Tous les articles par Frère Oliveto

Rassemblés, structurés, orientés, pour célébrer

Aller à la messe…

Peut-être Jésus est-il né un dimanche, en annonce de sa nouvelle naissance, et de notre nouvelle naissance en lui ? Cela aurait été la première fois que, de tous les horizons, des gens – en l’occurrence les bergers – se seraient rassemblés pour venir entendre, voir, toucher le Verbe fait chair. Car c’est bien cela qui se passe chaque dimanche, chaque fois que nous allons à la messe. Qu’il est beau, le dimanche matin, et à chaque célébration eucharistique, de voir les fidèles du Christ accourir de tous les horizons pour célébrer ensemble sa mort, sa résurrection, et son ascension dans la gloire, en attendant son retour !

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Vous serez saints, car moi, je suis saint

« Le Seigneur […] veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. En réalité, dès les premières pages de la Bible, il y a, sous diverses formes, l’appel à la sainteté. »

Pape François, Gaudete et Exultate 1

Et si nous allions voir dans la Bible ce que veut dire « saint » ? Qu’est-ce que la sainteté selon la Bible ?

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Découvrir la Règle de St Benoît

Voulez-vous découvrir la Règle de Saint Benoît ?

Composée au VIe siècle pour une communauté monastique, elle suscite au XXIe siècle un intérêt qui dépasse largement les murs des cloîtres. Certains s’en inspirent pour leur vie personnelle d’autres y trouvent des clefs de management.

Voici un petit guide pratique qui veut vous en faciliter l’approche.
Au minimum, il vous permettra un survol rapide de son contenu. Pour qui désire aller plus loin, il indique des portes d’entrée dans le texte. Vous pourrez ainsi commencer à en découvrir par vous-mêmes les richesses, parfois cachées sous la patine des âges.

L’idéal est d’aller lire la Règle elle-même en suivant les indications de versets. Vous pouvez facilement trouver en ligne le texte de la Règle dans différentes traductions, et même quelques commentaires. Voyez un petit récapitulatif sur cette page de notre site : Règle bénédictine en ligne

Le texte que nous vous proposons ci-dessous est une version écrite et synthétique d’un cours d’introduction. Celui-ci vous est proposé en vidéo sur notre chaîne Youtube Monastic TV. Il sert aussi à découvrir la Règle de St Benoît, de manière plus approfondie. Vous pouvez le consulter sur ce site : Introduction à la Règle de St Benoît en 6 leçons.

Bonne lecture, et belles découvertes !

(Re)découvrir le Carême

Pourquoi (re)découvrir le Carême ?

Découvrir ou redécouvrir le Carême, c’est se donner la chance de mieux le comprendre pour mieux le vivre. La célébration liturgique vient accompagner, guider la vie spirituelle du chrétien. Elle le conduit à faire l’expérience de la foi, l’expérience de l’union au Christ.
Comme toute la célébration liturgique de la vie du chrétien, le Carême a une histoire. Cette histoire se développe à partir du cœur de la foi, le mystère de la mort et de la résurrection du Christ. La célébration de ce mystère s’est progressivement enrichie.
Riche de toute une tradition, il ne nous reste plus qu’à nous approprier ce trésor pour tirer du neuf à partir de l’ancien. Le neuf, c’est le sens profond. L’ancien, c’est notre histoire, notre culture, nos racines familiales chrétiennes.

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18-35 ans : Une pause au monastère durant l’Avent

Beaucoup de communautés monastiques de France vous invitent à venir faire une pause au monastère le temps d’un WE durant l’Avent. Pour trouver un monastère proche de chez vous : la carte qui va bien !

Pourquoi une pause au monastère ?

Prendre un moment pour s’arrêter, et voir la vie sous un autre angle. Dans un monastère le temps se ralentit, l’activité se calme, et on découvre une manière particulière d’être en relation avec le monde, avec les autres, avec soi-même, et bien sûr aussi avec Dieu.
Nous vous proposons donc de vivre – ou revivre – une expérience de prise de recul sur votre vie. Ce sera peut-être l’occasion surtout de rencontres, ou de réflexion sur sa vie et ses essentiels, ou encore tout simplement un moment spirituel fort.

Pour qui ?

