Archives par mot-clé : vie

Pâques : Il faisait encore nuit…



Pâques C :
Jean 20, 1-9

Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Tout est déjà accompli quand les femmes arrivent au tombeau. Tout s’est accompli dans le secret de la nuit. Au cœur des ténèbres, la Lumière a déjà resplendi. Cette nuit et ces ténèbres sont les mêmes que celles qui recouvraient la terre lors de la mort de Jésus. La victoire était acquise, car la spirale de la violence et de la haine s’était brisée sur la douceur du Christ, sur son pardon, sur son amour pour tous les hommes. Dans la condamnation, la souffrance et la mort de Jésus, l’Innocent, le parfait innocent, est contenue déjà la victoire sur le mal. Dans la plus grande misère de l’homme, rayonne déjà la Miséricorde de Dieu qui va au-delà de toute limite humaine.
Il y a quelque chose de révoltant : pourquoi donc en être arrivé là ? Pourquoi donc passer par là ? La souffrance est révoltante car le mal n’a pas de sens, il est irrationnel. Toute souffrance, qu’elle soit pauvreté, violence, maladie, injustice, méchanceté ou haine, est un néant, un de ces vides dont la nature a horreur, car elle est faite pour la plénitude. Le péché de l’homme est irrationalité. Il n’y a pas de réponse rationnelle au « pourquoi ? » La réponse de Dieu, c’est qu’il est plus grand que ce non-sens, que contre son Amour se brise le mensonge du mal.
C’est pourquoi la lumière du Christ n’attend aucune lumière humaine pour resplendir. Elle est de toujours à toujours. Elle rayonne même au milieu des ténèbres du monde, sans que quiconque s’en aperçoive. Elle brille au sein de nos ténèbres, à notre insu, et les ténèbres ne font que la mettre en valeur.
La Résurrection est plus qu’une « happy end ». Elle beaucoup plus que la fin heureuse d’un conte merveilleux ou d’un film dramatique. Elle est la manifestation d’une puissance de vie qui précède et dépasse toute mort. Elle est une lumière sur laquelle nulles ténèbres n’ont de droit ni de pouvoir. Elle est un ordre qui informe toute la Création, la marque de Dieu que le péché de l’homme ne peut pas effacer, le signe que le Christ est Roi de tout l’univers créé en lui. Elle est victoire de la Vie, achèvement de l’acte créateur qui se révèle plus fécond que toute force de dissolution, même celle qui nous semble la plus irrémédiable de toutes.

Prière universelle :

PU jour de Pâques C
PU Vigile pascale C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Les hommes et les femmes de l’Évangile vivent différemment à l’annonce de la Résurrection : quelles sont les caractéristiques de chacun ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi les évangélistes insistent-ils à dire que les hommes sont lents à croire ?

Vivre avec Jésus :

Comment aurais-je réagi à leur place ?

20e semaine : Chair donnée, Vie transmise



20e dimanche ordinaire B :
Jean 6, 51-58

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

Prenons-nous parfois le temps de méditer vraiment sur ce qui se passe à l’Eucharistie ? Jamais assez. Elle risque toujours de devenir une chose normale pour le chrétien. Et pourtant : peut-on vraiment s’habituer à manger la chair du Christ et à boire son sang ? Peut-on s’habituer à penser que Dieu vient demeurer en nous et nous en Dieu ?
Mystérieux et ineffable échange : l’infiniment grand se donne à manger au tout petit, le Créateur à sa créature. Celui qui consomme prend vie de celui qui est consommé. Le mortel est invité à donner son peu d’existence au Vivant, non pour un engloutissement, mais pour une divinisation.
En recevant la chair du Christ dans le Sacrement, nous devenons chair du Christ dans l’Église. De même que le Christ a été envoyé par le Père dans notre chair, de même le chrétien devient chair du Ressuscité, envoyé pour le monde pour transmettre la Vie de Dieu. De même que Jésus offre la vraie nourriture qu’il est lui-même, de même la Vie nous pousse à donner notre vie les uns pour les autres. Nous pouvons nous aussi offrir notre chair dans le travail de nos mains et la sueur de nos fronts. Ainsi notre vie peut devenir Eucharistie.

