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Un retable pour St Bernard Tolomei et ses compagnons



Honneur à Saint Bernard Tolomei et ses compagnons !

Au mois d’avril dernier, une nouvelle œuvre d’art a été installée dans notre église-sanctuaire de Maylis. Il s’agit d’un retable en l’honneur de St Bernard Tolomei et de ses deux compagnons, Patrizio Patrizi et Ambroggio Piccolomini, fondateurs des bénédictins olivétains. Nous désirons ainsi honorer nos origines monastiques, et faire connaître et aimer la figure simple et attachante de notre fondateur.

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Bernardo Tolomei, notre frère et père



Bernardo Tolomei :
Un frère au-delà de l’histoire

Le texte ci-dessous est le « script » du montage audiovisuel sur Saint Bernard Tolomei réalisé à l’occasion de sa canonisation (29 avril 2009). Il a été conçu comme un complément de la biographie officielle écrite par frère Bernard Buchoud, moine du Mesnil-Saint-Loup, dont nous vous recommandons vivement la lecture (disponible à l’abbaye). Nous avons souhaité travailler le contexte historique qui éclaire bien des aspects de la vie de notre saint, ce qui nous le rend plus proche, frère au delà de l’histoire…
Évidement ce texte n’a pas la richesse du montage lui-même : demandez à le voir lors de votre passage à l’abbaye !
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20e semaine : Chair donnée, Vie transmise



20e dimanche ordinaire B :
Jean 6, 51-58

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

Prenons-nous parfois le temps de méditer vraiment sur ce qui se passe à l’Eucharistie ? Jamais assez. Elle risque toujours de devenir une chose normale pour le chrétien. Et pourtant : peut-on vraiment s’habituer à manger la chair du Christ et à boire son sang ? Peut-on s’habituer à penser que Dieu vient demeurer en nous et nous en Dieu ?
Mystérieux et ineffable échange : l’infiniment grand se donne à manger au tout petit, le Créateur à sa créature. Celui qui consomme prend vie de celui qui est consommé. Le mortel est invité à donner son peu d’existence au Vivant, non pour un engloutissement, mais pour une divinisation.
En recevant la chair du Christ dans le Sacrement, nous devenons chair du Christ dans l’Église. De même que le Christ a été envoyé par le Père dans notre chair, de même le chrétien devient chair du Ressuscité, envoyé pour le monde pour transmettre la Vie de Dieu. De même que Jésus offre la vraie nourriture qu’il est lui-même, de même la Vie nous pousse à donner notre vie les uns pour les autres. Nous pouvons nous aussi offrir notre chair dans le travail de nos mains et la sueur de nos fronts. Ainsi notre vie peut devenir Eucharistie.

Prière universelle :

PU 20e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Comment Jésus explique-t-il son expression « pain vivant » ?

Comprendre sa foi :

Que veut dire « vivre par le Christ » ?

Vivre avec Jésus :

En quoi ce passage d’Évangile me fait-il mieux comprendre l’Eucharistie ? Me permet-il de mieux la vivre ?

À découvrir : vie-monastique.com



logo vie-monastique

vie-monastique.com : un site créé pour inviter les jeunes à découvrir la vie monastique

Qui sommes nous ?

Nous sommes une trentaine de communautés de moines et moniales rassemblés pour présenter la vie monastique sous diverses formes, à l’intention des jeunes.

Nous proposons :

 des possibilités de retraites et visites dans nos communautés

 des réponses aux questions

 des témoignages de jeunes venus dans nos retraites

 des présentations de nos communautés

 des témoignages de frères et de sœurs, jeunes et vieux

 des réflexions spirituelles

Venir dans un monastère ?

pictogramme calendrierTu trouveras sur le site des propositions de retraites ou de stages que nous organisons dans nos monastères tout au long de l’année. Le meilleur moyen de découvrir les moines et les moniales est de venir les rencontrer chez eux. Ils ouvrent leurs portes aux jeunes : profitez-en ! Venez expérimenter !
Les propositions sont diverses :

  • des retraites organisées avec des enseignement,
  • des temps de discernement
  • la possibilité de venir quelques jours juste pour voir
  • des services aux étudiants pour leurs révisions d’examens
  • participer à la vie de la communauté et au travail
  • des sessions avec un thème particulier qui touche la vie monastique, ou tout simplement un grand thème de la foi chrétienne

Bref, il y a le choix ! Ces propositions vont d’un jour à une semaine environ. Tu trouveras pour chaque communauté la manière dont tu pourras venir, et une possibilité d’entrer en contact.

