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28e dimanche : Tout est prêt, venez !



28e dimanche ordinaire A :
Matthieu 22, 1-14

J’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.

Les paraboles de Jésus ne manquent pas de paradoxes. Celle qui nous est proposée ce dimanche en offre une succession. Il est bien étrange que des invités aux noces du fils du roi refusent de venir. Il est plus incompréhensible encore qu’en réponse à l’insistance du roi, ses envoyés soient méprisés, chacun préférant son travail ou son commerce, et répondant à la bonté par la violence. La réaction du roi, pourtant bon, qui se met en colère contre les invités puis rassemble pour son festin ceux qui ne l’étaient pas, peut aussi surprendre. Pourquoi ce refus des invités ? Il paraît tout à fait insensé ! Et pourquoi vouloir remplir la salle du festin à tout prix, quitte à refouler l’un ou l’autre qui n’aurait pas d’habit de noces ?
Les paraboles parlent de chacun de nous. Elles décrivent notre vie. Elles nous renvoient à notre cœur. Leurs paradoxes sont un miroir des nôtres. D’une manière ou d’une autre, nous sommes invités aux noces. Mais comment répondons-nous à cette invitation ? Nous mettons-nous en chemin pour aller les célébrer ? Ou bien préférons-nous nos champs et nos commerces ? Le Royaume des Cieux n’est pas un état futur qui nous attend après cette vie, dans un au-delà. Il commence ici-bas, et maintenant. Certains ont entendu l’invitation, ont reçu au baptême un vêtement adéquat, ont appris plus ou moins le chemin pour s’y rendre, celui de l’amour de Dieu et des frères. Mais l’invitation a peut-être été perdue ou ignorée, le vêtement est la proie des mites, et le chemin du bien-être a supplanté celui de la vraie joie. D’autres ont suivi le chemin de l’amour, attirés par les chants de fête, ils se sont revêtus d’humilité et de bonté par le don d’eux-mêmes, et finalement ils ont été invités alors qu’ils ne l’étaient pas.
Nous autres chrétiens sommes les invités. Notre réponse n’est jamais parfaite. Comment nous rendons-nous au festin eucharistique ? Nous ne pouvons nous satisfaire de l’invitation, encore faut-il se revêtir concrètement de l’amour, du don de soi au quotidien.
Nous sommes aussi les serviteurs chargés d’inviter nos frères. Vers qui allons-nous ? Quand les invités ne répondent pas ou nous maltraitent, le Roi nous envoie vers les périphéries, vers ceux qui ont leur cœur ouvert et prêt, même s’ils n’ont pas reçu d’invitation préalable.

Prière universelle :

PU 28e dimanche ordinaire A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels sont les mots répétés le plus souvent dans cette parabole ?

Comprendre sa foi :

Comment cette histoire éclaire-t-elle le Baptême, l’Eucharistie, la mission ?

Vivre avec Jésus :

Puis-je me retrouver dans les différentes catégories de personnes ?

Revêtu de blanc !



Une prise d’habit

Portrait de frère MarieCe 29 avril, jour de la fête de Ste Catherine de Sienne, notre postulant Vincent a reçu l’habit blanc des moines olivétains. Une prise d’habit, ou « vêture », est toujours une grande joie pour une communauté religieuse. C’est un signe de la Vie de Dieu, de la Grâce qui porte du fruit dans notre fraternité, et plus particulièrement dans ce jeune frère qui nous a rejoint en chemin. La famille monastique s’agrandit !
Pour ce passage, Vincent était entouré de sa famille : ses parents, ses deux frères et son neveu avaient fait le voyage pour l’occasion. Joie des retrouvailles !

La Vêture est une cérémonie très simple, car l’étape, bien que marquante, est elle-même très simple. Elle signe chez nous le passage du postulat au noviciat, c’est-à-dire l’entrée officielle dans la communauté. Aucun engagement dans le temps n’est pris à ce moment, ni par le novice envers la communauté, ni par la communauté envers le novice. Le temps du premier discernement continue, et un autre chemin peut être choisi à tout moment si l’on s’aperçoit que la vie monastique n’est pas le meilleur pour la personne. Mais c’est tout de même un pas en avant, et l’on passe à la vitesse supérieure dans la formation monastique.

