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18-35 ans : Trêve de Noël, 26-30 décembre



Une Trêve de Noël pour les étudiants et jeunes pros

Après 40 ans d’une École de prière, nous proposons une nouvelle formule depuis 2022. Grande réussite depuis ce moment, donc on continue !
Ce sera du 26 au 30 décembre, 4 jours avec le Bon Dieu, les moines, et d’autres jeunes.

Pour souffler un peu… et se regonfler

Au cœur de l’année, à un moment liturgique si particulier : une pause. On arrête de se battre !
Un moment avec Jésus, avec des frères et sœurs, et puis aussi avec soi-même.
Pour se détendre (vraiment !), prier, aimer.

Témoignage de Charles-Emile

Donner de la profondeur à Noël

Après les fêtes familiales,
et avant les fêtes amicales,
prendre le temps de vivre Noël en profondeur.

Renseignements et inscriptions :

30e dimanche : Prier en vérité

30e dimanche ordinaire C :
Luc 18, 9-14

Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’

Certaines paraboles de Jésus ont un message clair comme de l’eau de roche, et il n’est guère utile de les commenter. Celle-ci en fait partie. Au lieu de réellement prier, le pharisien se regarde lui-même, il se félicite des choses très bien qu’il réussit à faire, et il se compare à son voisin qu’il ne connaît pas. Le publicain quant à lui, se sait pécheur public, tout dans son attitude le montre, et c’est en tant que tel qu’il se tourne vers Dieu, humblement, sans se préoccuper d’autre chose que de sa pauvreté. Chacun se reconnaîtra plus dans l’une ou l’autre figure. Un bon chrétien n’échappe généralement pas à la tentation de faire comme le pharisien, reconnaissons-le.
Un pas important de la prière consiste à être en vérité avec soi-même et devant Dieu. Une des fonctions de la prière est d’ailleurs de nous faire entrer dans cette vérité sur soi en se mettant face à Dieu. Tant qu’on se compare aux autres, on trouve toujours quelqu’un que l’on peut juger apparemment plus pécheur que soi. Mais le jugement revient à Dieu, et les apparences sont trompeuses. Le seul jugement qui justifie est celui de Dieu, et Dieu regarde le cœur humilié. Voilà donc l’important : le cœur humilié. Cette attitude n’est pas si facile à acquérir ni à conserver. C’est une grâce à demander. Mais pour cela il est nécessaire de regarder sa vie en vérité dans le miroir de la sainteté de Dieu.
Le Christ a été le premier à donner l’exemple. Seul il pouvait prier en vérité comme le pharisien. Mais au lieu de cela il a pris la condition des pécheurs, pour implorer en notre nom à tous la Miséricorde de Dieu. Quand nous ne nous sentons pas coupables, faisons au moins comme lui, nous qui sommes son Corps. Plaçons-nous devant le Père en communion avec l’homme pécheur, pour implorer sa grâce, pour implorer sa justice, pour s’ouvrir à sa Miséricorde. Peut-être découvrirons-nous combien le péché est enraciné dans notre cœur, et ce sera une insigne faveur. Car alors nous n’aurons plus peur de nous présenter sans fard devant Dieu et devant les hommes.

Prière universelle :

PU 30e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus est-il dur avec ce pharisien qui fait tant d’effort pour éviter le mal et faire le bien ?

Comprendre sa foi :

Que nous apprend cette parabole sur notre faiblesse humaine et sur la Bonne Nouvelle que Jésus nous apporte ?

Vivre avec Jésus :

Et si je priais comme le publicain ?

29e semaine : Prier sans se décourager

29e dimanche ordinaire C :
Luc 18, 1-8

Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice.

