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Sur RCF : Quand les moines se convertissent à l’écologie



Quand les moines se convertissent à l’écologie

Logo RCFBéatrice Soltner, journaliste à RCF, a entendu parler de notre conversion à l’écologie, et elle est venue enquêter à Maylis. Dans l’émission Contre Courant, elle propose une série de trois reportages de 25 minutes qui donnent la parole à différents frères de la communauté.

Axés principalement sur nos activités agricoles, les auditeurs sont invités à suivre les moines dans les champs, sous la serre, dans la forêt, pour écouter ce qui s’y passe, et les personnes qui y travaillent. C’est comme si on y était !
Les questions abordées sont variées. Il y a des aspects pratiques : que faisons-nous ? D’autres aspects historiques : comment en sommes-nous venus à vivre cette étape ? Et le côté spirituel n’est pas oublié : pourquoi parler de conversion ?

C’est l’appel de la Création qui nous a lancé dans ce tournant, encouragé aussi par l’appel du pape François dans l’encyclique Laudato Si’. Il s’agit certes d’une conversion à l’écologie, c’est-à-dire changement de méthodes concrètes de culture pour un comportement plus respectueux de l’environnement. Mais ce passage est aussi vécu plus profondément comme une conversion par l’écologie. L’écologie nous appelle non seulement à un changement des pratiques, mais surtout à un changement du regard et du cœur. Le respect de la Création doit renouveler aussi peu à peu nos rapports inter-personnels.
Mais l’écologie des moines ne s’arrête pas là. C’est aussi notre vocation chrétienne et monastique que nous désirons revivifier et rendre plus authentique, à travers cette nouvelle étape.

Retrouvez ici cette série d’émissions :

Fr Joseph, en habit blanc, dans les champs
Épisode 1 (18 septembre)

Frère Vianney arrose dans la serre
Épisode 2 (25 septembre)

Frère Cyril dans les bois avec une tronçonneuse
Épisode 3 (2 octobre)

25e dimanche : De l’amour des biens au bien de l’amour



25e dimanche ordinaire C :
Luc 16, 1-13

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.

Jésus est radical, encore une fois. Il ne semble pas y avoir d’échappatoire possible. Mais on sait que ce qui est dit dans le livre d’Amos est toujours vrai aujourd’hui : tous les moyens et tous les temps sont bons, souvent, pour gagner de l’argent, toujours plus d’argent. Du commerce du grain avec des balances faussées aux magouilles financières, le fond du problème reste le même, en dépit de la différence d’échelle. L’homme est attiré, captivé, et souvent capturé par les biens matériels. C’est un des effets délétères du péché originel, qui fait bien des ravages, apportant pauvreté, division dans les familles, guerres entre les nations, corruption à tous les niveaux. On voit trop cela dans la presse quotidienne pour qu’il soit besoin de s’y attarder.
Quelle est la réponse de l’Évangile ? Une vérité : l’argent est trompeur, car il se fait passer pour dieu alors qu’il n’est rien. Une exigence qui en découle : c’est Dieu qu’il faut servir, et se servir de l’argent. Rompre avec le cercle vicieux de l’attrait pour les biens de ce monde est une conversion qui nous concerne tous, à divers degrés et dans une grande variété de circonstances. Nul n’est exempt de cette tentation, quitte à ce que l’on soit attaché à un crayon.
Cette conversion nécessaire, c’est un passage de l’amour des biens au bien de l’amour, de l’accaparement pour soi au don de soi, de la possessivité à la charité. C’est très concret, et il n’y a pas de petites victoires en ce domaine comme en tous les domaines de notre sortie de l’esclavage du péché. Pour sortir de la « fricomanie », il est certainement besoin de partager ses biens matériels, financiers, avec plus pauvre que soi. Mais on en sort aussi par le don de son énergie, de son temps ou de ses dons, par le service des plus pauvres que soi, par l’accueil inconditionnel des autres, par l’hospitalité et l’attention à celui qu’on oublie, au laissé pour compte parce qu’il ne « vaut » rien.
Mais surtout la société de notre temps a sans doute besoin d’une écologie des désirs. Les possibilités et propositions de choses à faire ou à avoir sont démultipliées, presque infinies, et finalement invasives, oppressantes. Elles ne nous laissent au fond plus de choix et entrainent nos désirs bien au-delà de ce que nous pouvons raisonnablement envisager de caser dans notre emploi du temps. N’est-il pas temps de faire un tri radical ? Les désirs de plaisirs passagers nous écartèlent. Le désir de jouir de Dieu et d’aimer nos frères unifie le cœur et nous ouvre aux autres. L’amour, lui, n’a pas de prix.

Prière universelle :

PU 25e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment faire le lien entre la parabole du début de l’évangile et l’enseignement de Jésus qui suit ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi l’argent est-il si fascinant ?

Vivre avec Jésus :

Lesquels de mes désirs m’entrainent-ils à attacher mon cœur aux biens au lieu de mettre les biens au service de l’amour ?