Archives pour l'étiquette appel

19e dimanche : Veiller et servir



19e dimanche ordinaire C :
Luc 12, 32-48

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.

Nous ne savons pas quand l’Époux reviendra dans la gloire, à la fin des temps. C’est déjà une bonne raison de se tenir prêt, dans l’espérance. Quand nous autres moines nous levons tôt le matin pour veiller et prier, c’est bien cette venue que nous attendons, que nous espérons, que nous voulons hâter par notre prière. Notre intercession pour le monde veut en éloigner le mal. Mais notre veille de garde est aussi tournée vers la venue quotidienne de la grâce. Dès le petit matin, avant l’aurore, nous préparons nos cœurs, nous préparons le cœur du monde, à accueillir sa présence dans nos vies.
Car la venue de l’Époux n’est pas strictement réservée à la fin des temps. Dieu vient à notre rencontre plus souvent que cela. Il peut venir à tout moment, et la manière dont il s’y prend est toujours inattendue. C’est pourquoi il ne faut pas seulement attendre, mais veiller, être aux aguets, ouvrir les mirettes de son cœur pour le reconnaître. Christ ressuscité est là présent dans la simplicité de nos vies, et il mendie notre attention et notre amour.
Il vient dans le frère qui demande un service. Il vient dans la sœur qui a besoin d’être écoutée et aimée. Il vient dans le pauvre qui frappe à notre porte. Il vient dans la personne seule, malade, rejetée qui mendie un peu de compagnie, un peu d’humanité. Il vient dans les enfants et les jeunes qui recherchent des éducateurs. Il vient dans les communautés d’Église qui recherchent des ouvriers de l’Évangile et des pasteurs. Il vient dans les paumés assoiffés de repères pour leur vie. Il vient dans nos voisins et nos compagnons de travail qui portent sans espérance leurs fardeaux cachés. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les hommes, c’est à lui que nous l’aurons fait.
En attendant son retour glorieux, l’Époux souffrant a besoin de nous. Qui répondra à son appel quand il frappe à la porte ? Qui prendra la tenue du service de ses frères et sœurs ? Qui donnera tout pour gagner le trésor de l’amour ?

Prière universelle :

PU 19e dimanche ordinaire C
PU Assomption

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel est le rapport entre veiller et servir ?

Comprendre sa foi :

Le retour du Christ est-il lointain ? cette perspective devrait-elle marquer notre vie spirituelle ?

Vivre avec Jésus :

Comment est-ce que je veille ? Comment est-ce que je sers ?

13e dimanche : Messager du Christ



13e dimanche ordinaire C :
Luc 9, 51-62

Jésus envoya, en avant de lui, des messagers.

Ce dimanche, la suite du Christ se présente dans toute son exigence. Désirer marcher en compagnie de Jésus, c’est choisir de partager avec lui sa condition d’errant au service de la Bonne Nouvelle, renoncer aux attaches sociales, à la stabilité d’une position. L’appel du Christ fait sentir l’urgence de la mission : il surpasse toute urgence, jusqu’à enterrer ses parents. L’éternité n’attend pas, car à tout moment la mort vient mettre fin à cette vie. Il ne laisse pas de place pour les conditions, pour le retard d’une décision, pour un attachement au passé. Le Maître met face à la radicalité du choix pour le Royaume de Dieu, parce que la vraie Vie est ailleurs.
Faut-il vraiment tout abandonner, couper tout lien, renier famille, amis, devoirs humains ? Seul Dieu, de qui vient toute vie, tout lien, tout devoir, peut le demander avec une telle radicalité. Seul le Christ peut exiger qu’on laisse tout pour le suivre.
Si Jésus place devant cette exigence de la vie pour Dieu, c’est qu’il l’a vécue en plénitude, il en connaît la nécessité. L’évangile nous le montre durcissant sa face au moment de prendre la route de Jérusalem, parce qu’il pressent ce qui l’attend, parce qu’il sait que le Dieu qui l’envoie est rejeté en ce monde. Le village de Samaritains qui refuse sa visite n’est que l’image d’un monde qui ne veut pas de Dieu. Et le refus du châtiment proposé par les « fils du tonnerre » est la manifestation de vraie force qui l’habite : ne rien réclamer pour lui parce qu’il est venu pour les hommes, refuser toute violence parce que que le Royaume ne s’impose pas.
Au-delà de ce qu’il faut quitter, la vraie exigence de la suite du Christ se situe sans doute dans cette décision radicale de ne pas laisser de place à la violence, même devant le refus du message apporté. Sans doute faut-il s’être détaché de tout lien humain pour devenir un tel messager de Dieu, et avoir la force d’accomplir la mission du Christ, qui est devenue celle du chrétien.