Jésus nous offre une parabole pour nous encourager dans la prière. Le découragement est une expérience finalement commune dans la vie de prière. Nous semblons avoir des raisons de baisser les bras, de nous fatiguer de demander, de nous lasser devant un apparent silence de Dieu. Nous avons l’impression, parfois, de nous tourner vers un Dieu sourd ou lointain. Mais peut-être le problème vient-il de nous ? En effet, ne nous tenons-nous pas loin de Dieu, hors d’atteinte, pour qu’il ne vienne pas nous déranger ? Et lorsque nous demandons, peut-être le faisons-nous à voix basse, comme en passant, sans conviction, par dépit ?
Jésus nous invite à prendre une pilule anti-découragement: la foi. Nous savons que Dieu est bonté. Et nous savons qu’il nous a créés pour être heureux. Nous savons aussi qu’il est miséricorde et que nos misères ne le laissent pas indifférent. Nous savons encore qu’il est justice, et qu’il veut nous rendre justice contre le mal. Nous savons bien qu’il est amour, et qu’il fera tout pour nous sortir de la panade. Et comme il est tout-puissant, nous savons qu’il peut le faire. Il a juste besoin que nous ayons besoin de lui, et que nous ouvrions nos cœurs à ses dons. Savoir des choses sur Dieu est une chose. Mettre sa foi en Dieu, appuyer toute son existence sur ce que nous savons de lui en est une autre. Cela requiert un engagement sans faille et l’ouverture du cœur à l’inattendu de son amour.
Alors n’hésitons pas: crions vers Dieu ! Disons et redisons nos fatigues et nos lassitudes ! Demandons justice! Faisons valoir notre cause! Dénonçons le mal qui sévit autour de nous! Au Ciel, le service des réclamations et contentieux est toujours ouvert: profitons-en ! Mais n’oublions pas que Dieu est une personne fort déroutante. Il agit souvent différemment de ce que l’on pense. Mettons en lui notre foi, et laissons-le agir comme bon lui semble. Souvent il ne répond pas quand on le souhaiterait, ni comme on l’attendrait. Il fait bien mieux.

Prière universelle :

PU 29e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Jésus prend comme exemple un juge inique : est-ce que cela aurait quelque chose à voir avec le regard que nous portons parfois sur Dieu ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Dieu veut-il que nous persévérions dans la prière ? Pourquoi ne l’exauce-t-il pas toujours et tout de suite ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je laisse grandir ma foi en persévérant dans la prière ?

28e semaine : Rendons grâce à Dieu !



28e dimanche ordinaire C :
Luc 17, 11-19

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.

Le Samaritain n’est pas seulement purifié, guéri dans son corps. Plus fondamentalement que la guérison physique, il se convertit, il retourne sur ses pas en rendant gloire à Dieu. Il ne pense même plus à accomplir d’abord l’acte de la religion pour faire constater sa guérison officiellement. Avant de se montrer aux prêtres pour être réintégré dans la communauté des hommes, il revient au Seigneur pour rendre grâce et retrouver ainsi la communion avec Dieu. Il est vrai que le Samaritain est moins attaché peut-être au culte. En effet, par son origine il restera à l’écart du peuple des élus. Mais il a compris la réalité profonde du culte, et il ne restera pas à l’écart de son Dieu et Seigneur. « A pleine voix je te louerai, dit le psaume, au milieu de l’assemblée« . C’est donc par cette louange qu’il va être réintégré par Jésus dans la communauté des croyants.
De plus, par son attitude, le Samaritain reconnaît la divinité de Jésus. Dans un même mouvement, il glorifie Dieu et se prosterne aux pieds de Jésus en rendant grâce. C’est encore l’attitude fondamentale de l’orant des psaumes. En réponse à la miséricorde qu’il reçoit du Seigneur, il accomplit le sacrifice que Dieu aime : revenir à lui dans l’action de grâce. C’est là le culte fondamental du croyant, qui est alors un aimant Dieu. Il ne peut taire son amour pour celui en qui il a mis sa foi, car le Puissant a fait pour lui des merveilles.
Nous sommes tous des lépreux guéris. Par la foi dans le Salut apporté par le Christ, nous accueillons la guérison de la lèpre du péché. Beaucoup d’hommes n’ont peut-être guère conscience d’avoir été ainsi gratuitement lavé de leur péché par ce Dieu miséricorde qui veut que tous les hommes soient sauvés. Certains en ont conscience, mais se contentent des actes de la religion. Ces actes peut-être un peu formels et extérieurs les réintègrent dans le peuple des croyants, et font d’eux des bons chrétiens. D’autres en ont conscience, mais sont dans des situations qui, extérieurement, les excluent plus ou moins d’une communion visible avec le peuple des croyants.
Jésus enseigne, pour tous, la première communion à rechercher, celle qui sauve vraiment. Elle devrait être au cœur de nos cultes extérieurs. Rendre grâce pour sa guérison du péché est le premier devoir du chrétien. Car l’homme rétabli dans sa dignité peut paraître debout devant Dieu. Ce devrait être le sens de toutes nos Eucharisties, communautairement et personnellement : rendre grâce pour la foi qui nous est donnée, qui nous sauve.

