Archives pour la catégorie Méditer

5e dimanche de Pâques : Porter le fruit du Ressuscité



5e dimanche de Pâques :
Jean 15, 1-8

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus continue à nous expliquer ce qu’est sa résurrection : non seulement il est présent au milieu de nous, mais il veut nous unir à lui.
Elle est belle cette image de la vigne. Une même sève, une même énergie vitale coule dans le corps spirituel du Ressuscité et dans tout homme uni à lui par la foi. Le Christ veut porter son fruit par nous, un fruit qui nous dépasse infiniment, et qui pourtant nous accomplit.
La relation au Christ rend plus humain, et plus fécond. Elle nous fait porter un fruit qui demeure, une fécondité éternelle, unique à la relation personnelle que nous entretenons avec notre Dieu.
Pourquoi avons-nous tant de mal, parfois, à nous laisser séduire ? Pourquoi nous fermons-nous à la tendresse de Dieu ? Pourquoi avons-nous peur qu’il nous vole notre vie, qu’il viole notre liberté ?
Aimer est un risque. Mais avec Dieu, tout le risque est de son côté. Ne nous privons donc pas de la plénitude de Vie, ni le Père de sa gloire.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel est le mot le plus utilisé dans le texte de cet Évangile ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi ce mot est-il si important pour Saint Jean et pour notre foi ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire porter en moi la Vie de Dieu pour l’offrir aux autres ?

4e dimanche de Pâques : Être brebis du Bon Pasteur



4e dimanche de Pâques :
Jean 10, 11-18

Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

Quelle étroite relation entre le pasteur et les brebis ! Est-il vraiment possible qu’elle soit aussi étroite qu’entre le Père et le Fils ? Ou bien serais-ce là seulement une manière de parler de Jésus qu’il ne faudrait pas prendre à la lettre ?
Non, Jésus ne parle pas en vain. Jésus n’exagère pas, car il est la Vérité. C’est bien la plus intime communion de vie qu’il nous propose. Le Fils de Dieu est venu pour que nous puissions partager avec lui son cœur à cœur avec Dieu le Père.
Comment cela se peut-il, puisque nous sommes simplement humains ? La vie que Jésus nous donne sur la croix, la vie que ce bon pasteur donne pour ses brebis, c’est une vie divine. La vie que nous recevons par la foi, cette vie que nous recevons par le baptême et l’Eucharistie, c’est la vie même de Dieu. Le Christ ressuscité vient vivre en nous.
Laisserons-nous Dieu vivre en nous, nous prendre en lui ? Laisserons-nous le Christ ressuscité conduire vers l’unité toutes ses brebis ? Laisserons-nous l’Esprit Saint pénétrer au plus profond de notre être et nous introduire dans un cœur à cœur avec le Père ?

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« j’ai le pouvoir de reprendre ma vie » : que veut donc dire Jésus ?

Comprendre sa foi :

Que nous enseigne ce texte sur la résurrection de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je désire rencontrer de plus en plus Jésus ressuscité, lui qui vit en moi ?

3e dimanche de Pâques : La présence du Ressuscité



3e dimanche de Pâques :
Luc 24, 35-48

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux

Ces récits des visites de Jésus aux disciples après sa résurrection comportent beaucoup de choses étonnantes. Jésus semble se trouver tout à coup présent, sans que les personnes y prennent garde. Puis quand ils s’en rendent compte, soit il envoie en mission comme avec les femmes, soit il disparait comme à Emmaüs, soit se succèdent frayeur et joie et il demande à manger comme ce dimanche, soit il repart vers le Père comme à l’Ascension.
Le plus étonnant est peut-être l’extrême sobriété des Évangélistes. Nous aurions aimé avoir beaucoup plus de détails sur ce moment capital. Il faut croire qu’ils nous ont livré le plus important pour que nous puissions nous aussi reconnaitre le Ressuscité dans nos vies, et témoigner comme ils l’ont fait.
Jésus lui-même nous enseigne les moyens de reconnaitre sa présence : le rassemblement des disciples, la fraction du pain, la chair blessée livrée entre nos mains, la mémoire de ses paroles, la méditation de l’Écriture Sainte, l’envoi en mission au service de tous les hommes. Tout cela est rassemblé pour nous dans l’Eucharistie.
A nous de nous ouvrir à sa présence aujourd’hui. A nous d’en être les témoins.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus aide-t-il ses disciples à le reconnaitre ?

