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4e semaine de Pâques : Être brebis du Bon Pasteur



4e dimanche de Pâques B :
Jean 10, 11-18

Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

Quelle étroite relation entre le pasteur et les brebis ! Est-il vraiment possible qu’elle soit aussi étroite qu’entre le Père et le Fils ? Ou bien serais-ce là seulement une manière de parler de Jésus qu’il ne faudrait pas prendre à la lettre ?
Non, Jésus ne parle pas en vain. Jésus n’exagère pas, car il est la Vérité. C’est bien la plus intime communion de vie qu’il nous propose. Le Fils de Dieu est venu pour que nous puissions partager avec lui son cœur à cœur avec Dieu le Père.
Comment cela se fera-t-il, puisque nous sommes simplement humains ? La vie que Jésus nous donne sur la croix, la vie que ce bon pasteur donne pour ses brebis, c’est une vie divine. La vie que nous recevons par la foi, cette vie que nous recevons par le baptême et l’Eucharistie, c’est la vie même de Dieu. Le Christ ressuscité vient vivre en nous.
À nous de laisser Dieu vivre en nous, de nous prendre en lui. Étrangement, se laisser aimer n’est pas facile, car nous sommes habitués à survivre coupés de Dieu. Marqués par la mort, la plénitude de vie fait peur à l’homme, il a l’impression qu’il va se perdre et non gagner la vraie Vie. C’est le choix de la foi.
Ce choix de la foi, de vivre en baptisé a aussi pour effet de nous unir les uns aux autres par le lien d’un même amour, et de nous laisser guider vers une même espérance. À nous de laisser le Christ ressuscité conduire vers l’unité toutes ses brebis. À nous de laisser l’Esprit Saint pénétrer au plus profond de notre être pour nous introduire dans un cœur à cœur avec le Père.
Il y a juste besoin de notre consentement…

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Pâques B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« j’ai le pouvoir de reprendre ma vie » : que veut donc dire Jésus ?

Comprendre sa foi :

Que nous enseigne ce texte sur la résurrection de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire rencontrer de plus en plus Jésus ressuscité, lui qui vit en moi ?

3e semaine de Pâques : La présence du Ressuscité



3e dimanche de Pâques B :
Luc 24, 35-48

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux

Ces récits des visites de Jésus aux disciples après sa résurrection comportent beaucoup de choses étonnantes. Jésus semble se trouver tout à coup présent, sans que les personnes y prennent garde. Puis quand ils s’en rendent compte, soit il envoie en mission comme avec les femmes, soit il disparait comme à Emmaüs, soit se succèdent frayeur et joie et il demande à manger comme ce dimanche, soit il repart vers le Père comme à l’Ascension.
Le plus étonnant est peut-être l’extrême sobriété des Évangélistes. Nous aurions aimé avoir beaucoup plus de détails sur ce moment capital. Or ces récits sont très simples, l’événement semble presque aller de soi. Il faut croire qu’ils nous ont livré le plus important pour que nous puissions nous aussi reconnaitre le Ressuscité dans nos vies, et témoigner comme ils l’ont fait.
Jésus lui-même nous enseigne les moyens de reconnaitre sa présence : le rassemblement des disciples, la fraction du pain, la chair blessée livrée entre nos mains, la mémoire de ses paroles, la méditation de l’Écriture Sainte, l’envoi en mission au service de tous les hommes. Tout cela est rassemblé pour nous dans l’Eucharistie.
Mais Jésus se manifeste aussi dans notre vie quotidienne, lorsque nous sommes avec les hommes, dans des rencontres vraies, à cœurs ouverts ; lorsque tout à coup notre intériorité se tourne vers le Père ou se rappelle une parole du Christ ; lorsque l’Esprit nous pousse à nous donner gratuitement pour l’autre, à aimer au-delà de la mesure. Alors, de nouveau, au creux de notre histoire, aux profondeurs de l’Histoire, le Ressuscité se fait présent et nous tourne vers notre accomplissement en Dieu.
A nous de nous ouvrir à sa présence aujourd’hui. A nous d’en être les témoins.

Prière universelle :

PU 3e dimanche de Pâques B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus aide-t-il ses disciples à le reconnaitre ?

Comprendre sa foi :

Durant la messe, quels sont les signes de la présence de Jésus ressuscité ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais attention à Jésus qui est présent dans ma vie ?