Sous la protection de Ste Catherine

La Providence a voulu que nous vivions cette étape sous la protection de Ste Catherine de Sienne, grande figure de sainteté et amie de longue date de notre famille monastique qu’elle a bien connue. Elle a vécu en Italie, en Toscane, à la fin du XIVe siècle, une cinquantaine d’années environ après la fondation de notre famille monastique. Plusieurs jeunes qui l’ont suivie et qu’elle a aidés spirituellement sont devenus moines à l’Abbaye de Monte Oliveto, et nous avons conservé plusieurs lettres qu’elle leur a écrites. Sa vie spirituelle, son engagement au service de la paix, et la profondeur de ses écrits ont conduit l’Église à la proclamer Docteur de l’Église et Patronne de l’Europe. Mais elle a avant tout été une fervente amoureuse du Christ et une grande contemplative.

Le sens de la prise d’habit

C’est cet amour du Christ qui était mis en valeur par la lecture qui a été proclamée durant l’office de None : Il règne, le Seigneur notre Dieu, le Souverain de l’univers. Soyons dans la joie, exultons, et rendons gloire à Dieu ! Car elles sont venues, les Noces de l’Agneau, et pour lui son épouse a revêtu sa parure (Ap 19, 6b-7).
Le père abbé, dans son homélie, a souligné que ce texte tombait fort bien pour la circonstance. Il a expliqué que nous revêtons l’habit blanc en signe de la vie de ressuscités que nous désirons mener. La Résurrection est en effet la finalité de notre vie, non pas les efforts et les renoncements pour y arriver. Le but poursuivi est la joie, l’amour, la louange. C’est cela que l’habit blanc veut exprimer.
Si nous voulons vivre ressuscités dès cette terre, que se passe-t-il au Ciel que nous devions imiter ? On se laisse aimer par Dieu tel que l’on est, et on s’expose à sa présence. On l’aime de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces, ne lui préférant rien, selon l’expression de Saint Benoît. On aime les autres en reconnaissant qu’ils sont porteurs de Dieu, donc on leur porte un regard positif, on ne les limite pas à leurs défauts, on leur pardonne à l’infini, on les accueille tels qu’ils sont. Beau programme de vie monastique.

Un nom nouveau

A la fin de la cérémonie de prise d’habit, celui qui avait reçu le nom de Vincent à son baptême a reçu un nouveau nom. Outre le fait que nous avons déjà un frère Vincent en communauté, recevoir un nouveau prénom manifeste la vie nouvelle que l’on est appelé à choisir, et le nouveau pas dans la vie chrétienne à accomplir. Vincent ayant été consacré à Notre Dame dès avant sa naissance, et celle-ci ne l’ayant jamais abandonné, surtout dans les moments de souffrance, c’est à elle qu’il a été plus particulièrement confié encore une fois. Vous pourrez donc l’appeler désormais : Frère Marie.
Ce nom féminin surprendra peut-être certains. Mais c’est une coutume dans la vie monastique de mettre ainsi certains frères directement sous le seul patronage de la Vierge Marie. Quel plus bel exemple de vie monastique, de la vie des ressuscités ?

Témoignage du frère Marie sur le site vie-monastique.com :
Accueilli par le Christ tel que je suis

4e Semaine de Pâques : La Porte de la Vie



4e dimanche de Pâques A :
Jean 10, 1-10

Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Le Fils de Dieu est passé par la porte de notre humanité pour entrer dans la bergerie et venir nous chercher. Il convient que nous passions par la porte de son humanité pour aller vers le Père et retrouver ainsi la communion avec la Source de la Vie. Jésus nous invite à sortir vers les gras pâturages, à ne pas rester enfermés dans ce monde qui passe, à ne pas nous nourrir de superficialité. Déjà ici-bas nous pouvons passer dans une autre vie, quitter les ténèbres de toutes sortes de vices, renoncer à l’errance d’une vie sans vrai but, pour vivre plus pleinement.
C’est un mystère de vie dont il s’agit, un mystère de renaissance. Notre véritable pâturage est au-delà de cette vie, plus profond que ses apparences, plus loin et plus haut que nos horizons limités par la souffrance et la mort. Il n’est pas seulement question d’attendre la résurrection des morts. Le Ressuscité nous invite à mourir à une certaine conception égoïste de l’existence, pour revivre dans la joie de la communion avec Dieu et avec les autres. Cette vie nouvelle nous est donnée par l’Esprit du Christ qui vient transformer notre regard et nos actions si nous le laissons faire, et plus encore si nous le lui demandons.
La renaissance commence pour chaque chrétien dans le Baptême. La Confirmation nous donne force pour notre croissance, en particulier dans le service des autres. Et à chaque Eucharistie, la Voix de Jésus résonne, l’Esprit Saint est invoqué sur nous pour entretenir la Vie et la renouveler. La Vie engloutit alors en nos cœurs la maladie mortelle du péché, et laisse place au fruit du Christ.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Pâques A

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus semble s’appliquer plusieurs images, lesquelles ?