Comprendre sa foi :

Durant la messe, quels sont les signes de la présence de Jésus ressuscité ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais attention à Jésus qui est présent dans ma vie ?

2e dimanche de Pâques : Les plaies du Ressuscité



2e dimanche de Pâques :
Jean 20, 26-29

Il leur montra ses mains et son côté

Infiniment doux dans sa passion, le Christ l’est aussi dans la manifestation de sa résurrection. Il ne fracasse pas les portes verrouillées, il n’accuse personne, il ne vient pas dans la puissance, il ne cherche pas à « en mettre plein la vue ». Il se tient là, tout simplement. Sa présence rayonne la paix et la joie. Il montre ses plaies, marques de sa douceur, de la souffrance assumée, surpassée, transfigurée.
Le Ressuscité respecte nos peurs, il respecte nos incrédulités, il se manifeste à chacun dans sa faiblesse et laisse le temps de venir à la foi. À nous de faire de même dans notre évangélisation, puisque nous sommes envoyés comme il est envoyé. Ce n’est pas avec fracas que l’on annonce l’Évangile, mais en montrant que la Vie de Dieu est plus forte que nos limites humaines, que son Amour est vainqueur de nos blessures.
Nous sommes des pécheurs pardonnés. Nous avons reçu la force de l’Esprit Saint pour faire à notre tour miséricorde à tous les hommes. Par la bonté de notre amour, ils reconnaitront que le Christ est aussi leur Seigneur et leur Dieu.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Que nous enseigne l’absence de Thomas à la première rencontre ?

Comprendre sa foi :

La foi : est-ce un savoir ou une rencontre ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je fais ce qu’il faut pour rencontrer Jésus présent dans ma vie, et croire comme St Thomas ?

Pâques : Histoire d’un parfum répandu par des femmes



Pâques :
Marc 16, 1-8

Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : « Il vous précède en Galilée. »

St Marc fait commencer le récit de la Passion avec une histoire de parfum répandu par une femme : nous l’avons entendu le jour des Rameaux. Cette femme, qui peut être toute femme, en avait reçu un incomparable éloge de la part de Jésus. Le même évangéliste fait aussi commencer le récit de la Résurrection par une histoire de parfum. Mais dans cette magnifique scène, les femmes n’ont pas à ouvrir leur flacon, car le signe prophétique a été accompli.
En effet, le vrai flacon qui retenait le parfum, le tombeau qui retenait la Vie, est déjà ouvert. La mort est brisée et le vrai parfum est déjà répandu. Le cœur de ces femmes en a la toute première annonce. C’est sans doute parce qu’un cœur de femme est plus rapide à percevoir la vie, à percevoir l’amour. Il leur est confié mission d’aller répandre le parfum de la Bonne Nouvelle. Il leur est demandé d’éduquer les disciples, à commencer par Pierre, à percevoir eux aussi la trace de ce nard mystique répandu dans le monde. C’est sans doute parce que le cœur de la femme est plus apte à transmettre la vie et l’amour, à le porter jusqu’à l’intime des cœurs.
Qu’il en soit ainsi encore aujourd’hui : qu’une armée de myrrhophores se lève, qu’elles se consacrent toute entières à porter le parfum de l’Évangile jusqu’aux périphéries de notre monde.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« le premier jour » : où trouve-t-on le « premier jour » dans la Bible ? Pourquoi cette coïncidence ?

Comprendre sa foi :

« il est ressuscité » : au fond, qu’est-ce que cela veut dire pour nous, aujourd’hui ? En quoi cette nouvelle peut-elle changer la vie ?

Vivre avec Jésus :

« allez dire à ses disciples » : cet appel est-il seulement celui de ces femmes ?