Prière universelle :

PU 20e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus explique-t-il son expression « pain vivant » ?

Comprendre sa foi :

Que veut dire « vivre par le Christ » ?

Vivre avec Jésus :

En quoi ce passage d’Évangile me fait-il mieux comprendre l’Eucharistie ? Me permet-il de mieux la vivre ?

19e semaine : Choisir la Vie éternelle



19e dimanche ordinaire B :
Jean 6, 41-51

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Un chrétien ne devrait jamais cesser de redécouvrir le mystère de l’Eucharistie, de méditer sur ce sacrement qui est la source et le sommet de sa vie de foi. C’est précisément ce que nous proposent les évangiles de ce mois d’août.
Croire au Christ, c’est choisir la vie éternelle. Durant la messe, lorsque l’on dit « amen », « oui je crois », au moment de communier au Corps du Christ, c’est à cette Vie que l’on adhère, c’est cette Vie que l’on reçoit, c’est à la Vie que l’on se donne. C’est pour cela que le Christ est venu et qu’il vient sans cesse : pour que nous ayons la Vie en plénitude.
Il nous revient de recevoir ou de refuser cette Vie. Il nous revient d’être chiche ou généreux dans notre accueil. Il nous revient d’ouvrir grand la porte de notre cœur pour que la grâce puisse opérer son Œuvre de Vie, ou au contraire de ne faire qu’entrouvrir la fenêtre de peur d’être dérangé.
Dieu désire pour nous de grandes choses. Il désire l’éternité, il nous la met à portée de cœur. Offrirons-nous notre foi ? Offrirons-nous notre vie ?

Prière universelle :

PU 19e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Le texte a plusieurs contradictions apparentes : lesquelles ? Pourquoi ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus a-t-il choisi le signe du pain pour se rendre présent parmi nous ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je pense à la Vie éternelle avec Dieu lorsque je communie à la messe ? Est-ce que j’offre ma vie ?

13e semaine : Sollicitude du Prince de la Vie



13e dimanche ordinaire B :
Marc 5, 21-43

Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Ce dimanche, le Sauveur, dans sa sollicitude pour notre fragilité, s’approche des sources de la vie. Avec délicatesse, et à la fois autorité, il rend la vie à une femme et à une jeune fille, elles qui ont reçu don et mission spéciale pour porter et garder la vie.
Jésus se penche donc sur la féminité. Il redonne une place dans la communauté humaine à la femme qui en était écartée par sa maladie. Il permet à la jeune fille, à peine arrivée à la puberté, de recevoir la sienne. Il vient se situer en une réalité qui nous touche tous au cœur de notre être humain : la maternité.
Jésus, qui a voulu naître d’une femme sans le concours d’un homme, se montre ici comme un Époux donnant la vie, transmettant Sa Vie. Il guérit son Épouse, il la sauve de la mort, il la rend à la communion possible avec lui. Cette Épouse, c’est un peu chacun de nous, car c’est l’Église, appelée à porter et mettre au monde de Dieu chacun des hommes.
Nous laisserons-nous sauver ?
Permettrons-nous au Christ de nous rétablir dans notre dignité ?
Nous lèverons-nous pour l’adorer et transmettre sa Vie au monde ?

Prière universelle :

PU 13e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les ressemblances et les différences entre les deux récits ?

Comprendre sa foi :

Quel visage du Christ se révèle dans ces miracles ?

Vivre avec Jésus :

De quoi est-ce que je désire être sauvé pour me mettre au service de Jésus ?

11e semaine : Laisser croître le Règne de Dieu



11e dimanche ordinaire B :
Marc 4, 26-34

Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.