Comprendre sa foi :

Que nous enseigne l’image de la porte, que nous dit-elle de la mission de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Quelles sont les portes que j’emprunte pour vivre mieux ? Est-ce que je cherche celle que le Christ veut pour moi ?

4e semaine de Carême : Croire ou refuser de voir ?



4e dimanche de Carême A :
Jean 9, 1-41

Jésus cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé »

L’aveugle n’a rien demandé. La vie avait fait de lui un mendiant dès sa naissance, considéré comme pécheur depuis toujours, sans contact personnel avec les autres, livré aux ténèbres. Il gisait là, sur les marches, privé de dignité humaine, juste bon à servir d’alibi pour les aumônes des gens de bien. Il faisait partie du paysage, on était habitué à le voir. Jésus, lui, s’arrête, il le considère, il le touche, il le sauve de ses ténèbres. L’aveugle n’a rien fait pour cela, il s’est juste laissé approcher par ce Jésus si contesté des pharisiens, et pourtant si bon. Il s’est laissé faire.
Dans sa simplicité, ce geste de Jésus rappelle le geste créateur de Dieu qui, par la poussière du sol, l’eau et la Parole, a créé l’homme. L’acte de foi de l’aveugle qui va se laver à la piscine, quant à lui, rappelle le passage sauveur à travers l’eau, le passage de la mer Rouge. Pour cet homme, c’est effectivement une vie nouvelle qui commence, une vie dans la lumière. C’est un jour de Salut. Il va devenir signe de Salut. Mais il devient du même coup, comme Jésus, signe de contradiction, de façon incompréhensible. On l’accuse d’avoir été sauvé…
Le geste, en effet, aurait pu passer plus ou moins inaperçu, comme un miracle de Jésus parmi d’autres. Mais il n’en fut rien. L’aveugle était connu. Depuis des années, à chaque prière au Temple, on le croisait. Et voici que ce Sabbat, ce jour saint, tous le voient se promener librement, voyant, sans doute émerveillé de la vie, peut-être un peu perdu, étourdi par cette situation inconnue. Comment ne pas s’étonner que cet homme, réputé « pécheur depuis sa naissance », se retrouve ainsi voyant, libre ? Il dit à qui veut l’entendre ce qui s’est passé, il raconte la scène si simple, le geste de miséricorde. Tout cela se passe un jour de Sabbat, et la tranquillité de la pratique religieuse en est troublée. Les pharisiens s’en offusquent. Ils se ferment au signe. Ils s’aveuglent.
Nous sommes tous nés aveugles. Tous les hommes sont pécheurs. Le jour de notre baptême, nous avons été guéris par le Christ, illuminés, absolument gratuitement. Nous pouvons le voir, le reconnaitre, croire, et entrer en relation avec lui. Mais comme les pharisiens, nous pouvons aussi nous refermer sur notre tranquillité religieuse, ne pas nous laisser déranger, et ne pas entrer en relation. La contradiction est dans notre cœur.

Prière universelle :

PU 4e dimanche de Carême
PU Annonciation du Seigneur, 25 mars

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Combien de fois l’expression « ouvert les yeux » est-elle utilisée ? Et le verbe « voir » ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus a-t-il ouvert les yeux de l’aveugle ? De quoi est-ce un symbole ? Quelle vision lui rend-il à la fin ?

Vivre avec Jésus :

Comment le Christ est-il ma lumière ? Qu’est-ce que je vois grâce à lui ?

2e dimanche de l’Avent : Qui est Celui qui vient ?



2e dimanche de l’Avent A :
Matthieu 3, 1-12

Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.