Prière universelle :

PU 28e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus insiste-t-il sur le fait que seul le Samaritain est revenu ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi rendre grâce à Dieu est-il si important dans la vie spirituelle ?

Vivre avec Jésus :

Et moi, est-ce que je remercie Dieu ?

17e dimanche : Confiance, Dieu veut notre bien !

17e dimanche ordinaire C :
Luc 11, 1-13

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent !

Nous avons l’habitude de dire et de penser que Dieu est bon. Mais est-il aussi facile de le croire vraiment, et de vivre en fonction de cette bonté de Dieu ? Nous devons bien reconnaître que nous peinons à accueillir pleinement la réalité d’un être qui ne soit que bonté, qui ne puisse vouloir que le bien de tous les êtres parce qu’il les a lui-même créés, et à qui tout désir de vengeance ou de punition soit étranger quand les hommes se lèvent contre lui ou contre leurs semblables. Cela semble trop beau pour être vrai. Ou alors il y a quelque chose de choquant, tellement c’est différent de nos modes de vivre, de nos instincts déréglés. Vivre et prier en fonction de cette bonté de Dieu est pour nous un travail.
Au long des temps, il y a eu trop de fausses images de Dieu ou d’images de faux-dieux en colère, désireux de punir les hommes par jalousie. C’est pourquoi on préfère évacuer ce dieu, le faire « mourir », le chasser de notre champ de conscience pour vivre sans lui et se choisir d’autres absolus. Ou quand on le garde dans son champ de conscience, la prière se fait trop souvent marchandage, achat de bienveillance, accomplissement d’un devoir pour ne pas être puni. Jésus sait tout cela. Il connaît ces tendance de nos cœurs d’hommes. Il voit bien nos constructions intellectuelles, nos errances métaphysiques ou religieuses. C’est pourquoi il insiste à temps et à contre-temps pour nous révéler le visage du Père, et nous apprendre à nous tourner vers lui avec confiance pour le prier, sans peur d’être repoussés.
Prier ainsi, cela s’apprend. Et apprendre à prier prend du temps. Cela requiert le temps de lier une amitié, d’apprendre le langage de l’autre, de sortir de ses peurs et de ses a-priori. Discerner la manière dont Dieu répond à nos prières s’apprend aussi. Car il est souvent déroutant, en donnant non pas exactement ce que nous demandons, mais ce qui est le mieux pour nous. Parfois nous demandons mal, ou nous ne demandons pas ce qu’il faut. Nous retombons dans le marchandage pour se concilier la bienveillance d’un dieu-surveillant, ou les largesses d’un dieu-distributeurs-de-bienfaits. Mais le Père n’est ni l’un ni l’autre. Il est celui qui donne la vie, qui aide à vivre, et qui permet de marcher vers la vraie Vie, celle qui n’aura pas de fin. Il est celui qui donne son Esprit Saint.
Alors, confiance, demandons-lui cet Esprit Saint !

Prière universelle :

PU 17e dimanche ordinaire C

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi peut-on avoir confiance dans notre Père céleste selon ce texte ?

Comprendre sa foi :

Est-il important de prier le Père ? Ne peut-on pas prier seulement Jésus ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je prends le temps de prier et ai-je le désir d’apprendre à prier mieux ?

Service et prière pour étudiants/jeunes pros



Service et prière à Maylis

Besoin de recul, de te mettre au vert ? Que dirais-tu de venir pour un temps de service et de prière à l’abbaye ?
Étudiants et jeunes pros, vous êtes les bienvenus en tous temps, mais particulièrement cet été !

Quand et combien de temps ?

Nous vous invitons cet été, de fin juin à début septembre : un jour, trois jours, une semaine… à chacun selon ses disponibilités. Pas d’inquiétude pour la participation aux frais d’hôtellerie : si vous pouvez laisser quelque chose ce sera bienvenu, sinon vos mains y pourvoiront !