À Maylis nous accueillerons les hommes de 18-35 ans. Nous invitons les femmes à aller dans des monastères de moniales. Cela permettra une plus grande proximité dans l’expérience de notre mode de vie.
Il n’y a aucun prérequis. Il suffit d’être désireux de vivre ces deux jours dans l’ouverture et le respect de ce que nous proposons.

Quand ?

Le WE du 14-15 décembre. Possibilité d’arriver le vendredi soir et/ou de repartir le lundi matin.
Pour se rendre à Maylis : voyez ici !

Quoi ?

Les deux jours seront rythmés par la vie des moines, en particulier les moments de prière.
Samedi matin : accueil et présentations. Découverte des lieux et de notre vie.
Samedi après-midi : service, travail probablement au jardin (à voir en fonction du nombre et de la météo)
Dimanche matin : temps de préparation de la messe
Dimanche après-midi : rencontre avec la communauté

Comment s’inscrire ?

Voici le formulaire qui va bien pour contacter frère Oliveto, responsable de l’hôtellerie :

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    31e dimanche : Deux pour le prix d’un

    31e dimanche ordinaire B :
    Marc 12, 28-34

    Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.

    On demande à Jésus un commandement, le plus grand commandement, et il en donne deux pour le prix d’un. On est habitué à ce que Jésus réponde à sa manière. Nous avons nos questions d’hommes. Il a la Révélation divine qu’il est venu nous offrir, en plénitude.
    La recherche du plus grand commandement était une question d’école parmi les scribes et les pharisiens. Ils avaient en effet un problème : leur perfection avait été codifiée, cadrée, régulée, dans plus de 600 commandements. Ils ne savaient pas toujours distinguer ce qui était vraiment important de ce qui l’était moins. Beaucoup de normes semblaient se valoir, et au fond on n’en comprenait plus le sens. Alors ils avaient une fâcheuse tendance à mettre en pratique la Loi juive non parce qu’elle les rapprochait de Dieu, mais parce que la Loi, c’est la Loi. Cela pouvait donc donner une foi étriquée, coincée, rigide, sans souffle. Et dans l’application des règles, ils se souciaient surtout de leur propre perfection.
    Tous, cependant, n’étaient pas ainsi, notamment le scribe qui s’avance vers Jésus ce dimanche. Il perçoit combien la réponse de Jésus est ajustée. La première partie de sa réponse, qui cite le passage du livre du Deutéronome lu en première lecture, est classique. Jésus innove en ajoutant le second commandement, celui de l’amour du prochain. C’est le début de la révolution de l’amour. Le scribe comprend tout de suite l’implication de ce rapprochement qui lie le courant prophétique au courant sacerdotal de la Thora. La Thora, les premiers livres de la Bible (dont fait partie le Deutéronome), insiste beaucoup sur le culte. Les prophètes insistent souvent sur le vrai culte constitué par l’amour du prochain.
    Vivre le Royaume, c’est tout remettre à sa place, tout remettre en place, c’est honorer Dieu en aimant son prochain, et aimer son prochain en honorant Dieu.

    Prière universelle :

    PU 31e dimanche ordinaire B

    Une méditation en trois questions…
    … pour les grands et les petits !

    Accueillir l’Évangile :

    Aimez-vous le jeu des différences ? Les trois évangélistes rapportent ce passage. Comparez Marc avec Mt 22, 34-40 et Lc 10, 25-28 !

    Comprendre sa foi :

    Que se passe-t-il si on sépare l’amour de Dieu et l’amour du prochain, ou le culte et la charité chrétienne, pour ne garder que l’un des deux ?

    Vivre avec Jésus :

    Ce premier commandement, double, est-il l’axe de ma vie ?

    Pourquoi aller à la messe ? La saveur du rite.

    Le rite : un lieu de fracture ?

