sont offertes en premier, réponse à sa foi, réalisation de son espérance, glorification de son amour.

C’est l’Église, en elle, qui paraît devant le Père, aux côtés de son Fils. En notre nom à tous, Marie, humble servante du Seigneur, se remet tout entière entre les mains de Celui qui a été séduit par son humilité. Le Saint élève plus haut que les Cieux celle qui s’est abaissée pour s’offrir âme et corps à l’accomplissement de la promesse faite à ses pères, en faveur d’Abraham et de sa race. Qu’il soit donné à tout chrétien, à tout homme, de reconnaître le signe de cette maternité et de communier à sa gloire.

Prière universelle :

19e dimanche : Apprendre la confiance

19e dimanche ordinaire A :
Matthieu 14, 22-33

Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

Apprendre la confiance est une des grandes affaires de notre vie spirituelle. On pourrait penser que mettre sa confiance en Dieu serait plus facile que de la mettre dans les hommes, mais il n’en est rien. Adam et Eve, déjà, au Paradis, n’ont pas su faire confiance. Ils ont mis leur confiance dans leur jugement et se sont laissés tromper par le démon. Quelque chose s’est cassé dans la relation entre l’Homme et Dieu. Toute l’histoire de l’Humanité, par la suite, sera celle de Dieu venant vers l’homme pour rétablir la relation de confiance. Chacun est invité à reprendre le travail à son compte.
L’apprentissage nécessite d’être parfois forcé à s’abandonner. La rééducation appelle un passage par la nuit, par la tourmente, par la tempête, par le doute, et même par la peur. Sorte de descente aux enfers de notre humanité, le plongeon dans nos insécurités les plus profondes nous permet, au fond des ténèbres de nos cœurs, sous la motion de l’Esprit Saint, de laisser venir à nous le seul qui puisse nous sauver. Cette expérience difficile, déroutante, nous donne l’occasion d’accueillir Dieu au lieu de notre faiblesse, de notre faille intérieure. Celle-ci peut être personnelle. Elle peut être aussi communautaire.
Le récit de l’évangile ressemble à une sorte de rite initiatique d’éducation à la confiance. Après l’euphorie probable suscitée par la multiplication des pains, Jésus prépare tout pour que les disciples comprennent plus profondément le sens de sa présence dans le monde. Il les envoie, de nuit, sur la mer agitée. Et lui prie, seul. Puis il vient à leur rencontre, bravant les forces destructrices des grandes eaux, qui n’ont pas de pouvoir sur lui. C’est comme une sorte d’anticipation du drame de la passion et du signe de sa résurrection. Au cœur de ces ténèbres, qui est vécu tant communautairement que personnellement, comme nous le manifeste Pierre, le Salut vient de la confiance, de l’accueil du Christ vainqueur dans la barque de leur vie.

Prière universelle :

PU 19e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel signe de la présence de Dieu est-il mis en avant par la première lecture et l’évangile ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que Dieu révèle de lui à Élie ? Et que Jésus révèle-t-il de lui à ses disciples ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà eu une expérience spirituelle comparable à celle des disciples ?