Prière universelle :

PU 13e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les liens entre l’anecdote du début de l’évangile et les trois appels qui suivent ?

Comprendre sa foi :

Tous les chrétiens sont-ils concernés par cette radicalité, ou s’adresse-t-elle seulement à certains ?

Vivre avec Jésus :

Et moi, quelle est ma vocation ?

4e semaine de Pâques : Suivre le Ressuscité



4e dimanche de Pâques C :
Jean 10, 27-30

Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.

Chacun de nous est intimement connu de Dieu. Nous pouvons sans crainte répondre à cette attention par notre confiance totale. C’est vers une plénitude de Vie que nous conduira la suite du Ressuscité, c’est-à-dire vers la parfaite communion au Père, source de toute vie. Cette confiance mise en Dieu ne doit pas être un sentiment vague, confus, indéterminé, quelque chose dont on essaie de se persuader pour se rassurer, mais qui ne débouche sur rien de concret. La vraie confiance s’engage, elle s’applique à écouter, elle désire obéir et fait tout pour se rendre attentive à la voix qui la mettra en marche.
Mettre sa confiance en Dieu, s’appliquer à écouter la voix du Bon Berger, et chercher sans cesse comment suivre le Ressuscité sur le chemin de la vie éternelle, c’est le privilège du chrétien, de tout chrétien. S’interroger sur sa vocation en ce monde et dans l’Église n’est pas une question réservée à quelques jeunes qui pourraient être appelés à une vie plus intimement et visiblement consacrée à Dieu. Bien sûr, c’est une question qu’il est important de se poser lorsqu’on est jeune, et que la vie invite à donner une orientation à sa vie. Mais l’Esprit souffle où il veut et quand il veut. Le Ressuscité se manifeste comme il veut, et à qui il veut, pour appeler à sa suite. Parfois sa voix est claire et forte, souvent elle est discrète. Parfois il parle une fois et cela suffit, souvent il guide pas après pas. Parfois il semble tout demander et tout donner d’un coup, mais le plus souvent il construit avec nous notre vie pierre après pierre, il nous fait entrer très progressivement dans l’autre vie, la vie éternelle.
Le Ressuscité veut nous donner la vie, lui qui a donné sa vie pour nous. Recevoir cette vie, c’est donner notre vie pour lui. Sa voix résonne parfois en notre cœur. Elle résonne le plus souvent par l’appel de nos frères, et en particulier ceux qui souffrent. Elle résonne par tous ceux qui ont besoin auprès d’eux de la présence du Ressuscité : les enfants qui souffrent, les vieillards abandonnés, les personnes désespérées, les chercheurs de sens, les victimes de la violence, tous ceux qui errent sans berger pour les guider et les protéger.
Qui répondra à cette voix qui crie ?

Prière universelle :

PU pour le 4e dimanche de Pâques C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« Le Père et moi nous sommes un » : selon ce texte, pourquoi est-il important pour nous que Jésus soit un avec le Père ?

Comprendre sa foi :

Y a-t-il des « brebis » qui écoutent la voix de Dieu sans forcément le savoir, qui le suivent d’un cœur droit sans se dire disciples, et qui obtiendront en héritage la vie éternelle ?

Vivre avec Jésus :

Quelle voix autour de moi me brise le cœur ? Qui voudrais-je aider, servir, aimer, parce que si peu le font ?

1ère semaine de l’Avent : Veiller et prier



1er dimanche de l’Avent C :
Luc 21, 25-36

Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.