2e semaine de Pâques : Les plaies du Ressuscité



2e dimanche de Pâques B :
Jean 20, 26-29

Il leur montra ses mains et son côté

Infiniment doux dans sa passion, le Christ l’est aussi dans la manifestation de sa résurrection. Il ne fracasse pas les portes verrouillées, il n’accuse personne, il ne vient pas dans la puissance, il ne cherche pas à « en mettre plein la vue ». Il se tient là, tout simplement. Sa présence rayonne la paix et la joie. Il montre ses plaies, marques de sa douceur, de la souffrance assumée, surpassée, transfigurée.
Le Ressuscité respecte nos peurs, il respecte nos incrédulités, il se manifeste à chacun dans sa faiblesse et laisse le temps de venir à la foi. À nous de faire de même dans notre évangélisation, puisque nous sommes envoyés comme il est envoyé. Ce n’est pas avec fracas que l’on annonce l’Évangile, mais en montrant que la Vie de Dieu est plus forte que nos limites humaines, que son Amour est vainqueur de nos blessures. Notre vulnérabilité peut être signe de résurrection si nous la ouvrons à la puissance de l’Esprit de Vie, si nous la laissons rayonner de la Vie du Christ.
Nous sommes des pécheurs pardonnés. Les blessures du péché restent là, mais, offertes à Dieu, elles deviennent signes de son amour miséricordieux pour nous. Nous avons reçu la force de l’Esprit Saint pour faire à notre tour miséricorde à tous les hommes. Par la bonté de notre amour, ils reconnaitront que le Christ est aussi leur Seigneur et leur Dieu.

Prière universelle

PU 2e dimanche de Paques B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Que nous enseigne l’absence de Thomas à la première rencontre ?

Comprendre sa foi :

La foi : est-ce un savoir ou une rencontre ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais ce qu’il faut pour rencontrer Jésus présent dans ma vie, et croire comme St Thomas ?

Pâques : Un parfum de vie répandu dans le monde



Pâques B :
Marc 16, 1-8

Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.

St Marc fait commencer le récit de la Passion avec une histoire de parfum répandu par une femme : nous l’avons entendu le jour des Rameaux (Mc 14, 3-9). Elle avait brisé le flacon qui contenait ce nard de grand prix, donnant tout. Cette femme, qui peut être toute femme, en avait reçu un incomparable éloge de la part de Jésus : « partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. ». Au cœur de ce récit tragique, une femme est témoin des reniements de Pierre, symbole de la déroute des disciples. Au pied de la croix, puis lors de la sépulture, il ne semble rester parmi les disciples que des femmes.
Le même évangéliste fait aussi commencer le récit de la Résurrection par une histoire de femmes et de parfum. Mais dans cette magnifique scène, les femmes n’ont pas à ouvrir leur flacon, car le signe prophétique a été accompli. C’est comme si le parfum avait déjà été répandu, comme si le flacon avait déjà été ouvert, et peut-être brisé. En effet, le vrai flacon qui retenait le parfum, le tombeau qui retenait la Vie, est déjà ouvert. L’humanité assumée par le Fils de Dieu a été brisée dans la mort et le parfum de son Esprit de Vie s’est déjà répandu. Le cœur de ces femmes en a la toute première annonce.
Pourquoi donc cette présence des femmes devient-elle massive dans les derniers moments, alors qu’elles ont été si discrètes durant le cours de l’évangile ? C’est sans doute parce qu’un cœur de femme est plus rapide à percevoir la vie, à percevoir l’amour. C’est sans doute aussi parce qu’il est moins lent à se laisser toucher, ouvrir, briser. C’est sans doute parce que le cœur de la femme est plus apte à transmettre la vie et l’amour, à le porter jusqu’à l’intime des cœurs. Trois femmes ont été faites témoins. Il leur est confié mission d’aller répandre le parfum de la Bonne Nouvelle. Il leur est demandé d’éduquer les disciples, à commencer par Pierre, à percevoir la trace du nard mystique au cœur du monde.
Qu’il en soit ainsi encore aujourd’hui : qu’une armée de myrrhophores se lève, qu’elles se consacrent toute entières à porter le parfum de l’Évangile jusqu’au cœur de notre monde.

Prières universelles :

PU Vigile Pascale B
PU Jour de Pâques B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« le premier jour » : où trouve-t-on le « premier jour » dans la Bible ? Pourquoi cette coïncidence ?