Qui est donc Celui qui vient, celui que nous attendons durant ce temps de l’Avent ? L’évangile et la première lecture de ce dimanche semblent nous en dresser deux portraits apparemment bien différents. Deux grands prophètes ont deux visions que l’on concilie difficilement. L’annonce du farouche Jean Baptiste, l’homme du désert, est pour le moins musclée. Pour pousser à la conversion, il annonce colère et jugement par le feu. Celle d’Isaïe, citadin lettré, est plus souriante. Il donne le goût de Dieu, et la nostalgie d’un royaume de justice et de paix cosmique. Alors, qu’attendons-nous, qui espérons-nous ?
Il y a tout de même un élément essentiel qui relie l’un et l’autre message : l’Esprit du Seigneur, l’Esprit Saint. Dieu vient visiter son peuple par l’intermédiaire d’un homme sur qui repose son Esprit. Et c’est la présence de cet Esprit qui est essentielle, non les mots et les représentations de celui qui prépare sa venue. Car nos lèvres humaines ne peuvent que balbutier quand il s’agit de parler de l’intervention de Dieu.
Un autre élément est commun aux deux messages : cet homme rempli de l’Esprit de Dieu vient pour un jugement, pour un discernement entre le bien et le mal. Le méchant, celui qui a refusé de porter un fruit de vie, ira à la mort qu’il a laissée se propager dans son cœur. L’homme bon vivra dans les greniers du Seigneur, sur sa montagne sainte, selon l’Esprit de Celui qui vient. Ce jugement n’a rien d’arbitraire, il ne s’oppose pas a priori à qui que ce soit. Il est le jugement du Salut, la promesse de la délivrance du mal, l’ouverture d’un chemin vers la vie éternelle.
Nous autres chrétiens avons reçu cet Esprit du Christ pour en vivre et le transmettre. Rappelons-nous en ces jours qu’il est un Esprit de conversion, qu’il nous est donné pour que nous nous détournions de tout mal et fassions le bien. C’est juste notre « oui » que Dieu vient mendier, l’ouverture de la porte de notre cœur, afin que sa Parole résonne dans nos déserts, cette Parole qui porte avec elle toute harmonie. Dieu a encore besoin de prophètes pour que les nations puissent entendre l’appel du Seigneur, y répondre, et lui rendre gloire.

Prière universelle :

PU 2e dimanche de l’Avent A
PU 8 décembre Immaculée conception de Marie

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels éléments rapprochent Isaïe et Jean-Baptiste ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi le message de Jean Baptiste semble-t-il si différent de celui d’Isaïe ?

Vivre avec Jésus :

Pour moi, qui est Celui qui vient ?

12e dimanche : Pour vous, qui est-il ?



12e dimanche ordinaire C :
Luc 9, 18-24

Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Cette question de Jésus se répercute dans tous les siècles jusqu’à nous. Elle garde son importance et son exigence. Nous aussi sommes invités à y répondre. Qui est Jésus pour les foules d’aujourd’hui ? Un fondateur de religion ? Un sage ? Un révolutionnaire ? Un illuminé ? Un doux rêveur ? Ou encore une invention littéraire ? Une chimère ? Beaucoup de réponses sont données à la question, qui ne vont guère au-delà d’une enquête historique, sociologique, ou psychologique.
Et nous, que répondrons-nous ? Cette question de Jésus appelle deux sortes de réponses. Celle des apôtres est théorique, et porte sur l’identité, la mission de Jésus : il est « messie », envoyé de Dieu, consacré par Dieu. Mais les disciples savaient-ils vraiment ce que cela veut dire ? Sans doute ne mesuraient-ils pas jusqu’où allait son intimité avec Dieu. Le savons-nous nous-mêmes ? 2000 ans après les événements, il n’est pas sûr que nous ayons suffisamment réalisé ce que veut dire que Dieu s’est fait homme, ni ce que dit de Dieu la manière dont il a accompli sa mission. Jésus en tout cas prends le soin d’expliquer que son identité implique souffrance, rejet, mort et résurrection. Il prépare ses disciples pour qu’ils comprennent.
Le Christ, cependant, veut nous emmener plus loin que la théorie. L’identité de Jésus Messie, Fils de Dieu fait homme, pose une question plus profonde, subjective, existentielle : « Comment vous situez-vous par rapport à moi ? » nous demande Jésus. En d’autres mots : « Suis-je pour vous important au point que vous suiviez le chemin que j’emprunterai ? » Si Jésus est pour nous important au point que nous le suivions dans sa mission, alors c’est la croix et le don de la vie qui s’offre à nous comme chemin vers la résurrection, la découverte de la vraie Vie.
Au baptême, nous avons revêtu le Christ. Ce vêtement de lumière est-il devenu notre raison de vivre ? Cette union et cette appartenance au Christ s’épanouit-elle dans notre vie quotidienne ? La question de Jésus porte sans doute cela en germe. Elle nous remet devant l’exigence du don de Vie divine qui nous a été fait, qui nous est fait en chaque Eucharistie : perdre sa vie pour transmettre la vraie Vie à nos frères.