As-tu des questions ?

pictogramme questionsBeaucoup de questions sur la vie monastique sont abordées. En parcourant les pages du site, on peut donc trouver des réponses concernant cette forme de vie inhabituelle, mais au fond très simple. On peut bien sûr aussi envoyer un message pour poser une question à telle ou telle communauté !

Qui aime les témoignages ?

pictogramme témoignages

Des jeunes témoignent…

Des jeunes passés dans les retraites que nous proposons témoignent de ce qu’ils y ont vécu. Ainsi chacun peut se faire une idée pour préparer sa halte spirituelle !

Les moines témoignent aussi !
Des jeunes, des vieux, des moyens : en texte ou en vidéos, on peut déjà rencontrer quelques frères ou sœurs de ces communautés !

Quelles sont les différentes familles ?

pictogramme monastèresDiverses familles sont représentées :

  • des frères et des sœurs bénédictins
  • … ou cisterciens,
  • et des sœurs carmélites,
  • et aussi des clarisses
  • et les sœurs de l’Annonciade.

De loin, ça paraît compliqué… mais ce sont beaucoup de couleurs à découvrir ! Une grande diversité dans laquelle chacun peut trouver une famille qui lui convient.

Sur une carte, tu verras au premier coup d’œil que tu as l’embarras du choix pour visiter une communauté : la France en est couverte !

Chaque communauté a quelques pages de présentation lui qui sont propres : Présentation, Témoignages, Questions/Réponses, Info pratiques et Contact et autres encore… Cela permet de sentir un peu l’ambiance de la famille !

Aimes-tu réfléchir et méditer ?

pictogramme dossiersCertains dossiers à thème te donneront du grain à moudre, avec des textes écrits par les frères et sœurs.

Y a-t-il des vidéos ?

pictogramme vidéosBien sûr ! Va les regarder ! Et puis aussi d’autres documents multimédia.

 

Prendre contact

pictogramme contactsIl est bien sûr possible de prendre contact avec les communautés : le site est fait pour ça !
Et puis aussi on peut nous suivre sur les Réseaux sociaux.

Bonne visite !

logo vie-monastique

RCF à Maylis, les moines à la radio



croix sur lever de soleil

Les moines à la radio, grâce à RCF

Equipe RCF devant la voitureDurant les derniers jours de la Semaine Sainte, la Radio Chrétienne Francophone est venue nous visiter, et nous a invités sur ses ondes (demandez le programme !). Le chant de notre office a été retransmis à partir des Laudes du Jeudi Saint, et jusqu’à la messe du Dimanche de Pâques. Vous pourrez le retrouver sur la page de notre site Écouter un office.

B. Soltner et Véronique Alzieux déposent les intentions de prière au pied de la croix
Intentions de prière déposées au pied de la Croix

Des milliers de personnes à travers la France ont ainsi pu prier avec nous et suivre tout ou partie de notre prière en ces jours denses.

moine priant à genoux
Au travail !

RCF proposait d’envoyer des intentions de prière par leur site internet. Des centaines nous sont arrivées, qui nous procurent du travail d’intercession pour toute l’année !

Mais ce n’est pas tout…

Tant qu’ils étaient là, et qu’ils avaient les moines sous la main, les membres de l’équipe de RCF (toujours le sourire aux lèvres, que c’est agréable !) en ont profité pour nous interroger sur notre vie monastique. Ainsi, beaucoup d’entre nous sommes passés à l’antenne, interrogés avec grande liberté et beaucoup de délicatesse par Béatrice Soltner et Véronique Alzieux. Nous avons pu ouvrir notre cœur en toute confiance et offrir quelques aperçus sur ce qui nous fait vivre.
Ce regard sur la vie aura peut-être été nouveau pour beaucoup. Qu’il puisse apporter un peu de joie pour la partager avec l’entourage !

Les sujets abordés ont été d’ordres divers :

  • des introductions à ce que nous vivions en ces jours
  • des aperçus sur différents aspects de notre vie
  • des témoignages de personnes fréquentant notre communauté.