Comprendre sa foi :

« il est ressuscité » : au fond, qu’est-ce que cela veut dire pour nous, aujourd’hui ? En quoi cette nouvelle peut-elle changer la vie ?

Vivre avec Jésus :

« allez dire à ses disciples » : cet appel est-il seulement celui de ces femmes ?

Semaine Sainte : Le cri du centurion



Dimanche des Rameaux B :
Passion de Jésus-Christ selon St Marc

« Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »

C’est un centurion romain qui a lâché le mot. Il conclut ainsi le récit de la Passion selon st Marc. Et c’est en fait l’aboutissement d’une quête qui traverse tout l’Évangile : Qui est donc Jésus ? Au moment le plus tragique, où les disciples sont tous dispersés, loin, c’est de la bouche d’un païen que sort la réponse inspirée par Dieu. Les Douze avaient pourtant été avertis du sort réservé à celui que Pierre, en leur nom à tous, avait reconnu comme le Christ. Mais la vérité d’un Messie souffrant leur était demeurée incompréhensible, car insupportable. Comme on peut les comprendre ! Il leur fallait accepter que la vocation de celui qu’ils avaient choisi de suivre soit aussi la leur… Seule la puissance de la Résurrection pouvait leur ouvrir complètement les yeux
Jésus venait donc d’expirer sur la croix. C’était après plusieurs heures d’extrême violence, qui ont dû être éprouvantes pour beaucoup de spectateurs, pas seulement pour les disciples. Car quoi de plus violent que la condamnation d’un innocent à une mort horrible ? Peut-être ce centurion en avait-il lui-même souffert. Qu’est-ce qui a provoqué son exclamation, le cri de son cœur à la fin du supplice ? « Voyant comment il avait expiré » nous dit St Marc… Sa dernière parole avait pourtant été un cri de détresse : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » A moins que le silence de Jésus, seule réponse aux outrages, ait été plus éloquent que toute prédication.
Jésus n’a répondu à la violence que par la douceur. Ne serais-ce pas cette douceur qui aurait arraché une profession de foi aux lèvres et au cœur de cet homme qui se trouvait là par devoir ? Il faisait face à Jésus. Il faisait face au crucifié, un homme défiguré, qui n’avait plus d’apparence humaine. Mais la folie meurtrière des hommes n’avait pu effacer le rayonnement de sa divinité, ni celui de son amour passionné pour l’être humain.
Qui voudra bien découvrir, durant cette semaine sainte, combien cet amour est passionnant ? Qui voudra bien se laisser saisir, comme le centurion, par la douceur de Dieu ? Qui voudra bien rayonner de cette douceur dans notre monde si plein de violence injuste ?

Prière universelle :

PU dimanche des Rameaux B
PU Jeudi Saint B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi cette exclamation du centurion est-elle le dernier mot prononcé dans le récit de la Passion selon St Marc ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi le récit de la Passion est-il si développé dans chacun des Évangiles ? Pourquoi n’avoir pas donné plus de place à l’enseignement de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Ne suis-je pas trop habitué à ce récit de la mort de Jésus ?

5e Semaine de Carême : Derrière la Croix, la lumière



5e dimanche de carême B :
Jean 12, 20-23

Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes

Ce dimanche, Jésus est bouleversé à l’approche de sa Passion et de sa mort. Il sait que son heure est arrivée, que la souffrance l’attend. Il sait qu’il doit passer par le grand non-sens de la condition humaine : la destruction du corps. Lui, le Fils de l’Homme, a connu le tremblement de tout son être face à ce scandale. Lui, le Fils de Dieu qui par amour s’est abaissé jusqu’à nous, a connu ces ténèbres où nous vivons.
Pourtant il a choisi d’obéir au Père jusqu’au bout, et d’affronter ces ténèbres. Il a choisi de croire qu’il ne serait pas abandonné à la mort. Il a choisi d’aimer pour montrer que la vie est plus forte que la mort et la haine. Il a choisi de manifester la gloire de Dieu en passant par la porte paradoxale de la Croix. Là est la vraie gloire : son amour plus fort que toute haine qui le justifie et qui rend juste avec lui toute l’humanité. Les ténèbres de la haine n’ont pas le dernier mot.
Jésus sera élevé sur la croix. Il sera exalté dans la gloire de Dieu. Il règne à jamais et attire à lui les hommes. Que celui qui désire le servir et le suivre offre sa vie pour Dieu et pour le monde. La voie de l’obéissance de l’amour est le chemin de la glorification en Dieu. Qui l’empruntera, humblement, à la suite du Christ, deviendra lumière et attirera à Dieu ceux qui l’entourent.