    Pratiquants ou non, extériorité et intériorité

    Pour calculer le nombre de chrétiens en France on distingue habituellement les « pratiquants », les « non-pratiquants », les « pratiquants occasionnels », etc. Cette catégorie de la « pratique » des sacrements est-elle une bonne catégorie ? D’un côté c’est facile : ça se voit, c’est objectif, mesurable. D’un autre côté c’est une activité qui peut rester extérieure à la personne. Alors on tombe sous l’accusation des prophètes : on fait des sacrifices, et dans le quotidien on vit sans Dieu. Du coup on oppose ceux qui ne vont pas à la messe mais qui ont – ou auraient – une vie digne de la foi chrétienne, et pourraient tout à fait se passer des rites, qui n’en auraient pas besoin.
    De manière comparable, en milieu chrétien cette fois-ci, on oppose parfois la prière vocale et le culte comme pratique de la prière officielle de l’Église, à l’oraison, la méditation, la louange spontanée, plus personnels. Il y aurait ce qui tient du devoir commun et ce qui vient – ou viendrait – plus du cœur. Cette distinction est arrivée à l’époque moderne en milieu clérical, mais en fait elle existait bien avant concernant la messe. Depuis le haut Moyen Âge, clercs et laïcs étaient séparés. Les clercs, lettrés, spécialistes de la prière officielle de l’Église, rendaient à Dieu au nom de tous la justice de la religion. Et les laïcs, souvent illettrés, étaient exclus du culte et avaient un lien dévotionnel à Dieu. La perte du sens communautaire et l’apparition de la personne individuelle à l’époque moderne a été un point de bascule. La personne a commencé à désirer prendre part personnellement au culte. Cela commence avec les plus dévots au XVIe, et va en s’amplifiant, selon différentes voies parallèles.

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    Ascension : L’humanité à la droite du Père

    Ascension A :
    Actes 1, 1-11

    Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.

    Comment comprendre cette solennité de l’Ascension ? Est-ce seulement l’ultime fait de la présence corporelle de Jésus sur cette terre ? S’agit-il seulement de finir en beauté et dans le mystère les 40 jours d’apparition après la Résurrection ?
    La lecture du début du livre des Actes des Apôtres nous donne quelques pistes pour méditer sur ce qui nous est révélé

    La glorification du Christ

    St Luc, qui a écrit les Actes des Apôtres, nous rapporte un événement avec la précision d’un historien. Nous sommes 40 jours après Pâques, durée très symbolique durant laquelle Jésus s’est montré vivant à ses disciples. Il a pu leur permettre de bien comprendre que c’est lui-même qui est mort sur la croix et qui a été mis au tombeau, puis qui est revenu à leur rencontre, vivant. Il leur a fait constater que tout son être est vivant, y compris son corps. Pour la première fois, la mort n’a donc pas eu de prise sur l’humanité. L’antique malédiction due au péché des origines a été mise en échec. La mort n’a plus le dernier mot.
    Durant toute cette période, Jésus a enseigné ses disciples. Mais manifestement ils n’ont pas encore compris ce qui allait se passer ensuite : ils attendent encore son règne sur terre. C’est alors qu’ayant donné les dernières consignes à ses disciples, il s’élève vers le ciel et disparait dans une nuée. La nuée est le signe de Dieu dans l’Ancien Testament, et c’est sans doute ainsi que les disciples l’interprètent : Jésus retourne à Dieu. Il y retourne dans son humanité complète, avec son corps. Paul nous apprend un peu plus ce qui se passe : le Christ va s’asseoir à la droite de Dieu. Et avec lui, en lui, c’est toute l’humanité qui est glorifiée. Pour être Fils de Dieu à la droite du Père, il n’en reste pas moins totalement homme comme nous.
    L’élévation au-dessus de tous les cieux dit aussi le pouvoir qui lui est donné. Exalté dans la gloire, il surpasse toutes les forces. Il n’y a plus de place pour quelque superstition que ce soit : puissances telluriques ou astrales, démons et fantômes en tous genres, tout cela ne peut plus être considéré comme quelque chose par les disciples du Christ. Il domine tout l’univers. Il est manifesté comme celui qui régit toute la Création, visible et invisible, tout lui est soumis.