Vous pourrez tout retrouver en écoutant ci-dessous ces interventions assez brèves (les plus longues durent 12 minutes).

Tout cela donne une sorte de présentation audio de notre communauté de Maylis. Car au-delà du contenu de ces interviews, ce sont aussi les personnalités des frères qui se sont exprimées et ont été ressenties à l’antenne. Ainsi, les auditeurs ont pu goûter à la diversité d’une communauté monastique, et peut-être apprécier la palette très colorée de nos différents styles. Comme chacun sait, il faut beaucoup de couleurs pour peindre un beau tableau !

Écouter les interviews

Voici donc, rien que pour vous, une possibilité d’écouter ou de réécouter ces témoignages !

Introductions aux Jours Saints

Jeudi Saint, avec fr Cyril :

Vivre le Vendredi Saint, avec fr Cyril :

Samedi Saint, avec fr Vianney :

Dimanche de Pâques, avec fr Cyril :

Aperçus sur notre vie monastique

Fr Colomban, le moine au travail :

Fr Vincent, le moine, homme rythmé :

Fr Raphaël, la joie de servir :

Fr Vianney, la prière du moine, facile ?

Fr Joseph, le souffle de l’agro-écologie :

Fr Antoine, au cœur de la fraternité communautaire :

Fr Oliveto, coupé du monde ?

Fr Benoit, proposer l’accueil spirituel :

Fr Antoine, les moines et les personnes de la rue :

Fr Benoît, dans le combat spirituel :

Fr Patrick, le moine face à la mort :

P. Abbé, le secret du pardon :

Fr Cyril, maître de chant et de liturgie :

Fr Théophane, dans la nuit… :

P. abbé, l’autorité :

Fr Jean de la Croix, un silence habité :

Fr. Vincent, indissociablement moine et peintre :

Fr Joseph, La joie de Pâques:

Témoignages de nos hôtes

Être laïc et venir à l’abbaye, avec Élisabeth et Thierry :

Les voisins agriculteurs de l’abbaye, avec Pierre et fr Joseph :

La communauté Ecclesiola, avec Pascal et Paul :

Merci à tous !

Equipe RCF à Maylis
Merci à l’équipe !

Confession d’un jeune moine



Confession d’un jeune moine

Oliveto Gérardin, Bayard 2017.

« À la première aube du XXIe siècle, qui était aussi l’aube de ma vie adulte, je suis devenu moine. »
Par ces mots, frère Oliveto débute un témoignage spirituel qui conduit le lecteur au cœur de la vie monastique. L’auteur propose une visite originale qui part des aspects les plus extérieurs du monastère (église, réfectoire, salle capitulaire) avant d’explorer les lieux les plus intimes de la vie du moine dans sa relation avec Dieu. Cette confession interroge l’homme d’aujourd’hui sur sa propre expérience humaine et spirituelle, le met face à lui-même et l’invite à contempler, avec un regard neuf, le monde dans lequel il vit.

(4e de couverture)

Pour la rentrée littéraire 2017, le frère Oliveto, moine de l’abbaye de Maylis, publie Confession d’un jeune moine avec les éditions Bayard. Il vous propose ici une courte présentation de ce texte, en espérant que vous désirerez aller plus loin… Poursuivre la lecture

La Croix du Christ : Remède, exemple et mystère



Gautier de St Victor, Sermon III sur les trois raisons de se glorifier dans la Croix

(traduit par frère Thibaud)

Il y a trois raisons pour lesquelles nous devons nous glorifier dans la croix : elle est un remède, un exemple et un mystère.

La croix : un remède

Nous appelons remède le mérite de la Passion et le la mort même du Christ. En effet, le Christ lui-même, exempt de tout péché, seul libre parmi les morts, n’a nullement été débiteur de la mort, mais cependant, « à cause de l’immense amour dont il nous a aimés » (Eph 2,4)  en obéissant au Père, il a souffert pour nous, débiteurs de la mort, une mort qu’il ne méritait pas. Et il a beaucoup mérité et nous a fait don de son mérite, de sorte que nous arrive par lui ce mérite qui lui aurait servi aussi s’il en avait eu besoin.