Semaine Sainte : La douceur du Fils de Dieu



Dimanche des Rameaux et de la Passion :
Passion de Jésus-Christ selon St Marc

« Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »

C’est un centurion romain qui a lâché le mot. Jésus venait d’expirer sur la croix. C’était après plusieurs heures d’extrême violence, qui ont dû être éprouvantes pour beaucoup des spectateurs. Car quoi de plus violent que la condamnation d’un innocent à une mort horrible ? Peut-être ce centurion en avait-il lui-même souffert.
Jésus n’a répondu que par la douceur. Ne serais-ce pas cette douceur qui aurait arraché une profession de foi aux lèvres et au cœur de cet homme qui se trouvait là par devoir ? Il faisait face à Jésus. Il faisait face au crucifié, un homme défiguré, qui n’avait plus d’apparence humaine. Mais la violence des hommes n’avait pu effacer le rayonnement de sa divinité, ni celui de son amour passionné pour les hommes.
Qui voudra bien découvrir, durant cette semaine sainte, combien cet amour est passionnant ? Qui voudra bien se laisser saisir, comme le centurion, par la douceur de Dieu ? Qui voudra bien rayonner de cette douceur dans notre monde si plein de violence injuste ?

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi cette exclamation du centurion est-elle le dernier mot prononcé dans le récit de la Passion selon St Marc ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi le récit de la Passion est-il si développé dans chacun des Évangiles ? Pourquoi n’avoir pas donné plus de place à l’enseignement de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Ne suis-je pas trop habitué à ce récit de la mort de Jésus ?

5e dimanche de Carême : Derrière la Croix, la lumière



5e dimanche de carême :
Jean 12, 20-23

Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes

Ce dimanche, Jésus est bouleversé à l’approche de sa Passion et de sa mort. Il sait que son heure est arrivée, que la souffrance l’attend. Il sait qu’il doit passer par le grand non-sens de la condition humaine : la destruction du corps. Lui, le Fils de l’Homme, a connu ce tremblement de tout son être face à ce scandale. Tout Dieu qu’il était, il a connu ces ténèbres où nous vivons.
Pourtant il a choisi d’obéir au Père jusqu’au bout, et d’affronter ces ténèbres. Il a choisi de croire qu’il ne serait pas abandonné à la mort. Il a choisi d’aimer pour montrer que la vie est plus forte que la mort et la haine. Il a choisi de manifester la gloire de Dieu en passant par la porte paradoxale de la Croix.
Il a été élevé sur la croix. Il a été exalté dans la gloire de Dieu. Il règne à jamais et attire à lui les hommes. Que celui qui désire le servir et le suive offre sa vie pour Dieu et pour le monde. Il deviendra lumière et attirera à Dieu ceux qui l’entourent.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

L’image du grain de blé tombé en terre est très riche : en quoi dit-elle bien ce que vit Jésus ?

Comprendre sa foi :

Jésus a-t-il vraiment eu peur de souffrir sa passion, puisqu’il était Dieu ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je vraiment le désir de suivre le Christ et de donner ma vie ?

4e dimanche de Carême : venir à la Lumière



4e dimanche de carême :
Jean 3, 14-21

Celui qui fait la vérité vient à la lumière

Ce dimanche, il nous est donné de contempler la lumière de la miséricorde de Dieu. Qu’il est sombre, pourtant, le signe du Fils de l’Homme élevé sur la croix, du Fils unique de Dieu allant jusqu’au bout de l’amour en mourant pour la vérité ! C’est cependant bien vers lui que nous sommes invités à tourner nos regards pour notre guérison, comme les Hébreux vers le serpent, dans le désert.
Jésus en Croix nous illumine, car il nous manifeste la vérité. C’est la vérité de l’état de l’homme pécheur. C’est la vérité de l’obéissance au Père, du don d’amour total. Jésus prend sur lui notre misère et nous montre le chemin qu’il ouvre lui-même à travers la mort. Le suivrons-nous sur ce chemin de vérité ? Imiterons-nous celui qui est la Vérité ?
C’est notre vocation de baptisés. L’illumination de notre baptême nous a sauvé des ténèbres du péché, c’est-à-dire du non-sens, de la séparation de Dieu et des autres, du désordre de notre intériorité, de la mort de notre corps. En regardant Jésus sur la croix, affrontant victorieusement la mort, nous pouvons redécouvrir la vérité de l’amour de Dieu pour nous, et retrouver la lumière sur le chemin de l’amour.
Qu’il en soit ainsi pour nous un peu plus chacun des jours de ce Carême.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quel passage de l’Ancien Testament Jésus rappelle-t-il ? Pourquoi est-ce éclairant ?