Prière universelle

PU 5e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

L’image du grain de blé tombé en terre est très riche : en quoi dit-elle bien ce que vit Jésus ?

Comprendre sa foi :

Jésus a-t-il vraiment eu peur de souffrir sa passion, puisqu’il était Dieu ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je vraiment le désir de suivre le Christ et de donner ma vie ?

4e semaine de Carême : Venir à la Lumière



4e dimanche de carême B :
Jean 3, 14-21

Celui qui fait la vérité vient à la lumière

Ce dimanche, il nous est donné de contempler la lumière de la miséricorde de Dieu. Pourtant, le signe qui en est donné parait bien sombre : le Fils de l’Homme élevé sur une croix, le Fils unique de Dieu mourant pour la vérité. C’est cependant bien vers lui que nous sommes invités à tourner nos regards pour notre guérison, comme les Hébreux vers le serpent, dans le désert. Car sur la Croix, il va jusqu’au bout de l’amour. Il ne révèle pas seulement une vérité, un message parmi d’autres à comprendre. Il agit selon LA vérité. Il ouvre la route véritable : lui-même.
Jésus en Croix nous illumine, il nous manifeste la vérité et nous permet d’en prendre le chemin. C’est la vérité de l’état de l’homme pécheur. C’est la vérité de l’obéissance au Père, du don d’amour total. Jésus prend sur lui notre misère et nous propose de passer avec lui à travers la mort. Il accomplit ce qui constitue le plus profondément le mystère de l’existence humaine devant Dieu. Le suivrons-nous sur ce chemin de vérité ? Imiterons-nous celui qui est la Vérité ?
C’est notre vocation de baptisés. L’illumination de notre baptême nous a sauvé des ténèbres du péché, c’est-à-dire du non-sens, de la séparation de Dieu et des autres, du désordre de notre intériorité. En regardant Jésus sur la croix et Jésus ressuscité, nous pouvons redécouvrir la vérité de l’amour de Dieu pour nous, et retrouver la lumière sur le chemin de l’amour. Qu’il en soit ainsi pour nous un peu plus chacun des jours de ce Carême.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel passage de l’Ancien Testament Jésus rappelle-t-il ? Pourquoi est-ce éclairant ?

Comprendre sa foi :

Chercher LA Vérité, est-ce seulement réfléchir aux vérités de la foi ?

Vivre avec Jésus :

Où en suis-je dans ma foi au Christ, dans ma réponse à la vocation chrétienne ?

3e semaine de Carême : Détruisez ce sanctuaire…



3e dimanche de carême B :
Jean 2, 13-25

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »… Mais lui parlait du sanctuaire de son corps

Mystérieuse affirmation de Jésus. C’est un défi violent qu’il lance aux juifs. Après avoir bousculé certaines de leurs certitudes par son enseignement et par ses gestes, après avoir renversé un aspect superficiel et mercantile de leur religion à travers les vendeurs du Temple et les changeurs, il va plus loin dans la provocation. Et c’est une provocation démesurée, choquante, incompréhensible. Les Apôtres eux-mêmes ne la comprendront qu’après la résurrection.
Ne faut-il pas recevoir pour nous aussi l’indignation de Jésus ? Dans l’Église, Temple de Dieu, Corps du Christ, ne faisons-nous pas passer parfois l’essentiel du message évangélique derrière nos petites constructions humaines, nos profits personnels ? La vérité de la charité ne disparaît-elle pas parfois derrière des pseudo-dévotions, et n’est-elle plus encore mise à mal par nos disputes entre frères pour s’assurer une place de pouvoir, « trafics » relationnels pour quelque gain égoïste ? Le Carême est un temps pour faire le ménage dans nos comportements, jusque dans ceux qui paraissent les plus saints. Ainsi le Temple qu’est notre corps et le Temple qu’est l’Église en seront purifiés.
De plus, comme au temps de Jésus, on demande encore aujourd’hui des signes à l’Église, au Corps du Christ, pour justifier son message. On demande une cohérence avec l’essentiel. Et cela requiert beaucoup de courage. Oserions-nous lancer le même défi que Jésus ? Oserions-nous mettre le monde au défi de détruire l’Église pour que soit manifestée la victoire de Dieu sur le mal, la victoire de la Vérité et de la Vie sur le mensonge et la mort ? Ce mystère de mort et de résurrection est pourtant perpétué tout au long des siècles. Il reste signe encore aujourd’hui partout où les chrétiens sont persécutés. C’est notre vocation chrétienne.