Ce mérite est si grand qu’il suffit au salut de tous. La grandeur du mérite vient de la grandeur de l’amour, comme on le pense communément. Ainsi, puisque l’amour du Christ est immense, le mérite de sa mort aussi est immense. Si tous les saints, tous ceux qui n’ont vécu depuis le commencement du monde et ceux qui viendront jusqu’à la fin du monde, avaient été libres de tout péché et étaient morts pour la justice, la mort de tous n’aurait pas cependant autant mérité que la seule mort du Sauveur qui n’a eu lieu qu’une seule fois. Je vais dire encore davantage. Si tous les anges, les Dominations, les Trônes, les Chérubins et les Séraphins s’étaient incarnés, étaient devenus mortels et étaient morts pour la vérité, la justice et la piété, leur mérite à eux tous ne pourrait pas être égalé au mérite du Christ ; d’où il suit que, non seulement un mérite aussi grand suffit à la rédemption du monde entier, mais encore, si l’univers était illimité et si tous croyaient dans le christ, un tel mérite suffirait à tous pour le salut.

Paul, en contemplant ce trésor incomparable de notre salut, déclare : « Loin de moi la pensée de me glorifier, sinon dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Ga 6,14), c’est-à-dire : loin de moi la pensée de me juger digne d’autre chose que de gloire et de salut, sinon dans la puissance, la force et le mérite de la Passion. Car dans ce remède se trouve notre unique espérance, puisqu’il « n’y a pas d’autre nom sous le ciel qui doive nous sauver » (Ac 4,12). Ce remède suffit aux tout-petits et à ceux qui n’ont pas le temps de travailler à leur salut.

La croix : un exemple

Mais pour ceux qui peuvent travailler à leur salut, en plus du remède on exige qu’ils suivent l’exemple, « puisque le Christ a souffert pour nous » afin « que nous marchions sur ses traces » (1 P 2,21). D’où la parole de l’Apôtre : « Frères, nous vous exhortons à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu » (2 Co 6,1). Il appelle « grâce » ce remède de la mort du Christ. Celui qui ne veut pas travailler à son salut alors qu’il le peut, « reçoit la grâce en vain ». Donc « se glorifier dans la croix » à cause de l’exemple, c’est l’imiter lui-même avec joie, comme l’Apôtre qui se glorifie « dans les tribulations » ; et aussi, les apôtres « sortaient joyeux du Sanhédrin, parce qu’ils avaient été jugés dignes de supporter des injures pour le nom de Jésus » (Ac 5,41).

Il faut imiter l’exemple de la Passion non seulement pour conserver le remède, mais encore pour accroître l’éclat de la couronne. « Car chacun recevra son propre salaire en fonction de son travail, et l’homme récoltera ce qu’il aura semé » (cf. Ga 6,8). Donc, que chacun examine bien quelle semence il jette en terre, car « celui qui sème dans la chair récoltera, de la chair, la corruption », mais « celui qui sème dans l’Esprit récoltera, de l’Esprit, l’incorruptibilité » (id.), et « celui qui sème chichement récoltera aussi chichement, celui qui sème abondamment récoltera aussi abondamment » (2 Co 9,6). Loin de toute rivalité, car « quel que soit le travail de chacun, le feu l’éprouvera » (1 Co 3,13).

La croix : un mystère

Nous appelons mystère de la croix le sens mystique (caché) de ce même bois. Car le bois a une forme carrée. Ce carré de la croix désigne un certain carré invisible de la charité dont l’Apôtre dit : « Afin qu’enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints ce qu’est la largeur et la longueur, la hauteur et la profondeur » (Eph 3,17-18). La largeur de la charité s’étend jusqu’aux ennemis, elle est signifiée par la largeur de la croix. La longueur de la charité, c’est que l’on persévère jusqu’à la fin, elle est exprimée par la longueur de la croix. La hauteur de la charité, c’est de tout faire pour Dieu dans l’espérance de la béatitude éternelle. La profondeur de la charité, c’est de ne rien attribuer au mérite de l’homme, mais de tout attribuer à la grâce et à la miséricorde de Dieu dont nous ne pouvons pas comprendre les raisons, les desseins, et les jugements. En effet, cette profondeur est sans fond, de là vient que l’Apôtre, parlant de l’élection de Jacob et du rejet d’Esaü, s’écrie : « Ô profondeur des richesses, de la sagesse et de la science de Dieu, qu ses jugements sont incompréhensibles » (Rm 11, 33).

