Archives pour la catégorie Méditer

14e dimanche : Un Prophète au milieu de nous



14e dimanche ordinaire B :
Marc 6, 1-6

Il parcourait les villages d’alentour en enseignant.

Jésus est rejeté par les gens de son pays, de son village. Ils l’ont connu petit, adolescent, jeune homme. Ils l’ont connu charpentier, si discret, si normal, si comme tout le monde. Il faisait partie du paysage. Mais voilà qu’il prêche, voilà qu’il fait des miracles, voilà qu’il devient renommé. Ils sont choqués et ne croient pas.
Jésus connaissait le sort habituel du prophète parmi les siens. Mais il a certainement été blessé de constater à son égard, de vivre en sa personne le rejet du message de Dieu à cause de la simplicité de son humanité. Alors il va continuer de prêcher, mais aux périphéries cette fois-ci.
Peut-être cette situation n’est-elle pas si loin de ce qui s’est passé dans notre pays naguère chrétien. On s’était habitué à un Jésus qui faisait partie du paysage culturel. Et puis on n’a pas accepté sa Parole prophétique plus moderne que la modernité. On a rejeté, et on rejette encore son Corps, l’Église à cause d’un enseignement en décalage. Nous en souffrons, nous ne comprenons pas.
N’est-il pas temps pour nous d’aller, comme Jésus, prêcher aux périphéries ? Alors ils sauront qu’il y a un Prophète au milieu d’eux…

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« Prophète » : que nous dit la première lecture de ce personnage ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus peut-il être dit « prophète » ?

Vivre avec Jésus :

Chaque chrétien est aussi « prophète » depuis son baptême : comment est-ce que je vis ce don et cette mission de Dieu ?

13e dimanche : Sollicitude du Prince de la Vie



13e dimanche ordinaire B :
Marc 5, 21-43

Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Ce dimanche, le Sauveur, dans sa sollicitude pour notre fragilité, s’approche des sources de la vie. Avec délicatesse, et à la fois autorité, il rend la vie à une femme et à une jeune fille, elles qui ont reçu don et mission spéciale pour porter et garder la vie.
Jésus se penche donc sur la féminité. Il redonne une place dans la communauté humaine à la femme qui en était écartée par sa maladie. Il permet à la jeune fille, à peine arrivée à la puberté, de recevoir la sienne. Il vient se situer en une réalité qui nous touche tous au cœur de notre être humain : la maternité.
Jésus, qui a voulu naître d’une femme sans le concours d’un homme, se montre ici comme un Époux donnant la vie, transmettant Sa Vie. Il guérit son Épouse, il la sauve de la mort, il la rend à la communion possible avec lui. Cette Épouse, c’est un peu chacun de nous, car c’est l’Église, appelée à porter et mettre au monde de Dieu chacun des hommes.
Nous laisserons-nous sauver ?
Permettrons-nous qu Christ de nous rétablir dans notre dignité ?
Nous lèverons-nous pour l’adorer et transmettre sa Vie au monde ?

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les ressemblances et les différences entre les deux récits ?

Comprendre sa foi :

Quel visage du Christ se révèle dans ces miracles ?

Vivre avec Jésus :

De quoi est-ce que je désire être sauvé pour me mettre au service de Jésus ?

12e dimanche : Dans la tempête



12e dimanche ordinaire :
Marc 4, 35-41

Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière.

Passage d’évangile terrible et fascinant à la fois. Étrange aussi : Jésus dort. Pour peu que l’on se laisse prendre par les émotions que l’on porte en soi, chacun peut y retrouver certaines situations vécues. Avec cette même impression d’un sommeil de Dieu.
N’est-ce pas un peu la situation actuelle de notre Église de France ? Nous sommes ballotés par les remous d’une société instable, sans repères, tapageuse. Des forces, des courants, des déséquilibres, menacent les institutions, ces « barques » qui permettent aux hommes de traverser les flots de cette vie. La barque de Pierre est elle-même bien secouée, elle semble prendre l’eau. Et le Christ dans tout ça ?
Avouons-le : parfois nous avons peur, nous aussi. Nous avons peur de cet horizon bouché. Vieillissement et épuisement des troupes. Manque de vocations. Jeunes qui n’arrivent pas à s’engager.
Demandons-nous assez le don de la Foi et l’audace de l’Espérance ?

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel est le lien entre la première lecture et l’Évangile ?

Comprendre sa foi :

Qu’est-ce que le dialogue entre la première lecture et l’Évangile nous dit du Christ ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je pense à « réveiller » Jésus lorsque je suis en difficulté ?

XIe dimanche : Laisser croître le Règne de Dieu



11e dimanche ordinaire :
Marc 4, 26-34

Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.