Veiller et prier en tout temps est au fondement de notre appel à la vie monastique. C’est pourquoi les moines aiment tout particulièrement l’Avent, qui leur rappelle un aspect fondamental de leur vocation : s’ouvrir à la venue du Christ. Le Christ est déjà venu dans la chair il y a 2000 ans. Il reviendra dans la gloire à la fin des temps, on ne sait pas quand, ni comment. Il vient aussi dans nos vies, aujourd’hui. Il vient pour parler, à travers l’Écriture Sainte, pour agir, dans notre cœur ou dans les événements, pour nous rencontrer, dans nos frères ou dans les pauvres.
Mais tout cela n’est en rien réservé aux moines. Veille et prière sont en fait au fondement de notre vie chrétienne. L’appel du Christ s’adresse à tous. Le chrétien est homme de désir, femme d’espérance. Le chrétien est habité par la promesse du Christ, tendu vers la rencontre, ou les rencontres avec lui, comme un amoureux. Rencontres prévues, rencontres fortuites, rencontres provisoires ou rencontre définitive : se tenir prêt à paraître debout devant Dieu à tout moment, digne dans sa nature humaine et dans sa foi.
L’Avent offre chaque année l’occasion de se demander vers où son cœur est tendu. Il est un temps favorable pour renouveler son attention au passage du Christ, à sa venue dans nos vies, à son appel à se remettre debout pour marcher vers lui, pour l’accueillir lorsqu’il vient.

Prière universelle :

PU 1er dimanche de l’Avent C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus demande-t-il de se tenir sur ses gardes ?

Comprendre sa foi :

Est-il si important pour la foi de penser au retour du Christ ?

Vivre avec Jésus :

Vers où est tourné mon cœur profond ? Vers la terre ou vers le Ciel ?

Samedi 6 octobre : portes ouvertes aux 16-30 ans !



Portes ouvertes à l’abbaye !

Le samedi 6 octobre, tous les moines et les moniales de France invitent les jeunes de 16-30 ans à venir voir ce qui se passe dans une abbaye !
De l’extérieur, ça semble mystérieux, voire curieux… Pourquoi ne pas aller voir à l’intérieur ?

Le programme à Maylis :

Les garçons seront les bienvenus à Maylis.
Les filles sont invitées à aller dans un des monastères de moniales des Landes : il y a plus de choix ! Voir plus bas, après les vidéos…

  • Possibilité d’arriver le vendredi soir et de coucher à l’abbaye (merci d’avertir avant !)
  • Arrivée à 8h30 le samedi
  • Début à 8h45 avec la prière monastique de tierce.
  • Dans la matinée : présentation-témoignage sur la vie monastique, questions, et temps de lecture de la Bible ensemble.
  • Messe à 11h45 suivie du repas.
  • Travail manuel l’après-midi avec les frères et temps de détente.
  • La prière des Vêpres à 18h30 conclura la journée.
  • Possibilité de rester le samedi soir et de prolonger la découverte durant la journée du dimanche (merci d’avertir avant !)

Contact : Frère Oliveto
oliveto[@]maylis.org
05 58 97 72 81

Pour faire connaître : Flyer

Des vidéos-annonces pour donner envie !




Pour ces demoiselles… au choix :

1/ Les Bénédictines d’Eyres Moncube (nos préférées…)
Présentation de la communauté sur notre site : cliquer ici !
Programme de la journée pour filles 17-35 ans (tout se fera avec les sœurs !) :

  • Possibilité d’arriver le vendredi soir et de coucher à l’abbaye (merci d’avertir avant !)
  • Accueil à 9h00 le samedi
  • 9h20 : prière monastique de tierce.
  • Dans la matinée : temps de lecture de la Bible ensemble.
  • Messe à 11h00 suivie du repas.
  • Après-midi : présentation de la vie monastique, témoignage, questions
  • Travail-service et temps de détente.
  • 17h30 : prière des Vêpres puis adoration
  • 18h45 : au revoir !
  • Possibilité de rester le samedi soir et de prolonger la découverte durant la journée du dimanche (merci d’avertir avant !)