Nous pouvons constater cela dans les champs où nous cultivons notre plante. De nuit et de jour, que nous dormions, que nous priions, ou que nous travaillions, elle grandit et produit ses bienfaits. Mais cela ne nous épargne pas l’effort.
Car la vie produit d’elle-même ses fruits, certes, mais non pas toute seule. Il est nécessaire de travailler la terre, de préserver l’équilibre de la biodiversité, d’enlever les mauvaises herbes, de protéger des animaux ou des insectes ravageurs, de soigner les maladies. Toute vie est à garder et à accompagner : ainsi l’a voulu le Créateur.
Il en va de même pour la vie spirituelle. Les maladies et les prédateurs sont aussi le fait de celle-ci. Le dérèglement du péché amène des parasites qui profitent des fruits de la vie spirituelle en les épuisant. Des sortes de « champignons » se développent dans nos cœurs parce que nous nous fermons parfois à l’énergie de la Grâce. Le meilleur moyen de lutte est de permettre à la vraie Vie, le Règne de Dieu, de se fortifier. Ainsi l’œuvre de mort n’a plus d’emprise et que la moisson peut être abondante.
Nourrissons donc la terre de notre cœur, et prenons soin des plantes qui grandissent en nous afin qu’elles donnent leur fruit en abondance pour l’Église et pour le monde !

Prière universelle :

PU 11e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus utilise-t-il l’image de la plante qui pousse pour annoncer l’Évangile ?

Comprendre sa foi :

Quelle est la Bonne Nouvelle contenue dans cette image ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je prends soin de la terre de mon cœur afin qu’elle soit fertile ?

Fête Dieu : Don de Vie et vies données



Dimanche du Corps et du Sang du Seigneur (Fête Dieu B) :
Matthieu 14, 12-26

Prenez, ceci est mon corps

Ce dimanche, pour la solennité du Corps et du Sang du Seigneur, l’Église nous invite à un flash-back méditatif. Retour sur le Jeudi Saint, donc, à la lumière de la Résurrection. Nous prenons un peu de recul par rapport au drame de ce soir si beau et si terrible. Nous repensons à ce qui s’est passé alors, pour pénétrer ce qui se passe à chacune de nos Eucharisties.
Prendre dans ses mains le Corps du Christ, selon sa demande, et le manger, c’est accepter l’union la plus intime qui soit. C’est adhérer à son projet d’Alliance avec le monde. C’est rendre possible un retour à l’unité des hommes divisés par le mal.
Boire le Sang versé, c’est recevoir la Vie du Christ afin qu’elle coule en nos veines. Nous nous lions à lui et il nous lie entre nous d’un lien de Sang. Nous devenons pour le monde, chacun et tous ensemble, présence réelle du Christ Ressuscité, au-delà de l’ombre de nos péchés.
C’est dans le don de nos vies que nous pouvons recevoir la plénitude de la Vie.

Prière universelle :

PU Fête Dieu B
Sacré Coeur B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les ressemblances et les différences entre l’Évangile et la première lecture ?

Comprendre sa foi :

L’Alliance de l’Ancien Testament et celle du Nouveau sont-elles différentes ?

Vivre avec Jésus :

À la messe, est-ce que je donne mon corps et ma vie à Dieu comme Jésus donne son Corps et sa Vie pour moi et pour tous les hommes ?

Pâques : Un parfum de vie répandu dans le monde



Pâques B :
Marc 16, 1-8

Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.