Activités variées

Les activités ne manquent pas, et il y en a pour tous les goûts ! Nous avons besoin d’aide, et nous serons heureux de travailler avec vous :

  • jardin
  • gestion de fruits et légumes
  • défrichage
  • aide dans nos plantations
  • bricolages en tous genres
  • rangements et nettoyages

Et puis aussi…

Ce sera aussi : retraite, service, rencontre des moines et vie avec eux, découverte d’une abbaye, rencontre d’autres jeunes – ou moins jeunes – qui seraient là en même temps. De quoi bien se couper d’un « métro-boulot-dodo » sans rester à ne rien faire. Une expérience très bénédictine d’ORA ET LABORA en communauté ! Laissez-vous tenter.

C’est une bonne tentation !

Retraite Faire le Point

Du samedi 19 juillet au vendredi 25 juillet
Au cœur de l’été, un moment particulier : la Retraite Faire le Point. Se poser pour un discernement. Là, c’est du sérieux. On ajoute des enseignements qui devraient accompagner un travail intérieur et ouvrir à l’écoute du Seigneur.
Voyez le menu sur la page qui est dédiée à la retraite :

D’autres retraites organisées par des moines et moniales sont proposées sur ce site :

Icone du site Vie-monastique

A bientôt !

Pour envoyer une demande au frère Oliveto, responsable de l’accueil :

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    20-35 ans : Retraite Faire le Point, édition 2025 !

    Du 19 au 25 juillet 2024 :

    Retraite Faire le Point : 10 ans d’expérience !

    Une retraite spirituelle pour jeunes pros et étudiants en évolution constante.

    Prière, fraternité, enseignements, services, discernement, convivialité : tout pour une semaine équilibrée !

    Beaucoup de beaux témoignages depuis 2015, des voies ouvertes (notamment deux rencontres de retraitants conclues par des mariages !) : ND de Maylis est très forte !!

    Suivez le guide en cliquant ici :


    Tous les renseignements sont sur cette page !

    Et puis aussi, pour faire connaître : Évènement Facebook

    2e semaine de Carême : Sur la montagne

    2e dimanche de Carême C :
    Luc 9, 28-36

    Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier.

    Le Carême est maintenant bien lancé. Nous sommes partis au désert avec le Christ, lieu de l’ascèse et de la tentation, mais aussi lieu de la prière et de la victoire. Il nous emmène plus loin à présent. Il nous prend avec lui et nous fait gravir la montagne, pour prier.
    La montagne est un autre lieu d’intimité avec Dieu, un lieu particulier. On y prend de la hauteur. Il ne s’agit pas de se rapprocher du ciel, comme dans les religions naturelles. Dieu ne dépend pas des lieux pour se manifester. C’est nous qui avons besoin d’être portés. Sur la montagne, on voit la vie avec plus de recul, on s’éloigne de l’agitation du monde, du brouhaha des soucis, de la futilité de préoccupations qui n’en valent pas la peine. Sur la montagne, la nature se calme pour ne laisser place qu’au murmure du vent. Sur la montagne, on voit loin derrière, et loin devant.
    C’est tout cela qui s’est passé lors de la Transfiguration. Les Apôtres Pierre, Jean et Jacques ont été conduits par Jésus à prendre du recul par rapport à la mission, à l’enseignement, à l’hostilité à l’égard de Jésus qui commence à poindre. Ils ont été invités à un moment d’intimité, à entrer dans la nuée de la présence de Dieu, caractéristique de l’expérience du Peuple au désert, jadis. Ils ont été invités à regarder loin derrière, avec Moïse et Élie, vers leurs racines spirituelles, et aussi loin devant, avec le Christ, vers leur Salut qui allait s’accomplir à Jérusalem, et vers leur glorification.
    Nous sommes conviés à vivre la même chose durant notre marche vers Pâques. Montons sur la montagne. Prenons du recul. Laissons pour un peu de temps nos soucis en ce dimanche. Donnons à Dieu l’occasion de se manifester dans la nuée. Arrêtons-nous pour prier. Ouvrons notre Bible pour y rencontrer le Christ dans les paroles des prophètes. Regardons loin devant, pour voir au-delà de nos tracas et peut-être de nos souffrances, pour apercevoir déjà la victoire du Christ.

    Prière universelle :

    PU 2e dimanche de Carême C

    Une méditation en trois questions…
    … pour les grands et les petits !

    Accueillir l’Évangile :

    Rappelons-nous : quelle est la place de la montagne dans la vie de Moïse et dans celle d’Élie ?