Flyer pour faire connaître : Journée monastique à St Eustase
Inscriptions : Abbaye Notre-Dame St Eustase, 40500 Eyres-Moncube
accueil[@]st-eustase.org
05 58 76 24 25

2/ Les Carmélites de St Sever
Présentation de la communauté : c’est ici !
Programme pour jeunes filles 16-30 ans :

  • 8h45 : messe
  • Accueil et échanges : vidéos et témoignages
  • Enseignement sur la prière et temps d’oraison
  • 12h15 : Sexte (Prière du milieu du jour)
  • Repas tiré du sac
  • 13h45-14h45 : « récréation thérésienne »
  • Découverte des jardins du Carmel avec les Soeurs et goûter
  • 17h Vêpres

Flyer pour faire connaitre : Un jour pour toi un jour pour Dieu
Aucune participation financière n’est demandée, mais par contre l’inscription est nécessaire au 05 58 76 00 15 ou par mail contact.carmel40[@]orange.fr

3/ Les Dominicaines de Dax
Tous les infos sont là : Un jour pour toi un jour pour Dieu

Autres communautés dans toute la France :

Tu peux aller voir les lieux et les contacts sur ce site :
logo vie-monastique

À bientôt dans un de nos monastères !

3e dimanche : venez à ma suite !



3e dimanche ordinaire :
Marc 1, 14-20

Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

La vie chrétienne, toute vie chrétienne, commence par un appel, une « vocation« . Suivre le Christ, c’est se convertir et croire en l’Évangile. Recevoir et choisir l’Évangile amène des changements, peut-être jusqu’à bouleverser le cours d’une vie. Une autre réalité advient par rapport aux habitudes, ou plutôt un autre regard sur la réalité, plus profond, plus plénier : la proximité du Royaume de Dieu change considérablement le paysage. C’est le vrai relief de notre humanité, la vraie valeur de tout ce qui la compose qui se révèle alors.
Dieu passe sur nos chemins, et nous invite à divulguer cette bonne nouvelle de la proximité du Royaume, à prendre conscience de la chance que nous avons pour en parler avec conviction autour de nous. Il y a urgence à répondre à cette invitation. Car, avec le Christ, le temps d’établir le Royaume est venu. La grâce nous est donnée. Le Bonheur de Dieu est désormais à portée de nos cœurs ouverts. Il est à partager avec ceux qui nous entourent.
La vocation particulière de chacun prend racine dans cette vocation chrétienne. À la suite des Apôtres, nous sommes tous invités à prendre part à la grande pêche. Au cœur de notre quotidien, le Christ vient à notre rencontre pour donner une dimension inouïe à nos projets humains : celle du Royaume de Dieu. Il a besoin de relais pour annoncer la Bonne Nouvelle de ce Royaume venu à nous. Laisserons-nous les différents types de filets qui nous retiennent pour faire nôtre cette sainte préoccupation du Christ ? Parfois ce sont juste nos habitudes, notre confort, qui nous font oublier combien la foi peut renouveler notre regard. Il est temps de se laisser renouveler et de commencer à aimer !

Prière universelle :

PU 3e dimanche oridinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Les Apôtres ont vu le Christ parmi eux : étaient-ils privilégiés par rapport à nous ?

Comprendre sa foi :

Les Apôtres, et donc les évêques et les prêtres, sont-ils plus appelés que les autres chrétiens ?

Vivre avec Jésus :

Seigneur, que veux-tu que je fasse aujourd’hui pour servir ton Évangile ?

Pour aller plus loin : la vocation pour tous !

2e dimanche : Que cherchez-vous ?



2e dimanche ordinaire :
Jean 1, 35-42

Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? »

Étonnante cette scène qui se passe quelque part, sur un chemin, près du Jourdain. Jésus reçoit de Jean Baptiste ses premiers disciples, et nous assistons au premier contact personnel : un croisement des regards, et une question un peu déroutante.
Jésus renvoie les deux hommes à leur cœur. Il les renvoie à leur choix de le suivre. Il les invite à rendre compte de ce choix.
Jésus les laisse libre, aussi. Il ne met pas la main sur eux. Il ne les enrôle pas pour son projet, mais les invite à s’engager.
Ainsi fait-il toujours, pour tous ses appels, jusqu’à aujourd’hui. Souvent nous avons commencé à suivre Jésus sur la parole d’un autre. Et puis un jour, Jésus se retourne et nous interpelle personnellement, il nous invite à choisir d’apprendre à le suivre.
Heureux ceux qui vont à sa suite, car ils voient où demeure le Christ.

