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Christ Roi : Couronné d’épines



Christ Roi C :
Luc 23, 35-43

Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »

Jésus en croix, c’est l’humanité prise en dérision, c’est la royauté de Dieu bafouée, rejetée, niée. Le roi s’est fait semblable à son peuple, humilié par le péché. Il a pris sur lui la condition de son peuple, jusqu’à l’extrême déréliction à laquelle le péché a réduit l’humanité. Pour parement royal, on ne lui a offert que la lacération des verges, pour couronne des épines, pour hommages des crachats et des insultes, pour trône une croix, et pour serment de fidélité un panneau où figure un dérisoire motif de condamnation.
Jésus reste silencieux. Il a refusé durant sa vie publique ce titre de roi. Ce n’est pas qu’il ne le soit pas. Mais il ne l’est pas comme nous autres hommes voudrions qu’il le soit. Il ne l’est pas de la manière où nous nous arrogeons la royauté. Pourtant il sort de son silence pour un acte royal, qui est un acte de miséricorde envers le brigand qui reconnaît sa faute et s’en repend. Jésus accorde souverainement son pardon à ce frère qu’il est venu chercher au fond de sa misère, afin de l’élever plus haut que les Cieux.
La royauté de Jésus sera-t-elle pour nous sujet de honte, nous qui avons été intégré au Peuple choisi ? Ne pourra-t-elle pas devenir sujet de fierté à cause de l’amour et de la vérité qui la porte ? Car là est la vraie autorité de Jésus, qui se manifeste dans la victoire de sa douceur sur nos violences, de sa vie sur la mort, de sa miséricorde sur le péché de l’humanité.

Prière universelle :

PU Christ Roi C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

La royauté de Jésus est bien différente de celle de David : comment la première lecture aide-t-elle à approfondir l’Évangile ?

Comprendre sa foi :

Que révèle du visage de Dieu la royauté si paradoxale de Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Quelle est ma vision de la royauté de Dieu ? Comment dois-je convertir mon regard ?

Rassemblés, structurés, orientés, pour célébrer



Aller à la messe…

Peut-être Jésus est-il né un dimanche, en annonce de sa nouvelle naissance, et de notre nouvelle naissance en lui ? Cela aurait été la première fois que, de tous les horizons, des gens – en l’occurrence les bergers – se seraient rassemblés pour venir entendre, voir, toucher le Verbe fait chair. Car c’est bien cela qui se passe chaque dimanche, chaque fois que nous allons à la messe. Qu’il est beau, le dimanche matin, et à chaque célébration eucharistique, de voir les fidèles du Christ accourir de tous les horizons pour célébrer ensemble sa mort, sa résurrection, et son ascension dans la gloire, en attendant son retour !

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18-35 ans : Trêve de Noël, 26-30 décembre



Une Trêve de Noël pour les étudiants et jeunes pros

Après 40 ans d’une École de prière, nous proposons une nouvelle formule depuis 2022. Grande réussite depuis ce moment, donc on continue !
Ce sera du 26 au 30 décembre, 4 jours avec le Bon Dieu, les moines, et d’autres jeunes.

Pour souffler un peu… et se regonfler

Au cœur de l’année, à un moment liturgique si particulier : une pause. On arrête de se battre !
Un moment avec Jésus, avec des frères et sœurs, et puis aussi avec soi-même.
Pour se détendre (vraiment !), prier, aimer.

Témoignage de Charles-Emile

Donner de la profondeur à Noël

Après les fêtes familiales,
et avant les fêtes amicales,
prendre le temps de vivre Noël en profondeur.

Renseignements et inscriptions :

Abbaye St Eustase : Retraite vocation de la femme (18-35 ans)



Femme, qui cherches-tu ? (Jn 20, 15)

Retraite chez nos sœurs bénédictines

La communauté des sœurs bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame Saint Eustase, à Eyres-Moncube (40) propose une halte spirituelle pour jeunes femmes du 29 décembre 117h au 3 janvier matin. Télécharger le flyer

La vocation de la femme ?

Les moniales ont une parole à offrir sur la vocation de la femme.
Elles ont aussi et surtout un témoignage à donner, elles qui sont femmes comme toute femme, et épouses et mères d’une façon particulière mais bien réelle.
Venez voir, entendre, expérimenter : cela pourra vous aider à trouver et prendre votre place en tant que femme, et devenir féconde pour le monde.

Pour qui ?

Pour des étudiantes et des jeunes pros, 18 – 35 ans

Quand ?

Ascension 2025 : du 28 mai (17h30) au 1er juin (15h00)

Comment ?

  • Découvrir une communauté de sœurs bénédictines
  • Recevoir un enseignement sur la féminité
  • Célébrer la liturgie
  • Participer au travail manuel avec les sœurs
  • Rencontrer une sœur ou un prêtre

Avec qui ?

Les sœurs et leur aumônier le père Edouard de Mentque.

Inscription

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Des questions ?

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    Que lisez-vous au dessus ?