Nous pouvons constater cela dans les champs où nous cultivons notre plante. De nuit et de jour, que nous dormions, que nous priions, ou que nous travaillions, elle grandit et produit ses bienfaits. Mais cela ne nous épargne pas l’effort.
Car la vie produit d’elle-même ses fruits, certes, mais non pas toute seule. Il est nécessaire de travailler la terre, de préserver l’équilibre de la biodiversité, d’enlever les mauvaises herbes, de protéger des animaux ou des insectes ravageurs, de soigner les maladies. Toute vie est à garder et à accompagner : ainsi l’a voulu le Créateur.
Il en va de même pour la vie spirituelle. Les maladies et les prédateurs sont aussi le fait de celle-ci. Le dérèglement du péché amène des parasites qui profitent des fruits de la vie spirituelle en les épuisant. Des sortes de « champignons » se développent dans nos cœurs parce que nous nous fermons parfois à l’énergie de la Grâce. Le meilleur moyen de lutte est de permettre à la vraie Vie, le Règne de Dieu, de se fortifier. Ainsi l’œuvre de mort n’a plus d’emprise et que la moisson peut être abondante.
Nourrissons donc la terre de notre cœur, et prenons soin des plantes qui grandissent en nous afin qu’elles donnent leur fruit en abondance pour l’Église et pour le monde !

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus utilise-t-il l’image de la plante qui pousse pour annoncer l’Évangile ?

Comprendre sa foi :

Quelle est la Bonne Nouvelle contenue dans cette image ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je prends soin de la terre de mon cœur afin qu’elle soit fertile ?

Fête Dieu : Don de Vie et vies données



Dimanche du Corps et du Sang du Seigneur (Fête Dieu) :
Matthieu 14, 12-26

Prenez, ceci est mon corps

Ce dimanche, pour la solennité du Corps et du Sang du Seigneur, l’Église nous invite à un flash-back méditatif. Retour sur le Jeudi Saint, donc, à la lumière de la Résurrection. Nous prenons un peu de recul par rapport au drame de ce soir si beau et si terrible. Nous repensons à ce qui s’est passé alors, pour pénétrer ce qui se passe à chacune de nos Eucharisties.
Prendre dans ses mains le Corps du Christ, selon sa demande, et le manger, c’est accepter l’union la plus intime qui soit. C’est adhérer à son projet d’Alliance avec le monde. C’est rendre possible un retour à l’unité des hommes divisés par le mal.
Boire le Sang versé, c’est recevoir la Vie du Christ afin qu’elle coule en nos veines. Nous nous lions à lui et il nous lie entre nous d’un lien de Sang. Nous devenons pour le monde, chacun et tous ensemble, présence réelle du Christ Ressuscité, au-delà de l’ombre de nos péchés.
C’est dans le don de nos vies que nous pouvons recevoir la plénitude de la Vie.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quelles sont les ressemblances et les différences entre l’Évangile et la première lecture ?

Comprendre sa foi :

L’Alliance de l’Ancien Testament et celle du Nouveau sont-elles différentes ?

Vivre avec Jésus :

À la messe, est-ce que je donne mon corps et ma vie à Dieu comme Jésus donne son Corps et sa Vie pour moi et pour tous les hommes ?

Trinité : au cœur du baptême



Dimanche de la Trinité :
Matthieu 28, 16-20

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé.

Nous sommes envoyés manifester au monde le Dieu Trinité. Il ne s’agit pas d’abord d’annoncer une vérité. Moins encore d’expliquer l’inexplicable de ce Dieu qui défie nos logiques mathématiques.
Baptiser au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, c’est mettre les hommes en relation avec le Dieu Amour.
Le Père qui nous a créés est présent à nous en tout ce que nous vivons. Il se réjouit de nos joies et compatit à nos détresses jusqu’à nous donner son Fils.
Le Fils est venu parmi nous, et il reste parmi nous jusqu’à la fin des temps. Il nous permet sans cesse de passer de la mort à la Vie grâce à l’Esprit qu’il nous transmet.
L’Esprit répandu dans nos cœurs vient nous faire vivre de la vie divine. Il nous transforme de l’intérieur pour nous reconduire vers le Père.
Ne cherchons pas à comprendre la Trinité.
Laissons-nous prendre par elle, comme à notre baptême
.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus nous donne une double mission : laquelle ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi chacune des deux parties de cette mission est-elle importante ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je une relation avec chacune des personnes de la Trinité ?

Pentecôte : Rayonner le Christ



Pentecôte :
Jean 15, 26 … 16, 15

Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

Que veulent dire les langues de feu posées sur les Apôtres à la Pentecôte ? Peut-être peut-on penser qu’elles signifient simplement qu’ils sont devenus des personnes rayonnantes d’une lumière qui venait d’au-delà d’eux-mêmes.
Qui se laisse traverser par la lumière de l’Esprit Saint laisse rayonner le Christ dans l’obscurité de ce monde. Ce n’est pas que l’on disparaisse devant Dieu, bien au contraire. En se laissant habiter par la lumière de Dieu, on devient ce pour quoi on est fait, comme un vitrail qui ne parvient à sa plénitude que lorsqu’il se laisse envahir par le soleil. On parvient à la vérité de ce que l’on est, car on se trouve envahi par la Vérité.
Nous qui sommes image de Dieu, nous ne pouvons devenir nous-mêmes qu’en laissant l’Esprit de Lumière, l’Esprit de Vérité, nous pénétrer totalement. Que cette Pentecôte fasse donc de nous des chrétiens rayonnants, des témoins rayonnants du Christ Lumière.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

D’après ce texte, l’Esprit vient-il du Père ou du Fils ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi la réponse à la première question est-elle un peu difficile ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je laisse l’Esprit rayonner par tout mon être ?