St Marc fait commencer le récit de la Passion avec une histoire de parfum répandu par une femme : nous l’avons entendu le jour des Rameaux (Mc 14, 3-9). Elle avait brisé le flacon qui contenait ce nard de grand prix, donnant tout. Cette femme, qui peut être toute femme, en avait reçu un incomparable éloge de la part de Jésus : « partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. ». Au cœur de ce récit tragique, une femme est témoin des reniements de Pierre, symbole de la déroute des disciples. Au pied de la croix, puis lors de la sépulture, il ne semble rester parmi les disciples que des femmes.
Le même évangéliste fait aussi commencer le récit de la Résurrection par une histoire de femmes et de parfum. Mais dans cette magnifique scène, les femmes n’ont pas à ouvrir leur flacon, car le signe prophétique a été accompli. C’est comme si le parfum avait déjà été répandu, comme si le flacon avait déjà été ouvert, et peut-être brisé. En effet, le vrai flacon qui retenait le parfum, le tombeau qui retenait la Vie, est déjà ouvert. L’humanité assumée par le Fils de Dieu a été brisée dans la mort et le parfum de son Esprit de Vie s’est déjà répandu. Le cœur de ces femmes en a la toute première annonce.
Pourquoi donc cette présence des femmes devient-elle massive dans les derniers moments, alors qu’elles ont été si discrètes durant le cours de l’évangile ? C’est sans doute parce qu’un cœur de femme est plus rapide à percevoir la vie, à percevoir l’amour. C’est sans doute aussi parce qu’il est moins lent à se laisser toucher, ouvrir, briser. C’est sans doute parce que le cœur de la femme est plus apte à transmettre la vie et l’amour, à le porter jusqu’à l’intime des cœurs. Trois femmes ont été faites témoins. Il leur est confié mission d’aller répandre le parfum de la Bonne Nouvelle. Il leur est demandé d’éduquer les disciples, à commencer par Pierre, à percevoir la trace du nard mystique au cœur du monde.
Qu’il en soit ainsi encore aujourd’hui : qu’une armée de myrrhophores se lève, qu’elles se consacrent toute entières à porter le parfum de l’Évangile jusqu’au cœur de notre monde.

Prières universelles :

PU Vigile Pascale B
PU Jour de Pâques B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« le premier jour » : où trouve-t-on le « premier jour » dans la Bible ? Pourquoi cette coïncidence ?

Comprendre sa foi :

« il est ressuscité » : au fond, qu’est-ce que cela veut dire pour nous, aujourd’hui ? En quoi cette nouvelle peut-elle changer la vie ?

Vivre avec Jésus :

« allez dire à ses disciples » : cet appel est-il seulement celui de ces femmes ?

2ème dimanche de l’Avent : Dans le désert



2e dimanche de l’Avent B :
Marc 1, 1-8

Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert

Voici que s’accomplit la prophétie d’Isaïe. Dans l’Histoire des hommes, Dieu est venu pour accomplir sa promesse. Et il vient encore, il ne cesse de venir pour conduire le troupeau. Dans la célébration liturgique en particulier il prend soin de ses brebis, les nourrit, le porte, afin qu’elles puissent elles aussi aider à leur tour les hommes qui peinent, parfois sans connaître le Berger.
Tout cela nécessite un travail de terrassement pour l’accueil de Celui qui vient. Quel est ce désert, terre aride parsemée de ravins et d’escarpements, de montagnes et de collines, où nous devons tracer une route pour notre Dieu ? En quoi consistent les travaux publics que nous sommes invités à accomplir ? Que sont ces vallées, ces plaines, cette route ?
Le désert, c’est notre monde qui a tourné le dos à Dieu, c’est l’humanité qui s’est éloignée des eaux vives de son amour. Il s’est coupé de la source et transformé en non-lieu, espace sans repères dans lequel le temps ne semble plus avoir de direction, dans lequel rien n’a plus de sens. Ce désert passe dans notre cœur, asséché par tant de préoccupations stériles, cabossé par tant de blessures, fermé parfois à toute vie nouvelle.
Mais Dieu a promis de venir. Il est déjà venu, et le Christ se dresse comme une balise au milieu du désert. Tout peut être mesuré par rapport à lui, les collines comme les vallées, et aussi le temps qui trouve en lui son accomplissement et son commencement. Le Seigneur désire nous consoler de toutes nos tristesses, il vient encore vers nous : traverserons-nous le désert pour aller à sa rencontre ? Entraînerons-nous ceux que nous aimons, ceux que nous côtoyons ? Construirons-nous la route du Salut ?
Remettons notre vie dans la bonne direction, celle qui va vers la Vie et non vers la mort.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de l’Avent B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jean Baptiste crie-t-il dans le désert, et pourquoi baptise-t-il ?