Ils ne peuvent donc pas comprendre ce carré de la charité, c’est-à-dire en avoir parfaitement connaissance, ceux qui n’auront pas été « enracinés et fondés dans la charité » (Eph 3,17), parce que les ténèbres ne saisissent pas la lumière : « enracinés », par analogie avec l’arbre, « fondés », par analogie avec la maison ; enracinés par l’amour du prochain, fondés par l’amour de Dieu. Par l’amour du prochain on devient un bon arbre, par l’amour de Dieu on devient maison de Dieu, demeure et temple de Dieu. L’amour du prochain apparaît extérieurement dans les actes, l’amour de Dieu est au-dedans, caché dans le cœur.

Voyez quels fruits agréables produit l’arbre de la charité fraternelle. En effet, cet arbre étend ses branches tout à l’entour. La charité fraternelle témoigne aux supérieurs respect et obéissance, aux inférieurs expérience et sollicitude ; ceux qui sont à droite et qui ont fait quelque progrès, elle les félicite, mais à ceux qui sont à gauche, victimes de quelque faute ou tentation, elle leur témoigne de la compassion. Aux uns l’imitation, aux autres l’exhortation. Or, ceux qui voient en eux ce carré ne peuvent se glorifier injustement dans le mystère de la croix comme ceux qui ont une foi saine, qui sont renés dans le Christ et se réjouissent dignement dans le remède de la croix. Mais ceux qui portent dans leur corps les marques de Jésus peuvent se glorifier dans l’exemple de la croix.

La croix : notre salut

Il y a donc trois raisons pour les quelles il faut se glorifier dans la croix : le remède aboutit à la foi, l’exemple à la pratique des œuvres, le mystère à l’amour. Cependant ces trois, la foi, la pratique des œuvres, et l’amour sont exigés comme nécessaires au salut. Au sujet de la foi, Paul affirme : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » (He 11,6) ; au sujet des œuvres, Jacques écrit que sans elles « la foi est morte » (Jc 2,17) ; et au sujet de la charité, l’Apôtre dit : « Si je livre mon corps aux flammes et que cependant je n’aie pas la charité, cela ne me sert à rien » (1 Co 13,3).

Gautier de St Victor Sermon III Sur les trois raisons de se glorifier dans la croix (CCL-CM 30, 250-252). Gautier de St Victor était prieur de l’abbaye de St Victor à Paris au XIIe siècle

L’année bénédictine : une célébration pascale



Dans la Règle de Saint Benoît, Pâques est le point cardinal de l’emploi du temps annuel du moine. Peut-être ne s’en étonnera-t-on pas, puisque cela devrait être aussi le sommet de l’année de tout chrétien. Et pourtant, il sera toujours bon de prendre ou reprendre conscience du profit possible pour la vie spirituelle.
Je vous invite donc à parcourir quelques passages de la Règle avec cet éclairage afin d’illuminer nos vies par la lumière nouvelle du Ressuscité. Je reprendrai successivement les trois domaines pratiques que touche cette expérience pascale, la prière, le travail/ou lecture et les repas, et à chaque fois je montrerai que cela rejoint une composante essentielle de l’être humain à « ressusciter » : le cœur, l’esprit, le corps.
Peut-être cela vous inspirera-t-il quelque idée concrète pour mettre le Christ au cœur de votre emploi du temps annuel… Poursuivre la lecture

Prière: le défi du temps



Le premier défi de la prière, c’est le temps. Prière et temps ne semblent pas bien coïncider. Deux sortes de temps se côtoient dans notre vie :

  • un « temps objectif », extérieur, qui s’impose à tous : emploi du temps, imprévus, échéances de la vie, etc.
  • un « temps subjectif », intérieur, qui est propre à chacun : on trouve le temps long ou court, on est prêt à affronter les échéances de la vie quand il faudrait ou on a besoin de plus de temps pour mûrir, etc.

Il y a ces deux dimensions dans la prière : le « temps objectif » à caser fidèlement dans l’emploi du temps ; et le temps intérieur qui est d’une part l’attention donnée au présent, la patience, la persévérance à offrir quand le temps dure ; et d’autre part l’évolution de notre maturité spirituelle.
Le temps est la première offrande que l’on apporte au Père : c’est la première manière de nous apporter nous-mêmes. Il appartiendra à Dieu de venir l’habiter.

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