Prière universelle :

PU 2e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pour quelles raisons les deux disciples suivent-ils Jésus ?

Comprendre sa foi :

Comment Jésus nous interpelle-t-il aujourd’hui ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je déjà entendu la voix de Jésus sur mon chemin ?

26e dimanche : Histoire de frères…



26e dimanche ordinaire A :
Matthieu 21, 28-32

Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.

De nouveau ce dimanche, comme dimanche dernier, il s’agit d’aller travailler dans la vigne d’un propriétaire terrien. Ce ne sont plus des ouvriers quelconques qui sont embauchés par un maître. Les protagonistes sont deux fils d’un même père. On trouve souvent des histoires avec deux fils dans la Bible ou dans les paraboles de Jésus. Leurs différences nous permettent parfois de nous identifier à l’un ou à l’autre, ou du moins de nous situer par rapport à leurs attitudes. Cela demande de l’honnêteté avec soi-même, car ces fils d’un même père ne sont jamais parfaits. Là est tout leur intérêt !
Nous voici donc en présence de deux frères qui réagissent de manière opposée à l’appel du père. Situation bien connue. Nous savons combien de distance il y a parfois entre dire et faire, entre les intentions et les actions, entre nos générosités passagères et le vrai don de nous-mêmes. Nous connaissons aussi nos changements d’avis, parfois dans le bon sens, et d’autres fois dans le mauvais. L’obéissance en nous est blessée par le péché. Nos « oui » ne sont pas toujours bien fermes. Mais nos « non » n’ont pas forcément le dernier mot. Nous sommes un peu chacun de ces deux frères.
C’est une grande bénédiction d’entendre un tel appel du Seigneur, l’appel à travailler dans sa vigne. Nous sommes enfants de Dieu, appelés à partager son intimité. Nous avons le privilège d’être invités à travailler à la vigne du Seigneur, à l’œuvre de Dieu. Et il ne nous le demande rien que pour aujourd’hui, donnant la grâce qu’il nous faut pour chaque pas. Nous mettons du temps à réagir. Nous avons besoin de temps pour croire. Il nous faut le temps du repentir. Il est important ce repentir. Ne tardons pas à obéir, comme le Christ, avec le Christ, LE Fils. Car là est notre bonheur.

Prière universelle :

PU 26e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel reproche est adressé aux pharisiens ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce qui distingue le Christ, donné en exemple dans la seconde lecture ?

Vivre avec Jésus :

Quel « oui » ai-je du mal à assumer ? De quel « non » devrais-je me repentir ?

25e dimanche : L’heure du travail de Dieu



25e dimanche ordinaire A :
Matthieu 20, 1-16

Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui et juste.

A Maylis, nous connaissons bien cette problématique des arrivées échelonnées au travail des champs… ce n’est cependant pas parce que les frères se tournent les pouces en attendant. Pourquoi donc dans cette parabole le maître du domaine sort-il cinq fois pour embaucher des ouvriers ? N’aurait-il pas pu les embaucher tous dès le matin ? Ils étaient là, semble-t-il, disponibles. Qui sont donc ces ouvriers ? Et quelle est la vigne à laquelle ils sont appelés à œuvrer ?
La vigne dans laquelle travailler, c’est le monde, c’est l’Église, c’est notre cœur. À toute heure, Dieu vient pour nous chercher et nous proposer de travailler à son œuvre. Le peuple juif a été appelé en premier. Puis Christ est venu dans le monde, et au long des temps le Ressuscité, par la voix de son Église, appelle les autres peuples qui attendent d’avoir la joie d’entrer dans le Peuple des travailleurs du Seigneur et de contribuer à l’Oeuvre du Salut.
C’est vrai aussi pour nos vies individuelles. À certains appels, nous répondons promptement, dès le matin, dès la jeunesse. Au milieu de la journée, ou de la vie, il n’est pas rare que l’on soit de nouveau appelé au travail, réveillé d’une inactivité spirituelle. D’autres appels du Seigneur se font attendre jusqu’à la fin de la journée, proche du passage définitif par la nuit de la mort.
Tout au long du jour, tout au long de la vie, tout au long des temps, nous sommes appelés et rappelés au travail de Dieu. Parfois nous restons sourds à ces convocations, mais la conversion n’a ni horaire ni temps. Le principal est de travailler à l’œuvre de Dieu, de répondre « oui » en toutes circonstances et à toute heure, quand Il vient et qu’on l’entend. Alors on peut goûter la joie d’œuvrer avec le Seigneur, au milieu de ses frères, sans jalousie, dans l’action de grâce.
N’est-elle pas là la récompense égale pour tous ? Le denier, l’unique denier, est la communion goûtée ensemble, autour du bon Maître qui ne fait pas de distinction entre les personnes. C’est tous ensemble que le Christ nous conduit vers la vie éternelle.