Prière universelle :

PU 12e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus révèle-t-il aux disciples qu’il est le Messie tout en leur disant de ne pas le dire à la foule ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus dit-il aux disciples qu’il va souffrir, au moment-même où il dit qu’il est le Messie ?

Vivre avec Jésus :

Et pour moi, qui est Jésus ?

Dimanche de la Trinité : Dans l’intimité de Dieu



Dimanche de la Trinité C :
Jean 16, 12-15

Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

En envoyant l’Esprit Saint, Dieu invite l’Église, et donc chaque chrétien, dans son intimité. C’est cette intimité de Dieu que nous fêtons en ce dimanche de la Trinité. Tout est commun, tout est communion entre les trois personnes divines. Le Père ne garde rien pour lui, le Fils se livre totalement, l’Esprit est pur don qui ne se reçoit que pour s’offrir. C’est notre entrée dans cette intimité de Dieu que nous avons fêté à Pâques et jusqu’à la Pentecôte. Le Fils est venu pour nous montrer et nous ouvrir le chemin vers le Père ; l’Esprit a été envoyé pour y guider chacun de nos pas ; le Père nous appelle, nous désire, nous attend.
Tout cela n’est pas à comprendre. Nul ne peut saisir, même en pensée, l’infini de Dieu. C’est à connaître par l’action de l’Esprit Saint. Il faut pour cela renaître dit Jésus à Nicodème, recevoir la vie de Dieu non seulement une fois litugiquement par le Baptême, mais tout au long de sa vie. Chaque Eucharistie devrait être l’événement de notre entrée dans l’intimité et la vie de Dieu, connaissance plus profonde, renaissance à une autre vie.
Dans l’Eucharistie, source et sommet de notre vie chrétienne, mystère si familier et pourtant si méconnu, nous participons au don mutuel, à l’amour qui brûle en Dieu. L’Esprit Saint est invoqué sur les offrandes de pain et de vin, mais aussi sur chacun des fidèles rassemblés : il vient, et le Corps du Christ advient. Le Fils nous prend en lui, il nous fait participer à l’offrande totale de lui-même qu’il consacre alors au Père, cette même offrande qu’homme il a accompli sur la Croix en choisissant d’aimer jusqu’à la fin. Le Père nous reçoit, nous qui sommes le Corps du Christ, le Bien-aimé.
Cadeau étonnant. Impensable merveille. Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. Qu’en faisons-nous ?

Prière universelle :

PU Dimanche de la Trinité C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité toute entière » : quelle est cette vérité ? Et qui est ce « vous » : l’Église ou chaque chrétien ?

Comprendre sa foi :

« il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » : pourquoi ne pouvons-nous pas connaitre nous-mêmes ce que le Christ nous a dit ?

Vivre avec Jésus :

Qu’est-ce que l’Esprit m’offre de connaitre mieux en ce jour ?

Baptême du Seigneur : Quand s’ouvre le ciel



Baptême du Seigneur C :
Luc 3, 15-22

Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.