    Vous serez saints, car moi, je suis saint



    « Le Seigneur […] veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. En réalité, dès les premières pages de la Bible, il y a, sous diverses formes, l’appel à la sainteté. »

    Pape François, Gaudete et Exultate 1

    Et si nous allions voir dans la Bible ce que veut dire « saint » ? Qu’est-ce que la sainteté selon la Bible ?

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    Découvrir la Règle de St Benoît



    Voulez-vous découvrir la Règle de Saint Benoît ?

    Composée au VIe siècle pour une communauté monastique, elle suscite au XXIe siècle un intérêt qui dépasse largement les murs des cloîtres. Certains s’en inspirent pour leur vie personnelle d’autres y trouvent des clefs de management.

    Voici un petit guide pratique qui veut vous en faciliter l’approche.
    Au minimum, il vous permettra un survol rapide de son contenu. Pour qui désire aller plus loin, il indique des portes d’entrée dans le texte. Vous pourrez ainsi commencer à en découvrir par vous-mêmes les richesses, parfois cachées sous la patine des âges.

    L’idéal est d’aller lire la Règle elle-même en suivant les indications de versets. Vous pouvez facilement trouver en ligne le texte de la Règle dans différentes traductions, et même quelques commentaires. Voyez un petit récapitulatif sur cette page de notre site : Règle bénédictine en ligne

    Le texte que nous vous proposons ci-dessous est une version écrite et synthétique d’un cours d’introduction. Celui-ci vous est proposé en vidéo sur notre chaîne Youtube Monastic TV. Il sert aussi à découvrir la Règle de St Benoît, de manière plus approfondie. Vous pouvez le consulter sur ce site : Introduction à la Règle de St Benoît en 6 leçons.

    Bonne lecture, et belles découvertes !

    Pourquoi aller à la messe ? La saveur du rite.



    Le rite : un lieu de fracture ?

    Pratiquants ou non, extériorité et intériorité

    Pour calculer le nombre de chrétiens en France on distingue habituellement les « pratiquants », les « non-pratiquants », les « pratiquants occasionnels », etc. Cette catégorie de la « pratique » des sacrements est-elle une bonne catégorie ? D’un côté c’est facile : ça se voit, c’est objectif, mesurable. D’un autre côté c’est une activité qui peut rester extérieure à la personne. Alors on tombe sous l’accusation des prophètes : on fait des sacrifices, et dans le quotidien on vit sans Dieu. Du coup on oppose ceux qui ne vont pas à la messe mais qui ont – ou auraient – une vie digne de la foi chrétienne, et pourraient tout à fait se passer des rites, qui n’en auraient pas besoin.
    De manière comparable, en milieu chrétien cette fois-ci, on oppose parfois la prière vocale et le culte comme pratique de la prière officielle de l’Église, à l’oraison, la méditation, la louange spontanée, plus personnels. Il y aurait ce qui tient du devoir commun et ce qui vient – ou viendrait – plus du cœur. Cette distinction est arrivée à l’époque moderne en milieu clérical, mais en fait elle existait bien avant concernant la messe. Depuis le haut Moyen Âge, clercs et laïcs étaient séparés. Les clercs, lettrés, spécialistes de la prière officielle de l’Église, rendaient à Dieu au nom de tous la justice de la religion. Et les laïcs, souvent illettrés, étaient exclus du culte et avaient un lien dévotionnel à Dieu. La perte du sens communautaire et l’apparition de la personne individuelle à l’époque moderne a été un point de bascule. La personne a commencé à désirer prendre part personnellement au culte. Cela commence avec les plus dévots au XVIe, et va en s’amplifiant, selon différentes voies parallèles.

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    Travailler ou prier ? Avec les Pères du désert… 1/5

    Travailler ou prier : telle est la question…

    On ne peut pas tout faire dans la vie ! Il y a ceux qui prient, et puis il y a ceux qui travaillent. Me croirez-vous ? Les moines eux-mêmes sont divisés sur la question ! Alors partons faire une enquête chez quelques figures vénérables parmi eux : les fameux Pères du désert d’Égypte. Suivez-moi pour cinq visites ! Voici la première… Poursuivre la lecture

    Prière: le défi du temps

    Le premier défi de la prière, c’est le temps. Prière et temps ne semblent pas bien coïncider. Deux sortes de temps se côtoient dans notre vie :

    • un « temps objectif », extérieur, qui s’impose à tous : emploi du temps, imprévus, échéances de la vie, etc.
    • un « temps subjectif », intérieur, qui est propre à chacun : on trouve le temps long ou court, on est prêt à affronter les échéances de la vie quand il faudrait ou on a besoin de plus de temps pour mûrir, etc.

    Il y a ces deux dimensions dans la prière : le « temps objectif » à caser fidèlement dans l’emploi du temps ; et le temps intérieur qui est d’une part l’attention donnée au présent, la patience, la persévérance à offrir quand le temps dure ; et d’autre part l’évolution de notre maturité spirituelle.
    Le temps est la première offrande que l’on apporte au Père : c’est la première manière de nous apporter nous-mêmes. Il appartiendra à Dieu de venir l’habiter.

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