Prière universelle :

PU 25e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Diverses choses sont étranges dans cette parabole : lesquelles ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce qui est choquant dans la liberté de Dieu ? Qu’est-ce qui est beau ?

Vivre avec Jésus :

Au point où en est ma vie, est-ce que j’attends l’appel du Seigneur ?

3e dimanche : Dans le carrefour des païens



2e dimanche ordinaire A :
Matthieu 4, 12-23

Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

C’était en Galilée. En périphérie de la Terre Promise, déjà presque en pays païen, c’est là, dans un carrefour, que tout a commencé. Un pays d’ombre, pas toujours bien fréquenté, et sans doute aussi un pays d’anonymat, comme le sont les lieux de passage. Tout le monde allait son chemin. Tout le monde faisait ses affaires. On parlait un peu de tout, on entendait beaucoup de mots et de langues, mais il est probable que l’on écoutait peu. Chacun était à son commerce, à son réseau de relations, à sa carrière ou à sa famille. Tout comme nous aujourd’hui. Peut-être couraient-ils juste un peu moins vite, ou un peu moins loin, mais à peine.
Ne pensons pas que ce monde était essentiellement différent du nôtre. L’homme est le même hier et aujourd’hui. Les révolutions successives, jusqu’à la révolution numérique, ne changent guère les dynamiques profondes du cœur humain. On courre en tous sens, sans bien penser à ce que l’on fait ni où l’on va. Bien souvent on tourne le dos aux autres, on s’éloigne, peut-être est-on pris dans une fuite en avant sans trop savoir où l’on va ni pourquoi. Ou alors on suit le mouvement, on suit la foule, sans choisir la destination.
C’est dans ce monde, c’est dans notre monde, que Jésus appelle à se retourner, à se convertir, à changer sa manière de voir la vie. Cri de réveil. Jean-Baptiste est arrêté et va vers la mort, au nom de l’amour de la vérité et de la vérité de l’amour. Tant de prophètes aujourd’hui sont ainsi muselés pour avoir parlé autrement que la foule, à contre-sens des instincts désordonnés. Ils précèdent le Christ, peut-être sans le savoir. Ils annoncent la lumière. Et Dieu vient pour que puisse jaillir cette Vie.
Dieu est venu parmi nous. Jésus a parlé en public, il a annoncé à tous ce qu’il avait à dire. Mais il n’a pas cherché à convertir tout le monde. Il en a choisi certains plus particulièrement pour qu’ils poursuivent sa mission. Dieu vient encore parmi nous si nous voulons bien lui prêter nos cœurs et nos corps. Dieu parle à qui désire autre chose. Certains laissent tout. D’autres continuent leur vie. Jésus a lancé un mouvement, il a mis en mouvement. Les premiers disciples ont changé la direction de leur vie, ils ont marché vers autre chose, vers plus de vie. Serai-je de ceux-là ?

Prière universelle :

PU 3e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus s’installe au carrefour des nations, mais prêche dans les synagogues : se contredirait-il lui-même ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que cette « conversion » ?

Vivre avec Jésus :

Et moi, aujourd’hui, en quoi dois-je changer ma manière de voir le monde et d’agir ?