Il est toujours bon d’être plongé dans la prière de Jésus. Saint Luc est très attentif à nous le présenter ainsi, à le contempler dans son rapport intime au Père, et il est en cela un maître. Voici la première fois qu’il nous montre Jésus en train de prier. Nous sommes après son baptême, et avant qu’il parte pour le désert. Moment très important, rapporté par les quatre évangélistes, et que certains appellent la vocation de Jésus. La prière dans laquelle nous allons être plongés avec lui, c’est l’Esprit Saint.
Jésus est homme comme tout le monde, pleinement homme, né d’une femme. Dans son humilité, il se joint au grand mouvement spirituel de conversion qui s’opère dans la mouvance de Jean, le Baptiste. Lui aussi s’avance, au milieu de tous, pour être plongé dans l’eau et dire à Dieu son désir de purification. Lui n’a pas besoin de purification. Mais nous avons besoin qu’il prie pour notre purification. Il vient accomplir sa mission de grand prêtre, d’intercesseur au milieu des hommes. C’est pourquoi le baptême le pousse à la prière. Comme Jean prenait l’eau pour la verser sur la tête de ceux qui s’avançaient vers Dieu, ainsi Jésus étend les mains afin d’implorer le Père de répandre l’Esprit sur ceux qui croiront en lui. Et il se trouve plongé le premier dans l’Esprit Saint.
Elle est belle, l’intimité de cette scène. Elle est mystérieuse, l’intimité de la prière. Nous pouvons un peu la mesurer à ses fruits : le don de l’Esprit, la Voix du Père reconnaissant et appelant son Fils, Unique entre tous. L’Esprit est donné à Jésus en vue du baptême dont il doit baptiser le monde. Il lui est donné pour lui, d’abord, pour qu’il accomplisse jusqu’au bout sa vocation de Sauveur, avant de retourner auprès du Père. Déjà sa mission est commencée : les Cieux se sont ouverts lorsqu’il s’est fait homme dans le sein de Marie à l’ombre de l’Esprit. Les Cieux viennent de s’ouvrir en réponse à sa prière, sa demande de l’Esprit. Bientôt sur la Croix il remettra cet Esprit au Père pour qu’il soit répandu sur l’Église au jour de la Pentecôte, et sur tous les baptisés, jusqu’à nous.
Laisserons-nous cette onction divine se répandre sur tous ceux qui nous côtoient ?

Prière universelle : PU-Noel-BaptêmeSgr–C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Quels liens unissent Jésus et le peuple dans cette histoire ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi cet épisode est-il important ? Qu’est-ce qu’il nous fait connaitre de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Et moi qui suis baptisé, est-ce que je prie comme Jésus pour que le monde entier reçoive l’Esprit Saint ?

Trinité : au cœur du baptême



Dimanche de la Trinité :
Matthieu 28, 16-20

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé.

Nous sommes envoyés manifester au monde le Dieu Trinité. Il ne s’agit pas d’abord d’annoncer une vérité. Moins encore d’expliquer l’inexplicable de ce Dieu qui défie nos logiques mathématiques.
Baptiser au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, c’est mettre les hommes en relation avec le Dieu Amour.
Le Père qui nous a créés est présent à nous en tout ce que nous vivons. Il se réjouit de nos joies et compatit à nos détresses jusqu’à nous donner son Fils.
Le Fils est venu parmi nous, et il reste parmi nous jusqu’à la fin des temps. Il nous permet sans cesse de passer de la mort à la Vie grâce à l’Esprit qu’il nous transmet.
L’Esprit répandu dans nos cœurs vient nous faire vivre de la vie divine. Il nous transforme de l’intérieur pour nous reconduire vers le Père.
Ne cherchons pas à comprendre la Trinité.
Laissons-nous prendre par elle, comme à notre baptême
.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus nous donne une double mission : laquelle ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi chacune des deux parties de cette mission est-elle importante ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je une relation avec chacune des personnes de la Trinité ?

Ascension : Parti pour mieux rester



Ascension :
Marc 16, 15-20

Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Le Christ ne monte pas au Ciel pour nous abandonner et être enfin tranquille à la droite du Père. Il part pour mieux rester, pour mieux « travailler », c’est-à-dire accomplir l’Oeuvre du Salut pour tous les hommes de tous les temps. Il envoie les Apôtres en mission parce que c’est par l’intermédiaire de leur parole et de leurs actes qu’il veut désormais agir sur le monde.
Dieu donne ses dons aux chrétiens pour qu’ils soient coopérateurs de sa grâce : immense privilège ! Insurpassable dignité des enfants de Dieu ! Par la plénitude du Don, l’Esprit Saint, l’Esprit du Christ, reçu au Baptême, à la Confirmation, à chaque Eucharistie, nous devenons présence réelle de Dieu au cœur du monde. Par nous qui sommes le Corps du Christ, le Salut doit atteindre chaque cœur.
Allons donc dans le monde entier.
Proclamons la Bonne Nouvelle à toute la Création.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi est-ce important que Jésus aille au Ciel d’après cet évangile ?

Comprendre sa foi :

« assis à la droite de Dieu » : qu’est-ce que cela nous révèle de la personne de Jésus et du sens de l’Ascention ?

Vivre avec Jésus :

Comment est-ce que je proclame la Bonne Nouvelle dans ma vie?