Comprendre sa foi :

Quelle différence y a-t-il entre le baptême pratiqué par Jean Baptiste et celui demandé aux disciples par Jésus ? Qu’y a-t-il de nouveau avec Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Avons-nous encore besoin de personnes comme Jean-Baptiste pour préparer la rencontre de Jésus ?

32e semaine : Au-delà de cette vie



32e dimanche ordinaire C :
Luc 20, 27-38

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.

La liturgie arrivera bientôt au bout de son cycle annuel, avant de recommencer par l’Avent. Elle tourne nos yeux vers la résurrection et la vie éternelle, dont nous sommes héritiers. Nous sommes des vivants pour l’éternité, parce que nous sommes disciples du Dieu qui est Vie éternelle. Il n’y a pas à choisir si oui ou non on doit croire à la résurrection plutôt qu’à la finitude de la vie, ou à d’autres croyances comme la réincarnation. En se révélant, et en intervenant dans notre histoire humaine, Dieu révèle notre résurrection, il révèle le but de la vie humaine, il révèle l’unique et irremplaçable dignité de chaque personne humaine. Le Dieu en qui nous mettons notre foi n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. Nous ne sommes pas des morts en sursis, mais des vivants pour l’éternité.
Peut-être ne pensons-nous pas très souvent à cet héritage qui nous attends. Pourtant nous en avons déjà les arrhes que sont la foi, l’espérance, et la charité, qui agissent en nous par la grâce de l’initiation chrétienne. Cela peut apporter beaucoup de lumière dans notre vie si l’on veut bien accueillir ces arrhes, les laisser croître, se développer, changer notre réalité humaine. L’espérance de notre résurrection change beaucoup de choses dans notre vie, sans que nous nous en apercevions. Elle peut tout changer pour qui veut bien lui accorder l’importance qu’elle mérite. Nous sommes comme en gestation en ce monde, et nous allons naître à une vie nouvelle… Il vaut la peine de s’y préparer. Il est passionnant d’écouter à travers la fine paroi de cette vie ce qui se passe dans l’autre, tel un enfant dans le sein de sa mère. Il est bon et beau d’habituer ses yeux, déjà, à percevoir la vraie lumière, celle pour laquelle nous avons été créés.
Tout cela est possible à qui désire, à qui demande. Le Seigneur nous prépare, il nous façonne, il nous polit, il nous crée, il nous sauve. Déjà la vraie vie, celle du monde qui vient, est à l’œuvre en nous : lui laissons-nous la place de grandir ? Nous autres moines avons fait le choix du célibat à cause du Royaume de Dieu, à cause de cette Vie qui a déjà commencé et que Dieu nous donnera en plénitude. Puisse ce message être perçu. Puisse cet exemple être suivi.

Prière universelle :

PU 32e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus répond-il à la question des sadducéens ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi est-il si important pour notre foi que la vie terrestre ne soit pas définitive ni la plus importante ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que la foi en la résurrection et la vie éternelle peut changer dans ma manière de vivre ?

Révélation sur la paresse



La paresse dans la Bible

La paresse nous guette ! Ces pages, qui nécessitent de se donner du mal pour les lire, vont tenter de débusquer ce défaut qui se camoufle sous des dehors honorables. Le sujet vaut l’effort, car il touche beaucoup de monde, et personnellement, j’éprouvais le besoin de le creuser un peu… Pour ce faire, j’ai ouvert la Bible, et j’ai cherché ce que la Parole de Dieu nous dit à ce sujet : que nous révèle-t-elle sur la paresse ? Poursuivre la lecture