Archives par mot-clé : vie spirituelle

Rassemblés, structurés, orientés, pour célébrer



Aller à la messe…

Peut-être Jésus est-il né un dimanche, en annonce de sa nouvelle naissance, et de notre nouvelle naissance en lui ? Cela aurait été la première fois que, de tous les horizons, des gens – en l’occurrence les bergers – se seraient rassemblés pour venir entendre, voir, toucher le Verbe fait chair. Car c’est bien cela qui se passe chaque dimanche, chaque fois que nous allons à la messe. Qu’il est beau, le dimanche matin, et à chaque célébration eucharistique, de voir les fidèles du Christ accourir de tous les horizons pour célébrer ensemble sa mort, sa résurrection, et son ascension dans la gloire, en attendant son retour !

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Pourquoi aller à la messe ? La saveur du rite.



Le rite : un lieu de fracture ?

Pratiquants ou non, extériorité et intériorité

Pour calculer le nombre de chrétiens en France on distingue habituellement les « pratiquants », les « non-pratiquants », les « pratiquants occasionnels », etc. Cette catégorie de la « pratique » des sacrements est-elle une bonne catégorie ? D’un côté c’est facile : ça se voit, c’est objectif, mesurable. D’un autre côté c’est une activité qui peut rester extérieure à la personne. Alors on tombe sous l’accusation des prophètes : on fait des sacrifices, et dans le quotidien on vit sans Dieu. Du coup on oppose ceux qui ne vont pas à la messe mais qui ont – ou auraient – une vie digne de la foi chrétienne, et pourraient tout à fait se passer des rites, qui n’en auraient pas besoin.
De manière comparable, en milieu chrétien cette fois-ci, on oppose parfois la prière vocale et le culte comme pratique de la prière officielle de l’Église, à l’oraison, la méditation, la louange spontanée, plus personnels. Il y aurait ce qui tient du devoir commun et ce qui vient – ou viendrait – plus du cœur. Cette distinction est arrivée à l’époque moderne en milieu clérical, mais en fait elle existait bien avant concernant la messe. Depuis le haut Moyen Âge, clercs et laïcs étaient séparés. Les clercs, lettrés, spécialistes de la prière officielle de l’Église, rendaient à Dieu au nom de tous la justice de la religion. Et les laïcs, souvent illettrés, étaient exclus du culte et avaient un lien dévotionnel à Dieu. La perte du sens communautaire et l’apparition de la personne individuelle à l’époque moderne a été un point de bascule. La personne a commencé à désirer prendre part personnellement au culte. Cela commence avec les plus dévots au XVIe, et va en s’amplifiant, selon différentes voies parallèles.

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11e semaine : Laisser croître le Règne de Dieu

11e dimanche ordinaire B :
Marc 4, 26-34

Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.

Nous pouvons constater cela dans les champs où nous cultivons notre plante. De nuit et de jour, que nous dormions, que nous priions, ou que nous travaillions, elle grandit et produit ses bienfaits. Mais cela ne nous épargne pas l’effort.
Car la vie produit d’elle-même ses fruits, certes, mais non pas toute seule. Il est nécessaire de travailler la terre, de préserver l’équilibre de la biodiversité, d’enlever les mauvaises herbes, de protéger des animaux ou des insectes ravageurs, de soigner les maladies. Toute vie est à garder et à accompagner : ainsi l’a voulu le Créateur.
Il en va de même pour la vie spirituelle. Les maladies et les prédateurs sont aussi le fait de celle-ci. Le dérèglement du péché amène des parasites qui profitent des fruits de la vie spirituelle en les épuisant. Des sortes de « champignons » se développent dans nos cœurs parce que nous nous fermons parfois à l’énergie de la Grâce. Le meilleur moyen de lutte est de permettre à la vraie Vie, le Règne de Dieu, de se fortifier. Ainsi l’œuvre de mort n’a plus d’emprise et que la moisson peut être abondante.
Nourrissons donc la terre de notre cœur, et prenons soin des plantes qui grandissent en nous afin qu’elles donnent leur fruit en abondance pour l’Église et pour le monde !

Prière universelle :

PU 11e dimanche ordinaire B

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Pourquoi Jésus utilise-t-il l’image de la plante qui pousse pour annoncer l’Évangile ?

Comprendre sa foi :

Quelle est la Bonne Nouvelle contenue dans cette image ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je prends soin de la terre de mon cœur afin qu’elle soit fertile ?

Travailler ou prier ? Avec les Pères du désert… 5/5

Travailler ou prier : quelle question !

Nous arrivons au bout de l’enquête chez les Pères du désert au sujet des liens entre travail et prière se poursuit… Dernière contribution à la réflexion. Après Abba Antoine (prière et travail main dans la main), Abba Sylvain (unification, bon sens, et mesure), Abba Or (travail et humilité), Abba Poemen (apprendre à discerner), voici la cinquième et dernière étape… Suivez-moi pour la fin de ces visites ! Poursuivre la lecture