    Comprendre sa foi :

    Mais pourquoi donc le témoignage des personnages de l’Ancien Testament est-il si important pour comprendre qui est Jésus ?

    Vivre avec Jésus :

    Est-ce que je désire gravir la montagne de mon cœur pour faire l’expérience de l’intimité de Jésus ?

    (Re)découvrir le Carême



    Pourquoi (re)découvrir le Carême ?

    Découvrir ou redécouvrir le Carême, c’est se donner la chance de mieux le comprendre pour mieux le vivre. La célébration liturgique vient accompagner, guider la vie spirituelle du chrétien. Elle le conduit à faire l’expérience de la foi, l’expérience de l’union au Christ.
    Comme toute la célébration liturgique de la vie du chrétien, le Carême a une histoire. Cette histoire se développe à partir du cœur de la foi, le mystère de la mort et de la résurrection du Christ. La célébration de ce mystère s’est progressivement enrichie.
    Riche de toute une tradition, il ne nous reste plus qu’à nous approprier ce trésor pour tirer du neuf à partir de l’ancien. Le neuf, c’est le sens profond. L’ancien, c’est notre histoire, notre culture, nos racines familiales chrétiennes.

    Poursuivre la lecture

    Baptême du Seigneur : Quand s’ouvre le ciel

    Baptême du Seigneur C :
    Luc 3, 15-22

    Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.

    Il est toujours bon d’être plongé dans la prière de Jésus. Saint Luc est très attentif à nous le présenter ainsi, à le contempler dans son rapport intime au Père, et il est en cela un maître. Voici la première fois qu’il nous montre Jésus en train de prier. Nous sommes après son baptême, et avant qu’il parte pour le désert. Moment très important, rapporté par les quatre évangélistes, et que certains appellent la vocation de Jésus. La prière dans laquelle nous allons être plongés avec lui, c’est l’Esprit Saint.
    Jésus est homme comme tout le monde, pleinement homme, né d’une femme. Dans son humilité, il se joint au grand mouvement spirituel de conversion qui s’opère dans la mouvance de Jean, le Baptiste. Lui aussi s’avance, au milieu de tous, pour être plongé dans l’eau et dire à Dieu son désir de purification. Lui n’a pas besoin de purification. Mais nous avons besoin qu’il prie pour notre purification. Il vient accomplir sa mission de grand prêtre, d’intercesseur au milieu des hommes. C’est pourquoi le baptême le pousse à la prière. Comme Jean prenait l’eau pour la verser sur la tête de ceux qui s’avançaient vers Dieu, ainsi Jésus étend les mains afin d’implorer le Père de répandre l’Esprit sur ceux qui croiront en lui. Et il se trouve plongé le premier dans l’Esprit Saint.
    Elle est belle, l’intimité de cette scène. Elle est mystérieuse, l’intimité de la prière. Nous pouvons un peu la mesurer à ses fruits : le don de l’Esprit, la Voix du Père reconnaissant et appelant son Fils, Unique entre tous. L’Esprit est donné à Jésus en vue du baptême dont il doit baptiser le monde. Il lui est donné pour lui, d’abord, pour qu’il accomplisse jusqu’au bout sa vocation de Sauveur, avant de retourner auprès du Père. Déjà sa mission est commencée : les Cieux se sont ouverts lorsqu’il s’est fait homme dans le sein de Marie à l’ombre de l’Esprit. Les Cieux viennent de s’ouvrir en réponse à sa prière, sa demande de l’Esprit. Bientôt sur la Croix il remettra cet Esprit au Père pour qu’il soit répandu sur l’Église au jour de la Pentecôte, et sur tous les baptisés, jusqu’à nous.
    Laisserons-nous cette onction divine se répandre sur tous ceux qui nous côtoient ?

    Prière universelle :

    PU Baptême du Seigneur C

    Une méditation en trois questions…
    … pour les grands et les petits !

    Accueillir l’Évangile :

    Quels liens unissent Jésus et le peuple dans cette histoire ?

    Comprendre sa foi :

    Pourquoi cet épisode est-il important ? Qu’est-ce qu’il nous fait connaitre de Jésus ?

    Vivre avec Jésus :

    Et moi qui suis baptisé, est-ce que je prie comme Jésus pour que le monde entier reçoive l’Esprit Saint ?