    Poursuivre la mission du Christ

    Jésus laisse une mission à ses disciples. Remarquons qu’elle parait disproportionnée pour cette poignée de galiléens, marins d’eau douce pour la plupart. Si valeureux étaient-ils, ils n’étaient pas des puissants de ce monde. Ils avaient eu un peu de mal à suivre Jésus durant trois ans, ils l’avaient presque tous quittés au moment de sa passion, ils étaient enfermés par peur des autorités juives au moment de la résurrection… Ils ne se sentaient probablement pas très capables d’être les témoins de leur maître bien-aimé jusqu’aux extrémités de la terre. Déjà qu’il serait probablement difficile de l’être dans leur propre contrée !
    Pourtant ils reçoivent bien cette mission de Jésus. Ils reçoivent sa confiance. Et nous la recevons avec eux, car leur envoi est aussi le nôtre. Nous avons la chance de savoir que la souffrance et la mort n’ont plus le dernier mot, que l’humanité a été glorifié à la droite de Dieu le Père, que le Christ règne sur toute la Création visible et invisible et qu’aucune force obscure n’est plus à craindre. Cette bonne nouvelle est à annoncer à tous, partout, et toujours. Elle est à manifester par nos paroles, bien sûr, mais aussi par toute notre vie, comme le Christ.

    Attendre la réalisation de la Promesse

    Une double promesse est offerte aux disciples, ou une promesse à deux aspects, l’un proche et l’autre plus lointain : la venue de l’Esprit Saint et le retour du Christ. Il s’agit au fond d’un unique mystère. Christ s’en va pour revenir autrement. Il reviendra d’abord en faisant le don de l’Esprit Saint, son Esprit, avec qui il est un. Les disciples ont côtoyé Jésus, ils ont marché à ses côtés, ils ont appris à le connaître mais sans y arriver vraiment. Désormais le Christ les invite à désirer le connaitre de l’intérieur. Il leur promet qu’ils vivront de sa vie, cette vie sur laquelle les puissances des ténèbres n’ont pas de prise. Sa force va venir en eux. C’est l’Esprit qui le guidera désormais dans leur mission jusqu’aux extrémités de la terre.
    La deuxième phase de la promesse se réalisera plus tard. Ce sont les anges qui l’annoncent aux disciples. Le Fils de Dieu reviendra dans sa chair, d’auprès de Dieu le Père, pour nous prendre tous ensemble avec lui. Dès maintenant nous sommes les membres de son Corps. Mais déjà la promesse du Salut définitif nous est donnée, et cette espérance de la fin des temps peut transformer notre vie.

    Bonne fête de l’Ascension !

    Prière universelle :

    PU Ascension A

    Halte spi des mamans : ça reprend !

    Reprise de la halte spi des mamans

    La halte spi des mamans reprend, après quelques années tourmentées par la pandémie, suivies par l’épuisement de l’équipe d’organisation. Mais des forces vives se lèvent !

    Un jeudi tous les deux mois (entre chaque vacances), de 9h à 15h30, venez souffler et vous ressourcer spirituellement à l’abbaye. Des mamans vous accueillent, en collaboration avec les frères, pour que vous puissiez profiter de quelques heures de recentrage sur votre vocation spirituelle de mère de famille.

    Un « menu » équilibré

    Vous trouverez le déroulement, très simple, ainsi que les dates de l’année 2022-2023 sur la page de notre site consacrée à la halte spi : ICI !
    Accueil convivial, prière introductive, enseignement, temps de silence (possibilité de confession), messe, repas partagé ou en solitude, échange, prière des mères.
    Un thème pour l’année : les fruits de l’Esprit. Discerner les fruits de l’Esprit dans sa vie et dans la vie de sa famille, s’en réjouir, les cultiver :

    « voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. »

    (St Paul aux Galates 5, 22-23)

    Connaissez-vous la « prière des mères » ?

    Ce mouvement pourrait compléter la halte spi des mamans, et la halte spi compléter ce que propose ce mouvement. Faites connaissance sur le site de la Prière des mères.
    Deux groupes voudraient se monter : un à Mont de Marsan et un à Orthez. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à vous faire connaître !

    L’ultime témoignage de St Bernard Tolomei

    Le martyr de St Bernard Tolomei

    Chaque 19 août, nous fêtons l’entrée dans la gloire du ciel de notre fondateur, St Bernard Tolomei. Il est mort le 20 août 1348, durant la grande peste, ou peste noire, qui a ravagé l’Europe, en soignant ses frères du monastère de Sienne, atteints par la pandémie. Voici l’homélie donnée en 2022 à l’occasion de la solennité. Les lectures de la messe sont les suivantes : Gn 12, 1-4 ; Ph 2, 12-18 ; Jn 15, 9-17

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