Ascension : Parti pour mieux rester



Ascension :
Marc 16, 15-20

Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Le Christ ne monte pas au Ciel pour nous abandonner et être enfin tranquille à la droite du Père. Il part pour mieux rester, pour mieux « travailler », c’est-à-dire accomplir l’Oeuvre du Salut pour tous les hommes de tous les temps. Il envoie les Apôtres en mission parce que c’est par l’intermédiaire de leur parole et de leurs actes qu’il veut désormais agir sur le monde.
Dieu donne ses dons aux chrétiens pour qu’ils soient coopérateurs de sa grâce : immense privilège ! Insurpassable dignité des enfants de Dieu ! Par la plénitude du Don, l’Esprit Saint, l’Esprit du Christ, reçu au Baptême, à la Confirmation, à chaque Eucharistie, nous devenons présence réelle de Dieu au cœur du monde. Par nous qui sommes le Corps du Christ, le Salut doit atteindre chaque cœur.
Allons donc dans le monde entier.
Proclamons la Bonne Nouvelle à toute la Création.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi est-ce important que Jésus aille au Ciel d’après cet évangile ?

Comprendre sa foi :

« assis à la droite de Dieu » : qu’est-ce que cela nous révèle de la personne de Jésus et du sens de l’Ascention ?

Vivre avec Jésus :

Comment est-ce que je proclame la Bonne Nouvelle dans ma vie?

6e dimanche de Pâques : Aimez-vous !



6e dimanche de Pâques :
Jean 15, 9-17

Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Le commandement du Christ est un cri. Il est le cri du Dieu qui veut le bonheur de l’homme. Dieu nous supplie de faire en sorte d’être heureux, car il nous a créés pour cela. Nous savons tous que l’amour est la source du bonheur : pourquoi alors avons-nous tant de peine à nous aimer les uns les autres ? Pourtant Dieu ne peut pas faire notre bonheur sans notre volonté d’aimer, car il ne veut pas violer notre liberté.
Dieu nous veut libres. Si le Christ donne ainsi un commandement pour que nous lui obéissions, ce n’est donc pas pour faire de nous des serviteurs, mais des amis. L’amour fait de nous les amis de Dieu. Il nous fait ressembler à Dieu, car il nous rend libre de donner notre vie pour rendre les autres heureux. Nous avons été créés pour cela, et nous ne parvenons à notre plénitude qu’en aimant.
Par la Résurrection, le Christ nous unit à lui. Le Ressuscité veut venir accomplir en nous ce commandement de nous aimer comme il nous a aimé. Il nous a choisi pour cela. Et il veut nous donner son Esprit d’amour.
Alors ouvrons nos cœurs : choisissons de tout faire pour aimer !

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Que veut dire « demeurez dans mon amour » ? On peut le comprendre de différentes manières…

Comprendre sa foi :

Pourquoi l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont-ils inséparables  ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais ce que je peux pour accueillir l’amitié de Jésus ?

5e dimanche de Pâques : Porter le fruit du Ressuscité



5e dimanche de Pâques :
Jean 15, 1-8

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus continue à nous expliquer ce qu’est sa résurrection : non seulement il est présent au milieu de nous, mais il veut nous unir à lui.
Elle est belle cette image de la vigne. Une même sève, une même énergie vitale coule dans le corps spirituel du Ressuscité et dans tout homme uni à lui par la foi. Le Christ veut porter son fruit par nous, un fruit qui nous dépasse infiniment, et qui pourtant nous accomplit.
La relation au Christ rend plus humain, et plus fécond. Elle nous fait porter un fruit qui demeure, une fécondité éternelle, unique à la relation personnelle que nous entretenons avec notre Dieu.
Pourquoi avons-nous tant de mal, parfois, à nous laisser séduire ? Pourquoi nous fermons-nous à la tendresse de Dieu ? Pourquoi avons-nous peur qu’il nous vole notre vie, qu’il viole notre liberté ?
Aimer est un risque. Mais avec Dieu, tout le risque est de son côté. Ne nous privons donc pas de la plénitude de Vie, ni le Père de sa gloire.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel est le mot le plus utilisé dans le texte de cet Évangile ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi ce mot est-il si important pour Saint Jean et pour notre foi ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire porter en moi la Vie de Dieu pour l’offrir aux autres ?