Prière universelle :

PU 3e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Les disciples comprennent la scène en se rappelant quelque chose (deux fois) : qu’est-ce qui les aide à comprendre ?

Comprendre sa foi :

En parlant du corps de Jésus, du « Corps du Christ », on peut parler de différentes choses qui se réfèrent toutes à Jésus : lesquelles ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je respecte la Présence de Dieu dans le sanctuaire de mon corps, lui qui est uni au Corps du Christ par le baptême et l’Eucharistie ?

2e semaine de Carême : Consolation sur la route



2e dimanche de carême B :
Marc 9, 2-10

Rabbi, il est bon que nous soyons ici !

C’est le cri qui jaillit spontanément du cœur de Pierre devant la gloire du Transfiguré. Tout est baigné de consolation. Le Père console son Fils sur la route de sa Pâque. Et cette consolation se répand sur ceux qui bientôt le verront défiguré.
Mais l’humaine faiblesse des apôtres les fait aussi trembler devant cette manifestation inattendue et fugitive de la gloire de Dieu. Qui donc est ce Rabbi aimé transfiguré par sa lumière intérieure ? Qui est-il, entre Moïse, le témoin de la Loi, et Élie, le prince des prophètes ?
Sur notre route aussi, le Seigneur se manifeste et nous console par les Écritures. Tout à coup elles prennent feu et commencent à rayonner le Christ. Illuminés, nous nous retrouvons balbutiants, et peut-être tremblants. Oserons-nous croire ? L’exigence de la foi est à la mesure du don de la grâce.
Pierre, Jacques, Jean, chacun de nous : ceux qui l’ont vu transfiguré, au-delà de l’apparence humaine, le verront défiguré, en-deçà de l’apparence humaine. Une seule foi, pourtant, accueille le Fils bien-aimé en tous ses visages. C’est le même avec qui il est si bon de se trouver, et le même qui trouble dans l’apparence de ce frère blessé. Il nous comble de ses dons, et nous confonds par son humilité, caché au plus profond de notre humanité.
Laissez-vous consoler par les Écritures. Elles vous indiqueront le Bien-aimé. Alors vous contemplerez le Transfiguré.

Prière universelle

PU 2e dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Que représentent Moïse et Élie ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi cet épisode de la Transfiguration est-il lu durant le Carême ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je cherche à mieux connaître Jésus lorsque je lis l’Ancien Testament ?

1ère semaine de carême : Renouer l’Alliance



1er dimanche de carême :
Marc 1, 12-15

Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan.

La tempête du péché a causé bien des dégâts dans ce monde que le Créateur avait pourtant fait si bon. La désobéissance à Dieu a transformé le paradis en désert. La sécheresse s’aggrave à chaque fois que l’on se détourne de la Source de la Vie.
Le Dieu Amour a pourtant fait le choix de la patience et de la persévérance. Le Christ, Dieu Fils, vient nous chercher jusque dans ce désert, dans notre lieu de mort. Il vient sur le terrain pour renouer son Alliance avec nous. Il vient lutter et vaincre parmi nous.
Le Bonheur est de nouveau possible. Nous laisserons-nous rejoindre ? Nous retournerons-nous vers Dieu ? Nous convertirons-nous ? Croirons-nous à l’Évangile, à la Bonne Nouvelle, et y obéirons-nous ?
40 jours nous sont donnés pour nous laisser renouveler par l’Esprit de Vie, désaltérer par les eaux toujours neuves et jaillissantes de notre baptême. Laissez-vous… tenter !

Prières universelles

PU mercredi des Cendres B
PU 1er dimanche de Carême B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

A quel moment de la vie de Jésus se place la tentation au désert ? Pourquoi ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus est-il tenté, alors qu’il est Dieu ? Pourquoi faut-il qu’il soit tenté ?

Vivre avec Jésus :

Contre quelle tentation devrais-je lutter particulièrement durant ce carême ?