Comprendre sa foi :

Chercher LA Vérité, est-ce seulement réfléchir aux vérités de la foi ?

Vivre avec Jésus :

Où en suis-je dans ma foi au Christ, dans ma réponse à la vocation chrétienne ?

3e dimanche de Carême : Détruisez ce sanctuaire…



3e dimanche de carême :
Jean 2, 13-25

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »… Mais lui parlait du sanctuaire de son corps

Mystérieuse affirmation de Jésus. C’est un défi violent qu’il lance aux juifs. Après avoir bousculé certaines de leurs certitudes par son enseignement et ses gestes, après avoir renversé un aspect superficiel et mercantile de leur religion à travers les vendeurs du Temple et les changeurs, il va plus loin dans la provocation. Et c’est une provocation choquante.
Comme au temps de Jésus, on demande encore aujourd’hui des signes à l’Église, au Corps du Christ, pour justifier son message. Oserions-nous lancer le même défi que Jésus ? Oserions-nous mettre le monde au défi de détruire l’Église pour que soit manifestée la victoire de Dieu sur le mal, la victoire de la Vérité et de la Vie sur le mensonge et la mort ?
Ce mystère de mort et de résurrection est pourtant perpétué tout au long des siècles. Il reste signe encore aujourd’hui partout où les chrétiens sont persécutés. C’est notre vocation chrétienne.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Les disciples comprennent la scène en se rappelant quelque chose (deux fois) : qu’est-ce qui les aide à comprendre ?

Comprendre sa foi :

En parlant du corps de Jésus, du « Corps du Christ », on peut parler de différentes choses qui se réfèrent toutes à Jésus : lesquelles ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je respecte la Présence de Dieu dans le sanctuaire de mon corps, lui qui est uni au Corps du Christ par le baptême et l’Eucharistie ?

2e dimanche de Carême : Consolation sur la route



2e dimanche de carême :
Marc 9, 2-10

Rabbi, il est bon que nous soyons ici !

C’est le cri qui jaillit spontanément du cœur de Pierre devant la gloire du Transfiguré. Tout est baigné de consolation. Le Père console son Fils sur la route de sa Pâque. Et cette consolation se répand sur ceux qui bientôt le verront défiguré.
Mais l’humaine faiblesse des apôtres les fait aussi trembler devant cette manifestation inattendue et fugitive de la gloire de Dieu. Qui donc est ce Rabbi aimé transfiguré par sa lumière intérieure ? Qui est-il, entre Moïse, le témoin de la Loi, et Élie, le prince des prophètes ?
Sur notre route aussi, le Seigneur se manifeste et nous console par les Écritures. Tout à coup elles prennent feu et commencent à rayonner le Christ. Illuminés, nous nous retrouvons balbutiants, et peut-être tremblants. Oserons-nous croire ? L’exigence de la foi est à la mesure du don de la grâce.
Pierre, Jacques, Jean, chacun de nous : ceux qui l’ont vu transfiguré, au-delà de l’apparence humaine, le verront défiguré, en-deçà de l’apparence humaine. Une seule foi, pourtant, accueille le Fils bien-aimé en tous ses visages. C’est le même avec qui il est si bon de se trouver, et le même qui trouble dans l’apparence de ce frère blessé. Il nous comble de ses dons, et nous confonds par son humilité, caché au plus profond de notre humanité.
Laissez-vous consoler par les Écritures. Elles vous indiqueront le Bien-aimé. Alors vous contemplerez le Transfiguré.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Que représentent Moïse et Élie ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi cet épisode de la Transfiguration est-il lu durant le Carême ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je cherche à mieux connaître Jésus lorsque je lis l’Ancien Testament ?